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Un parterre de sang et de souvenirs [PV Bérylle]

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MessageSujet: Un parterre de sang et de souvenirs [PV Bérylle] Ven 24 Mar - 16:04


J'étais vraiment une parfaite imbécile ! Qu'avais-je fait de ma formation ? Des paroles de ma mère, de mon père, de l'ensemble de ma famille ?  J'étais impardonnable… Pourtant, je ne pouvais pas m'apitoyer sur mon sort. Mon sang, mon peuple, nous étions bien au dessus de cela. Plus j'y pensais, plus cela me mettait en colère. C'en était bien plus qu'une simple convocation remplies de remontrances à mon égard qui faisait bel et bien remonter ces sentiments chez moi. Mon cœur était lourd et au détour des couloirs de la Guilde de Nar Shaddaa je continuais à réfléchir aux moyens, même les plus dangereux, pour combler ce besoin incessant de rage qui grandissait chez moi. Dans mes veines coulait le sang noir des Gurlanin, ma race était celle de prédateurs, de chasseurs intelligents et rusés… Pas d'animaux cruels et sans cervelle. A ma connaissance, c'était grâce à notre intelligence, notre savoir et nos capacités que nous avions pu survivre jusqu'à présent dans la plus grande des discrétions. Peu de peuples connaissaient notre existence, et les "élus" qui le pouvaient, n'en parlaient que du bout des lèvres, ignorant si l'un des nôtres se pouvait être présent dans les environs, aux aguets, prêt à le tuer pour qu'il garde le secret…

Il me fallait de l'alcool, de la nourriture, ou quelque chose pouvant être capable de me sortir de mes pensées. Si retourner sur Qiilura pouvait servir à quelque chose j'y serais retournée de bon cœur… Mais ce n'était pas le cas, ça ne le serait jamais. Ma race était née sur cette planète, mais pour moi, j'étais Mandalorienne plus que Gurlanin. Passant les portes de la Guilde j'envoyais un poing rageur dans le nez de l'homme qui passa à ma proximité. Extérioriser une colère latente, retenue durant mon "entretien" avec le Chef de la Guilde… D'un côté, je plains ma victime que je venais de déformer avec ce coup, le bruit qui s'éleva alors que son nez craquait sous l'impact me parvint aux oreilles. Merde ! Lui attrapant le visage entre mes mains, je lui bloquais la tête, et, à l'aide de mes pouces lui remis presque immédiatement les parois nasales en place. Second craquement, second étonnement, seconde stupeur et cri de douleur de l'homme. Il tomba sur le sol, incapable de comprendre ce qu'il s'était passé. Au moins, cette rencontre fortuite m'aida quelque peu sur la suite des choses. Le sang qui s'écoulait sur ses lèvres me rappela une histoire que j'avais entendue bien des années auparavant. Les anciens parlaient de peuples aux noirs desseins, composés exclusivement de femmes bercées par des arcanes obscurs… Des Sorcières, ou des magiciennes. Quelque chose dans le genre.

Retournant au spatioport, et couverte par les bruits du vent qui soufflait dans les ruelles que l'on nommait avec crainte les "couloirs de la mort de Nar Shaddaa", personne ne faisait attention à moi. Pour une fois, je m'y rendais à pied, mon Jetpack étant d'ailleurs resté dans mon vaisseau, je ne pouvais faire autrement. Plusieurs heures de marche m'attendaient, ces dernières me permettraient de remettre mes idées en place. Les paroles du Chef resteraient dans mon esprit durant presque autant de temps, malgré tout, je ne pouvais pas leur donner la portée dont il espérait tant la fin. Trop de choses de bousculaient chez moi. Inconsciemment, la réponse à la colère animale qui grondait dans les tréfonds de mon caractère se trouvait peut-être à portée de main. Une chose m'échappait encore… La planète où vivaient ces femmes. Mes souvenirs étaient confus, et puis, lorsque l'on me racontait ces histoires à dormir debout, je n'étais encore qu'une enfant espiègle et qui n'avait peur de rien… Et même si ce dernier point n'a pas changé, je suis plus méfiante et moins… Tête brûlée !

Sans m'arrêter aux appels des hommes qui désiraient – sans nuls doutes – "ajouter" une Mandalorienne à leur "tableau de chasse" – comprendre lit –, je montais dans mon vaisseau. Assise dans le fauteuil qui faisait face aux commandes de pilotage, mon Buy'ce quitta ma tête. Cette crinière sombre comme l'ébène dont je ne pouvais qu'être fière, retomba en des cascades de ténèbres sur mes épaules et ma poitrine. Chacun de mes doigts se croisa devant ma bouche alors que je psalmodiais les noms des planètes que j'avais déjà visitées, tentant tant bien que mal de trouver un lien entre ces femmes et cette histoire.


- Et ces êtres vêtues de rouges et de noir, telles démones de sang et de nuit, dansaient devant leurs montures gigantesques… Ô grands monstres de l'ancien temps, protégez-les… Elles qui vivent dans ces forêts et ces prairies de cris et de larmes…

Cette histoire me revint comme une chanson. Une guerre ancestrale contre ces femmes ? Non… Nous n'étions jamais rentrés en guerre contre elles. Intestine ? Peut-être plus oui… Sans m'en rendre compte, j'avais reprit ma tirade.

