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Tandis que la pluie tombe sur nos cœurs, la Force grandit dans notre esprit [PV Orhana Nota]

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MessageSujet: Tandis que la pluie tombe sur nos cœurs, la Force grandit dans notre esprit [PV Orhana Nota] Mer 1 Fév - 13:36



J'ouvrais la missive que l'on venait de me déposer. Les sentinelles Jedi qui parcouraient alors les plaines de Coyn avaient eu vent de plusieurs lettres et autres informations déposées ça et là dans la Galaxie. Les planètes Républicaines furent les seules à être mise au courant de ce qui allait se dérouler. Afin de fêter le jubilée de libre échange entre les planètes Alderaan et Coyn, un grand bal fut mit en place, et bien entendu, toutes celles et ceux qui y avait participé de près ou de loin y étaient invités. Ce fut le cas de Varnas, le marchand d'épices… Bien entendu, en ouvrant cette lettre, je ne fus pas surpris de retrouver l'écriture manuscrite de la Chancelière. Cette dernière m'invita personnellement à cette soirée. Chose que je n'appréciais que très peu, mais, en tant que Grand Maître Jedi, il en allait de ma présence. Sous couvert du rôle pour lequel la majorité des Républicains m'avaient connu, je m'y rendrais en temps et en heure. Non sans donner les ordres de base pour la protection du Temple, je fini par me préparer. Kassiopéa serait le lien qui me permettrait de rester au plus près des autres Jedi. Nous avions eu quelques nouveaux Padawan dans nos rangs depuis quelques semaines, et même si leur formation avançait à grands pas, ils n'en restaient pas moins encore des enfants, voir des adolescent pour lesquels le Côté Obscur de la Force pouvait être bien trop tentant pour s'y refuser.

Concrètement, ma garde-robe était assez peu développée. Ma "sempiternelle" armure, mes deux bures, et mes tenues d'entraînement… Ni plus ni moins. Etendre ses biens matériels dans d'inutiles tenues colorées et rocambolesques, je laissais cela aux Sénateurs et autres riches marchands. Varnas n'était pas connu pour ses tenues excentriques, mais pour sa verbe et son langage érudit. Pourtant, et à mon grand dam, je dus accepter que mon équipage agisse en la faveur d'une tenue plus "présentable" pour une telle réception. Mes idées partaient toujours dans la même direction lorsque je devais agir d'une manière qui me dépitait énormément. Je pensais à Elle, à cette rencontre, ou plutôt cette réminiscence sur Coruscant. Le froid mordait mon visage, et à mes côtés je voyais le pelage de Shark qui flottait au gré du vent. Pour un Shistavanéen, une telle température revenait à peine à perdre quelques degrés. Puis, au fil des heures qui s'écoulèrent dans passages étroits de la citée qui entourait l'un des principaux spatioport de la planète. Epiphany souriait, chose qui ne manqua pas de m'étonner, elle qui, habituellement restait tout aussi silencieuse et froide que moi, parvenait donc a exprimer des sentiments. Le fait, avéré par ses paroles, que je doivent quitter mon armure lui plaisait énormément.

Ainsi, et après quelques échanges tumultueux entre le marchand de vêtements et Shark – échanges qui ne manquèrent pas d'attirer de nombreux Coynites désireux de voir un combat –, nous quittions la planète pour Alderaan. Nous parcourions la distance en à peine trois heures, et depuis le cockpit du Karma je percevais les contours de la planète qui fut détruite par le passé, avant que tout cela ne change, ne revienne, et qu'Elle ne disparaisse de ma vie. Alderaan était belle et connue pour la bonté de ses habitants. Les paysages qui s'approchaient alors que nous commencions notre descente se distinguaient de plus en plus. De vertes prairies desquelles se nourrissaient les Nerfs qui s'y trouvaient. Je restais calme et me décidais à me changer. Il m'était impossible de me rendre en armure, et qui plus est, armé, à cette soirée. Les soleils d'Alderaan disparaissant lentement à l'horizon, nous nous posions au moment précis où je sortis de la pièce où je méditais habituellement. Shark se mit à rire en me voyant, Thanis contenta de se retourner en allumant un bâton de la mort tout en souriant, et Epiphany… La Miraluka posa une main sur mon épaule et me félicita pour cet "incroyable changement". Toute ironie mise de côté, j'ignorais s'il s'agissait là d'une boutade de sa part ou d'un compliment...



