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Ne jamais dire "Non" [PV Tyria Zann]

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MessageSujet: Ne jamais dire "Non" [PV Tyria Zann] Mer 28 Déc - 18:52

*Soupir*

  Mes derniers déplacements n'avaient pas été particulièrement rentables. Et cela faisait des mois que je n'avais pris la peine de remettre mon masque. Pourquoi ? Parce que personne n'était assez intéressant pour Father. Pour les quelques idiots qui ne sont pas au courant, je souhaite sur le long terme établir un réseau d'information. C'est un projet ancien, mais que j'ai pensé rendre concret plus rapidement en devenant membre du Consortium, en en faisant profiter Tyria Zann, ma maîtresse.

  Malheureusement notre groupe, aussi influent soit-il, ne bénéficie pas vraiment de réseau de ce type : les quelques informateurs que nous avons sont avant tout des escrocs et des partenaires de "chasse", des autochtones experts dans l'art du commérage. Des curieux et des pirates en somme.
  Ce que je veux, c'est un véritable organe de réception et de transmission de données. Des agents de l'ombre, à la fois autonomes et soumis à notre cause. Pour la sécurité du Consortium, je devais faire en sorte que ces agents ne sachent pas pour qui ils travaillent. Et pour cela...

 Bref ! Ce n'est pas le sujet d'aujourd'hui. J'espère que vous êtes déçus.
Aujourd'hui, je rend visite à ma maîtresse. Ça n'arrive pas souvent ! Mais il semble qu'elle ait à me parler...
  Je panique un peu, je l'avoue. Suspicieux et méfiant, je n'avais pas cessé de ressasser mes actions de l'année, histoire de me rappeler où j'avais pu merdé. Mais je n'avais rien trouvé. Il faut dire que niveau remise en question je n'ai jamais été brillant. Sans doute parce que je suis parfait comme je suis.

  J'avais traversé presque tous les couloirs de la station spatiale avant de m'arrêter devant la porte automatique menant aux bureaux du chef suprême. Maintenant que je suis là, planté comme un piquet de tomates pas tout à fait mûres, je commence à appréhender. Ça me fait toujours cet effet. Depuis la première fois. On pouvait me coller n'importe quel adversaire, n'importe quelle bestiole répugnante, n'importe quel droïde kamikaze sous le nez, aucun n'était aussi intimidant que Tyria Zann. Et si vous pensez que je me fous de votre gueule ou que je ne suis qu'une hioknade mouillée, eh bien... venez prendre ma place, rien qu'un instant, même un bon jour.

  Ah merde.
  Pardon.
  Sans le vouloir, je me suis trop approché de la porte. Elle s'est ouverte.
Pas le temps de reprendre son souffle... Un passage de la main dans les cheveux suffira. J'avance et je me lance, avec le sourire et la voix la plus assurée possible :

- Hum. Bonjour à vous, maîtresse. C'est un vrai plaisir de vous revoir.


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MessageSujet: Re: Ne jamais dire "Non" [PV Tyria Zann] Mer 28 Déc - 23:11

Dans le monde du crime, il y a ceux qui sont de simples frimeurs et qui se font rapidement éliminer de la partie, ceux qui se pensent assez malins pour prétendre ce qu’ils ne sont pas, tenter d’attirer une attention qu’ils ne méritent pas et se font descendre en conséquence et il y a ceux qui peuvent se permettre de frimer mais qui savent écouter un instinct de survie fort. Ar'Hel Frost est un excellent exemple de ceux qui pensaient pouvoir jouer une main gagnante contre moi et qui se sont rendus compte que je ne suis pas la grande patronne du crime galactique pour rien. À la différence de plusieurs, il a su abandonner le projet fou d’essayer de se jouer de moi. C’est pour cette raison qu’il est en vie et qu’il continuera de respirer tant qu’il continuera à fournir des résultats en paiement de sa dette. Et je décide quand elle est payée, naturellement.

Aujourd’hui est un de ces jours où je ne suis pas sur mon Worldcraft mais bien dans mes bureaux d’une de nos stations spatiales de combat. Cela illustre deux choses : un, que partout où le Consortium de Zann existe, j’ai une pièce juste pour moi et deux, je ne fais pas encore suffisamment confiance à Ar’Hel pour lui permettre de mettre les pieds dans « le saint des saints » du CDZ. Il a eu une bonne leçon d’humilité, soit. Mais l’apprentissage lui est loin d’être terminé. S’il voit la chose comme une punition, alors il n’a rien compris et c’est vraiment dommage. Il n’y a pas de mal à capituler devant plus fort que soi si ensuite on est prêt à apprendre de son erreur pour devenir meilleur. Il a du potentiel. C’est pour cette raison qu’il est encore vivant. Je sais qu’il peut servir ma cause. Je sais qu’il VEUT servir ma cause. Et nous pouvons nous aider mutuellement. Moi dans une plus grande mesure que lui mais bon. Ce sont les avantages d’être la boss.

À quoi bon être au sommet si on ne partage pas? Je ne dis pas donner. Je dis partager. Je devrais même dire investir. Si ceux en dessous de vous sont heureux, ils continueront de bien performer. Autrement, SURTOUT au sein de criminels, ils se retourneront contre vous. Ar’Hel est d’un narcissisme équivalent à celui de ces nobles de l’Empire mais contrairement à eux, il sait faire quelque chose de ses dix doigts. Et après qu’il m’ait fait son bilan de l’année en cours, si je suis satisfaite, j’aurai du boulot pour lui. Le genre fait presque sur mesure pour le talent dont il dispose. Un bon chef se doit de toujours avoir les bonnes ressources pour les bonnes opérations. Une devise que mon chef des corrupteurs, mes forces spéciales (et espions, et assassins et fouteurs de merde en général) met également de l’avant dans son travail. Enfin bon.

La porte s’ouvre, un peu contre la volonté d’Ar’Hel et il entre, tentant de paraitre le plus maitre de lui possible. Ce serait presque mignon tiens. Il sait, comme je sais, que la seule qui ait réellement le contrôle ici, c’est moi. Et ce qui est admirable chez mon loyal subordonné c’est qu’au lieu de chercher à me détrôner, il a fait la chose intelligente à faire : s’attirer les faveurs de l’alpha et profiter de la récompense non pas d’une obéissance servile mais bien d’une collaboration où il a autant de laisse qu’il veut… Mais quand je dis au pied, c’est au pied, pour donner une image. En un sens, Ar’Hel est un artiste. Trop de contrôle et cela tuerait sa créativité. Sa spontanéité. Et ce n’est pas mon genre. Je suis pour le Chaos. L’ordre est une construction arbitraire. Je rendrais un bien mauvais hommage à ce que je chéris en adoptant les préceptes de son antithèse.


« Ar’Hel, Ar’Hel, Ar’Hel… Il est temps de faire ton bilan annuel. Je ne voudrais pas retourner le fer dans la plaie en te rappelant que tu vis par ma magnanimité mais bon, je suis la patronne. Je dois m’assurer que tous soient rentables. Alors parles moi de toi. De ce que tu as fait cette année. Si ce que j’entends me plait… C’est un dossier que j’aurais pu donner à mes corrupteurs. À mon élite. Et je serais prête à te confier ce mandat… Si je suis satisfaite de ce que j’entends. »


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MessageSujet: Re: Ne jamais dire "Non" [PV Tyria Zann] Jeu 29 Déc - 1:54

Comme prévu, le chef suprême n'y va pas par quatre chemins.
Chaque mot est employé soigneusement, lourd de sens... On commence avec l'introduction, on enchaîne avec une menace faussement cachée, puis on finit par un appât. Ici, on émet la possibilité de faire ses preuves autrement qu'en jouant les petites frappes. Un bien bel espoir, pour un homme de Zann.
   Et évidemment, je mords dedans à pleines dents :

- Mmh...

   Bon par contre, ne pas se précipiter tête baissée. Pas devant elle ! Après tout ce temps, j'ai fini par comprendre que parler sans réfléchir dans cette pièce était une bêtise encore plus énorme que de faire sauter le chasseur de son collègue pendant qu'il dort... Et je ne dis pas que je l'ai fait.
Elle me teste.
   Je prend le temps de trouver les mots. Dire la vérité était l'évidence même, et je soupçonne ma maîtresse de déjà connaître la plupart de mes faits annuels. Le tout maintenant est d'y apporter ma part, en terme de situations, de conséquences et de faits. Courage, Moi :

- Une année plutôt chargée, maîtresse. Mais pas aussi enrichissante que je l'espérais. Et j'en suis bien le premier navré... Cependant, certains de mes déplacements, disons... personnels, ont été assez rentables pour combler ce retard.

  Je laisse un temps, histoire de remettre dans l'ordre tout ce qu'il s'était passé, et aussi pour voir la réaction de Tyria Zann. Puis je reprends :

- Il y a dix mois, j'ai entendu parler d'une cargaison d'armes en déplacement depuis la Bordure Médiane et en direction d'une base républicaine. Avec deux hommes, pris sur le volet sur Ord Mantell, nous sommes partis récupérer la cargaison. Pas de dommages ni de pertes à déplorer, si ce n'est l'équipage du vaisseau de transport. Malheureusement, la cargaison était plutôt maigre... Oh et je vous ferai parvenir les chiffres exacts via mon carnet de bord. Je l'emmène toujours avec moi. Une vieille habitude... Enfin bref ! Les deux hommes sont des sous-contractants, il n'y avait donc aucune raison de s'en débarrasser après coup.
  "Il y a huit mois maintenant : j'ai tenté de m'infiltrer dans un dépôt militaire sur Ord Mantell pour récupérer des données importantes sur la guerre des Clones. Des plans d'action et des informations sur les différents centres de formation essentiellement. Là encore un résultat insatisfaisant : je suis tombé sur des républicains. Même objectif au même moment. Manque de chance et de puissance de feu. J'ai préféré sauver ma peau... J'ai cependant réussi à en copier une partie sur un holodisque que vous avez déjà dû recevoir."


   Là encore je m'arrête. Pour l'instant, rien de ce que je viens de dire ne semble encourageant pour la suite. Je commence même à me décourager. Mais un simple regard vers le mandat qu'elle agite machinalement devant moi depuis tout à l'heure parvient à me motiver :

- Il y a six mois, j'ai mis hors d'état un équipage pirate. D'après l'ordre de mission de notre bon lieutenant, ceux-là convoitaient l'une de nos réserves sur Myrkr. Ses salauds avaient volé un vaisseau impérial, histoire de camoufler leur méfait. Avec l'aide des hommes sur place, informés du danger au préalable, et de la faune locale, nous avons repoussé l'attaque. J'ai pris la liberté de piéger et de saboter le croiseur pendant leur assaut terrestre. Les fuyards étaient aux premières loges pour le feu d'artifice...
  "Ensuite j'ai réussi à pénétrer à l'intérieur d'un complexe minier sur Trandosha. J'ai ainsi récupérer plusieurs stocks de minerais précieux et de métaux pour notre équipement en me faisant passer pour un droïde IG-RM. Et ce au nez et à la barbe des trandoshans et des gardes impériaux. S'il vous plaît, ne me demandez pas comment j'ai fait... Surtout pour tromper l'odorat de ces maudits lézards bipèdes..."
  "Il y a deux mois : une visite de "courtoisie" auprès d'un notable qui a refusé de payer pour nos services. Un récidiviste de surcroît. Sur place, une dizaine de mercenaires. Trompés eux aussi. Ce sale con n'était plus là quand je suis parvenu à entrer dans ses appartements. Pire : il avait foutu des bombes partout ! J'ai eu le temps de m'enfuir. Mais je n'ai pas pensé à prévenir les gardes."
  "La semaine dernière : j'ai enfin réussi à obtenir les plans que vous m'aviez demandé lors de notre dernière entrevue. Ils menaient bel et bien à une réserve républicaine. Je suis allé voir et... le butin ne correspondait pas à ce que les plans laissaient entendre. Pas d'armes, juste quelques caisses de bacta et un vieux char en réparation. Mais en cherchant un peu, et en questionnant l'officier en charge, j'ai pu obtenir les plans d'une autre réserve dans le système Kashyyyk."


   Je la regarde. Elle me regarde. Nous nous regardons. Un jeu qui n'en est pas vraiment un. Sauf pour elle. Peut-être. Un petit peu... Je n'ai pas terminé cependant :

- A côté de tout ça... quelques rapines, quelques vols, quelques assassinats... Des journées banales sans intérêt particulier, si ce n'est un renflouement des caisses. J'ai tâché d'en faire un maximum. Pour me rattraper... Enfin ! Surtout pour me remonter le moral. Parce qu'un tel quota de malchance et de coups foireux... Désolé de vous dire ça, maîtresse, mais c'est à croire qu'on se fout de notre gueule ! Et si ce n'est pas le cas, ça pourrait arriver, si ces histoires venaient à être racontées n'importe où.
   "Alors... je sais que ça ne pardonnera pas mon incompétence, mais soyez assurée que je ne vous décevrai plus... après tout : vous ais-je jamais vraiment déçue, jusqu'à présent ?"


  Evidemment que je suis conscient de la dangerosité de mon geste ! L'humilité est une bonne chose en soi. Seulement si elle est bien dosée. On n'échoue pas devant Tyria Zann, sauf si l'on est son ennemi. On démontre qu'à défaut de perdre certaines batailles, nous sommes capables de remporter la guerre. En l'occurrence : le pactole.

- J'oubliais : il y a environ sept mois, je suis allé sur Coruscant. J'ai obtenu près de cinq millions de crédits au jeu. Il m'a suffit de menacer un tricheur au casino, lors d'un événement rassemblant quelques grosses pointures de la pègre locale. Ça a eu l'effet attendu. Un hutt est venu me voir pour se plaindre, accompagné de ses hommes. Je les ai tué et l'ai pris en otage. Résultat : ses proches ont payé la somme gagnée par mon "complice" afin de le récupérer. Un autre chef de bande est intervenu et a tenu à m'acheter les services du tricheur. J'ai accepté, puis m'en suis débarrassé. Au total : près de douze millions de crédits dans la poche. Dis comme ça, ça parait facile, mais j'ai dû rester caché pas moins d'une semaine avant de pouvoir quitté la planète. Ils faisaient surveillé tous les spatioports du coin...
  "Enfin dans l'ensemble, ce fut un bon coup. Je peux même dire que j'en suis fier. Obtenir un effet papillon à partir d'un rien, profiter d'une situation opportune... Ça m'a demandé quelques calculs, je dois l'admettre !"


   Un coup de maître. C'était un coup de maître tout simplement. Je doute qu'elle l'admette un jour. Mais j'espère avoir réussi à partager mon sentiment de fierté.
  Parce qu'après tout, ce que j'ai toujours recherché, depuis l'enfance, c'est un peu de reconnaissance.