- Ignorent la peur et la tristesse. Elles ont pour nom "Sorcières"… A la manière des prêtres de mondes oubliés, elles embrassent le mal à bras ouverts. Telles sont les Sorcières… Oui, les Sorcières de Dathomir. Les Sœurs d'une Nuit sans lune…

Sautant presque de mon fauteuil, debout devant les instruments de mesure et de pilotage, j'activais les données pour me rendre Dathomir. Sans cette chanson, je serais restée plusieurs jours à me triturer le cerveau, ou celui d'informateurs, pour trouver cette planète. Cette "piste de sang" qui s'écoulait écoulé du nez de ma victime m'offrait donc une chemin que je me devais d'emprunter. Infâme coïncidence ou réelle possibilité ? Je n'en avais rien à faire… La prochaine étape serait d'en apprendre bien plus sur ces femmes. Ce que je ne tarderais pas à faire. Mon vaisseau s'éleva dans les airs dans un vacarme assourdissant. Soufflant les marcheurs qui s'en étaient rapproché plus qu'ils ne l'auraient dus. Du ciel nuageux et gris de Nar Shaddaa, l'immensité de la Galaxie m'ouvrait grand ses bras rassurants et tendre. Mon voyage se fit sans anicroches et avant même que je ne puisse le dire, le train d'atterrissage se dévoila, me permettant de me poser dans une des rares clairières qui parsemaient Dathomir, la planète de ces sombres Sorcières.

Une flore épaisse et verte m'entourait. Des milliers d'yeux semblaient observer le moindre de mes mouvements, chacun de mes pas, de mes mouvements attisaient un peu plus ces regards dardés sur moi. La finesse Mandalorienne m'y aidant, je pénétrais dans l'épaisseur moite de cette forêt d'arbres gigantesque. Plus je m'y enfonçait, moins la lumière n'y pénétrait, à tel point que je dus allumer le système de vision nocturne pour pouvoir avancer. Redoublant de méfiance, le moindre bruit mettant mes sens en alerte, je continuais mon avancée. D'ici peu je me retrouverais face à moi ; d'une certaine manière c'était ainsi que je percevais ce que j'allais vivre. Un miroir me renvoyant ce que j'étais au fond de moi. Mais verrais la Mandalorienne ou la Gurlanin ? Ca, par contre… C'était une réponse qui me fuyait de plus en plus...



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MessageSujet: Re: Un parterre de sang et de souvenirs [PV Bérylle] Mar 28 Mar - 5:55

La jungle… son parfum était inqualifiablement parfait.

Nostalgique ? Presque. Un sentiment abject. Ou doucereux, pour la douleur du manque anticipé qu'elle annonçait. Elle savait depuis peu qu'elle la quitterait bientôt pour poursuivre sa destinée vers d'autres cieux. Une histoire d'alliance que ses Mères avaient conclues avec une grande puissance céleste. Il paraît. Il ne semblait pas idiot de vouloir gagner en influence et en pouvoir. Pas idiot du tout, les Mères pensent toujours avec sagesse.

L'idée de quitter les confins de sa bordure extérieure, loin du doux soleil sanglant de Domir, lui était inconfortable. Cet inconfort promettait de la malmener et ce changement lui semblait donc une chose des plus positives. Dans quelques semaines, les senteurs de la jungle, sa moiteur ne seraient qu'un souvenir. Voilà pourquoi, elle déambulait sous l'abondante frondaison. Son but était aussi des plus pragmatiques, elle avait besoin de refaire un stock conséquent de plantes pour ses potions de manière à ne manquer de rien. Elle en était à tenter d'extraire le pistil d'une plante particulièrement vorace à l'aide d'une pince fine quand un bruit sourd la fit sursauter. Les broches de la plantes carnivores se refermèrent, action conclue par un juron senti de la sorcière. Il allait falloir en trouver une autre et ces maudites plantes avaient une floraison très courte.

Elle délia ses jambes de la branche qui la suspendait et se laissa tomber souplement au sol. Son œil fut attiré par un serpent. Violet, aucun intérêt si ce n'est son aspect décoratif, l'espèce étant très peu venimeuse. On les utilisait même couramment pour endurcir les corps aux effets des poisons paralysants. L'idée d'une nouvelle parure fut vite écartée en raison du curieux bruit. Ça ressemblait à un vaisseau, bien qu'elle n'en soit guère familière. Généralement, les étrangers atterrissaient sur une autre île, plus dégagée et possédant une infrastructure basique. Elle avait assisté quelque fois à un atterrissage ou décollage de ces bêtes de métal. Ca puait et c'était bruyant. Les odeurs qui lui parvenaient lui faisaient penser à cela. Elle adorait l'idée de tomber la première sur un intrus ! Une jubilation malsaine comme on les aime. Première arrivée, première servie, avec un peu de chance elle gagnait un nouveau jouet !

