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Ar'Hel Frost, pour vous servir...

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Vétéran du CDZ
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Messages : 33
Date d'inscription : 26/12/2016
Age : 24

Feuille de personnage
Double Compte: Nope
Armes: Blaster DH-17, couteau de combat
Alignement: Neutre
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MessageSujet: Ar'Hel Frost, pour vous servir... Lun 26 Déc - 15:22


"Longue vie à Tyria Zann !"



» Etat Civil





• Nom/Prénom : Ar'Hel Frost
• Surnom : Father
• Âge : 24 et des poussières...
• Sexe : Oui
• Espèce : Humaine

» Caractéristiques





• Groupes : CDZ

• Rang : Vétéran (III)

• Pouvoirs :
Niveau 1 : Dissimulation de Force
Niveau 2 : Sens de Force

• Inventaire : Blaster DH-17, volé et en parfait état bien entendu. La réplique du masque de Mandalore, noire dans l'ensemble, argentée au niveau des contours. Et un couteau. Rudimentaire, mais pratique.

• Vaisseau : StarViper-class attack platform, pour le travail

• Alignement : Neutre

• Planète d'origine : Corellia

• Physique :  Et "bonjour" alors ?! Ça mange pas de pain...

Bref : je suis un homme plutôt banal, de taille moyenne avec des cheveux mi-longs, noirs... Ahah n'importe quoi ! Vous m'prenez pour Monsieur Tout-le-monde ? Trêve de plaisanteries, je suis beau. Non vraiment, regardez bien ! Ce menton carré et viril ; cette bouche attirante aux lèvres roses, un brin provocantes ; cette fine moustache et ce petit coin de barbe, taillées avec soin ; ce grand nez aux traits marqués, ni large, ni épaté ; ces yeux en amande, l'iris sombre et perçant ; ces sourcils soignés, ce front lisse et haut, presque arrogant ; ces cheveux d'un noir de geai, pourtant si brillants, parfois rebelles, dégagés en arrière la plupart du temps, attachés en une queue de cheval parfois, gominés en de rares occasions... Une petite mèche au devant, histoire de mettre ce front et ces yeux en valeur... Et ces muscles ! Mais admirez un peu l'ouvrage ! Bon sang, mais quelle classe !

 Mais je m'égare. Après tout : vous pouvez vous rendre compte de la magnificence qui est la mienne par vous-mêmes. Tous les papillons de nuit sont attirés par lumière, reconnaissez-le.
Si ça intéresse qui que ce soit, je mesure un mètre quatre-vingt-trois. Alors ?Heureux ?
 Pour ce qui est de l'habit, je porte généralement des hauts blancs, ou gris, sous une veste sombre. Ma préférée est un blouson en cuir brun munie d'une poche sur le pectoral gauche, d'un col relevé et d'une fermeture dorée, un ancien modèle de GreatStar, une marque populaire corellienne. Le prix ?.. Puisque c'est populaire vous avez les moyens de vous l'offrir, rassurez-vous ! Il faut suivre ! Bon... Pour les pantalons même principe, c'est-à-dire sombres, souvent noirs, avec des poches et un ceinturon. Le côté pratique est un plus évidemment ! Mais si je devais choisir un nouveau vêtement, ce sera d'abord par souci d'esthétique. A quoi me servirait-il d'être Moi sans un minimum d'allure ? Si je devais me satisfaire d'un équipement basique, je n'aurais alors plus qu'à me faire appeler "mercenaire Lambda" ou "criminel N°F12"... Ridicule.

  J'ai confiance en moi, je n'aime que moi et je le fais bien savoir : lorsque je marche, lorsque je cours, lorsque je regarde quelqu'un, lorsque je parle, lorsque je mens, lorsque je crie, lorsque je ris, lorsque je tue, je garde la tête haute. Si l'excellence devait se suffire à elle-même alors oui. Je me suffis. Moi et une assiette de raklofis mi-cuits. Savez pas ce que c'est ? J'en ferai à l'occasion, mais pour le mériter, il faut suivre. Ne me faîtes pas me répéter.
Quoi d'autre... ah ! J'ai tendance à me recoiffer. Quotidiennement. Rien de bien méchant en soi, une sorte de rituel obligatoire, quoi que sans raison particulière. Cela peut venir comme une envie de pisser. On rabat le tout en arrière et le tour est joué. Mine de rien ça fait un bien fou, et fait partie des multiples remèdes pour gagner en confiance. Je l'affirme.
Allez-y essayez.