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MessageSujet: Re: Ne jamais dire "Non" [PV Tyria Zann] Jeu 29 Déc - 5:18

« Donc… En somme… Tu es en train de justifier une série d’échecs par quelques gains moyennement intéressants et tu espères qu’un récit bien tourné ajoutera assez de glaçage sur le gâteau pour que je le trouve appétissant. Je vois. Et tu penses que je vais faire quoi? Une danse de la joie pour quelques millions de crédits? D’autant que je sache, le gros de cette somme n’a pas fini dans mes coffres. Est-ce que c’est un aveu comme quoi tu as été radin par-dessus le marché? »

Je le regarde sans ciller, tirant une bouffée d’un de ces sempiternels cigares que je fume. Tout est étudié, pensé, calculé pour le faire mariner dans son jus. Le faire douter, se demander si finalement il a si bien agit que cela. Bien sûr que si, en définitive. Mais… Si je le lui dis tout de suite, où est le plaisir coupable de voir comment il réagit sous pression? Car tout criminel qui se respecte essaie toujours de présenter une situation difficile comme le verre à moitié plein. Un bon employeur va toujours contrer en présentant le verre à moitié vide. L’objectif, évidemment, est d’amener à avoir un portrait réaliste de la situation. Certains vous diront que c’est là une pratique douteuse mais bon. Ces gens-là ne connaissent rien au monde du crime et de ses arcanes. Il n’y a rien de romantique ou de particulièrement… Glamour… Dans ce que je fais.

Je fais durer le suspense un bon moment encore, histoire de voir s’il va vouloir rajouter quelque chose ou se justifier. Même les meilleurs peuvent craquer, après tout. Je veux voir ce qui va se produire avec mon subordonné. J’ai vu des durs à cuire dix fois plus imposant tomber à genoux devant moi et supplier que je leur laisse une chance. J’ose espérer qu’il ne se livrera pas à une performance aussi embarrassante. Puis enfin, quand je juge que la plaisanterie a assez duré, j’éclate d’un grand rire sonore. Pas que je me moque de lui. Ce serait le froisser dans son orgueil et même si c’est un subordonné, ce n’est pas une bonne idée. C’est le genre de rire qu’on a pour désamorcer une situation tendue. Et il avait toutes les raisons du monde d’être nerveux. Je suis loin d’être connue pour ma clémence. C’est bien connu ça, dans le milieu. Très connu même.

Emmerdez Tyria Zann et on vous retrouvera dans un petit sac s’il reste quelque chose quand elle en aura terminé avec vous. On peut se demander si cela tiens plus du mythe que de la réalité mais je doute que vous vouliez vous y risquer. De vous à moi, je vous le déconseille fortement. Très bien, très bien, on va pouvoir causer sérieusement maintenant. Tout ce qu’il m’a raconté, je le sais déjà. Vous pensez vraiment que je fonctionne sans espions, que je n’ai personne pour garder un œil sur les gens qui comme lui ont une dette envers moi? Oh je puis vous assurez que je peux être parfois limite suicidaire mais qu’il y a des sujets avec lesquels je ne plaisante jamais. Et quand je dis jamais, c’est vraiment jamais. C’est une question de principes, d’une part et d’image, d’autre part. Maintenant il peut s’asseoir et surtout, respirer un bon coup…


« Allons, pas d’inquiétudes. Ta réaction m’en dit bien assez long sur ce que tu pourrais avoir omit ou embelli. Il te faut un remontant. Un whisky correlien, ça te va? Justement, cette histoire de casino. C’est amusant que tu en parles car la mission que je pourrais te confier a rapport avec ce genre d’établissement. Et qui dit casino dit crédits. Énormément de crédits, d’ailleurs. Que veux-tu, c’est le nerf de la guerre, le fric. »


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MessageSujet: Re: Ne jamais dire "Non" [PV Tyria Zann] Jeu 29 Déc - 17:44

Ne jamais dire "Non" lorsque votre supérieur vous tend un verre. C'est là une règle absolue. Et puis...

- Un whisky correlien sera parfait.

   Et c'est rien de le dire ! N'étant pas spécialement un grand buveur, ni-même un amateur de grands crus, cet alcool-là a pourtant le mérite d'attiser le désir en moi, comme s'il me disait "Prend-moi" avec une petite voix coquine. Je prend le verre et admire la couleur du liquide dansant s'écoulant de la bouteille. Enfin je retourne mon attention vers ma maîtresse.

   Elle m'a bien eu avec son air froid, son sermon et ses paroles accusatrices. Un peu plus et je m'écrasai face contre terre pour ne plus avoir à supporter son regard. Mais comme je le disais, tout ce cinéma avait pour but de me tester. Résister à sa présence et à la vérité qu'elle expose n'est pas chose facile. Mais les faibles n'ont pas leur place au Consortium. Là encore, une règle immuable.
   Je ne m'excuserai pas davantage pour le travail fourni. Ce qui est fait est fait, un point c'est tout. Le présent seul compte. Je ne me rabaisserai pas plus. Et c'est quand elle se met à rire que mon appréhension atteint son paroxysme pour se transformer, rapidement, en soulagement. Puis en intérêt. Parce qu'une telle proposition ne se refuse pas.
   Alors je joins les mains en croisant les doigts et en laissant ma tête reposer dessus, l’œil statique, un petit sourire au coin des lèvres. Il m'en faut peu pour reprendre confiance. La réussite vient toujours à ceux capables de se ressaisir après une situation désespérée. Ou les aléas d'une défaite.
   Tout ça pour dire que je suis formidable.

- Encore un casino hein. Non pas que ce genre de coups me lasse, bien au contraire ! Et puis si j'ai l'occasion de m'amuser... Je suppose qu'il a une importance toute particulière puisque c'est vous qui m'en parlez en personne.

   Je marque une pause, histoire de prendre une gorgée du délicieux nectar face à moi. Mes origines correliennes ne se sont jamais senties aussi honorées. Le whisky avait vraiment du goût, comme le chef suprême. Mais je me garde bien de le lui dire. Les flatteries ne mènent nul par ici.
J'ai d'ailleurs rarement vu un chauffeur de taxi accepter le transport après s'être entendu dire qu'il était beau ou qu'il sentait bon le parfum. Mais je m'égare un peu :

- Et où se trouve-t-il, ce réservoir à crédits ?


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MessageSujet: Re: Ne jamais dire "Non" [PV Tyria Zann] Ven 30 Déc - 1:15

« Réservoir à crédits, réservoir à crédit, c’est vite dit. Le truc c’est que même si on voulait sortir tout le fric de cet endroit, ce serait limite impossible. Tu remarqueras que j’ai dit limite impossible et comme tu es un grand garçon, je te laisse tirer les conclusions qui s’imposent. Je t’envoie pour faire le boulot amusant : en mettre plein la vue, séduire, amuser, ce genre de choses. Tu vous le genre? »

Je réponds à ses questions sans y répondre. Je donne les détails que je veux donner et je le fais languir pour le reste. C’est voulu, au cas où vous en douteriez. Je lui donne un aperçu de ce qu’il devra faire, les contours d’une opération beaucoup plus vaste mais il ne sait toujours pas où. Il peut déduire que je compte vider au grand complet les voutes d’un casino, ce qui en soit est complètement dément mais en même temps… N’est-ce pas là justement mon style? Faire ce que personne n’ose faire parce que personne ne s’attendra jamais à ce que ça se fasse? S’il y va par processus d’élimination, ce ne sera pas en territoire républicain. Ce que la République Galactique a comme tables de jeu est aussi intéressant que l’idée de boire l’eau du bain d’un Hutt. Non. Même les casinos de Corellia sont merdiques. N’essayez pas de me convaincre du contraire.

L’Empire Galactique alors? Allons donc. Ils sont bien trop snobs pour avoir ce genre d’établissements et si tant est qu’ils en ont, l’argent doit finir directement dans la trésorerie impériale et je parierais presque mon bras encore organique que ce sont ces salopards des SSI ou les forces spéciales de l’Empire qui sont en charge du transport de fond. Comptez sur l’Empire pour écraser une mouche avec un super laser. J’exagère à peine. Évidemment, je ne vais pas voler un de MES casinos… Ce qui voudrait dire une cible neutre mais qui aurait assez de fric pour m’intéresser… Et surtout pourquoi est-ce que j’irais m’en prendre à quelqu’un de non aligné si la part du gâteau n’en vaut pas la peine? Continues de réfléchir mon petit, ça va finir par venir. Je continue de fumer et de boire, entendant presque ses neurones surchauffer. Il finira bien par trouver…


« Ah… Je vois dans ton regard que tu as réalisé de quel endroit je parle. Comme tu le sais, il ne reste plus de grosse pointure Hutt capable de défier le CDZ. Je les ai massacrées, ces sales limaces et quand je fais mon travail, je le fais bien. Tu sais aussi que ce qu’il reste de Hutt est globalement inoffensif, la plupart sans fortune… Mais qu’il en reste un qui a survécu à tout ceci relativement intact avec de généreux pots de vin.

Je suis une criminelle. Je ne serai jamais contre les pots de vin. Mais quand on commence à se montrer radin ou à ne plus payer, j’ai tendance à montrer les crocs. Et là, d’apprendre que Gorada le Hutt a décidé de tenter d’unir ce qu’il reste de Hutts avec un peu d’influence contre moi pour essayer de me poignarder dans le dos… Ça me met royalement en rogne. Tu vas donc aider à piller jusqu’au dernier crédit…

Le Golden Opportunity, le plus gros casino jamais construit. Enfin. Si on veut regarder en quantité et pas en qualité. Le CDZ a plusieurs établissements cent fois plus classe. Mais ce n’est pas le point. Réussis ce coup-là… Et peut-être, je dis bien peut-être que je consentirai à te donner encore plus de marge de manœuvre et d’indépendance. Mais attention. Échoues et crois-moi, tu es mieux de te tirer une balle que de tomber entre mes mains. »


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MessageSujet: Re: Ne jamais dire "Non" [PV Tyria Zann] Ven 30 Déc - 13:17

Mon cœur palpite. Mes mains tremblent. L'excitation me gagne et me parcoure le corps, déposant au passage ses caresses enjôleuses et écrivant du bout des doigts sur mon âme enfiévrée des mots comme Profit et Gloire... qui ne se sentirait pas inspiré en pareille situation ?

   Pour ceux qui ne sont pas d'accord. Eh bien... tant pis pour vous. D'ailleurs je vous emmerde. Oui. Parfaitement. Mais trêve d'enfantillages, je ne suis pas d'humeur à me plaindre de votre manque d'ouverture d'esprit.

   Ma joie est telle que je dois me contenir pour ne pas sourire, toutes dents dehors, en chantant le "Hourra, boucaniers" de mes anciens camarades de Nar Shadaa. Je termine sans m'en rendre compte le verre de whisky et tente de me reprendre. C'est un défi digne de Moi, et je sais pertinemment que je rentrerai avec la "victoire" gravée en lettres d'or sur le front, mais je n'ai pas le droit d'y penser maintenant. Car quelque chose retient mon attention dans ce que m'a précisé ma maîtresse :

- Pardonnez-moi, mais j'ai cru vous entendre dire "aider à piller". Dois-je en conclure que je ne serai pas seul sur le coup ? D'ailleurs vous parliez d'amuser la galerie. Mon rôle se résumera-t-il à faire diversion ? Quoi que vous disiez, sachez que je remplirai mon rôle à la lettre.

   N'être que le second rôle n'est pas fait pour me plaire. Mais on ne se plaint pas devant son supérieur. Surtout quand celui-ci peut vous tuer sur un simple coup de tête. Pourtant je ne comptai pas laisser tous les mérites m'échapper. J'ai un autre atout dans la manche que je tiens à exploiter.

- Cependant... Permettez-moi au moins d'agir individuellement de mon côté. J'aimerai tenter quelque chose qui, si cela fonctionne, pourrait profiter au Consortium de bien des manières. Voyons cela comme un "bonus à la prime". Je préfère garder la surprise. Et puis si jamais j'échouai, vous pourrez toujours maudire mon corps ou ce qu'il en restera ! Plus d'Ar'Hel, plus de mauvaise nouvelle...
   
   Je fixe ma maîtresse sans broncher. Je sais qu'elle comprend. Mes yeux ne mentent pas. Plus qu'une simple demande, c'était une supplication, un besoin de lui prouver qu'elle avait raison de me faire confiance. Elle reste et restera la seule personne devant laquelle j'ai accepté de courber l'échine. Je ne veux ni sa place, ni son cœur...
  Elle a le double de mon âge si ce n'est plus, soyez pas débiles !
  Ce que je souhaite, c'est sa considération. Tant qu'elle reste au sommet et continue de m'accorder de l'importance, je serai comblé.

   Pour la tâche qu'elle vient de me confier, j'ai envie de mettre en pratique l'arme que j'aime le plus. Celle qui m'a tant aidé par le passé. Celle qui est la plus amusante à mes yeux, dans ce jeu qu'est la vie. Celle qui vaut plus que la vue d'un cadavre fumant, donnant l'impression d'être maître du destin des autres. La manipulation.


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MessageSujet: Re: Ne jamais dire "Non" [PV Tyria Zann] Sam 31 Déc - 4:47

« Est-ce que tu écoutes quand je parle? Quand aies-je mentionné que tu étais relégué à un rôle secondaire? Plus encore, est-ce que je t’ai demandé de proposer quoi que ce soit? C’est la fortune qui sourit aux audacieux, à ce qu’on dit. Pas la bonne humeur de leur patron. Alors à moins de vouloir me mettre de mauvaise humeur, sers toi un autre verre et bois, ça t’empêcheras de dire des inepties. Et écoutes, surtout.

Tu as le rôle principal dans cette histoire. Techniquement j’aurais envoyé Spike Webb, le chef de mes corrupteurs mais il s’avère que j’en ai besoin pour une affaire urgente. Tu le remplaces donc dans le rôle clé. Tu n’es pas QUE la diversion tu es la pièce maitresse du plan. La sécurité des lieux est tellement axée sur la paranoïa aigue du Hutt qu’on ne peut même pas arriver d’avance avec des codes d’accès. Tu vas donc tout devoir fournir.

C’est une opération où on se lance à l’aveugle, en fait. Les voûtes, je connais par cœur les plans. Mais tout le reste… Nous ne savons strictement rien. Pourquoi? Parce que cette saleté de limace a liquidé les architectes avant que je ne puisse les interroger à l’époque et on raconte qu’il a MANGÉ les plans. Au cas où tu aurais besoin que je simplifie : si tu foires, TOUTE l’opération foire. Et crois-moi. Tu ne veux pas la faire foirer.

Fourbes. Charmes. Manipules. Couches avec toutes les femmes du bâtiment. Je doute que les hommes ce soit ton truc. Je veux les codes, les plans, tout. Tu vas devoir déployer des gadgets espions sans te faire pincer, subtiliser au moins une carte d’accès, transmettre des images des uniformes de la sécurité… Un corrupteur peut faire le boulot de trois personnes. Tu n’es pas un corrupteur mais tu devras faire comme eux. »


Je lui demande l’impossible? Allons donc. Je lui donne une mission. Il peut toujours refuser. Je ne l’en empêche pas. Je l’ai choisi parce qu’il est ambitieux et qu’à ce qu’il parait il est beau gosse. Visiblement nous n’avons pas la même définition des choses mais bon. S’il part gagnant pour faire du charme, tant mieux. Moi je veux des résultats. Le reste? Si vous saviez comme je m'en moque. Ce n’est absolument pas important pour moi. Je veux la fortune se trouvant dans les coffres. Et ce que je veux, vous êtes mieux de me l’obtenir ou je peux vous garantir que des têtes vont rouler et vous ne voulez PAS que ce soit la vôtre. Ça aussi je peux vous le promettre. Je récompense somptueusement et je punis de façon spectaculaire. Une belle gueule comme lui? Je vais le jeter en pâture aux Sœurs Noires. Il va regretter son échec s’il se plante.