L'intrus qu'elle découvrit était en réalité une femme. C'est ce qui lui semble deviner sous ce tas de ferraille qui lui sert d'armure. Elle n'aimait pas la nourriture en conserve. Pas savoureux. Elle n'était pas cannibale non plus, façon de parler, hein. La guerrière était dans cet élément une cible très facile. Il suffit à la Sorcière quelques mouvements de bras pour que les lianes qu'elle traversait se transforment en piège. Sans mains, pas d'arme. Enfin, moins de possibilités de ripostes. Les lianes se lièrent aux poignets dans un enchevêtrement solide. Lorsque la Sorcière sauta de son perchoir et que ses pieds nus heurtèrent le sol, la Force perturbée sciemment déclencha un tremblement de terre qui visa à affaiblir les maigres appuis qui restaient à l'intruse.

Sa réaction déclencherait celles de la Sorcière dans un sens ou dans un autre. Bérylle était attentive, appuis fléchis, prête.

"Si tu bouges autrement que pour respirer et parler… ou que tu tentes quoique ce soit d'autre… je te promets une mort lente …"

La Sorcière était vêtue de sa traditionnelle tenue de chasse. Un kimono noir complété par un short. Cet habit laisse voir la majeure partie du corps, notamment ses jambes puissantes, maculées de boue et de sang séchés. Ses cheveux noirs, torsadé sur sa nuque sont eux aussi salis, ainsi que quelques zones sporadique sur le reste de son corps. Un ruban rouge sang sein son biceps droit et un collier de pierre orne son front. La stature n'est pas tant impressionnante en soit, c'est plutôt l'aura qui se dégage d'elle qui inspire la peur. Certainement aussi dû aux éclairs de force qu'elle laissait onduler le long de ses bras, en prévoyance d'une quelconque réaction belliqueuse. Dans la jungle, son pouvoir était au plus fort. Elle sentait frémir la vie, les serpents, toutes ces âmes, prête à servir son dessein. Lorsqu'elle se connectait ainsi, elle avait parfois le sentiment d'être la jungle, tant son esprit se mêlait à celui de ses créatures.

"Présente-toi et que viens-tu faire ici ?"

A priori, on ne vient pas se perdre dans cette jungle sans raison. Cela paraîtrait dément. C'est une idée qu'elle aurait pu avoir… mais venant d'une personne qui semblait sensée… enfin qui ne suintait pas un comportement déviant… Bonne ou mauvaise, il y avait une raison. La Sorcière, bien que sur la défensive et planant sur  une agressivité certaine, n'avait pas encore réellement décidé de sa réaction définitive. Il y avait tout de même des règles à suivre. Avant qu'elle ne sombre tout à fait dans le plaisir du combat, qu'elle ne sombre de l'ivresse de la magie... il convenait d'éviter de s'en prendre à quelqu'un qui aurait une invitation ou une justification sensée.
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MessageSujet: Re: Un parterre de sang et de souvenirs [PV Bérylle] Mer 12 Avr - 17:15


Dans un monde aussi imparfait qu'existentiel, je ne pouvais nier l'existence de ces plusieurs "moi". Ici ou ailleurs, nous n'étions en fait qu'un amas d'existences reliées les unes aux autres. Tout du moins, telle était la façon de penser de mon clan. Ici, sur cette planète, j'avais plutôt l'impression d'être le poil de Wookie dans une pinte de bière Mandalorienne… Des milliers d'yeux m'observaient à chacun de mes pas, une fois de plus, l'impression de n'être qu'une infime parcelle de vie dans l'immensité d'un océan de trouble et de douleur me traversa l'esprit. Qui étais-je tandis que j'avançais sans discontinuer dans l'espace de plus en plus incertain de cette flore qui se voulait si intense et envahissante qu'elle s'en faisait oppressante ? La question pouvait se trouver être aussi étrange que ce qui se passa autour de moi. Des lianes, des lierres, la flore se personnifia sans que je n'eu le temps de réagir. Mes extrémités se retrouvaient enserrées par une force que je ne pouvais combattre. Nul doute d'ailleurs que je n'en avais aucunement l'envie. Mes pieds pendaient à quelques distances du sol. Etait-ce donc là les pouvoirs de ces Sorcières ? J'espérais vraiment que ça ne s'arrêtait pas à ça… Sinon, j'en aurais été plus que déçue. En fait, mon esprit divaguait déjà. Mes pupilles se resserraient et sans le moindre effort, mon corps se serait mué sous une toute autre forme, et ces lianes, ô ironiques enchevêtrements, se seraient transformés en de piètres cordes verdâtres pendants de part et d'autre des arbres qui m'entouraient. Mais cela n'était pas encore utile. Je m'attendais à voir une femme assez âgée, toute vêtue de rouge tel que les décrivaient la chanson de mon enfance.

Restant sans voix devant ce qui m'apparu alors, je souriais derrière mon Buy'ce. La vision nocturne que m'offrait ma visière décrivait en tout point la moindre courbe de son corps. Des hanches lancinantes, une poitrine légèrement voluptueuse, des jambes élancées… Un homme n'aurait pas résisté à un tel physique. Mais pas moi… J'étais formée, habituée, entraînée à résister aux désirs charnels les plus basiques. Plus encore si l'on prenait en compte ce qu'elle me dit. Qu'elle était mignonne quand elle se la jouait vilaine fille ! Et après quoi ? Elle tenterait de me mettre la fessée aussi ou quoi ? Non mais sérieusement… Je me devais de rester calme et de retenir la Gurlanin qui coulait dans mes veines, sans quoi je l'aurais rapidement transformée en pâtée pour Rancor. De part et d'autre de son corps, je percevais d'étranges éclairs bleutés qui saillaient ses bras. Une démonstration de puissance ou une simple manœuvre de diversion ? Qu'en avais-je à faire ? Rien du tout. Jamais de toute ma vie je n'avais crains quiconque. Mon sang était celui d'une Gurlanin, mon Clan celui de Kryze, quand à mon peuple… J'étais une Mandalorienne ! Et rien ni personne ne tenait une Mando en laisse tel un animal de compagnie.