Dante "Varnas" le Marchand d'épices de Coyn


A peine le Karma ouvrit sa soute que nous étions accueilli par un groupe d'hommes et de femmes montés sur des Kybucks de Kashyyyk. Je dissimulais mon étonnement face à de telles créatures, qui plus est sur Alderaan, et je tendis mon invitation. La prenant, l'homme qui semblait être le chef de cette troupe l'ouvrit, pâlit, et m'invita à le suivre après m'avoir tendu les rênes d'un Kybuck sans cavalier. Mon équipage fut convié dans des appartements de luxe de l'autre côté de la capitale. Mes connaissances sur Aldera étaient assez pointues, mon Maître m'en ayant longuement parlé durant ma formation. Une citée construite sur une île, elle était connue pour son université et les nombreux savoirs qu'elle protégeait en son sein. Certaines informations filtraient d'ailleurs, susurrant la présence d'anciens holocrons Jedi… Tandis que l'on m'expliqua qui était présent, je fus particulièrement étonné de l'absence de la Chancelière. Alderaan était une des principales artères de la politique Républicaine, malgré cela, je ne doutais pas une minute de croiser un de ses bras droit, voir même son garde du corps personnel que j'avais eu la possibilité de croiser sur Bothawui.

Deux immenses portes blanches, ornées de rosaces dorées bougèrent dans leurs gonds, m'offrant la vision qui allait être celle que je devrais côtoyer durant plusieurs heures. Hommes et femmes de haute naissance, riches marchands, Sénateurs Républicains… Un parterre de courbettes et autres politesses se fit à mon passage alors que l'on annonça mon nom à voix haute. Tout portait à croire qu'Eden me tenait en haute estime – ou plutôt –, tenait le marchand de Coyn comme tel devant ses subordonnés. Serrant quelques mains, saluant plusieurs personnalités, je finis par rapidement me lasser de toutes ces simagrées. Sans même le vouloir, je fini par prendre de la distance avec la musique qui m'entourait, et, accompagné d'un verre de vin Alderaanien épicé, je pris place auprès d'une fenêtre. Mon regard se perdait dans la clarté de la nuit, et cette multitude d'étoiles qui brillaient dans le ciel obscur me rendit bien plus mélancolique que de coutume. Mon esprit divaguait, se souvenant avec amertume du temps passé à ses côtés… Je ne perçus guère la présence qui apparu alors dans la Force, une marque Lumineuse, calme et que je n'avais que très peu ressentie jusqu'à lors…



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MessageSujet: Re: Tandis que la pluie tombe sur nos cœurs, la Force grandit dans notre esprit [PV Orhana Nota] Mer 1 Fév - 16:27

Je me trouvais déjà dans mon vaisseau en orbite autour de la planète lorsque je reçu une missive me conviant à cette grande fête dont, je l’avoue, je n’avais que faire. Non pas que les fêtes de réjouissances de la République n’avait pas d’importance pour moi mais il y avait encore tellement d’affaires à régler avant de pouvoir s’enjailler. L’Impétueux, le nom de mon vaisseau une corvette corellienne basée en orbite autour d’Alderaan assurant sa protection en temps normal. Je me trouvais quant à moi dans mes quartiers quand l’un de mes officiers vint me trouver afin de me transmettre cette invitation de la part de la chancelière en personne. Je ne l’avais jamais rencontré et pour cause, les diverses missions que j’avais dû effectuer ne m’avaient encore jamais menée auprès d’elle. Heureusement diront certains. Vêtue de mes habits de Jedi, ma bure fermée sous laquelle je n’avais pas les habits adéquats pour me présenter à quelqu’un ainsi que le reste, la ceinture, les bottes et les gants, je lus la lettre qui m’était adressée et compris que je ne pouvais en aucun cas refuser une telle invitation. La seule solution aurait été de me voir confier une mission loin d’ici mais cela n’arriverait pas je le savais pertinemment.