Mais il ne va pas échouer parce qu’il se considère comme le meilleur. S’il échoue c’est non seulement avouer qu’il n’est pas parfait mais c’est en plus prouver que c’est un poids mort que j’ai laissé vivre et je déteste perdre de l’argent, ce qui rendrait alors son châtiment plus douloureux encore. Et ça… Ce n’est vraiment pas bon. Je le regarde avec attention et il est difficile de dire lequel de mes yeux est le plus froid : le vrai ou l’artificiel? Mystère. Pourquoi je le regarde comme ça? Parce que quand la patronne vous donne l’occasion de limite passer à l’histoire, le minimum c’est encore d’écouter jusqu’au bout et si on pense que c’est le bout, de faire une intervention PERTINENTE. Pas juste de tenter de lisser son ego froissé comme il vient de le faire. Il me prend pour une conne ou une débutante? Deux options absolument irrecevables dans un cas comme dans l’autre.


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MessageSujet: Re: Ne jamais dire "Non" [PV Tyria Zann] Dim 8 Jan - 12:28

Un jour, la gourmandise et l'avidité auront ma peau. Mais ce ne sera pas aujourd'hui.
  J'ai manqué de tact. Mais surtout : j'ai été impatient. Trop impatient... Ahah, je vous vois venir avec vos moqueries et vos paroles venimeuses, mais n'espérez pas un seul instant que je vous oublie. Je me rappelle toujours de tout. Le jour où vous croiserez ma route, la malchance s’abattra sur vous. Enfin passons.

  La mission que me confie Tyria Zann a de quoi faire peur. Je ne connais personne de suffisamment sain d'esprit au Consortium, qui ne soit pas un corrupteur, prêt à accepter ce genre de requête. Personne. Sauf Moi.
  Je me ressers un verre et le bois aussi vite que le premier. Mon sourire s'étire encore davantage et ma main gauche émet des petits tap tap, au rythme des doigts ondulant machinalement sur la table. En cet instant, mon excitation atteint son paroxysme.

- Comme un corrupteur, hein... ça me paraît bien. Pardonnez mon manque de discernement plus tôt. Je vais m’acquitter de cette tâche sans que vous ayez à vous en faire une seule seconde. Vous aurez les plans. Vous aurez les crédits. Vous aurez tout, car c'est tout ce que je peux vous offrir. Dîtes-moi juste quand partir et je pars.

  N'avais-je pas dit que l'impatience pouvait me nuire ? Peut-être. Mais faire perdre son temps à ma maîtresse le peut davantage. Et il me tarde de faire enfin un travail rentable ! Celui-ci est d'ailleurs le plus juteux depuis que j'étais entré au CDZ, à n'en pas douter. Rien qu'à l'idée d'avoir les plein-pouvoirs dans un lieu aussi sécurisé fait monter la fièvre en Moi. Ou est-ce juste l'alcool ?
  Non, aucun risque rassurez-vous.
  Au vu de la difficulté, l'échec est plus que possible. Au vu de mon supérieur et de mon tempérament, l'échec est inenvisageable. Mais qui n'a jamais eu envie au moins une fois d'essayer son jeu préféré en mode "hardcore" ? Personne ? Vraiment ?!

  Bande de larves...


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MessageSujet: Re: Ne jamais dire "Non" [PV Tyria Zann] Dim 8 Jan - 19:09

Gourmand va. Je savais qu’il se jetterait tête baissée sur l’occasion. Il veut tellement me faire plaisir, c’est presque mignon. Presque, parce qu’au final, il le fait pour sa gloire. Il n’y a rien de mal, fondamentalement, à une telle chose. Nous sommes des criminels et les criminels ont une façon de penser plus individualiste qui fait en sorte que pour les faire travailler en équipe, vous avez besoin de parts égales d’argent, de leadership et de manipulation des egos. Moi j’adore, personnellement. Vous gardez le venin de tout ce beau monde concentré entre eux et non pas contre vous. Oh les criminels, ce sont des grandes gueules hein. Pas forcément bêtes et méchants mais férocement indépendants pour la plupart. De toute façon, ma méthode fonctionne : je dirige le plus grand chaos organisé que la Galaxie ait vu depuis sa fondation.

Aucun Empire criminel ne peut rivaliser avec ce que j’ai fait, Hutts inclus. Nous avons moins de planètes sous notre contrôle direct mais je peux vous réciter l’alphabet dans les deux sens avec une planète sous notre influence directe ou indirecte. Ar’Hel n’est pas idiot et il le sait, ça. Et c’est parce qu’il sait flairer une opportunité en or qu’il est ici dans ce bureau aujourd’hui. Je ferais mieux de l’envoyer sur le terrain avant qu’il n’explose d’impatience… Ou je peux le torturer encore un peu. C’est toujours bien de voir les limites des autres sans exposer les siennes. Je m’étire avant de me caler plus confortablement et de poser mes pieds bottés sur mon bureau. Si j’avais été une belle femme comme celles qu’on utilise pour la propagande impériale, ces poupées manucurées qui tiennent des armes sans savoir s’en servir, j’aurais attiré la convoitise.

Mais je suis moi. Donc pas un top model d’une part et d’autre part, ma beauté physique est dissimulée par des vêtements qui sont trop utilitaires pour me mettre en valeur, une coupe de cheveux volontairement trop garçonne et un teint de peau qui est tout sauf de pêche. Juste pour rigoler, une fois, j’ai pris le soin de bien me coiffer, de porter des vêtements me mettant davantage en valeur, la totale quoi et je vous jure qu’à part Urai qui me reconnaitrait même si j’étais un vulgaire squelette sans peau ni rien, même mon chef des renseignements s’est fait avoir, plus encore, il a commencé à me flirter, l’autre! Mais je m’égare, je m’égare, tout cela pour dire que ma posture très désinvolte et relaxe tranche avec la fougue et l’impatience d’Ar’Hel. Je suis la boss, je peux tout faire. Oh je vais l’envoyer bientôt, soyez sans crainte. Patience, cependant. Patience…


« Oh? Il faut que je te dise quand partir? Je pensais que tu serais en train de courir pour ton vaisseau pour être sûr d’arriver en premier. Allez files. Tous les détails te seront communiqués de toute façon. Oh et sois assurée que je verrai tout ce que tu fais parce que tu vas porter ceci. Un joli médaillon. Je n’ai pas besoin de te dire ce qui se passera si le signal est interrompu ne serait-ce qu’une seconde… »

Je lui lance l’objet d’un geste négligent avant de faire pivoter mon fauteuil pour regarder le mur du fond, ce qui veut dire que l’entretien est terminé. Je vais tout voir et tout entendre et s’il pense que c’est le seul moyen que j’ai de le surveiller… Il se trompe. J’ai toute une opération à superviser et Tyria Zann ne fait jamais les choses à moitié. C’est pour cette raison que je suis si généreuse dans les récompenses, ça encourage au dépassement de soi malgré souvent une surveillance très présente. Et puis c’est une question de logique : quand vous bossez avec des criminels, vous voulez vous assurez qu’ils ne volent pas ce qui vous revient de droit. Dans le genre « j’ai trouvé un truc rare mais si la patronne ne le sait pas, c’est bon ». Une fois qu’il est partit, je retourne au QG du CDZ, sur le planétoïde artificiel et je superviserai le tout avec Spike et ses agents…


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MessageSujet: Re: Ne jamais dire "Non" [PV Tyria Zann] Ven 13 Jan - 22:49

Ça y est.
  Sans plus de cérémonie je me lève de mon siège et remercie ma maîtresse pour enfin me diriger vers la porte. Celle-ci s'ouvre et je bouscule au passage un "collègue" à peine le pied posé dans le couloir. Une sorte de morceau de viande qui traîne sur le passage et qui ose lâcher devant Moi un "Oh !" de protestation. Je le toise de haut en bas, renifle avec dédain puis m'éloigne. A tous les coups, cet imbécile va me courir après pour me dire qu'il ne pouvait pas laisser passer ce genre d'affront.

- Hé ! T'crois quand même pas qu'tu peux partir comme ça sans t'excuser ?!

  Qu'est-ce que je disais ?
  Au moment où sa main touche mon épaule, je fais volte-face et lui flanque un coup de tête juste au dessus des yeux. Sonné, l'homme trébuche et se cogne l'arrière du crâne contre le mur. Je m'assure qu'il ne se relèvera pas en faisant rencontrer sa mâchoire à mon pied.
  Comme si j'allais m'excuser parce qu'un abruti se trouvait sur mon chemin. Insensé. Je laisse là cet effronté et continue ma route vers les hangars.

  Au passage, je m'arrête dans l'une des réserves d'équipement et y récupère tout l'attirail nécessaire : un fumigène, une caméra thermique, une lentille à vision nocturne et un traceur. En unique exemplaire, tout comme Moi. Et puis ces petits joujoux valent leur prix, alors autant ne pas gaspiller n'importe comment. Ce serait dommage de rajouter tout ça sur ma note. Enfin je dis ça mais ce n'est pas comme si j'en avais véritablement une. Ça ne se remarque peut-être pas mais j'ai horreur des dettes. Sans doute une autre raison qui me pousse à travailler illégalement, qui sait ? Enfin comme l'avait dit Tyria Zann, de toute manière : je n'ai pas le droit à l'erreur. Je me passe la main dans les cheveux, machinalement, puis me dirige enfin vers l'endroit où se trouve mon vaisseau.
  Enfin mon vaisseau... façon de parler. C'était l'un des StarViper du Consortium que j'empruntais pour travailler. J'y avais juste ajouté un petit A sur le flanc gauche et F sur le flanc droit. A l'intérieur : mon masque du Father et un sac. Pour le côté pratique.

  Autour des appareils, des bandits en tout genre, des tueurs à gages, des membres de la pègre, des tubes d'alimentation, des droïdes reprogrammés et des machineries diverses. Près de mon véhicule de fonction, une petite bande d'individus, le visage tourné dans ma direction. De sacrés gaillards, l'air pas commode et la main sur la poignée de leurs armes, accrochées à leurs ceinturons... La patronne n'avait pas précisément parlé d'un travail en équipe mais on peut toujours se permettre de douter. Je les examine les uns après les autres, m'arrête devant eux, un grand sourire aux lèvres et les mains sur les hanches et leur dit :

- Bonjour, tout le monde ! Si vous venez pour jouer, rentrez chez vous : je suis imbattable au Black-Jack.

  Toujours soigner son approche. Une règle universelle. Pourtant ceux-là ne semblent pas la connaître, vu les mines renfrognées qu'ils me tirent... Ils ne doivent pas connaître l'humour.

- Ou alors... me dîtes pas que vous préférez le dejarik ? Je ne pense pas que les casinos soient le lieu idéal pour ça.

  Qui ne tente rien n'a rien, comme on dit.


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MessageSujet: Re: Ne jamais dire "Non" [PV Tyria Zann] Sam 14 Jan - 4:40

Bon, on va enfin passer aux choses sérieuses. Pendant que tout se met en place dans le hangar et que ce cher Ar’Hel se fait copieusement insulter par les gros bras recrutés pour faire la partie indélicate des opérations, je suis de nouveau au cœur de l’action. Je surveille ce qui se passe ici et sur place et je me dis que ce ne sera pas trop tôt quand je pourrais sentir entre mes doigts la fortune que nous allons dérober. Et quelle fortune, ce n’est rien de le dire! Mais patience. Patience. Nous n’en sommes qu’au début des opérations et avant que les choses ne s’enveniment en bas, je donne l’ordre de départ et quand la patronne beugle dans les hauts parleurs, on écoute. On écoute et pas qu’un peu. Qu’ils se bougent les fesses, ou je vais m’impatienter! Et vous ne voulez pas que je m’impatiente, c’est moi qui vous le dis! On se grouille!

Du coup, faisons un petit bond dans le temps. On va y aller pour ma partie préférée, quand les pièces du puzzle commencent à se mettre en place soit au casino. Les gros bras et les éléments moins discrets et raffinés vont attendre plus ou moins sagement où je leur ai dit d’attendre tandis que je sers de guide touristique à Ar’Hel, lui faisant un historique des lieux, en lui exposant qui sont les principaux joueurs ce soir qui pourraient poser problème, ce genre de détails. Est-ce que je fais cela par bonté d’âme? Jamais. Je suis la voix dans son oreille qui lui rappelle que je vois ce qu’il fait, que je sais ce qu’il fait et que s’il me déçoit… Je le saurais avant qu’il puisse dire « merde » ou assimilable. Son premier obstacle est plus ou moins trivial : c’est la sécurité à l’entrée. Bah oui quoi. C’est le casino d’un Hutt donc la paranoïa est à l’honneur. La paranoïa et la démesure.

Il y a donc un problème de taille. Plus exactement, le bras droit du haut, un humain suffisant et hautain avec un ego qui doit peser la moitié du poids de la planète. Le genre de personnage qui regarde la liste des invités et qui les juge, fait entrer les jolies femmes et refuse de laisser passer ceux qui lui faire compétition côté charme… Comment va-t-il s’y prendre pour réussir à passer? Ça n’a l’air de rien mais tout va se jouer dans les minutes à venir. S’il réussit à faire bonne impression, il risque d’attirer favorablement l’attention du Hutt. Et comme les Hutts sont notoirement capricieux, cela pourrait faire la différence entre le succès et l’échec. Plus encore, la façon dont il s’y prendra va faire une impression sur les gens présents. Et quand on sait qui fréquente les lieux… Je sens que je vais m’amuser, surtout que quand il le voit, l’assistant fronce les sourcils.


« Fais-moi plaisir, Ar’Hel, j’ai un pari en cours. Moi j’ai misé comme quoi tu entrerais sans recourir à la violence. Deux Sœurs Noires disent que tu lui brises le nez. J’ai un corrupteur qui dit que tu n’entreras pas de manière conventionnelle… Et le montant du pari est suffisamment intéressant pour que je veuille participer. Mais tu es le meilleur, non? Alors tu vas réussir à entrer sans trop de mal, n’est-ce pas?

Un conseil, cependant, et je te fais une fleur. Il se pourrait que dans ma grande générosité, je puisse à loisir te faire une faveur ou deux. Si tu es vraiment dans l’embarras, ce genre de choses. Cependant… C’est une arme à double tranchant. Si je t’aide, je m’attends à quelque chose en retour. Mais si tu ne me demandes pas d’aide, je pourrais penser que tu te crois meilleur que moi et en prendre ombrage… Tu vois le dilemme, n’est-ce pas? »


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MessageSujet: Re: Ne jamais dire "Non" [PV Tyria Zann] Dim 15 Jan - 18:33

Territoire de Gorada le Hutt, casino le "Golden Opportunity"

  Après un tour des lieux et quelques scanners de l'endroit et d'un garde en uniforme pris avec mes jumelles et envoyés au CDZ, je m'approche de la très longue file d'attente du casino. celui-ci est énorme, bien plus grand que celui dont je m'étais occupé il y a quelques temps. Doté de caméras à chaque pan de mur et d'une multitude de miliciens à la solde de Gorada. Une double porte recouverte de paillettes dorées, entrouverte, servait d'entrée et, devant celle-ci, deux vigiles fouillent les invités.
  Oui, parce qu'on ne rentre pas dans ce genre d'endroit sans réservation, bien entendu. Est-ce que j'en ai une ? Bien sûr : elle m'attend juste en face de Moi.