Fermant les yeux, je respirais de plus en plus calmement, mon rythme cardiaque ralenti enfin. Une technique de respiration apprise auprès de mes pairs afin de retrouver le calme qui se devait d'aller de paire avec ma Beskar'gam. Sa question me fis pourtant sourire, limite rire. Que c'était mignon, une petite créature aussi frêle qu'une brindille, tentant d'intimider quelqu'un dont elle ignorait tout. Elle pensait pouvoir me sous-estimer ? Voilà une erreur telle qu'on évite d'en faire dans de pareils moments. Mon corps se tendit, muscles après muscles, mes os craquèrent et alors que mon armure tomba sur le sol, je me muais en un animal bien sombre et ô combien dangereux. Sous cette forme animale, celle de ma race, je m'adressais à elle. Ces yeux orangés, dont les pupilles aussi fines que sombres scindaient le monde en deux, se dardaient dans sa direction. Une voix hypnotique, profonde, gutturale monta alors de ma gorge. Non sans montrer les crocs, je restais sur la défensive. Cette femme avait eu l'audace de me sous-estimer, et à sa différence, il n'en était pas de même pour ma part. D'un bond, sa jugulaire se serrait retrouvée arrachée, d'un autre, se serait ses membres qui se trouveraient visés… Néanmoins, je n'étais pas là pour tuer la première venue mais pour trouver des réponses.


- Mon nom importe peu… Toutefois, ta folie m'étonne, comment peux-tu te croire capable de m'affronter sans en payer les conséquences ? Es-tu réellement éprise d'une folie furieuse ou fondamentalement trop sûre de toi pour sous-estimer ainsi une proie ?

Mes cuisses se tendaient et j'étais prête à bondir. Qu'importaient les éclairs qui vacillaient sur ses bras, seule la victoire comptait pour moi. Pourtant, quelque part dans mon esprit une chose m'empêchait de l'écharper… J'ignorais d'où cette volonté provenait, mais je dus me contraindre à l'écouter. Restant sur mes gardes, je repris la parole.

- On raconte que des Sorcières vivent sur cette planète… Si cela est vrai, alors je suis ici pour les rencontrer… Il existe des savoirs qu'elles seules possèdent.



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MessageSujet: Re: Un parterre de sang et de souvenirs [PV Bérylle] Sam 29 Avr - 15:50

Un souffle de vie
Poème de sang
Gronde



Un rire joyeux s’échappa des lèvres carmines. La créature de la jungle, fléchit légèrement les jambes et appela en elle ses pouvoirs. Aussi tendue que pourrait l’être la corde d’un arc prêt à décocher un trait mortel. Aucune peur ne suintait d’elle, la vue de l’animal semblait même la réjouir. En tout cas, c’est ce que le sourire pervers semblait évoquer. Sa voix gutturale conclut :

« Nous possédons en effet, toutes sortes de pouvoirs, toutes sorte de savoirs… »

« Amusante que tu es, toi qui me reproche de te sous-estimer… ne fais-tu pas de même avec moi ? »


Pathétique, en réalité.

« Voici un jouet. Amuse-toi bien… brave bête. »

Alors qu'elle prononçait cette dernière phrase, ses mains produisirent un mouvement ample du sol et la terre se souleva, tournoya pour former rapidement une étrange créature. Les golems sont des créatures bêtes à souhait, mais agressives. Un jouet. La créature matérialisée s’anima rapidement. Dans la continuité du geste, la sorcière disparut littéralement. Recouvrant son corps du voile de l’invisibilité.

Seule une perturbation due à son mouvement indiqua à l’intruse que sa cible avait changé de position, a priori pour s’élancer en hauteur. Un branchage s’agita, sur son passage, puis plus rien. La sorcière n’alla en réalité pas bien loin. Elle était simplement curieuse de voir ce que la créature était capable de faire. Curieuse, mais sensée. Elle ne tenait pas à perdre un bras ou souffrir d'un coup de croc. La bête n’aurait pas le choix que de se défendre, car, le golem, créature de terre et de végétation fondait déjà sur elle. Une fois dissimulée, elle relâcha légèrement sa concentration et son invisibilité pour frôler de son esprit celui de la créature. Elle ne s’engagea dans aucune torture mentale, se contentant de goûter aux relents torturés qui en émanaient. Intéressant.