Laissant échapper un soupir, je refermais la lettre et confia à mon officier que je n’allais pas avoir d’autre choix que de me rendre à la surface de la planète pour assister à cette somptueuse fête. Il sourit face à ma mine déconfite mais n’en dit pas plus, se retirant avec respect me laissant me préparer. Me préparer ? Je n’étais pas femme à babioles, à se faire très belle pour une soirée, j’avais horreur de ce genre d’évènement où l’habit semblait faire le moine. La chancelière savait qu’elle s’adressait à un chevalier Jedi et que de coutume, ces derniers ne se revêtaient de rien d’autre que leurs habits habituels. Du moins c’était le cas avant la réforme qu’avait subi ce nouvel ordre. Heureusement pour la chancelière, j’avais dans ma garde-robe une bure de cérémonie, d’une blancheur aveuglante portant fièrement l’emblème de l’Ordre, accompagnée de quelques stries dorées. C’était celle-là que j’allais porter pour cette soirée.

Une fois vêtue, je fis mes adieux à mon équipage et pris les commandes d’un petit vaisseau afin de me rendre sur la planète. A peine étais-je entré dans l’atmosphère d’Alderaan que je reçu des indications claires et précises sur l’endroit vers lequel j’étais censée me diriger en tant que Jedi et les différentes informations à mon sujet afin d’être sûr qu’il ne s’agisse pas d’un imposteur. Je survolais le lieu de la réception et nombre de dirigeants semblaient être de la partie, tous si bien vêtus, j’allais être la seule à porter une simple bure tandis que d’autres viendraient avec leurs plus belles jaquettes comme si un titre reviendrait à la plus belle d’entre elles à la fin de la réception. Très peu pour moi.

Je m’étais donc posée un peu plus loin, accueillie par des soldats assurant l’arrivée et les départs de la planète exceptionnellement pour ce jour-ci. Ils m’accueillir avec tant de respect que je ne pus m’empêcher de sourire lorsqu’ils virent qu’il s’agissait d’une Togruta n’ayant pas fait l’effort de s’habiller plus qu’il ne l’aurait fallu pour l’événement. Ils me saluèrent, je leur rendis leur salut avec respect. Ils ne prirent pas la peine de me fouiller outre mesure, heureusement. Oui, je n’avais pas voulu me séparer de mes armes comme la chancelière l’avait demandé dans sa missive. Mes deux sabre laser se trouvaient autour de ma ceinture qui elle était cachée par cette grande bure blanche.

Les mains jointes, prenant une allure d’érudit, je marchais lentement vers le lieu de la réception, où très peu de personne se trouvait pour l’instant. J’entrais alors dans une grande salle ornée de mille et unes fleurs, de mille et un joyaux. De grandes guirlandes parcourant cette salle de part en part, tout était prêt pour la réception, il ne manquait plus que le gros des invités. Ce qui ne tarda pas.

Mon regard se portant vers l’entrée de la salle, je voyais arriver les convives, les uns après les autres sans arrêt. La salle se remplissait petit à petit mais très rapidement l’ambiance se mit en route. Surmontant le brouhaha créé par la foule, une puissante musique se mit à jouer, enjaillant encore plus les invités qui se mirent à danser. J’affichais un sourire, satisfaite de pouvoir admirer ce peu de joie sur chaque visage que je pouvais voir, tout allait pour le mieux en cet endroit magnifique. Certains passaient près de moi, me saluant avec respect me laissant clairement comprendre qu’il savait quel rang j’avais, « salutations, maître Jedi ». Si seulement ils savaient…

Je sentis alors la présence de quelqu’un, un être sensible à la Force qui semblait posséder une maîtrise bien au-delà de la mienne. Une présence lumineuse, ce qui ne m’inquiéta pas le moins du monde. Ce qui m’inquiéta fut l’accoutrement dans lequel cette personne s’était présentée. Non pas que tout ceci ne lui allait pas, bien au contraire ou étais-je un peu vieillotte dans mes pensées mais voir notre grand maître Jedi habillé de la sorte me fit quelque chose. Sa prestance était la même, c’était bien lui mais le peu de fois où je l’avais vu, jamais je n’aurais pensé qu’il aurait pu faire cet effort pour cette fête.