  Un garçon d'à peu près mon âge, les mains serties de bagues toutes plus opulentes les unes que les autres et un costume de soirée sur le dos, les cheveux mi-longs gominés en arrière, avance jusqu'à la file. Comble de la chance, il me ressemble pas mal. Je lui tapote l'épaule et lui décoche une droite au moment où il se retourne. Assommé, je le réceptionne d'un bras et rassure les personnes alentours qui s'étaient retournés en entendant un "Oh..." de malaise :

- Tout va bien, je m'occupe de son cas. Vous pouvez y aller.

  Ce qu'ils font.
  Pas étonnant quand on sait que la quasi-totalité de la clientèle est constituée de mercenaires, de chasseurs de prime et de bandits en tout genre. Frauder, corrompre, effacer des traces, se débarrasser des détails sans importance... beaucoup de choses devenues banales à leurs yeux, à force de répétition, comme ce qui venait de se passer.
  J'emmène le pauvre gars dans un coin et lui retire ses bagues ainsi que son ticket d'invitation. Je le dépouille également de ses effets personnels, fiche d'identité incluse et m'imprègne du personnage après avoir interrogé Tyria Zann sur sa biographie. Darius Meffey, vingt-deux ans, contrebandier spécialisé dans la revente d'équipement militaire, notamment d'anciens modèles de blaster impérial. Un goût prononcé pour le Tyrnavi, un cocktail de Naboo. Propre sur lui. Je souris : il faut être assez prometteur pour convoyer des armes en étant si jeune. Ça mériterait un certain respect, s'il ne tombait pas dans les pommes dès le premier coup porté à la figure.

  Ainsi paré, je retourne en direction de la file d'attente, des lunettes ambrées sur le nez histoire de minimiser les risques de reconnaissance physique. Ou de non-reconnaissance, à vous de voir. En plus je les trouvais plutôt sympas.
  Je continue ma progression et parvient en haut des marches menant à la double porte. Là, les vigiles commencent leur fouille. Je leur lance un regard espiègle, presque défiant, et ils se contentent de hausser les épaules en me laissant passer. Sur Moi, pas d'arme, pas de drone-espion, rien. Sous ma langue, le traceur que je me réservais pour un client-jetable, lequel me servira de repère à l'intérieur par la suite. Dans ma chaussure gauche, le fumigène. Derrière Moi, un type que j'avais bousculé au préalable et avec lequel j'avais commencé une querelle, le tâtant et le repoussant quelques fois, me permettant de lui glisser la lentille à vision nocturne dans une poche de sa veste. Je m'étais bien sûr réconcilié avec lui avant d'arriver près des deux affreux.
  Je ne m'empêche pas cependant de le blâmer et de le pointer du doigt en feignant le scandale lorsqu'ils trouvent mon cadeau et s'emparent de lui pour le jeter au loin. La scène n'échappe à personne. Je passe tranquillement sans me faire soupçonner de quoi que ce soit. Mais le véritable obstacle est là, comme le dit d'ailleurs ma maîtresse : le deuxième barrage de sécurité, dans le hall du bâtiment, est là où se font l'identification et le dépôt des affaires pour le vestiaire.  Une gomme à mâcher dans la bouche, les lunettes réajustées et un passage de la main dans les cheveux finissent de me motiver. Sauf que le type en haut du deuxième escalier, avec une liste d'invités à la main, me regarde d'un mauvais œil. Je fronce les sourcils et m'avance vers lui et la femme qui tient le vestiaire. Grâce au médaillon, ma maîtresse voit la situation et me prévient du pari qui se tient entre elle et les autres. Comment cela ? Eh bien grâce à un appareil auditif caché dans mes lobes d'oreille. Enfin presque : une petite puce accrochée à mon oreille et recouverte d'un faux lobe en latex. Subtil et esthétique à souhait.

- ... Tu vois le dilemme, n'est-ce pas ?
- Oui. Je le vois, ne vous en faîtes pas. Mais pour l'instant... Laissez-moi rentrer à l'intérieur. Je vais y arriver sans trop de problème. Ah et préparez-vous à récupérer l'argent du pari.

  J'arrive enfin devant lui. Le garde à la mine renfrognée avec son doigt sur la liste. Il me toise de haut en bas, laisse passer un silence pesant et crache dans ma direction un :

- Nom, prénom.

  Charmant.

- Meffey, Darius.

  Et je tends mon invitation. Il examine la chose et me demande ensuite ma fiche d'identité. Je la lui présente sans sourciller et il commence à scruter l'objet de part et d'autre, cherchant visiblement une faille. Il me regarde à nouveau et hésite. Je mastique devant lui d'un air presque insolent. Ce qui ne semble pas lui plaire davantage. Je le vois commencer à ouvrir la bouche alors que ses yeux sont figés sur les lunettes qui ornent mon arrête et j'en profite pour détourner le regard et admirer la petite beauté qui me toise de derrière son comptoir, le buste bien en avant.

- Et vous, mademoiselle ? Quel est votre petit nom ?

  Elle se met à glousser.

- Mademoiselle hihi... Sana.
- Sana hein... Ravissant. Il vous va bien.

  Et je m'appuie sur le comptoir à mon tour, rapprochant mon visage de la belle en lui souriant d'un air malicieux et confiant. Elle rougit. Je lui demande si elle se plaît là où elle est et si elle ne préfère pas passer la soirée en meilleure compagnie, plutôt que de trier des vestes. Elle me répond favorablement, charmeuse à souhait... Je n'ignore pas qu'il s'agit d'une employée de Gorada, pas forcément une femme facile, mais très certainement une allumeuse mise à disposition pour abaisser les tensions des gredins présents aux jeux. L'autre gus ne semble pas le comprendre. Son attitude en dit long sur lui : un homme égocentrique, un peu comme Moi, désireux de plaire à la gente féminine.
  Froissé dans son ego, le garde m'attrape par l'épaule et m'oblige à reculer :

- Okay, c'est bon ! Tu passes. Dépêche-toi et arrange-toi pour pas gêner nos employées. Sinon t'auras affaire à moi !
- Bon d'accord, d'accord. Amusez-vous bien tous les deux !

  Et me voilà rentré. En me retournant discrètement, je surprends le mec imbu s'approcher de Sana et lui parler, une main sous le menton. Il cherche à reconquérir sa belle pour reprendre contenance, c'est presque mignon. Mais puéril. Et surtout stupide : il ne l'intéresse absolument pas.
  Mais tout ça ne me concerne déjà plus. Car je suis maintenant au coeur du Golden Opportunity, entouré de stands, de rangées d'arcades et de tables de jeux en tout genre. Des croupiers par-ci, des escort-girls par là, des gardes passant entre les joueurs et au niveau des balcons... Un pylône centrale, colossal, montait jusqu'au plafond de la structure et était entouré de quatre statues identiques : un Hutt avec un verre à la main et la langue pendante. Décidément je ne comprendrais jamais cette nature grotesque chez cette espèce.

  A ma gauche, un nouveau comptoir. Celui de la réception. Je m'approche et demande à échanger mes crédits contre des jetons. Si je devais feindre le joueur, autant le faire bien. Après avoir gratifié la réceptionniste d'un clin d’œil complice, je fais le tour des rangées, m'assurant de bien montrer les lieux à mon supérieur grâce au médaillon. Je croise un vigile et lui fait un signe de tête sympathique, l'obligeant à détourner le regard. Parce que oui : un videur, quel que soit le milieu, refuse le contact avec les gens sympathiques à son égard. Une sorte de déformation professionnelle, ou de conditionnement. Ou alors sans doute est-ce plus intéressant de casser la figure aux troubles-fêtes plutôt que de faire ami-ami avec les clients.
  Puis je vois assis sur un fauteuil, seul, un klatooinien vêtu d'une tunique de chasseur, visiblement ennuyé. Je vais à sa rencontre :

- Hé l'ami ! Tu ne t'amuses pas ici ?
- Laisse-moi.
- Allons, sois pas coincé comme ça. Tu veux que je te dise ? J'suis pas du genre à laisser un type se faire du mouron dans son coin. On peut appeler ça d'la compassion. Mais on s'en fiche un peu, n'est-ce pas ? Alors qu'est-ce qu'il t'arrive ? T'as perdu ? Tu t'es fait emmerder par quelqu'un ?

  En jouant le chic type, je m'attendais à ce qu'il me voit comme un être sensible et "profondément gentil". Autrement dit dans le milieu : un imbécile, fragile et naïf. Il tenterait alors de m'utiliser, ne serait-ce que pour soulager sa frustration. Mais c'est bel et bien Moi qui vais me servir de lui, soyez-en sûrs.
  Légèrement intéressé, fortement gêné de dévoiler son embarras, le klatooinien m'explique qu'il est presque entièrement fauché et que les homme de Gorada ne vont pas tarder à venir le chercher pour récupérer ses biens. Je me propose alors de l'assister, au moins le temps qu'il se fasse un nouveau capital, histoire de remonter la pente. De mon côté, cela me permettra de me mêler aux autres joueurs et de faire bonne impression. J'attirerai, je provoquerai, je féliciterai, je narguerai, je charmerai... Je ferai de cet endroit Ma zone de jeu.

  Mais au préalable, j'interroge Tyria Zann sur l'identité de mon interlocuteur.


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MessageSujet: Re: Ne jamais dire "Non" [PV Tyria Zann] Lun 16 Jan - 2:22

Il se débrouille admirablement bien. Et accessoirement, il vient de me faire empocher une belle somme. Évidemment que ça râle de mon côté. L’argent, pour nous, c’est presque sacré quoi. Moi je m’en moque. Ils n’avaient qu’à ne pas parier contre moi. C’est pour ça que c’est moi la patronne : c’est parce que je sais à quoi m’attendre de mes subordonnés. Une des premières leçons qu’un bon chef devrait apprendre c’est encore la suivante : si tu ne connais pas tes troupes, tu ne peux espérer en tirer le meilleur. Non seulement Ar’Hel est entré mais en plus il commence déjà sa mission d’infiltration sans perdre une seconde. J’apprécie grandement cet esprit d’initiative. Et en plus c’est plutôt divertissant. J’aime bien voir son approche toute en finesse. Moi? Je suis plus du genre « fonce dans le tas ». Question d’approche.

Les images qu’il me transmet me permettent d’échafauder un plan, question contournement de la sécurité. Il va me falloir quelques confirmations avec d’autres agents opérant sous mes ordres plus la consultation de quelques documents des plus confidentiels mais je suis confiante quant à mes chances de trouver ce que je cherche. En attendant, je félicite Ar’Hel pour son bon travail, non sans y aller d’un commentaire cryptique pour le faire s’interroger : est-ce qu’il performe comme je m’y attends ou excède-t-il mes désirs? Plus encore, oserait-il se considérer plus que ce qu’il est? Peu importe. Il a une question pour moi et c’est mon job de lui fournir une réponse. Enfin dans la théorie c’est à mes corrupteurs de me fournir une réponse que je fournirai ensuite à Ar’Hel. Je ne travaille pour personne à part moi, naturellement. Alors, qui est-il?

Le gaillard que vient de « rencontrer » Ar’Hel est un escroc de premier ordre. Sa spécialité, piéger les gens sympas, les faire jouer à sa place, droguer les verres, dépouiller les victimes de leurs avoirs et pousser le vice jusqu’à… Ah bah. Pas banal. Récupérer les corps inconscients et les vendre pour les organes. Je mets en garde mon investissement (car toute personne travaillant pour moi est un investissement, jusqu’à preuve du contraire) plus par habitude que par inquiétude réelle. Je veux dire… Il n’est pas assez con pour tomber dans un piège si évident. Bref, ceci fait, je continue de regarder ce qu’Ar’Hel peut me montrer et mon regard s’arrête sur une femme présente dans la foule. Une rousse sulfureuse dans une robe rouge ultra moulante et sacrément bien foutue. Je la connais, elle… Tu parles d’une surprise. Autant avertir notre Don Juan.


« Ar’Hel, je pense que je vais te faire plaisir là. Je t’ai trouvé une amie pour jouer. Plus exactement, une chasseresse de primes de ma connaissance. Tu lui fais des misères, je te fais bouffer tes propres parties intimes. J’y tiens à celle-là. Disons que nous avons un… Historique. Et elle va pouvoir aider à mes plans. Quand tu la verras, dis-lui ceci : il n’y a pas de petits profits quand il s’agit de collecter une prime. »

Alors là… On va rigoler. Non. Vraiment. Ar’Hel est doué et je suis sûr qu’il excelle en solo. Mais ces deux-là ensemble? Oh je plaindrais presque le Hutt. Et tiens. Soyons sympa. Un petit message automatisé l’informe que je viens gracieusement de lui verser une « prime de risque » au cas où les choses ne se passeraient pas à la hauteur de ses attentes. Objectif atteint : il est à l’intérieur. Le reste va se jouer prochainement et il ne le sait pas encore mais il a plus d’alliés à l’intérieur qu’il ne le suspecte. C’est tellement facile de corrompre le personnel d’un Hutt tant ils sont sous-payés. Un manque de logique qu’on ne voit pas au sein du CDZ. Ar’Hel va avoir à sa botte autant de pions qu’il pourrait en vouloir. Je lui donne la chance d’une vie et qui sait… Si je suis vraiment impressionnée… Oh mais ne gâchons pas la surprise…


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MessageSujet: Re: Ne jamais dire "Non" [PV Tyria Zann] Mer 18 Jan - 0:04

La vente d'organes ? C'est barbare... L'idée de finir le ventre ouvert et les tripes à l'air ne m'enchante guère. Pas que ça puisse arriver, bien sûr, mais rien que d'y penser quoi... Brr.
  Enfin ce n'est pas vraiment le plus important.

  Oui, ce que j'ai sous les yeux efface toute vilaine pensée. A la place : de plus vilains fantasmes. Une rousse sublime dans une robe écarlate... Une rose parmi les ronces. Deux petits yeux en amande, un nez fin et des lèvres ni trop pulpeuses, ni pas assez. Le maquillage qui les couvre en accentue le trait délicat. Et désirable.
  Malheureusement, interdiction de croquer dans la pomme, demande expresse de ma déesse souveraine.

  Je fais de l'esprit si j'en ai envie et je vous emmerde. Cordialement.

  Je m'approche d'une partie de cartes dans laquelle elle est impliquée avec mon compagnon douteux, suffisamment près de la chasseresse pour qu'elle me remarque. Pour l'instant elle ne tourne même pas la tête vers Moi. Mais lorsque j'aurai terminé cette partie, elle ne pourra plus détourner le regard.
  Je m'installe donc et offre une mise de départ au klatooinien. Je mise à mon tour, suivi par le reste de la tablée. Le croupier nous observe, puis tire plusieurs cartes. C'est une partie de Doker, un jeu revisité pour s'adapter à l'échange intergalactique. Avec une faute volontaire dans l'écriture du nom, le jeu consiste à former des paires, des doubles-paires, des quintes et autres sortes de combinaisons pour obtenir des points. Evidemment, le jeu étant composé de cinquante-quatre cartes, les possibilités sont infinies. Mais le hasard...
 Hé ! Quand j'explique il faut suivre !
 Donc : le hasard n'est pas de la partie. La stratégie, oui. En analysant son jeu, l'expression du visage de ses adversaires, en supposant leurs jeux, en bluffant, en calculant les possibilités de chute par rapport aux cartes sorties... Il est possible de maîtriser totalement la partie.