Elle prit une aiguille qu’elle utilisait généralement pour la chasse au Rancor ou autres grosses bestioles. Un paralysant. Juste pour la calmer, puisqu’elle l’avait passablement excitée en la défiant et en lui offrant un jouet à déchiqueter. Elles ne pourraient décemment pas parler tant qu’elle serait aussi agressive. Elle aimait beaucoup chasser les prédateurs dangereux, les sensations étaient décuplées quand il y avait ce genre de difficulté. Chaque parole et réaction lui laissait voir une facette de cette chose. Elle prit sa sarbacane à sa ceinture et la munitionna. Elle attendit patiemment d’avoir une fenêtre de tir favorable. Tout était art de patience dans la chasse. En cela, elle était experte et elle ne se précipita nullement. La végétation dense pour un étranger était un sacré désavantage, instinct animal ou non, elle visa le train arrière. La paralysie de ce dernier lui garantirait une privation de mouvements rapides.

Elle s’élança dans la frondaison, agrippant d’une main une liane qui lui permettait de surplomber d’une trentaine de mètre l’intruse. Elle n’avait rien d’un animal, mais ses gestes étaient le témoin d’une souplesse féline. La gravité ne semblait avoir guère d’emprise sur elle et c’est toujours avec un sourire insolent qu’elle s’adressa à la bête.

« Alors, tu veux bien répondre à mes questions ? Ou dois-je le demander moins courtoisement ? »

C’est que sa patience avait des limites et l’obscur pouvoir de la souffrance lui démangeait les doigts. Si la créature voulait voir ce dont une Sorcière était capable et continuait de la défier, elle pourra goûter aux tourments obscures qu'elle lui réservait.
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MessageSujet: Re: Un parterre de sang et de souvenirs [PV Bérylle] Jeu 4 Mai - 19:44


Nous nous faisions face à face. La chasseuse et l'animal. Le prédateur et la proie. Mais qui jouait quel rôle ? Dans cette scène ô combien étrange, nous étions l'un et l'autre sans l'être réellement. De forces égales, de puissances équivalentes, ni l'une ni l'autre n'en savait plus sur la seconde que la première. Paradoxe de l'ignorance d'un combat dont l'issue pourrait être fatale pour toutes deux. Mon instinct animal hurlait à qui voulait l'entendre que je me devais de l'écorcher vive, de planter mes crocs dans sa jugulaire et de la lui arracher d'un mouvement vif de la tête. Au fond de moi je restais pourtant tout autre chose ; j'étais une Mandalorienne. Une enfant du clan Kryze qui plus est. Les nôtres avaient péris par la main de certains soldats de la Deathwatch… J'en étais consciente, tout comme du fait que rien ni personne dans la Galaxie était capable de survivre à sa propre destiné. L'ironie voulue que cette femme, celle-là même qui avait tenté de restreindre à n'être qu'une proie, s'avéra être une de ces "sorcières" dont je cherchais la trace. Chance indélicate ou pure coïncidence… Peut importait. Elle se trouvait devant moi. Des paroles funeste, sarcastiques et purement imbéciles. Je n'étais plus l'enfant que je fus, il fallait réfléchir avant d'agir, et même si ce point n'était pas dans mes habitudes, je me devais de me l'imposer au fur et à mesure des mes voyages, de mes chasses, de mes proies…

Un jouet ? Quel jouet ? La réponse m'apparue alors que dans les frondaisons, la faune paru disparaître un peu plus, la flore quand à elle se déplaçait sur le sol, serpentant, se reliant, s'enserrant dans une chorégraphie obscure. De la tornade opaque sortie une créature immense à l'œil vide. De la magie ? La Force pouvait-elle être capable de telles prouesses ? J'en restais sans voix. Sans même y porter une réelle attention, je ressentis que la présence de la femme venait à s'estomper. Ses capacités forçaient le respect. Matérialisation d'une créature de terre et de plantes, disparition dans les ombres… Peu étaient ceux que j'eu à affronter dont les pouvoirs pouvaient se targuer d'être aussi puissant. Il ne fallut guère plus de quelques secondes avant que je ne parvienne à distinguer les coups de la création. Certes, sa puissance était incommensurable, mais sa vitesse laissait clairement à désirer. Le "jouet" en question avait bien plus de mobilité qu'une masse aussi imposante. Sautant, mordant, griffant, arrachant des parties de plus en plus épaisses de la créature, je fus tout du moins surprise par la douleur qui parcoura mon bassin et, passant par ma colonne vertébrale et mon échine, me bloqua les pattes arrières… Poussant un hurlement de douleur, je vis la création fondre sur moi. Les mains liées en un poing rageur, il me paru désireux de m'aplatir de toutes ses forces.

Respirer, lentement, apprendre à observer le monde qui nous entoure et passer outre la douleur. Des mots montèrent dans mon esprit. Elle me parlait. Sa voix résonnait alors à mes oreilles comme des injures. N'étais-je pour elle qu'une énième proie qu'elle pourrait accrocher sur le mur de sa hutte ? Qu'elle me laisse rire. Ce n'était pas une simple anesthésie qui aurait raison de moi. Une Mandalorienne ne se laissait pas faire aussi facilement. Pas plus qu'une Gurlanin… Mon corps se bloqua, se contractant sous les effets de la douleur et de ma volonté, je changeais une nouvelle fois d'apparence, reprenant celle qui était habituellement la mienne. Même privée de mes jambes, mes réflexes me permirent de m'extirper du choc qui frappa le sol à côté de moi. Me remettant assise, et après avoir roulée sur le sol, je dardais un regard sombre vers la sorcière et sa créature qui, prise d'apathie, me cherchais tant bien que mal. Profiter de son environnement, user de tous les stratagèmes possibles pour passer inaperçue… J'étais une Mando'ad… Pas une simple humaine lambda ma grande.