Peu importait, il était là lui aussi et par respect je me devais d’aller lui présenter mes respects même si nous ne nous connaissions pas outre mesure. Il s’agissait du maître de l’Ordre, je ne pouvais faire autrement. Respirant profondément, je décollais de ma position sur laquelle j’étais restée bien trop longtemps et, franchissant cette marée humaine, je parvins à lui. Il se trouvait un peu à l’écart de toute cette foule, un verre de vin à la main tout près d’une fenêtre d’où les étoiles donnaient elles-aussi de leur luminescence pour cette réception.

- Je vous salue, maître.

Il avait sûrement déjà remarqué ma présence. Je m’inclinais légèrement devant lui, observant ce verre et cette substance qu’il contenait.  Ma foi, les Jedi aujourd’hui s’adonnent à des plaisirs qui furent longtemps refusés. Ce n’était pas une mauvaise chose du moment que nous pouvions accomplir notre mission principale. Laissant échapper un sourire, j’attrapais à mon tour un de ces verres de cristal du plateau d’argent d’un des serveurs passant près de moi. Je ne savais pas si c’était convenable d’agir de la sorte devant le supérieur de son ordre mais tout comme lui j’avais été conviée et puis un verre… c’est pas la mort non plus.

- Cela fait bien longtemps que je ne vous ai pas aperçu, maître. J’imagine que la vie sur Coyn bat son plein. Y-a-t-il des jeunes novices actuellement suivant votre enseignement ? Je dois vous avouer que la vie autour d’Alderaan n’est pas si passionnante que je l’aurais cru. Je regrette presque le temps où j’étais encore une jeune padawan.

Je lui souris, lui faisant comprendre que je ne regrettais pas réellement mais que le manque d’action était en train de rendre mes os un peu mous. Une explosion. D'innombrables confettis venues de nulle part se mirent à tomber sur tous les invités qui s’amusaient toujours. Certains commençaient même à avoir quelques rougeurs, ayant certainement abusé de ce vin qui était très goûteux, aux arômes de fruits qui ne se trouvaient que sur Alderaan.
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MessageSujet: Re: Tandis que la pluie tombe sur nos cœurs, la Force grandit dans notre esprit [PV Orhana Nota] Jeu 2 Fév - 16:13


Ces souvenirs, aussi durs qu'indélicats prenaient une place non négligeable dans ma vie, dans mon esprit. Mon Maître, si tant est qu'elle fut encore de ce monde, me l'aurait reproché. Ne jamais vivre dans le passé, ne pas se projeter dans le futur, vivre simplement l'instant présent, suivre la Force et ses enseignements, voilà la véritable voie que doit suivre le Jedi. Derrière chacune de ce gouttes de buée qui perlaient de plus en plus abondamment dans les angles de cette fenêtre, apparaissait une image, une scène de ma vie… Celle qui me fut arrachée, ses bras m'enserrant tandis que je baissais la tête pour mieux la voir, l'aimer. Portant mon verre à mes lèvres, le liquide s'écoula dans ma bouche, réchauffant mon corps de son exquise ivresse. Les épices dansaient sur mon palet, remuant ainsi les esprits qui m'entouraient. La Force m'indiquerais le moindre chemin à prendre, et je saurais où partir. Mon équipage devait très certainement pouvoir profiter du même vin que les invités, les Alderaaniens étant connus pour leur capacité à traiter tout à chacun de la même manière ; que l'on soit marchand ou Sénateur, Jedi ou paysan… Nous étions tous égaux sur cette planète qui ressemblait énormément au Sud de Coyn. Des plaines vertes et des pâturages à perte de vue, des lacs et des étangs magnifiques…

Une voix s'éleva à mes côtés. En fait, ce ne fut pas tant la voix qui me paru étrange, mais les paroles prononcées. Personne ne connaissait ma véritable identité dans l'assemblée. Peu étaient les Républicains dont la présence fut mise dans la confidence. Tournant mon regard vers l'importune, je me préparais à réagir s'il l'aurait fallu. Bien heureusement, un visage relativement amical s'offrit à moi. Une Togruta portant la bure de cérémonie Jedi, frappée par le sceau de l'Ordre se tenait là, devant moi, un verre en main. Suivant la Force, je compris instantanément que sa présence brillait telle une chandelle dans l'obscurité la plus totale. Avisant un des serveurs qui passait à proximité, j'usais de la Persuasion de Force pour lui faire oublier ce qu'il venait d'entendre. Rien ni personne ne devait savoir que Varnas le marchand n'était en fait, nul autre que le Grand Maître Jedi. Levant mon verre dans sa direction, je lui souris, et amicalement, m'adressait à elle.