  Je ne suis pas le meilleur joueur qui soit, je le reconnais. Mais jouer la comédie est l'une de mes spécialités, et je ne manque pas non plus de jugeote. Ah Prudence... quand tu nous tiens !
  Autour de Moi, quelques têtes connues dans le milieu. Un exécuteur trandoshan, un baron du crime spécialisé dans le trafic d'enfants. Un maître du vice, proxénète libertin et sociopathe... Et la belle rousse. Je suis curieux d'apprendre son nom, mais chaque chose en son temps. J'ai une partie à gagner. Et puisque le temps passe...

  Bon je vous passe les détails mais le trandoshan est hors-jeu : cet imbécile a tenté le tout pour le tout en misant la totalité de ses jetons sur un coup de bluff. Evidemment je n'y ai pas cru. J'ai même incité d'un clin d’œil mon ami le profiteur à me suivre. Celui-ci ne cesse de grogner. C'est assez déplaisant. Le pire, c'est que voir les gains s'accumuler sur son coin de table commence à le rendre un peu trop sûr de lui. S'il continue à se montrer confiant, il va se faire plumer et ce n'est pas bon pour Moi.
  Pourquoi cela ? Eh bien parce que s'il perd il ne voudra plus compter sur mon aide et j'aurai perdu mon bouc émissaire ! Suivez un peu bon sang !

- Faîtes vos jeux !

  Le croupier pose de nouvelles cartes. Ne reste plus sur le terrain que nous trois, la rousse, le klatooinien et Moi. Le proxénète s'est fait expulser pour propos insultants et, surtout, pour avoir montré des signes d'hystérie suite à une énième perte d'argent. Je regard mon jeu, plutôt bon je dois dire... mais pas exceptionnel : une paire. Sur la table, je vois une carte similaire aux deux miennes. Un brelan donc... Je calcule... Plus que trois cartes à retourner... Plus que six cartes dans les mains du croupier.
  Une illumination. Je feins la déception.

- Mmh...
- Mauvaise pioche, hein ?
- Sois pas si sûr de toi. Je pourrai t'étonner...
- Ah ouais ? Bah m'étonnerai que tu bluffes sachant qu'on est en fin de partie. D'ailleurs, tu sais quoi ?

  Le klatooinien approche sa tête de mon visage. Il pue de la gueule.

- Vu qu'tu m'as bien aidé, j'pourrai peut-être avoir un cadeau pour toi tout à l'heure...

  En face de Moi, la beauté fatale est concentrée sur son jeu. Elle n'a pas misé davantage. Je regarde mon verre.
  Un petit verre pour accompagner une partie de Doker est essentiel. Seulement là, la surface du liquide ne m'inspire pas. Je tourne la tête vers mon voisin, avec un grand sourire.

- Un cadeau, dis-tu ?

  CLIC.
  C'est le son que fait le coupe-gorge portatif qu'il dissimulait dans sa botte sur sa genouillère en métal. J'ai des doigts de fée, vraiment.
  Je lance un regard complice à la chasseresse qui s'intéresse enfin à nous et dis :

- J'ai hâte de le voir. Parce qu'après tout, il n'y a pas de petit profit quand il s'agit de collecter...

  J'articule les deux derniers mots sans les prononcer, histoire qu'elle s'en aperçoive. Notre petit secret rien qu'à tous les deux. C'est quand même incroyable d'être aussi intime avec quelqu'un sans même connaître le son de sa voix !
  Dans tous les cas, mon voisin se calme aussitôt et son visage blêmit légèrement. Je relance donc et le croupier dévoile une autre carte. Sur la table, une paire.
  Par chance, mon calcul est exact. Je me retrouve avec quatre cartes identiques... Plus qu'à voir la suite.

  Nouvelle carte. Pas la bonne... Plus qu'une seule chance. Face à Moi, la rousse oscille sur sa chaise, comme si elle retenait son excitation. Fidèle à ses émotions, elle mise gros. La moitié d'un tapis. A ma droite, le trafiquant d'organes fait de même.

  Dernière carte... je déglutis.
  ... Et c'est...
  La bonne. C'est la bonne ! C'est la BONNE ! Mais je tâche de garder mon calme. Je passe la main dans mes cheveux et regarde à nouveau mon jeu. Tête baissée. Je finis par mettre la moitié de mes gains, comme les autres. Je les suis, singeant le chien mouillé ou presque. Ils misent davantage. Je mise un peu plus... Ils remettent encore...
  Je m'amuse à les narguer. Chacun croît avoir le meilleur jeu. Seulement je sais qu'un Flush Royal est impossible : la plupart des cartes-maîtresses de cette combinaison sont tombées et le reste est éparpillé entre nous trois. Pour le plaisir, je montre ma main et la table à Tyria Zann via le médaillon, imaginant son petit sourire discret : elle fait partie des rares adversaires que je ne voudrais pas avoir à ce jeu.
  Enfin ce qui devait arriver arrive. La rousse perd patience et fait tapis. La totalité de ses pièces. Nous devons faire de même. Hésitant, mon voisin me regarde. Je l'incite à y aller. Puis je m'y jette.

  Le croupier demande à ce que l'on dévoile nos cartes. La rousse dévoile un Full, combinaison particulièrement bonne. Un peu en dessous, le klatooinien nous montre un Flush simple. Et quand vient mon tour, un débordement d'émotions diverses submerge le plateau : du sifflement admiratif du croupier au "Waouh..." de la rousse estomaquée en passant par le cri de rage de mon voisin. Je dévoile un Carré supérieur.

  Une fois les gains empochés, quelques poignées de main avec le personnel et une fois mon compagnon d'infortune calmé avec de nouveaux jetons et la promesse d'un trou dans la gorge s'il ne m'obéissait pas dans la soirée, la belle demoiselle à la robe écarlate me rejoint. J'envoie paître mon mouton après lui avoir placé le traceur dans la botte, à la place de sa lame indétectable. S'il fait n'importe quoi, le CDZ le saura et me préviendra.

- Comment savez-vous, pour...
- Vous connaissez ma maîtresse, il me semble. Comment vous appelez-vous ?
- Euh... Je suis...
- En fait non peu importe : on ne demande pas son nom à une femme que l'on vient de dépouiller. C'est impoli. Et je suis sûr que conserver nos identités secrètes l'un et l'autre vous sera plus confortable. Je vais vous appeler Scarlett, ça vous convient ?
- Et comment dois-je vous appeler ?
- Eh bien... appelez-moi Darius.

  Encore merci, toi qui roupille dans une ruelle, les poches vides et l'identité volée.
  J'ai brillé ce soir. Le croupier discute avec l'un des vigiles plus loin et le personnel de l'accueil me montre du doigt. J'avais attiré l'attention sur Moi. J'espère en bien.


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MessageSujet: Re: Ne jamais dire "Non" [PV Tyria Zann] Mer 18 Jan - 5:44

Bon, il a fait non seulement une superbe impression mais en plus il a été subtil dans son travail par-dessus le marché. Je serais presque prête à lui pardonner ses transgressions passées mais je suis aussi une manipulatrice de premier ordre et le libérer de mon service risque de faire diminuer son efficacité plus que cela le convaincra de continuer à bien performer. Rien ne vous motive autant que l’instinct de survie. Il a pris contact avec « Scarlett » et je sais qu’elle sait de qui Ar’Hel parle. Je le vois dans ce regard, ce regard de défi et ce petit sourire provocateur qui a fait que la première fois que nous nous sommes rencontrées (elle était indépendante à l’époque et avait été recrutée pour me liquider), au lieu de s’entretuer nous en sommes arrivés à un meilleur arrangement. Notamment elle qui se joint à la Guilde des Chasseurs de Primes.

Elle sait que je suis à l’écoute et je la vois se pencher vers le bijou espion. Elle n’est pas née de la dernière pluie cette petite. Elle abaisse un peu l’échancrure de sa robe pour montrer plus de chair de sa poitrine que la bonne morale ne le permet mais je remarque non sans amusement qu’elle a encore son tatouage du CDZ. Une soirée bien arrosée, deux fortes têtes, un défi idiot… Je m’esclaffe à Ar’Hel peut m’entendre rigoler dans son oreille. Une Tyria qui rit est une Tyria heureuse donc c’est une bonne chose pour lui. Je rugis carrément de rire quand elle me fait savoir via mon « émissaire » que ses pertes aux jeux, je vais devoir la dédommager. Non. Elle n’a pas changé, définitivement. Tant mieux. Elle ne sera que plus motivée à bosser pour moi donc avec Ar’Hel. Voyez-vous, son coup de maitre au jeu va, pardon, a attiré l’attention. Normal, quoi.

Ce qui veut dire que bientôt, il va se faire inviter en zone VIP. Mais n’entre pas seul un homme dans la zone VIP. Il doit être accompagné d’une jolie demoiselle pour montrer son statut tant de jouer que d’homme. Un mâle incapable de se trouver une compagne est presque aussi mal jugé qu’un tricheur. Et si « Scarlett » décide de jouer au « trophée », je vous assure que le Hutt et ses sbires n’y verront que du feu. D’ailleurs, la chasseresse de primes se prête au jeu, se muant en une courtisane aguichante qui ne se lasse pas de flatter l’ego (les esprits tordus, gardez vos double sens douteux pour vous) de mon Don Juan de subordonné. Moi? Je suis en train de diriger les opérations de loin et je me dis que je ne regrette pas mon choix. Ça ne fait même pas une heure qu’il est sur place et déjà, je viens de gagner plusieurs centaines de crédits de la part de sceptiques du CDZ.

Et les autres équipes? Mon sourire disparait bien vite car ces imbéciles n’ont clairement pas la finesse d’Ar’Hel et je me retiens de ne pas leur hurler à la figure ma façon de penser. Quand je beugle, j'ai de quoi faire reculer un de ces gigantesques marcheurs de l’Empire tellement je fais peur. Il y a une règle non écrite au sein du CDZ : ne jamais emmerder la patronne. Jamais. Même mes plus fidèles collaborateurs et lieutenants appliquent cette règle à la lettre. Je sais qu’Ar’Hel est supposé fournir les codes et tout mais on ne brusque PAS un artiste sinon il va mal faire son travail. Tas d’incapables, oui! Du calme Tyria, du calme. Si tu t’énerves, tu vas vouloir aller les butter toi-même et alors adieu l’infiltration et le travail de génie. Je n’ai pas planifié tout ça pour rien, bordel! Note à moi-même. La prochaine fois, PAS de sous-contractants. Oh non.


« Ar’Hel, je t’embrasserais presque. Brillante performance et je ne dis pas ça à la légère. Scarlett va pouvoir t’ouvrir un certain nombre de portes que tu n’aurais pu emprunter autrement. La section VIP… Si je m’étais pointé on m’aurait ouvert grand les portes. En fait, et tu peux te vanter d’être la treizième personne de toute l’histoire du CDZ à y mettre les pieds. On va voir si ça va te porter malchance ou non. »

Vous pensez que j’invente des chiffres? Du tout. Déjà que c’est un casino « exclusif », il est normal de trier la crème de la crème de la crème. On parle d’un Hutt, quand même. « Scarlett fait mine de s’indigner car je ne l’inclus pas dans mes dires mais en même temps, elle fait partie de la Guilde et je dois avoir les chiffres quelque part sur combien de chasseurs de primes se sont rendus dans cette section du casino mais je n’ai pas envie de chercher l’information. Tiens tiens. C’est l’arrogant de tout à l’heure, au vestiaire, qui vient chercher Ar’Hel… Et évidemment, le klatooinien ne compte pas « juste » rester dehors alors que la fortune lui tend les bras et est en train de faire une scène. Voilà qui pourrait jouer contre mon « émissaire »… Je peux presque voir cet enfoiré de second du Hutt jubiler à l’idée de virer du casino Ar’Hel…


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MessageSujet: Re: Ne jamais dire "Non" [PV Tyria Zann] Lun 23 Jan - 0:49

Ce foutu klatooinien... je l'ai pourtant mis en garde. Et devant nous, le second de Gorada prend un air de spectateur innocent. Plus hypocrite que Moi, ce con-là. Je colle la chasseresse rousse à mon flanc, une main autour de sa taille, et fixe le bipède stupide qui avance vers nous, une bouteille à la main et ses jetons dans l'autre.
  Devinez quoi : il me les jette à la figure. Tâchons de rester calme :

- On me dit pas ce que je dois faire, à moi ! Tu sais qui j'suis ?
- Un sacré emmerdeur.
- Espèce de...
- Je crois pourtant avoir été clair tout à l'heure : tu restes dans ton coin sans faire d'histoire. Il me semble avoir été assez bon pour te sortir de ta misère, tu as une dette envers moi.
- J'paie pas mes dettes à des p'tites frappes de ton espèce !
- Eh bien... tant pis pour toi.

  Après un soupir et un regard à ma nouvelle partenaire, je me tourne vers le vigile arrogant et le prie de nous emmener au coin VIP. Evidemment, la lenteur de sa réaction est une feinte. Il attend la réaction du trafiquant d'organes. Ce dernier, excédé, tente de me frapper dans le dos. Je me contente de faire un pas de côté en lui faisant un croc-en-jambe. Déséquilibré par son élan, le poing du klatooinien percute l'homme du Hutt qui manque de trébucher avec lui. Plusieurs individus ont vu la scène.
  Deux autres gardes se rapprochent, mais le second les arrête en levant le bras. Blessé, à la fois à la joue et dans son estime, il saisit le maladroit par le col et lui chuchote quelque chose à l'oreille. L'autre semble déconfit par ce qu'il entend. Plus aucun esprit combatif n'émane de lui. Du moins dans l'instant, car celui d'après, il se défait de son étreinte le plus calmement possible et se retourne vers Moi, le regard haineux. Et il s'approche...

- Attention !

  Scarlett remarque la petite vibrolame dans sa main et lui décoche un coup de pied dans l'avant-bras afin de la lui faire lâcher. L'arme vole dans les airs, à la vue de tous, et il n'en faut pas plus pour les deux gardes pour faire fi de l'ordre du second et bondir sur le trouble-fête.
  Parce que oui, cet idiot n'est qu'un trouble-fête. Comment peut-on être aussi stupide et devenir un opportuniste aussi dangereux ? La galaxie comprend bon nombre des mystères... Mais je ne vais pas m'attarder sur celui-ci.

  Plus important, la rousse vient de me sauver la mise. Un point pour elle. Par contre en face, l'homme de main de Gorada ne paraît pas aussi surpris par la situation qu'il devrait l'être. Je perçois chez lui plutôt... de la déception.
  D'ailleurs cette vibrolame... En tâtant mon vêtement, je remarque que le couteau que j'ai volé au klatooinien tout à l'heure y est toujours. Alors soit il en avait une autre dissimulée ailleurs, soit cet enfoiré la lui a donnée pendant leur petit aparté. Il veut pas juste me faire expulser, il veut tout bonnement faire une pierre deux-coups en se débarrassant de Moi et en jetant dehors mon assassin.

- Pas très bon pour les affaires, tout ça...