- J'aime ta courtoisie, elle me rappelle celle de mon enfance. Mais trêves d'échanges inutiles. Les raisons de ma présence sont simples, je suis à la recherche des Sorcières de la Nuit… Quand à mon nom… Appelle-moi Muad'Dib.

Me laissant retomber sur le sol, j'attendais patiemment que l'anesthésiant disparaisse. Nombreux étaient les narcotiques que l'on me força à absorber afin que mon corps puisse y résister, et je devais avouer que pour une fois, un de ces derniers avait eu la capacité de ne pas être totalement annihilé par mon système immunitaire. Plus j'en apprenais sur elles, plus ces sorcières m'intriguaient. Ce "voyage" ne serait pas de tout repos, mais bon, quand il y a de la gêne, il n'y a pas de plaisir. Sans compter que mon "adversaire" du jour n'est guère désagréable… Tendant le bras, je réussis à agripper une partie de ma Beskar'gam, l'avant-bras gauche plus précisément.

- Et au passage, comme nous devons parler d'une manière bien plus "courtoise"... J'espère que tu n'y verras rien de personnel.

Appuyant sur un des boutons du système intégré à mon armure, une gerbe de flammes orangées sortie de sa cachette. Léchant la créature mi-plante, mi-roche, cette dernière se mit à prendre feu plus rapidement que je ne l'aurais cru possible. Finalement, elle n'était pas si "horrible" que ça la grosse bêbête à sa maman. Massive, imposante, mais pas totalement résistante au feu. C'est le soucis avec les plantes, dès que ça flambe, elles ne servent plus à rien… Dommage.



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MessageSujet: Re: Un parterre de sang et de souvenirs [PV Bérylle] Mer 10 Mai - 17:37

Goutte...Goutte.. Goutte...


« Oh, si tu ne l’avais pas détruit, je l’aurais laissé te tuer. »

Logique. Elle a une moue fataliste, quoiqu’amusée. Doucement, les armes se penchent pour entourer son corps et lui permettre de descendre délicatement. De leur bras feuillus, elle ondule, au rythme de la respiration de la forêt.

« Les enfants brisent leurs jouets … »

Le fait qu’elle soit une humaine étrange… enfin, paraisse être une humaine, intrigua la sorcière et renouvela l’intérêt qui s’était quelque peu émoussé. Le fait qu’elle ait l’intelligence d’obéir à sa demande eut également le bienfait de calmer quelques pulsions contradictoires avec un dialogue.

« Muad'Dib. »

Elle fit rouler le nom sur sa langue. Intrigante créature.

« Je suis Bérylle, Sœurs de la Nuit, du Clan du Sang. »

Un retour de politesse banal, mais marqueur d’une certaine inclinaison à la discussion.

« Concernant ma seconde question ? Il va falloir m'en dire un peu plus si tu berces l'espoir de pouvoir trouver ou faire ce pourquoi tu es venue ici... »

La sorcière regagna le sol, avec la même facilité qu’elle s’était hissée dans les hauteurs. Les branches se délièrent et son corps tomba à la verticale, se réceptionnant avec souplesse. Elle ne pouvait certes pas transformer son corps de manière aussi spectaculaire que la métamorphe, mais elle possédait une animalité à fleur de peau.

« Je n’ai pas le temps de m’amuser à te montrer à quel point je peux commander à la pluie, à la vie même et te prendre la tienne d’un claquement de doigts. »

Sa main gauche se lève, arquée. Consécutivement à ce geste si simple, la belle peut sentir un étau se former autour de sa gorge et filtrer à un filet l’air qui passe dans sa trachée. Les règles sont assez strictes concernant les intrus, mais elle ne doute pas que celle-ci ait une bonne raison. Une raison intéressante. Une intuition glissée par la magie ? Qu’importe, elle se permet la patience d’attendre qu’elle s’ouvre enfin et daigne répondre.

« Muad'Dib. Aussi bestiale sois-tu, je ne te pense pas stupide. C’est le moment de parler.»

Au bout de ses doigts de sa main droite ondoient et crépites quelques éclairs bleutés. Une promesse mortelle, aussi froide que leur couleur azurée. Cela n’avait vraiment rien de personnel, elle était la première à regretter quelques règles strictes, mais il était important de les respecter. Certaine en tout cas, la vie dans la jungle ne permet aucune fantaisie chevalière. De toute manière, ce genre d’attitude était bon pour les demoiselles que sont les jedis. On pourrait encore débattre de la vaste hypocrisie de ces hommes qui prétendent agir au nom de la lumière. On voit bien qu’ils n’ont rien compris à la vie, eux.

Cette Muad'Dib vibrait de pulsions et de forces déchaînées. Elle adorait ce qu’elle ressentait, c’est certainement pour cela qu’elle se donnait la peine de s’intéresser à ses motifs. Elle entendait déjà certaine de se moquer de la voir ramollir avec l’âge. Cette bête, au sang tumultueux, une glaise brute qui gronde et bulle comme la lave. Une douce lave, qui croute et laisse voir le feu qui couve.

Alors, dis-moi, Muad’Dib, ce feu… ?