- Je lève donc mon verre aux Jedi, et à la Liberté ! Surtout à la Liberté !

De ce mouvement anodin, je lui faisais ainsi discrètement comprendre qu'il n'était ni l'endroit, ni le moment pour discuter de telles choses. Les confettis tombèrent en cascades du plafond, les invités – la plupart grimés par l'alcool – ne faisaient déjà plus guère attention aux autres. Des danses atypiques se mirent alors à s'enchaîner dans une logique incompréhensible et, surtout, inexistante. Ces breuvages avaient pour la majorité des gens une capacité étrange à leur faire naître un besoin de présence physique qui finissait, et mes souvenirs de Zeltros prirent le dessus sur les autres, en des échanges de plaisirs que je ne m'autorisais qu'avec elle. L'invitant à s'assoire en face de moi, j'absorbais une nouvelle fois quelques gorgées de ce vin aux épices. Plusieurs hommes, et presque autant de femmes, vinrent nous quémander de l'aide pour une quelconque danse. Cela n'avait, finalement, que pour destination d'avoir des mains indésirables sur certaines parties de notre anatomie. Poliment, je les renvoyais à leurs pérégrinations alcoolisées, quand aux plus pressants, la Force m'y aidais. Aucun d'entre eux ne pris cela comme une insulte, les Coynites n'étant pas connus pour leur besoin affectif en dehors de leur communauté. Mon esprit vogua jusqu'à celui de la Togruta qui se trouvait désormais en face de moi.

*Veuillez excusez ma réaction, toutefois, pour tous ceux qui se trouvent ici, je ne suis qu'un simple marchand de Coyn. Malgré tout, je suis heureux de pouvoir constater que la Chancelière n'a pas invité que des Sénateurs à cette soirée…*

Les Jedi n'étaient certes pas connus pour leurs liens avec les plaisirs de la vie, encore moins lorsqu'il s'agissait de ceux de la chair. Aussi, la présence d'une Jedi en ce lieux se devait d'être ô combien rassurant en cas d'attaque de la part de l'Empire. Un regroupement des plus grands marchands de deux planète ouvertement Républicaines réuni au même endroit, cela aurait été une aubaine pour Kessler… Il se serait infiltré discrètement, aurait versé un quelconque poison dans l'alcool et aurait disparu sans même laisser de traces. Bien heureusement, l'Empire avait d'autres soucis actuellement. Le contingent de Jedi que j'avais envoyé sur Coruscant ne tarderait pas à revenir avec les informations que je leur avais demandées. Leur rôle était simple, tout faire pour savoir quel était le nom de cette Sith que j'avais affronté. Bien malgré moi, je ne pouvais m'y rendre personnellement. Les troopers de l'Empire parcouraient les rues à la recherche d'un homme aux cheveux argentés. En deçà de cette demande, ils n'étaient guère les seuls sur cette mission. Cette forte tête de Chasseuse de prime recevrait une compensation plus que correcte si tant est qu'elle réussisse à m'indiquer où trouver mon ancienne adversaire.

Mes cheveux remis nonchalamment vers l'arrière, je singeais un homme tentant de jouer de ses charmes auprès d'une Togruta aux courbes dissimulées sous une bure blanche comme neige. Nombreux étaient ceux qui se targuaient d'avoir usé de stratagèmes pour passer une nuit avec une Jedi, sans qu'aucun n'y soit parvenu. Toute cette mise en scène ne me plaisait que très peu, toutefois, il le fallait. C'était mon rôle, Varnas aimait les femmes, et il le faisait savoir sans vergogne ni tact. Outrageusement, les danses qui allaient bon train au fil de la musique qui n'allait sans cesse dans une augmentation de volume fini par couvrir ma voix. Profitant de la liesse générale, je pu répondre à la Togruta dont le nom me revins alors : Orhana Nota, Chevalier Jedi…