...

Vous l'avez fait ?

Non sérieusement ?!
Vous êtes sacrément cons. Ça aussi je l'affirme.
Tiens ça me rappelle autre chose : je soupire énormément. N'étant attiré que par ce qui peut me mettre en valeur, il est commun de me voir faire étalage de ma "motivation" du moment.
Autre chose ?

• Caractère : Je vous l'ai pourtant dit : ne me faîtes pas répéter. J'ai horreur de répéter. Un jour une personne a eu le malheur de me faire répéter et elle a connu un événement tragique... Bon. Elle n'est pas morte. Mais ses deux acolytes oui. Alors ne me faîtes pas rép... Oh et puis merde.

 Etant jeune, je ne voyais le monde que comme une injustice et la vie me paraissait triste et insensée. Aujourd'hui je vois la galaxie toute entière comme un immense plateau de jeu. Un jeu dont je serai le personnage central ! Comme dans un film biographique. Enfin autobiographique pour le coup.

 Je ne suis pas spécialement raciste : je conçois que chaque espèce possède des particularités qui lui sont propres et que n'importe quel individu peut me faire profiter de ses talents pour parvenir à mes fins. Je suis un opportuniste en somme ! N'est-ce pas normal ? Est-ce qu'il vous arrive souvent de rendre service sans rien attendre en retour ?
Oui ?
Bande de menteurs... Enfin bref. Tant mieux pour vous. Personnellement j'ai la conscience tranquille. Je ne regrette jamais rien. Jamais. Tout simplement parce que je réfléchis toujours avant d'agir. Chose que j'ai apprise très tôt pour m'en sortir ! Tout comme la lecture du faciès... Très important pour déceler l'émotion ou l'intention d'un individu. Très utile pour le relationnel d'ailleurs ! Et en plus ça rend plutôt pas mal sur le CV.

 Les Sensitifs ? Ceux qui utilisent la Force ? Bon : déjà parlons-en de la Force. Bêtises que tout cela ! Des sorciers, des marabouts, des shamans, des épéistes des temps modernes... certes ! Pourquoi pas ? Mais des magiciens capables de sonder l'esprit, le passé, le futur ? De soulever des vaisseaux ou de projeter des éclairs ? Illusions... Il n'y a que le présent qui compte. Pas besoin d'être Moi pour le savoir. Le passé est révolu, il n'appartient qu'à nous d'en faire bon usage et de corriger les erreurs de nos prédécesseurs. Le futur quant à lui doit rester secret. Quel intérêt de connaître la solution d'un jeu ? Ça enlève tout le plaisir, toute l'excitation ! Ce serait comme lire la fin d'un livre à peine après avoir entamé le premier chapitre ! Stupide.

La politique ? La république ? L'Empire ? La Guilde ? Des tremplins. Rien de plus, rien de moins. La guerre est un moteur puissant, et chaque camp est à même de servir mes intérêts. Et quelle sensation... Divine que d'avoir la capacité d'influencer le cours des événements. Être un criminel a du bon.

 Parlons-en tiens : je ne suis pas devenu ce que je suis par hasard. Et je sais faire la différence entre le bien et le mal, croyez-moi ! Mais c'est ce qui rend la chose amusante. Non ? Oh allons ! "Ouvrez votre esprit, jeunes padawans" ! Tss...
Je tue, ou m'arrange pour faire tuer, au mieux. Et si je devais tuer quelqu'un parce que... parce que ! Eh bien je n'hésiterai pas à le faire lentement, étape par étape, morceau par morceau. Je ne me considère pas comme sadique. Plutôt comme expérimentaliste. Je mens, je trompe et je manipule. Je vole aussi. Grâce à un jetpack. Basique. Enfin surtout des crédits et du matériel à usage militaire. Pourquoi ? Parce que ça paie, parce que c'est utile au Consortium et parce que les missions sont de bons moyens de nouer des relations. Être sociable aide à la création d'un réseau d'informations. Mais vous en saurez plus par la suite...