  Dans tous les cas, il ne peut plus me nuire sans risque : la quasi-totalité de la salle s'était tournée vers nous pour assister à la scène, aussi beaucoup savaient que j'étais blanc dans cette histoire. Du moins en partie.
  Je me rapprochais à nouveau de lui, bras dessus-bras dessous avec ma charmante compagne du soir, et lui lançais d'un ton faussement modeste :

- Bien, je suppose que tout est réglé maintenant. Je suis prêt à vous suivre. Et désolé pour le... dérangement occasionné par cet individu. Un malheureux, sans aucun doute. Tâchez de ne pas trop le faire souffrir. Si besoin j'irai en discuter deux mots auprès de votre patron.

  L'ironie dans ma voix est évidente. Il comprend que mes propos valent également pour lui. Je suis provocant à souhait. Mais ce salaud a besoin de savoir qui tient les rennes à l'heure actuelle. C'est Moi qui mène la danse. Lui doit rester à sa place, comme le bon toutou fidèle qu'il est ! Personne ne cherche à me nuire sans que je ne lui fasse payer. Au centuple s'il le faut, pour qu'il comprenne. Ou qu'il meure, noyé dans sa propre bêtise.
  Je me recoiffe d'un geste de la main et incite ma partenaire à m'accompagner tandis que le second nous emmène dans une nouvelle pièce, les dents serrées et le regard vague.

  La pièce en question est une salle dorée, plus petite que l'autre et moins bondée. Des danseuses holographiques décorent l'endroit tandis que les rideaux sombres étouffent en partie la lumière, tamisant l'ensemble et permettant aux éclairages pointés vers la colonne centrale d'exposer fièrement d'autres statues du Hutt. Des fauteuils rouges, sophistiqués, étaient disposés autour de tables basses transparentes pour la plupart. Sur ma droite, un couple de tueurs à gage réputés dans la bordure extérieure. Plutôt mauvais : être réputé, en tant qu'assassin, c'est comme avoir une cible clignotante sur le corps, avec au-dessus de la tête une pancarte informatique où on pourrait lire "TUEZ-MOI". Sur ma gauche, un autre stand d'accueil.
  Nous y allons. L'hôte récupère nos jetons et les échange contre quatre plaquettes en métal précieux. Une pour Scarlett, trois pour Moi. On nous explique qu'ici, chaque joueur mise au départ un minimum de cent mille crédits. Ma compagne étant presque à sec, elle ne doit ce montant qu'à l'attention qu'on me porte désormais. Un point pour Moi.

  Au fond de la salle, je repère une porte gardée par deux sbires, les bras croisés. Le second nous laisse alors au milieu de la zone VIP et se dirige vers cet accès, les poings serrés, sans un mot pour me dire au revoir. Je suis vexé...
  Mais j'ai trouvé ce que je voulais. J'espère que ma maîtresse apprécie tout autant, car j'aurais bientôt besoin de ses conseils pour la suite des opérations.


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MessageSujet: Re: Ne jamais dire "Non" [PV Tyria Zann] Lun 23 Jan - 5:01

Est-ce qu’on peut le faire assassiner, est ma question. Et ça, Ar’Hel l’entend. Sauf que je ne parle pas de lui. Je parle du sbire arrogant qui a failli faire tuer MON agent. Oui parce que me priver de la dette qu’il me doit est impardonnable et il s’est attaqué à ma propriété. Quand on a une dette envers Tyria Zann, on devient son outil, son instrument ou son arme. Et quiconque touche à mes affaires va s’en prendre plein la gueule. Le ton est glacial et quand mon ton est glacial, mieux vaut quitter la pièce en courant. Je peux parfaitement sentir la nervosité de mes subordonnés. Ils savent que si je n’ai pas une réponse satisfaisante, des têtes vont rouler. Préférablement, pas la leur. Je veux que Ar’Hel entende. D’une part pour son orgueil : il est suffisamment important pour que je veuille des représailles mais malgré tout, je ne le libère pas de sa dette.

Mais je pense que sur ce coup par contre c’est « Scarlett » qui me surprend le plus. Elle s’excuse un moment, retourne vers le crétin que je veux faire buter et… Elle lui fait les yeux doux, lui murmure quelque chose à l’oreille avant de revenir vers les tables de jeu. Ok… Elle joue à quoi là? Je ne saurais dire en tout cas. Elle prend sagement place à côté d’Ar’Hel, comme si de rien n’était mais je la connais suffisamment pour dire que s’il y a bien une chose que « Scarlett » n’est pas et c’est d’être sage. Que manigance-t-elle? Enfin on verra en temps et lieu. Maintenant qu’il est à une porte du grand patron, il est plus que temps de commencer le travail plus costaud : susciter suffisamment la curiosité du Hutt soit pour le faire sortir ou pour que lui se fasse inviter à entrer. L’étape d’après : séduire une des « concubines » du Hutt, manipuler pour obtenir les codes et… Ça alors!

Vous vous souvenez du crétin que je voulais faire éliminer? Apparemment il vient de tomber raide mort. Crise cardiaque, conclura le médecin. Le fait est qu’entre le moment où Scarlett est allé le séduire et « maintenant », il a fouillé un certain nombre de clientes, flirté avec des serveuses, serré quelques mains… Mais je sais que c’est elle qui a fait le coup. Je la connais trop bien pour croire à une coïncidence. Dans le milieu criminel, le poison est regardé avec dédain par la plupart des professionnels qui préfèrent et de loin le frisson de tuer de leurs propres mains. Le truc, par contre, c’est que moi je vise à l’efficacité, pas au « carressage » de l’ego. Et « Scarlett », c’est pareil. Pourquoi faire un truc inutilement voyant quand elle peut agir bien plus subtilement? Elle se penche vers Ar’Hel et lui murmure que tous les hommes n’aiment pas son rouge à lèvres…

Je savais bien que c’était elle! Le seul problème que moi je vois c’est que le gros et gras Hutt risque d’être mécontent et un Hutt mécontent devient considérablement plus capricieux, ce qui pourrait nuire à mes plans. En même temps, éliminer une menace, même mineure, c’est déjà plus intelligent que de se prendre un coup de couteau dans le dos. Le Klatoonien n’est plus dans les parages et cet emmerdeur est hors course… Pas trop mal quand même. Je vérifie le reste des équipes ainsi que ce que mes experts comptables ont à me dire. Vous pensez que je vais juste mettre dans mes poches cette fortune colossale? Pas du tout. Vous voulez garder un semblant d’ordre chez les criminels? Vous leur donnez du fric gratuit, vous faites une super fête et je vous garantis que vous allez devenir la personne la plus populaire dans tous les secteurs adjacents.


« Je crois qu’il ne nous gênera plus… Tout est dans les bons accessoires pour la bonne tâche et dans le naturel des gestes… Ça fait deux fois que je te sauve la mise, non? Tu te doutes bien que je ne fais pas de bénévolat, pas vrai? Je vais pouvoir demander un max de ta patronne… Je sais que tu m’entends ma jolie. Désolée mais tu sais ce que c’est. Rien de personnel mais les affaires sont les affaires… »

Quelle sale garce! Mais bon. J’aurais fait pareil à sa place donc c’est de bonne guerre!


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MessageSujet: Re: Ne jamais dire "Non" [PV Tyria Zann] Mer 25 Jan - 0:38

Scarlett monte encore dans mon estime, ce qui n'est pas rien ! Je lui souris d'un air complice avant de m'installer tranquillement à la table du couple de tueurs. L'homme est un zabrak, la femme une twi'lek. Ils se tiennent par l'épaule et la taille en parfaits petits amoureux... Dégoûtant. Tellement dégoûtant que ça parait presque surjoué.
  Le zabrak me toise d'un drôle d'air, puis louche sur les "yeux" de ma compagne. Toujours regarder quelqu'un dans les yeux, c'est bien connu. Ça permet d'ailleurs de créer du dialogue :

- Oh vous pouvez le dire : j'ai de la chance. Mais vous n'êtes pas mal accompagné non plus.

  D'abord déboussolé par ma remarque, les lèvres du pointu se fendent d'un sourire niais et il me répond que sa chère et tendre vaut bien tous les trésors que cache ce casino.
  J'ai presque envie de vomir...
  Je ris pour masquer ma nausée passagère et pour le conforter. Je complimente alors sa "chère et tendre", ravissante dans sa tunique courte. Un habit qu'elle me dit trouver idéal pour se sentir à l'aise dans une baraque à fric sans avoir l'air négligée.
  Négligée... bien sûr. Idéal pour rassurer le personnel du Golden Opportunity, ça c'est certain !

   De là où je suis, avec du recul et un minimum de physionomie, couplé à une suspicion légendaire, j'arrive presque à imaginer le blaster en kit dont les multiples pièces se dissimulent dans les petites poches, le corset, les bottines de mademoiselle et dans les bijoux horriblement larges de monsieur. Sans oublier le renfoncement épais de sa fausse bretelle. On ne me la fait pas, à Moi.
   Hé, je suis du métier je vous rappelle !

  Un droïde nous sert de croupier. Celui-ci nous présente le jeu du black-jack... Je ne perdrai pas de temps à expliquer les règles. Sachez juste que tous les joueurs sont plus ou moins ensembles contre lui. Mais c'est le premier à faire vingt-et-un points ou qui s'en trouve le plus proche qui remporte la manche.
   La rousse se contente de me regarder jouer. Pas besoin d'être trop nombreux. Et puis j'avais le loisir de pouvoir perdre une plaquette. Pas elle. Je prend mes cartes...
  Au moins, côté positif de ce jeu, c'est qu'il va très vite. Si le croupier remporte trois mains, c'est terminé pour nous. Si l'un d'entre nous en remporte une seule, c'est bon pour lui.

  Le croupier place une pioche sur le côté. Nous regardons tous nos cartes. Les miennes ne sont pas bonnes... Je laisse couler pour cette main. Nos voisins de table ne semblent pas mieux lotis. J'espère juste qu'ils auront la décence... Ou plutôt l'inconscience de révéler leur jeu.
  Fort heureusement, ils sont stupides. Je tente de calculer les probabilités d'obtenir un jeu capable de faire Black-Jack, m'apportant la victoire. Mais je profite surtout de mon petit temps de pause pour dialoguer davantage avec le couple.

  Ces deux-là prétendent avoir été invités par Gorada en personne. Possible que ce soit le cas... Je veux ensuite savoir, en jouant la carte de la plaisanterie, si leur travail actuel rapporte suffisamment pour intéresser la grosse larve. Confiants, ils rétorquent en chœur que leur trafic de bacta bat des records depuis quelques temps.
  ...

  Un trafic ?
  De bacta ?
  La grosse blague ! Pourquoi mentir ? Pourquoi ne pas simplement dire qu'ils sont assassins ? Que veulent-ils cacher ? Qui va les juger, dans ce nid de vermine ?
  Et n'allez pas dire que j'en suis une, je vaux nettement mieux qu'eux tous réunis !
  Enfin bref... une information intéressante. Ils ont préféré ne pas me révéler leur identité. Si seulement ils savaient qu'elle n'était un secret pour presque personne par chez nous, ils seraient effondrés. Mais je ne pense pas que ce soit tant leur activité qu'ils tiennent à protéger, sinon un secret plus embarrassant, surtout en ces lieux.

  Une arme en kit, des roucoulades caricaturales et un mensonge grossier ? Je serai enquêteur à la Cour Suprême de l'Empire, j'irai directement faire réquisitionner tout élément suspect dans leurs différents lieux de transition connus. Mais n'en étant pas un, je préfère une approche plus... directe. Et plus amusante.

  Je jubile intérieurement en découvrant mes cartes. J'en tire une autre et la joie me fait presque trembler. Je dépose enfin mon jeu, révélant un parfait vingt-et-un points, obligeant les autres à retourner le leur et à constater ma victoire. J'ai bien fait de commander un autre verre.
  Je bondis de ma chaise en écartant les bras pour faire un signe de triomphe, emportant malencontreusement diront-nous mon alcool au passage. Le liquide vient asperger la tunique de la twi'lek qui lâche un cri de frayeur quand le tissu commence à devenir transparent, laissant apparaître, à défaut d'une modeste poitrine, de petits embouts métalliques ci-et-là.
  Je vous l'avez dit : amusant.
  Son conjoint tente de se lever pour m'empoigner mais je le maintiens assis en l'écrasant de ma main contre le rebord de la table. Mon amie rousse fait de même avec la tueuse arrosée.

- A votre place, je ne tenterai rien de stupide. Je sais pas ce que vous comptiez faire ici, mais dîtes-vous bien que je ne tolérerai aucun trouble dans ce casino tant que j'y serai ! J'aime pas être dérangé quand je joue.

  Et je ne mens même pas en disant cela. Du moins pas tout à fait. Grâce à cette nouvelle intervention, au nez et à la barbe de tout le personnel et des quelques clients de la zone VIP, notre petit duo venait de gagner à nouveau en prestige. Scarlett approche ses lèvres de mon oreille et chuchote d'une voix sensuelle :

- Pas mal du tout, pour un pantin du Consortium.
- Plutôt flatteur, pour une allumeuse de la Guilde.
- Je n'allume pas, j'incendie.
- Embrase-toi alors : je n'attend que ça pour pouvoir m'échauffer un peu.

  Écourtant notre tac-au-tac, une escort de Gorada vient à notre rencontre, puis nous somme de la suivre jusqu'à la porte du fond. Celle avec les deux gardes postés à l'avant. Ah, c'est Sana !

- Gorada le Hutt tient à vous rencontrer en personne.

  Evidemment, cette situation était attendue depuis mon arrivée ici. Mais me retrouver si vite face à la limace pleine aux as... J'espère que les autres auront terminé leurs tâches à temps.
   Tyria Zann, je vais très bientôt avoir besoin de votre appui. Vraiment très bientôt.


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MessageSujet: Re: Ne jamais dire "Non" [PV Tyria Zann] Mer 25 Jan - 4:13

D’accord… Je peux dire en toute honnêteté que je m’étais attendue à une opération à durée plus grande. Par exemple, deux ou trois soirées, histoire de faire monter graduellement les enjeux. Mais là ils ont décidé d’y aller en grand et de m’en mettre plein la vue. Pas mal. Pas mal. Je serais presque impressionnée. Presque. Un, la mission n’est pas finie. Deux, au sein du CDZ, je m’attends à l’excellence, rien de moins. Les petits emmerdeurs, les connards et ceux qui sont de simples frimeurs, on s’en débarrasse assez vite. Oh je ne dis pas que le processus est parfait et de vous à moi, c’est toujours utile de se garder un bassin d’imbéciles à envoyer se faire tuer. Vos ennemis vont alors penser que l’intégralité de vos forces est ainsi constituée et continuer de vous sous-estimer. Vous avez lu les rapports récents de la République et de l’Empire?

Moi oui. Et je peux vous assurer qu’ils ne parlent pas de nous en des termes flatteurs. Mais revenons-en à la présente opération. Car c’est ce qui nous intéresse, n’est-ce pas? Bien sûr que si. De deux choses l’une : soit la cible se doute de quelque chose, ce qui serait plus que surprenant, soit c’est mon jour de chance et je devrais m’acheter un billet de loterie (typiquement impérial, vendre du rêve et s’enrichir par-dessus). Je veux une confirmation visuelle de la grosse face de limace… Wow. Oh wow. J’en ai vu de ces gros connards dans ma vie mais je peux vous assurer que je n’ai jamais au grand jamais vu l’un d’entre eux qui ait l’air de s’ennuyer à ce point. Et vous savez comme moi ô combien ces débiles sont faciles à divertir. Si c’est violent, vulgaire ou un minimum attrayant, ils sont en train de rire comme si c’était la blague du siècle. Bah oui.