- Coyn est une planète relativement calme vous savez. Peu sont les Jedi osant la quitter dans de telles sombres années. Quand aux Padawans, outre ceux que vous connaissez déjà, Kassiopéa apprend vite, elle ne tardera pas à rejoindre vos rangs. (Je fis tourner l'alcool à plusieurs reprises dans mon verre de cristal avant de reprendre.) Il ne tient qu'à vous, Orhana, de repartir en mission. Il s'agit d'un choix de votre part et non d'une obligation de rester ici. L'Empire ne tentera rien à l'encontre d'Alderaan… La plus grande menace fut écartée il y a bien longtemps, je vous l'assure.

Elle avait eu la chance de ne pas connaître la destruction d'Alderaan par l'Etoile de la Mort… Le massacre de ces millions d'innocents, les cris qui résonnaient dans la Force, ainsi que la souffrance qui s'en suivit. Mon Maître s'était même retrouvée alitée durant plusieurs jours après cela. Bien heureusement, Alderaan était saine et sauve ici. Quand à cette arme Impériale, ce n'était plus qu'un lointain et dangereux souvenir. Comme tant d'autre…



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MessageSujet: Re: Tandis que la pluie tombe sur nos cœurs, la Force grandit dans notre esprit [PV Orhana Nota] Mer 8 Fév - 15:45

Je fus tout d'abord surprise de voir la réaction de mon Grand maître Jedi. Non pas que je le trouvais plus étrange que d'habitude, il l'était déjà bien assez, mais le fait est qu'il me fit comprendre instantanément qu'il ne voulait pas être reconnu. Pour quelle raison ? Je ne le savais pas mais il devait certainement en avoir une bonne. Je lui souris et l'accompagna lorsqu'il leva son verre en respect au Jedi comme il l'avait dit. Ils s'entrechoquèrent et laissèrent échapper un fin bruit cristallin tout en remuant le liquide qu'ils contenaient. D'autres, l'ayant entendu, nous accompagnèrent dans notre geste, inclinant légèrement la tête dans ma direction. Je leur rendis leur salut et reporta mon attention sur cet homme, sa voix se faisant entendre dans ma tête. Rares étaient les personnes capables d'user de télépathie si aisément. L'explication fut brève, claire et précise. Je savais désormais pourquoi il était ainsi vêtu et je ne devais pas nuire à sa couverture.

Je lui adressais un signe de la tête, lui faisant comprendre que j'avais saisi ce qu'il venait de m'annoncer et je fis un demi-tour sur moi-même afin d'observer un peu la grande réception. Ces gens si joyeux me réchauffaient le cœur. Certains dansaient, ivres, d'autres discutaient, ivres aussi très certainement. Il ne semblait pas rester beaucoup de personnes sobres. Mon instinct de Jedi oblige, je me tournais vers les gardes qui surveillaient la grande porte de cette immense salle de réception, ils étaient tous aux aguets bien que leurs esprits étaient aussi enjaillés par cette grande fête. Je revins à mes esprits lorsque je sentis dans mon dos un esprit anxieux et captivé par autre chose que la réception. Il s'agissait du maître de l'ordre, j'avais senti qu'il songeait à bien autre chose, une pensée obscur qu'il sembla chasser aussitôt.

C'est alors qu'un homme, les joues gorgées par ce vin dont il avait terriblement abusé vint vers moi. Il me susurrait des mots n'ayant aucun sens pour moi, m'invitant à danser à plusieurs reprises. J'essayais de m'extirper de la présence de cet énergumène quand il me saisit violemment au bras, prenant un ton plus dur dans ces paroles qui suivirent. Ne me laissant pas dépasser par les événements, je posais ma main sur la sienne tandis que, la Force m'y aidant, il prenait la direction du centre de la pièce où il se remit à danser seul. Malgré tout, je laissais échapper un soupir que plusieurs personnes entendirent.

J'entendis à mon tour la voix de mon supérieur hiérarchique qui répondit promptement à mes questions mais, il semblait bien avoir pris trop au sérieux ce que je lui avais dit à propos de mes missions. Arquant un de mes sourcils, je le laissais finir avant de répondre.