Lorsque je respire, la forêt semble le faire au même rythme.
La pluie qui ruisselle, ondoie sous la foudre de ma volonté.
Je ne commande pas les éléments, je suis les éléments. Je suis la magie.
Le souffle.

Le souffle de haine qui te déchirera.
Tout puissant.


...Le sang.
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MessageSujet: Re: Un parterre de sang et de souvenirs [PV Bérylle] Ven 12 Mai - 15:57


Rien ne pouvait me mettre plus en colère que le fait que l'on manque de respect à la vie. Combien même celle-ci s'avère être éphémère. Paradoxalement, le fait qu'elle me laisse réduire en cendres fumantes sa création me laissa quelque peu froide. La perplexité qui s'en était prit à mon esprit avait dut avoir pour effet de chasser l'habituelle envie de frapper la personne qui manquait à ce principe. Qui plus est, la créature – ou la création tout dépend du point de vue –, ne pouvait vivre sans sa créatrice. Donner naissance à de pareilles choses, et aussi aisément… Avant même qu'elle ne se présente à moi, le fait qu'elle faisait partie intégrante du peuple des Sorcières du conte ne laissa plus aucuns doutes. Me voilà donc au début d'une quête qui se verrait être bien plus longue que je ne pourrais jamais le penser. Depuis des années je vis avec cette partie de moi. Cette force incommensurable que je ne peux contenir lorsqu'elle tente de me submerger. Je la perçois à la manière d'une tempête de sable, emportant tout sur son passage, et ne laissant, derrière elle, qu'un amas de corps et de tristesse… Ma tristesse. Délicatement, étudiant mes muscles du bout de mes doigts, je pressais sur plusieurs points se situant au niveau du haut de mes cuisses, et dans mon aine. La douleur me fis serrer les dents une seconde, avant de disparaître. Les narcotiques disparurent dans mon sang avant de se voir absorber et, plus tard, rejetés… Il fallait que je me méfie d'elle. Bien plus que de quiconque traversant ma route.

Tandis que je me dirigeais vers ma Beskar'gam, située à quelques mètres à peine de moi, j'entendis quelques mots. Etait-ce de l'humour ? Ou le fait que sa création ne soit qu'un jouet à ses yeux ? Peut importe… Je n'en avait que faire de toutes ces inepties. Si j'avais posé le pied sur cette planète aussi ignoble que verte, ce n'était pas pour me poser des questions sur des paradoxes ou des théories fumeuses… Trouver les Sorcières de la Nuit, leur demander un moyen de palier à ce sang de Gurlanin qui coulait dans mes veines, et repartir avec une solution. Ni plus, ni moins. C'était bien mon surnom qu'elle avait prononcé à demi-mot. Passant l'une après l'autre les parties de mon armure, l'humidité ambiante glissant sur mon corps presque nu, la chaleur rassurante du métal froid me fit frémir. Cette sensation que l'on ressent à chaque fois que l'on enfile cette tenue, chaque Mando'ad la ressent. Elle est unique. Agréable. Envoûtante. Finalement, mon Buy'ce retrouve ma tête, et alors que je m'approche d'elle, fixant les dernières attaches qui m'offraient le parfait hermétisme de ma Beskar'gam, elle tenta de me mettre une nouvelle fois au pied du mur en usant d'un semblant de mépris, ou tout du moins, de supériorité à mon égard. Chose qu'elle démontra en ajoutant le geste à la parole. Ma gorge s'enserra, comme écrasé par une main invisible. Saloperies de Forceux me dis-je à moi-même avant de jurer en Mando'a. Si elle croyait m'étonner avec ce tour de passe-passe… C'était raté ! Et de loin. Les Sith, les Jedi, les andouilles qui usaient de la Force sans même savoir pourquoi ou comment… Ils étaient tous pareils. Egocentriques, se pensant supérieurs aux autres. Néanmoins chaque être vivant à un défaut. Il peut mourir. Pour le tuer, il "suffit" de trouver son point faible. Et ça, c'était ma spécialité. Alors comme ça cette "Sœur de la Nuit du Clan du Sang" si elle se trouvait sur sa planète paraissait plus puissante qu'elle ne devait l'être réellement, je doutais très fortement que ce soit le cas dans un endroit où les seuls arbres sont des hologrammes, et où les plantes se trouvent être cultivées dans des bulles de transparacier…

Des éclairs… Oui, je me souvenais de ces éclairs. Ils avaient parcouru mon corps, brisés mes chaînes, avaient fait de moi une créature insatiable et violente. Les Sith et les Sœurs de la nuit étaient donc liés d'une certaine manière… Ca changeait la donne. La pression me quitta et je repris une respiration plus calme. Fermant les yeux, je reprenais mes esprits. Récitant plusieurs fois des mantra Mando'ad, les battements cardiaque ralentissant, mon corps tout entier se figea en une statue de Beskar et de calme. Seul mon bras gauche bougea. L'un après l'autre, et la paume de ma main caressant le manche de mon arme, je dégainais l'objet qui ne me quittait pour ainsi dire jamais. "Annabel", ma Beskad se déploya alors que nous nous faisions face. Sans qu'elle ne puisse s'en apercevoir, ma visière m'avait permit de distinguer les sources de chaleur environnantes. Nul signe de vie, pas une seule créature animale dans les environs… Juste elle et moi. Le temps s'écoula, plus un mot après sa dernière phrase. Tendues, expertes, nous semblions être devant un miroir qui renvoyait une image aussi floue que sombre de nous-même. Ne pouvant l'expliquer autrement, je me voyais en elle…