« Ar’Hel, danger, je répète, danger. Le Hutt tire une gueule d’enterrement, il est blasé comme pas possible et ça, ce n’est clairement pas bon. Si vous avez eu le droit d’entrer c’est parce qu’il s’ennuie à un point qu’il va sauter sur n’importe quelle occasion de se divertir, très certainement à tes dépens. Je suspecte qu’il va te tester, voire même chercher à t’humilier. L’ego, ça se soigne, compris? »

Je me retourne pour gueuler des ordres. Je veux savoir combien de temps il me faudrait pour déployer une task force et une flotte d’assaut et j’ordonne qu’on prépare mon vaisseau personnel. Je ne sais pas si la merde va se déclarer. Mais je ne prendrai très certainement aucun risque inutile. C’est la vie d’Ar’Hel et de « Scarlett » qui sont en jeu. J’aurais préféré et de loin éviter la manière forte mais bon. Je puis vous assurer d’une chose : le jour où je vais commencer à sacrifier inutilement des troupes, je commencerai à porter les couleurs de l’Empire. D’ici là, en cas de pépin, c’est à moi de foncer sauver mes subordonnés. C’est idiot, dangereux et irresponsable mais je suis Tyria Zann. Je n’obéis qu’à mes lois, à mes règles et si quelqu’un veut contester ça, qu’il se pointe et vienne me défier. Je vais lui refaire le portrait avec plaisir. Promis.

« Continues comme ça et tu vas te brûler. Je joue avec le feu et les autres en ressortent roussis. Pas moi. Et si je la connais, ta patronne est en train de mobiliser une armée en ce moment. Elle ne l’avouera jamais mais elle tient à son organisation pratiquement plus qu’à elle-même. Tu as dû faire une sacrée impression pour qu’elle soit prête à voler au secours de quelqu’un ayant une dette envers elle. Il faudra me donner le truc… »


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MessageSujet: Re: Ne jamais dire "Non" [PV Tyria Zann] Lun 30 Jan - 1:32

J'ai fait une erreur. Une grossière erreur.
  J'ai cru pouvoir tout accomplir en l'espace d'une soirée. Mais j'ai misé trop gros ce coup-ci, comme Scarlett et ma maîtresse venaient de me le faire remarquer. Ma fierté vient de prendre un sacré coup.
  Tout comme mes yeux !

  Bordel mais qu'est-ce que c'est que cette horreur ?! Même ses statues sont plus belles ! Ce truc n'est pas un Hutt, c'est juste le croisement raté entre une limace K'lorr dégénérée et un ver des sables malade et en fin de vie. Si je ne savais pas que la couleur de sa bave était naturelle, je l'aurais pris pour du vomi. Ce qui aurait été insultant pour ma compagne : elle est quand même plus attrayante que ça. A moins qu'il n'aime pas les rousses...

  Blague à part, Gorada semble las et ça ce n'est clairement pas une bonne nouvelle.
  Nous nous retrouvons dans un grand salon aux couleurs sombres, muni d'un projecteur holographique en son centre et d'une scène de danse exotique sur la droite. Sur la gauche, une table et quelques sièges. Au fond, une estrade métallique sur laquelle reposait un énorme coussin de velours sur lequel était avachi la bête répugnante. Et dire que ces choses avaient acquis le titre d'espèce intelligente civilisée... Je remercie intérieurement Tyria Zann pour sa purge. Ils ne manqueront à personne de toute manière.

  La grosse limace ouvre la bouche en faisant des bulles :

- Félicitations pour ta... performance, Darius Meffey. Tu as fait forte impression auprès de ma clientèle et de mon service. Sois-en remercié.

  Beurk.

- Tout le plaisir est pour moi, Gorada. Je tiens à vous...
- C'est Monsieur Gorada, ici.

  Ah. Autant pour moi...
  Ben voyons ! Lui et ses grands airs alors qu'il lui faudrait un bavoir ! Se permettant de me remettre à ma place et de me tutoyer et de... Bref passons. Je ne dois surtout pas le mettre en colère si je veux réussir la mission. Et rester en vie, optionnellement.

- Pardonnez-moi, Monsieur Gorada. L'ivresse de la victoire sans doute... et je tiens à dire que la beauté des lieux n'y est pas pour rien non plus. Un véritable chef d'oeuvre !
- Dis-tu que MON casino est le plus beau de tous ?
- Je n'ai pas la prétention de dire que je connais tous les casinos mais assurément il est le plus beau que je connaisse à ce jour ! Soyez remercié pour cette ouvrage.
- Fort bien... Tu sais, mon cher Darius... Tu permets que je t'appelle "mon cher Darius" ? Oh peu importe : mon cher Darius, donc, tu as bien joué mais tout ça me semble trop facile. Personne n'aime les jeux où l'on gagne du premier coup, sans adversaire digne de ce nom. Et ça ennuie le public, tu comprends ? Je ne suis pas de ceux qui idolâtrent la première personne capable d'écraser ses ennemis d'une main en brandissant le trophée d'une autre.

  Je vois où il veut en venir. Et ça ne me plaît pas trop. D'abord parce que je pense de la même façon que lui... Non : qu'il pense de la même façon que Moi ! Et d'autre part parce que cela veut dire qu'il veut me voir jouer en personne pour s'assurer que je ne suis pas un tricheur. Et tordu comme sont ces bestioles, je suis certain qu'il trouvera un jeu dans lequel il aura tout le loisir de choisir et de modifier les règles à sa guise, histoire de me voir sombrer. Tout dépend de l'humeur direz-vous, mais son humeur à lui n'était pas au beau fixe.
  Il soupire avant de lâcher :

- Et tous ces ennuis qui viennent troubler la paix dans mon établissement... un espion et un imposteur à l'entrée, un klatooinien énervé dans la salle principale et mon second, mort, dans la pièce d'à côté. Tout ça alors que tu passes par là. Étonnant, n'est-ce pas ?

  Je ne me démonte pas. Il veut me voir sourciller, perdre contenance devant lui, mais ça n'arrivera pas. Evidemment que je suis tendu, mais cela fait des années maintenant que je suis devenu un fieffé menteur et comédien. Autant en profiter pour jouer les Darius Meffey encore un moment :

- Sans vouloir vous manquer de respect, Monsieur, je vous affirme qu'il s'agit là de coïncidences. Si ce n'est pas le cas, alors c'est que quelqu'un en a après vous et veut faire passer toutes les accusations sur moi pour mieux vous tromper.
- Allons allons... Qui voudrait s'en prendre à moi ?
- Des jaloux sans doute Monsieur. La jalousie fait faire bien des choses aux gens.

  Le paquet de crédits que tu caches aussi d'ailleurs.

- Si tu le dis... Bien ! En attendant mon second est mort et c'est bien fâcheux. Il n'était pas très futé, et la moindre femelle aguicheuse lui faisait perdre ses moyens mais il n'était pas mauvais pour assurer ma sécurité. C'est une perte regrettable et je n'aime pas les regrets. Alors dis-moi, mon cher Darius : tes affaires fonctionnent-elles si bien que ça ? Es-tu venu ici parce que tu avais de l'argent à débourser ou parce que tu souhaitais arrondir tes fins de mois ?

  La question avait un double-sens, assurément. Si je disais que j'avais suffisamment de crédits d'emblée, je ne l'intéresserai plus et il me fera tuer pour se divertir l'esprit. Si je dis que non, soit il en conclura que je suis bel et bien venu pour le voler, soit...

- Je ne le nierai pas. Ce ne serait pas sage de ma part, surtout devant Vous. Mes affaires sont assez médiocres. Merdiques même ! Mais venir ici était ce que j'avais de mieux à faire. Je suis bon aux jeux après tout. Et ça me permet d'oublier un temps soit peu les aléas du travail. Je suis cependant navré de ne pas avoir réussi à vous divertir.
- Je vois, je vois ! Sois rassuré mon cher Darius, car tu vas pouvoir te rattraper. J'ai une proposition à te faire : souhaites-tu obtenir un travail plus... rentable ?

  Pas le choix, ce coup-ci.

- Vous m'intéressez, Monsieur.
- Bien ! Alors tu vas passer un test.

  Sans crier gare, le Hutt appuie sur un bouton à coté de lui. Un grand classique.
  Pourtant je ne l'ai pas vu venir. Sana qui était toujours là et ma compagne du soir crient en même temps alors que je chute depuis une ouverture dans le sol. Je tombe alors fesses contre terre dans une sorte de corridor mal éclairé. Une porte en face de moi et une grille au loin derrière. Je lève la tête et vois le monstre baveux ramper tant bien que mal vers l'ouverture en souriant. Il me toise et dit :

- Demain, j'organiserai un jeu très spécial pour élire mon nouveau second. Et tu as l'honneur d'y participer !

  Je ne sais pas s'il se fout de Moi ou s'il est juste débile, mais ce gros dégueulasse est en train d'applaudir comme un enfant devant un spectacle de cirque. Humiliant, pour lui comme pour ma pomme.

- Là-bas se trouve ta chambre, de l'autre côté se trouve l'arène dans laquelle tu joueras.
- Ne vous sentez pas obligé de me répondre, Monsieur Gorada mais : quel sera le jeu ?
- Oh mais c'est tout simple : il s'agit d'un tournoi. Des combats d'arène, pour être exact ! De valeureux combattants s'affrontent à armes égales, laissant de côté leur chance et leurs talents de parieurs, tandis que d'autres seront là, en tant que public, pour miser sur son poulain.
- Et je suppose que je ne suis pas du public.
- Tu supposes bien ! Encore un bon point pour toi. Mais il t'en faudra plus pour l'emporter... Je l'espère, rassure-toi ! Tâche de devenir le favori de quelqu'un. Quoi que... non en fait : ce serait mauvais si tu faisais gagner de l'argent à d'autres qu'à moi. Sinon, soit bon et donne tout ce que tu as, mais n'oublie pas d'être divertissant.

  Sur ces mots, il commence à se retourner, s'arrête, puis attrape Scarlett par le bras.

- Une dernière chose ! J'espère que ça ne te dérange pas si ton amie me tient compagnie jusqu'à demain ? Il me manquait une danseuse. Mais ne t'en fais pas : tu la récupéreras en fin de matinée... Si tu gagnes !


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MessageSujet: Re: Ne jamais dire "Non" [PV Tyria Zann] Lun 30 Jan - 4:50

Est-ce que quelqu’un aurait l’amabilité de me dire POURQUOI est-ce qu’Ar’Hel est au fond d’un trou et « Scarlett » entre les mains du Hutt? C’est la question que je pose et personne n’ose me répondre. Je suis furieuse et personne n’ose s’approcher dans un rayon de dix mètres de moi. Je dirais même que certains se demandent s’il ne vaudrait pas mieux partir en courant. Quand je suis dans cet état, vous êtes mieux de vous tenir loin. Ma flotte. Tout de suite. Et le plus d’armes qu’on peut embarquer. Et je vous jure que je vais en faire de la… Une main se pose sur mon épaule. Urai Fen. C’est la seule personne qui aurait les couilles de faire une telle chose alors que je suis en beau pétard. Il veut que je me calme, bien entendu. Mais je ne veux pas me calmer. Je veux une réponse rapide, expéditive et brutale. La modération? Pffft.

Mais Urai n’est pas de cet avis. Si je fonce tête baissée, comment vais-je pouvoir inciter Ar’Hel à se dépasser? Comment serais-je en mesure d’évaluer ses réelles compétences si dès que les choses chauffent un peu, je me jette à sa défense? Il me rappelle que c’est lui qui a une dette envers moi et non l’inverse. Je sais bien mais en même temps je ne vais quand même pas laisser cette saloperie de limace s’amuser aux dépens du Consortium de Zann! Mon second me fait remarquer que le Hutt ne sait pas qu’Ar’Hel travaille pour moi… je comprends sa logique. Nous avons l’avantage de la surprise et du temps devant nous. Temps que nous pouvons utiliser pour mieux planifier une attaque éclair. Si nous décidons d’intervenir. Je déteste quand il douche mes envies de meurtre. Vraiment. Pire encore, je déteste quand il a raison. C’est vraiment, vraiment, VRAIMENT dérangeant.

À des années lumières de là, « Scarlett » est en train d’échafauder son propre plan. Bien évidemment, ça je ne le sais pas mais elle n’a pas apprécié que le Hutt tente d’en faire une danseuse. Ce n’est pas un mensonge quand je dis que c’est une rousse volcanique. Je suis parfaitement sérieuse. Les gardes du Hutts reviennent le voir, piteux et embarrassés, pour lui dire que la nouvelle danseuse refuse de collaborer et qu’elle cogne dur. Forcément qu’elle cogne dur. C’est une chasseresse de primes. La grosse limace est contrariée : « Scarlett » lui refuse son petit plaisir mesquin et son indiscipline risque fort de gâcher le spectacle. Plutôt que de perdre la face, il décide de l’envoyer demain dans l’arène avec les autres. Et s’il y a bien une chose que « Scarlett » sait faire, c’est un bordel pas possible. Quelle idée de la mettre avec les autres, sans surveillance…

La connaissant, elle doit être en train de parler avec les autres « gladiateurs ». C’est typiquement Hutt : ils en isolent un, celui qui les intéresse, laissent le reste des combattants ensemble pour les pousser à vouloir s’allier contre la pauvre victime et on devine bien le reste. Sauf que là, « Scarlett » est en train de rallier tout ce beau monde à sa bannière et quand ils vont prendre les armes contre la limace, cette dernière va se rendre compte que finalement, il aurait dû être beaucoup plus prudent. Il sera alors trop tard de toute façon. Elle ne va pas laisser Ar’Hel livré à lui-même. Ça c’est sûr. Ne serait-ce que pour pouvoir m’envoyer la facture pour l’avoir sauver. Cette garce… Mais comme je l’ai déjà, dit, je ne sais pas encore qu’elle manigance des trucs. J’en connais un qui va être surpris quand un garde va venir lui apporter subtilement une missive écrite de sa main et qui va comme suit :


Si tu savais comme je vais facturer ta patronne pour ce coup-là.

Demain, nous allons donner une représentation qi va rester dans les mémoires. J’espère que tu es plus impressionnant en combat que tu l’es à baratiner les Hutts.

Je ne sais pas ce que tu viens faire ici ni qui tu es vraiment mais quoi que ce soit, je veux ma part du gâteau.

Qui va sauver qui, au juste?

Tu vas voir comment j’embrase,

Scarlett


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MessageSujet: Re: Ne jamais dire "Non" [PV Tyria Zann] Lun 13 Fév - 14:37

Je regarde partir le garde, pas sûr de lui.
   Et je me mets à rire. Nerveusement d'abord, puis allègrement. La jolie rousse ne manque vraiment pas de toupet ! Si l'occasion se présente à l'avenir, j'aimerai travailler de manière plus concrète avec elle. Mais pour l'instant...

   Je dois sortir d'ici. Je n'ai malheureusement qu'une seule solution pour cela : participer au jeu du Hutt. J'ai beau tâté les parois humides de ma cellule, je ne trouve rien qui puisse m'indiquer un moyen d'en sortir.
   Près de mon lit, une armoire dans laquelle je trouve diverses sortes d'armes rudimentaires : un bâton électrique, une lance, un fouet, un bouclier, une épée et une dague. De vieux outils entretenus sommairement... J'espère que les autres participants sont vaccinés, parce que j'imagine bien le nombre de maladies que pourrait provoquer la moindre coupure avec ces lames rouillées.