- Ce choix m'appartient mais je ne peux m'en aller alors que notre contingent de Jedi est si faible. Kassiopea deviendra bientôt un Chevalier Jedi, tant mieux mais il ne faut pas sous estimer nos adversaires. Si cela peut aider l'ordre, je suis prête à prendre un élève sous mon aile, maître.

Une altercation attira mon attention, des gardes haussaient la voix à l'encontre d'une jeune femme, une humaine. Je ne savais pas ce qu'il se passait mais ils avaient toute mon attention pour le moment. C'est alors qu'un homme se précipita vers moi, le regard grave, comme si la mort en personne venait de se présenter à lui. Il m'informa, discrètement qu'un corps venait d'être retrouvé dans les sanitaires de cet endroit et il ajouta qu'il s'agissait d'un des accompagnateurs du sénateur de Ryloth. Il me fit aussi comprendre que l'altercation qui avait lieu actuellement avec les gardes était liée à ce corps retrouvé.

- Que les gardes amènent cette femme discrètement dans le hangar, je vous y retrouve très vite et n'alertez personne, évitons un mouvement de panique.

J'avais chuchoté à son oreille et il était parti furtivement en direction des gardes. Je les regardais s'éloigner avec cette femme menottée en direction du hangar où personne n'était censé se trouver à l'heure actuelle. Je me tournais une nouvelle fois vers Garvan et soupirais.

- Je savais bien qu'il y aurait un problème. Je vais m'en charger, gardez l’œil ouvert, maître. Je recherche le sith qui a tué mon maître, peut-être est-ce une bonne raison pour repartir en mission...

Je tournais les talons, je savais que la vengeance n'était pas la voie du Jedi mais un crime se doit d'être puni. Il était possible que cette voie n'était pas celle que je devais emprunter, probablement pas du tout. Toutefois, je me laisserai porté par la Force et le jour où je ferai face à ce guerrier sith Mirialan, il paiera. Je pris la direction du hangar, faisant un signe de la main à Garvan, lui affirmant que je n'allais pas tarder à revenir.
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MessageSujet: Re: Tandis que la pluie tombe sur nos cœurs, la Force grandit dans notre esprit [PV Orhana Nota] Mer 8 Mar - 17:17


Dans le tréfonds de son esprit, et malgré le fait que je ne désirais aucunement être importun envers elle, je ressentais ce qui s'y tramait. Elle craignait que son départ ne signifie une attaque imminente de la part de l'Empire sur Alderaan. Cette crainte se pouvait être justifiée par de nombreuses choses, telle que le fait même que bon nombre de membre de l'Ancienne République s'y trouvaient encore et s'avéraient être des conseillers avisés pour la nouvelle Chancelière. Je lui souriais, passablement compréhensif de ses craintes. Elle était une Jedi vraiment particulière. Orhana Nota, la Togruta… Peu de choses avaient filtrés sur elle, néanmoins, j'en savais assez pour lui faire confiance, de plus, la Force ne pouvait se tromper et si cette dernière fut amenée sur mon chemin, ce ne pouvait être innocemment. Elle désirait prendre un Padawan "si cela pouvait aider" ? Toute l'aide possible était bonne à prendre n'est-ce pas ? Ainsi, lors de mon prochain voyage, elle reviendrait en ma compagnie sur Coyn et un Padawan lui serait confié. A partir de ce moment ce serait à elle et à elle seule de le former, de lui apprendre ce qu'elle sait, et surtout, surtout, d'en faire un Chevalier de l'Ordre.