- Il n'est pas de plus stupide être que celui qui se croit intelligent, Bérylle du Clan du Sang. (La pointe de ma Beskad se planta dans le sol, le colifichet qui pendait à l'extrémité de la lame tinta, créant une onde musicale sur la lugubre scène dont je faisais partie.) Je cherche un remède. Un de ceux dont ton peuple se targue d'avoir le secret. Il est des créatures qui refusent de se plier à la violence animale qui vit en eux. Et j'en fait partie. M'aideras-tu ou dois-je te démontrer à quel point tu as eu tort de me prendre de haut la première fois ?

Deuxième round… A vouloir se la jouer brutale tout en dévoilant la majorité de ses capacités, on fini par trop prendre confiance en soi. L'arrogance, le seul défaut qui rejoignait bon nombre de combattants. Et qui, à leur grand dam, finissait par être la raison de leur perte. Que la "Force soit avec elle" ou une toute autre connerie dans le genre, je m'en fichais. Si elle me tuais, tant pis, mais ça ne serait pas sans l'emporter, elle ou une partie de son corps, dans la tombe avec moi… Un trophée à offrir à ceux qui m'ont précédé dirais-je…



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MessageSujet: Re: Un parterre de sang et de souvenirs [PV Bérylle] Mar 23 Mai - 23:29

Goutte...Goutte.. Goutte...


« Il n’y a une seule raison, une seule… pour laquelle je ne te tue pas, ou ne tourne pas les talons devant tant d’outrecuidance et … » Elle suspendu sa phrase, trop de qualificatifs méprisants lui venaient en tête pour qu’elle puisse en choisir un. Elle conclut donc de sa voix grave et suave. « Oui, une seule chose… ton âme torturée a un goût délicieux. »

Elle rit. Ce n’est pas un rire bienveillant, évidemment. Il est bref, soufflé, il ne sonne pas clair, mais ce ricanement délicat n’est annonciateur que de dérision. Amusant de la voir se battre et respirer pour se calmer. Il était purement vrai que la colère de la voir si incompétente à comprendre que la soumission était la seule option qui l’amènerait à un discours pacifique, l’avait bien failli faire rebrousser chemin et laisser l’infortunée à ses démons. Si elle avait été plus jeune, elle aurait certainement choisi une option moins sage. Heureusement, c’était une Aînée qui se trouvait devant l’étrange créature. Ou malheureusement, c’est ennuyeux, la sagesse.

« Vas-tu t’attaquer à la seule qui puisse ici t’aider ? Je suis le maître des potions de mon clan. S’il existe un breuvage contre ton mal, c’est ici qu’il est écrit. » Elle posa un indexe sur son front.

Son visage à l’ovale délicat n’est éclairé d’aucune agressivité ou animosité, seul trône un sourire. Une expression malicieuse qui cultive l’agacement de son interlocuteur. La provocation, un doux poison.

« Chaque chose a un prix. C’est un principe très pragmatique et propre à toute chose. Un service. Un prix. »

Un léger silence, trop court pour qu’elle puisse répondre, assez pour qu’il soit marqué. Ses mains accompagnent les mots avec grâce, les soulignant avec la souplesse captivante d’un serpent.

« Qu’offres-tu ? »

Parce qu’à titre personnel, elle n’aurait rien changé, quel délice que d’être animale et dépourvue de bon sentiment. Non, cette motivation, elle ne pouvait la comprendre. A moins que ce ne soit dans l’unique but d’améliorer sa maîtrise d’elle-même à dessein. Ce pouvait être un handicape si elle avait quelques ambitions humaines, on pouvait le concéder. Pourtant, la sorcière y voyait là une force magnifique, tout comme son être déchiré. Cela avait l’air bien compliqué d’être une métamorphe. Tant de soucis identitaires, une perdition plaisante. Elle-même vivait personnellement son animalité de manière libertine et cruelle avec bonheur. Etre un fauve, un prédateur était quelque chose de magnifique. Se transformer en grosse bestiole était un pouvoir qu’elle n’avait pas et qui lui aurait certainement plu. Les problèmes identitaires ? C’est parfait, plus une âme est torturée, plus elle est ouverte à de grandes choses.

Elle se demandait tout de même, si cette créature était assez déterminée pour ce qu’elle désirait. Nos désirs sont une toile dans laquelle on se piège sciemment. Quelle torture délicieuse.

C’était une rencontre inespérée. Elle en ferait de grandes choses. Ou un beau gâchis.
Quoiqu’il en soit, ce sera intéressant.

Mettant fin, à leur face à face, la Sorcière tourna les talons et reprit sa quête de plantes. Libre à la créature de la suivre et de lui indiquer ses intentions et ressources afin de conclure un marché, ou de renoncer.


...Le sang.
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MessageSujet: Re: Un parterre de sang et de souvenirs [PV Bérylle]

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Un parterre de sang et de souvenirs [PV Bérylle]
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