   En attendant je me pose sur mon lit, les bras croisés sous ma nuque, et je demande au garde derrière la porte suffisamment fort :

- Est-ce que je peux manger un morceau au moins ? C'est pas comme ça qu'on traite un client ! Si ça se trouve je vais crever demain et j'aurais même pas droit à un dernier petit plaisir !

   Je manque de rire à nouveau. Je ne vais certainement pas mourir demain.
   Je continue de harceler mon geôlier jusqu'à ce qu'il daigne se déplacer, à l'abri de mes ordonnances et de mes quolibets. Pendant ce temps, je soupire en imaginant quoi faire lors du tournoi. Je vois mal ce que pourrait tenter Scarlett, mais je la vois mal obéir docilement au Hutt, même pour le tromper. Je suppose qu'elle va se jeter dans l'arène, histoire d'avoir son lot d'action. Cela m'est directement confirmé par le médaillon autour de mon cou et je m'empresse de rassurer ma maîtresse, laquelle contient mal sa colère. Je m'excuse pour ce manque de professionnalisme de ma part. Mon ego en prend un coup, lui aussi...

   Mais je ne désespère pas, bien au contraire : les choses ne sont guère en ma faveur et là est tout l'intérêt ! La frustration, toute cette tension, cette excitation intense alors que l'on se retrouve dos au mur, prêt à se faire attaquer de toute part par des individus ayant eux aussi tout à perdre... Enfin un moyen de faire sensation !
   Je me sens d'humeur chantante :

C'est la femme de Monsieur Zenule
Qui chante et qui danse et qui rit
Entourée d'hommes sans aucun scrupule
Qui la regardent et elle leur dit :
"Baissez vos armes, levez vos verres !"
Bientôt ils se retrouveront par terre

C'est la femme de Monsieur Zenule
Qui toise et qui croise et qui ment
Son mari, lui, semble ridicule
Et gesticule désespérément
"Cher Ami, vous voilà mort !"
Dit-elle avec un sourire retors

C'est la femme de Monsieur Zenule
Qui bientôt se retrouve à mes côtés
Et alors que je la bousc...

CLONG !

   Je suis grossièrement interrompu par le garde qui frappe à ma porte et pose aux pieds des barreaux mon plat. Une tambouille immonde, verdâtre, avec un morceau de pain et un verre de jus mousseux. Le jus ne me donne franchement pas plus envie que l'assiette et le pain est trop petit pour éponger la totalité du repas. Je tente tout de même une cuillerée et manque de recracher le tout.
   Dégueulasse !
   J'en informe l'autre :

- Mes compliments à votre cuistot ! J'espère qu'il n'est pas mort en goûtant ses plats !

   Et je me remets au lit après avoir englouti le pain et le verre d'une traite. Beurk.

[...]

   On m'informe qu'il est l'heure. Je dois sortir d'ici et avancer dans le couloir menant à l'arène.
   Je marche tranquillement, dague en poche et bâton à la main, en sifflotant l'air de ma chanson de la veille. Ce qui ne semble pas plaire à mon geôlier. Bah ! Tant pis pour lui s'il n'a aucun goût pour la chanson populaire. La pointe de sa vibrolame effleure mon dos.
   Plus nous nous approchons de la porte blindée au bout du passage, plus le bruit de la foule se fait entendre. Le jeu de Gorada semble avoir attiré un beau public ! Raison de plus pour bien me faire voir. Alors que mon nez se retrouve presque collé à la porte, j'entends une voix plus forte que les autres s'élever. Celle de mon hôte rampant :

- Les amis ! Vous êtes venus nombreux pour assister à mon nouveau tournoi ! Aujourd'hui les règles ont légèrement changé. Plus de bêtes, plus de mines, seulement quelques pièges simples et basiques. Mais rassurez-vous ! Les paris sont les mêmes, et l'enjeu de taille car le gagnant deviendra mon nouveau jou... second !

   A l'instar d'applaudissements, une véritable chaîne de cris d'enthousiasme viennent répondre à son introduction. Profitant de l'euphorie, le Hutt continue :

- Nous aurons droit à des vrais combats, à de véritables mêlées, et à de vraies morts ! Finies les éliminations rapides et les explosions poussiéreuses ! Seule la force et l'agressivité de nos valeureux gladiateurs leur offriront la victoire et nous offriront le spectacle dont nous rêvons ! Alors mes amis, faîtes vos jeux, car le premier lot de gladiateurs va maintenant entrer. Des vétérans de Ryloth fraîchement arrivés. Rassurez-vous, il ne s'agit là que d'un hors-d'oeuvre. Le vrai spectacle commencera lorsque ses cinq anciens compagnons se seront tous entre-tués et qu'un seul d'entre eux tiendra debout !


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MessageSujet: Re: Ne jamais dire "Non" [PV Tyria Zann] Lun 13 Fév - 17:34

Je continue de surveiller la situation et mon humeur ne s’arrange pas forcément. Oui, les préparatifs avancent pour une attaque éclair. Le problème, par contre, c’est que je ne peux pas vraiment commencer à tirer à tout va en risquant de blesser ou tuer les équipes déjà sur place, ces mercenaires grassement payés pour diverses tâches visant à rendre plus pauvre que pauvre le Hutt. Si je commence à avoir la réputation de tuer mes propres contractuels sur un caprice, ça ne va pas le faire. Mais alors là vraiment pas. Je fais tout, justement, pour séparer le crime de ce préjugé idiot qui veut que nous, chefs du crime, soyons capricieux et immatures. Les Hutts, je ne dis pas. Mais quand je tue, c’est avec un vrai bon motif. C’est pour cette raison qu’on me considère comme étant si redoutable. Parce que j’ai une tête et que je sais m’en servir.

Et parlant de tête, je connais une garce rousse qui en a toute une. Nous avons mentionné plus tôt (bien que je n’en sache rien) que « Scarlett » préparait un truc avec les gladiateurs. Quand le matin arrive et que tout ce beau monde doit aller s’entretuer… Et bien les gladiateurs refusent de se battre! Le Hutt ne peut pas « juste » les tuer : où serait le spectacle, sinon? Et petite note comique : menacer de mort un condamné à mort ne le convainc pas davantage d’écouter. La foule commence à s’agiter : le spectacle promis n’est pas là. Mauvais pour la réputation du Hutt ça. Furieux, il décide de faire entrer un second groupe de gladiateurs… Qui refuse également de se battre. Tant et si bien qu’on force Ar’Hel à entrer en piste avec les autres en espérant que QUELQU’UN va se battre. Moi, de mon côté de la galaxie, je continue à préparer une mission de sauvetage.

Du côté d’Ar’Hel et compagnie, la situation s’envenime. Pour le Hutt. Les gladiateurs ne veulent pas se battre et ils sont armés. Pas suffisamment pour tenir tête à des gardes lourdement armés mais ils sont assez nombreux pour affronter ceux qui sont chargés de les surveiller. Et personne ne veut des gladiateurs sanguinaires en maraude dans ses installations. Naturellement, « Scarlett » ne reste pas juste inactive pendant toute l’histoire. Un « gladiateur » en armure lui met un pistolet blaster dans les mains et si le sang et la sueur dominent l’odeur des lieux, le parfum de la rousse est parfaitement reconnaissable. Oui. C’est « Scarlett » derrière l’armure. Et c’est elle qui donne un avantage à Ar’Hel. Quand vous avez un flingue, vous avez toujours un argument de plus à amener à la table. Et elle s’amuse. C’est une prédatrice la demoiselle.


« Je te trouvais un peu nu sans armes. Pas que l’image mentale ne soit pas agréable mais ici, c’est problématique. Comment tu trouves ma petite idée? »

Le Hutt envoie ses gardes pour attaquer les gladiateurs… Mais les gardes chargés de surveiller Ar’Hel et compagnie ont été convaincus par « Scarlett » d’aider ceux qui devaient mourir dans l’arène et donc le chaos ambiant ne fait qu’augmenter car qui est loyal et qui ne l’est pas? Et remplacer tout ce personnel sera coûteux et comme les Hutts sont notoirement radins… Que va faire la grosse limace? Chose certaine, le spectacle est en train de prendre toute une tournure… Et ce n’est pas le nom de Scarlett qu’ils scandent mais bien celui d’Ar’Hel. Qui croirait, dans un monde du crime si sexiste et macho, que le vrai cerveau est une femme? Pas chez les Hutts en tout cas. Qui plus est, en armure, qui reconnaitrait une femme si rien ne sculpte ses formes? Elle est redoutable, la Scarlett. Je l’aime bien cette garce même si elle me coûte une fortune…


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MessageSujet: Re: Ne jamais dire "Non" [PV Tyria Zann] Mar 14 Fév - 19:33

- Ne les laissez pas s'échapper !

   Désolé mon gros baveux, mais vu le chaos général alentour, ça risque d'être compliqué de tous nous attraper, encore de faire des prisonniers. Moins d'une minute avait suffit à Scarlett pour foutre le bordel dans toute l'arène en haranguant son petit monde et en marchant sur les cadavres qui s'empilent petit à petit.
   Les gladiateurs et les gardes ralliés à sa cause continuent de riposter tandis que d'autres sbires du Hutt arrivent par les gradins. Certains sortent par les grilles relevées desquelles nous étions sortis plus tôt. Je vois la rousse faire son numéro de son côté, agile comme pas deux et à peine gênée par son armure intégrale ! Elle enchaîne bonds et sauts périlleux au milieu de la mêlée, brisant les mâchoires et éclatant les arrêtes nasales de ceux qui lui cherchent embrouille. Deux tirs de blaster passent à côté d'elle tandis qu'elle disparaît derrière une colonne.

   Quant à Moi, j'avance tranquillement au milieu de l'arène, les yeux fixés cette fois sur Gorada, qui panique sur son piédestal, entouré de sa garde rapprochée et de deux filles en petite tenue, recouvertes de bave. Les pauvres...
   L'un des hommes me voit et tire dans ma direction. Le faisceau passe à quelques centimètres de ma joue, je bronche à peine. J'attrape mon voisin et m'en sert de bouclier : le deuxième projectile le touche en plein cœur. Je réplique tout en conservant son corps fumant en guise de protection. Mes tirs viennent se ficher sur les parois derrière leur petit groupe, puis dans l'épaule de l'un et dans la tête d'un autre. Les filles s'enfuient en courant tandis que la limace continue de se plaindre et de crier comme une vierge effarouchée.

- Bon, ma grosse ! Il va falloir qu'on s'explique maintenant, toi et Moi. Alors dis à tes hommes de lâcher leurs armes immédiatement !

   Vous savez ce qui est pire qu'un Hutt en train de s'amuser ? Eh bien je le découvre maintenant : un Hutt tellement paniqué qu'il se met à raconter n'importe quoi, quitte à prendre des risques inconsidérés :

- Massacrez ce sale petit parasite ! Dépêchez-vous de me débarrasser de ce truc ! Je veux plus le voir ! Toi : fonce !!

    Sitôt dit, il lance l'homme qui se trouve juste à côté de lui dans l'arène. Le garde s'écrase en suffoquant par terre et ne se relève pas.
   Je vous l'avais dit : totalement inconsidéré.

    Derrière Moi, d'autres types s'entre-tuent à coups de blaster, de bâtons électriques et de sabres de l'ancien temps. D'un point de vue chronologique, c'est le désordre le plus complet ! N'y tenant plus, je fonce vers la colonne de droite, laquelle est parsemée de fissures et d'impacts encore chauds. Un homme armé se met sur mon passage. Sans prendre le temps de savoir s'il est avec ou contre Moi, je lui tire dessus. Je prend ma dague et la lance sur un autre pendant que le premier s'écroule.
   Deux morts plus tard, je suis au pied de la colonne et me sert des orifices nouvellement créés pour l'escalader. Me voyant faire, Scarlett s'empare d'un blaster et aide mon ascension de plusieurs tirs en escalier.

- Merci, ma belle ! Je t'invite où tu veux dès que nous sortons d'ici.
- Essaie déjà de rester en vie !

    Je tourne la tête dans sa direction et dégaine à nouveau mon pistolet. Avant qu'elle n'ait le temps de réagir, mon tir percute le front d'un garde derrière elle.

- Je ne te le fais pas dire ! D'ailleurs je confirme : tu t'embrases vite ! Peut-être un peu trop.

   Sur ces mots je continue de grimper. Arrivé au niveau des gradins je prend mon élan et bondit vers eux, les mains tendus en direction de la rambarde.
Je l'agrippe in extremis et pousse sur mes avant-bras pour m'y élever. Je fais passer une jambe par dessus et me voilà près de la loge de Gorada, lequel est toujours tétanisé et entouré de ses deux derniers hommes.
   Le premier me voit arriver et tente de m'intercepter. Je le réceptionne au niveau du menton et lui fait une clé de bras, histoire de le prendre en otage. Le deuxième hésite à tirer, ne voulant blesser son partenaire.

- Qu'est-ce que t'attends, crétin ?! Tire-lui dessus !
- Trop tard, l'affreux.

   Mon faisceau fait lâcher son arme à l'autre malheureux et un second tir le fait basculer pour rejoindre les cadavres de l'arène. Je pointe maintenant le pistolet sur le torse du propriétaire du casino qui recule désespérément.

- Je n'ai pas eu l'occasion de voir beaucoup de Hutts dans ma vie, mais toi... tu bats certainement tous les records en matière de laideur et de dégueulasserie ! Et dire que ce beau bâtiment t'appartient.
- Pi-pitié ! Ne me tue pas...
- Te tuer ? Oh que non, ce serait trop facile ! J'ai d'abord besoin de ta coopération pour vider ces lieux de leur substance première.
- C'est mon argent... Je ne peux pas...
- Tu veux négocier ?

   Je joue délibérément avec la gâchette de mon blaster en lui lançant mon sourire le plus innocent. Ce qui ne le rassure pas plus. Tant mieux, c'est pas le but !
   Scarlett nous rejoint finalement après quelques instants. Les hommes de Gorada, ceux qui lui étaient restés fidèles et qui étaient en train de reprendre l'avantage, nous voient aux côtés de leur employeur et baissent aussitôt leurs armes en implorant la pitié de nos alliés opportuns. Je me délecte de cette scène encore un temps avant de regarder la limace qui se résigne finalement. La rousse s'approche de lui et lui colle une gifle monumentale en le sermonnant sur la manière de traiter une femme.

- Jamais tu ne me feras danser, t'entends ça ?! Jamais !
- Par contre nous pouvons te faire chanter. Et crois-moi : je suis tellement bon pour ça que tu finiras presque par m'appeler ton Imprésario.

   A peine l'ais-je dit que j'appuie sur la détente de mon arme. Le rayon vient brûler le flanc du Hutt qui hurle de douleur en produisant des sons stridents. Sans prêter attention au regard surpris de ma voisine, je m'approche de son piédestal et remarque une boîte posée sur une petite table, à côté d'un verre de vin. Je récupère ce qu'il contient et le tend vers la rousse en lui faisant un clin d’œil :

- Cigarette ?


"Je suis certain d'avoir raison. Mais je n'y mettrai pas ma main à couper..."
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Ne jamais dire "Non" [PV Tyria Zann]
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