Mimant un mouvement de désintérêt à l'encontre des mouvements brusques et autres plaintes de la femme qui se faisait clairement molester, je détournais le regard du serveur de la scène en lui demandant un autre verre. La fête battait son plein et seuls les quelques convives, alcoolisé à un point de non retour, pouvaient encore prendre une quelconque attention à l'encontre de ce qu'il se passait. Mon ouïe aussi fine que celles d'un chasseur en traque me permit d'apprendre les tenants de cette arrivée inopportune. Un meurtre, ici ? J'haussais un sourcil de circonspection. Etrange. Lors de mon arrivée je n'avais ressentit aucune animosité. Ou tout du moins, pas assez pour pousser quelqu'un au meurtre. De l'hypocrisie, de la jalousie, des paroles ironiques et parfois même acerbes, mais aucune haine ouvertement déclarée. Donc, la question restait en suspend. Qui donc aurait bien pu avoir eu une quelconque raison de tuer cet homme. Ryloth n'était pas non plus une cible de choix pour l'Empire, ni même pour les Sith… Une prime sur sa tête ? Peut-être bien… Mais qui aurait bien pu faire une telle demande ?

Orhana se leva et s'adressa à moi. Portant mon verre à mes lèvres je fis comme si de rien n'était. La salle était comble et la musique résonnait à nos oreilles avec une vivacité accrue. Le monde qui nous entourait continuait de faire monter sa liesse, et je venais à la ressentir à travers la Force. Moi qui osais m'avouer souffrir de la perte de celle que j'aimais, je commençais à prendre plaisir à être entouré par toutes ces simagrées. Opinant du chef, je laissais la Chevalier se diriger vers l'endroit où elle devait se rendre. Non sans lui faire part de mes craintes par télépathie.


*N'oubliez jamais que le chemin qui mène au Côté Obscur de la Force tend ses bras tentaculaires à celles et ceux qui ne peuvent s'y refuser… La vengeance s'avère être le premier pas dans cette direction Orhana.*

Posant mon verre sur le rebord de la fenêtre, je lançais un regard pensif vers l'extérieur. Où pouvait-elle bien se trouver dans la Galaxie ? Elle qui se trouvait être encore en vie, semblait me fuir à chacun de mes pas. C'est alors que, perdu dans mes pensées, je sentis une main puissante se poser sur mon épaule. La voix rauque s'adressa à moi et tandis que je portais mon regard sur l'homme qui venait de me saluer je reconnu les traits de cet ancien Général, devenu un des plus proches collaborateurs de la Chancelière. Une barbe sombre, des yeux pétillants de cette sagesse qui lui était propre, et un sourire à demi dissimulé… Le Sénateur Unshra.

- Il est rare de vous voir grimé ainsi Monsieur… Varnas, si mes souvenirs sont bons. (Il me fit un clin d'œil avant de reprendre.) Vous semblez perplexe. Un verre vous serait-il agréable ou est-ce interdit ?

Tout en serrant la main tendue dans ma direction, je lui montrais mon verre. Son contenu semblait vouloir s'extirper de son cylindre transparent alors qu'il fini au fond de ma gorge. C'est ainsi que, un verre en appelant un autre, nous parlions de tout et de rien. Il me fit part de sa fierté quand à l'accession de son ancien apprenti en tant que Garde du Corps de la Chancelière, de son désir de se retirer sur Zeltros, et de nombreuses, trop nombreuses choses. Au final, deux femmes vinrent nous inviter à danser. Très peu pour moi. Le Sénateur Unshra n'étant pas du même avis, prit congé et, bras dessus, bras dessous se dirigea vers la piste de danse. Profitant du fait que personne ne faisait attention à moi, je me dirigeais dans la direction prise par Orhana. Mes pensées se devraient d'être remisent à plus tard. Si mes craintes étaient fondées, quelqu'un ou quelque chose avait perpétré ce meurtre. Aussi, une idée germa dans mon esprit. Si aucun être vivant ne présentait de signes avant-coureur de haine… Ce n'était pas le cas pour ce qui n'était fait que de fer et d'acier.

Jouant mon rôle à la perfection, je m'approchais des gardes qui me refusèrent le passage. Mais la Persuasion de Force eut raison de leurs ordres. Traversants plusieurs couleurs, une cour ouverte sur le ciel, et quelques chemins pavés de pierres taillées, je fini par rejoindre le hangar dans lequel je ressentis la présence d'Orhana. Les restes d'une présence flottaient dans les airs. Ce n'était pas un Sith, c'était… Autre chose, quelque chose de bien plus ancien… Beaucoup ancien...




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Tandis que la pluie tombe sur nos cœurs, la Force grandit dans notre esprit [PV Orhana Nota]
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