...

Ah le jetpack. C'était pas vrai. J'espère Sincèrement que vous aviez compris.

• Points forts : Je suis beau... Bon d'accord ! Je suis calculateur.
 Savoir juger une situation, une personne, un groupe... savoir analyser, faire le point et trouver la solution adéquate... Tout ceci me paraît primordial afin de faire mon travail au mieux. Et de remplir mes quotas. En dehors de ça, ma prudence et mon discernement sont une même qualité que j'apprécie autant que mon physique ! Je me laisse rarement influencer par les avis extérieurs, à moins que la remarque soit cohérente et bénéfique. Si je devais me plier aux exigences de n'importe qui, je risquerai de perdre du temps et de l'efficacité à cause de l'hésitation. "On est jamais mieux servi que par soi-même" disait un sage d'autrefois.

 Je suis agile : des années de travail et de culture du corps m'ont permit d'acquérir une anatomie parfaite. Je ne me vante pas, c'est la stricte vérité ! Au meilleur de ma forme, dans la fleur de l'âge, sans compter les innombrables courses et fuites au travers des rues et des ruelles de Corellia, d'Umbara ou de Tatooine, me voilà à courir de toits en toits, à effectuer diverses acrobaties, toutes plus virevoltantes les unes que les autres et à escalader les parois les plus abruptes sans crainte de chuter. La confiance que j'ai à mon égard y est pour beaucoup, je dois l'admettre. Pas besoin d'en rajouter plus.

Je suis éloquent ! Et pas qu'un peu : expert dans l'art de jouer la comédie, dans la sociabilité et la manipulation, il m'est devenu aisé de me faire écouter et apprécier de mon entourage. J'inspire confiance. Je suis agréable au possible, poli, serviable de temps à autres, souriant, farceur... adaptable. J'observe, je constate et je mets en application. J'aime me sentir apprécié, mais avant tout j'ai besoin de tisser ces liens. Le savoir est le seul pouvoir que je respecte, et l'information passe par la transmission. Plus j'aurai de contacts, plus j'obtiendrai de données. Je rate rarement ma prestation. Mon seul véritable échec à ce jour fut en présence de Tyria Zann...
Sans commentaire !

• Points faibles : La partie la moins intéressante selon moi, mais puisqu'il le faut...
 Si je devais avoir un défaut, ce serait sans doute cet ego qui est le mien ?.. Bon d'accord je suis égoïste ! TRÈS BIEN ! Parfait ! Et alors qu'est-ce que ça peut vous faire ? Je suis narcissique et je l'assume pleinement ! Oui tout à fait ! Pourquoi devrais-je me soucier de vous autres, les sous-m... Hum. Bref. C'est une qualité pour ce qui est du banditisme et du crime au sens large, mais dans la vie de tous les jours cela peut représenter un danger certain. A trop lever la tête sur un sentier en pente, on finit par tomber dans le ravin.

 Un autre ? Comme si c'était possible ! Oh attendez...
 Je suis suspicieux. Non vraiment ! Très suspicieux. Trop suspicieux. Sans doute un autre effet de l'auto-suffisance. Je me méfie de tout le monde. Je ne donne ma pleine confiance à personne. Comment ça "Pourquoi tu te confies à nous alors ?" Mais parce que je n'ai pas le choix ! Andouilles ! A votre avis, pourquoi j'emmène un masque avec moi ? Conserver son anonymat en milieu public offre des avantages considérables ! Et le mystère semble attirer, pour une raison que j'ignore, tous les curieux et les travailleurs malhonnêtes de la galaxie... incompréhensible mais ce n'est pas de ça que je me plains. Le problème lorsque l'on est aussi méfiant, c'est que l'on accepte très difficilement de travailler en groupe...

 Quoi ? Encore ?! Vous êtes... chiants.
 Alors. Je ne supporte pas la défaite. La dernière fois que j'ai perdu aux échecs contre un homme, je me suis jeté sur lui, de rage, et ai tenté de l'étrangler tout en lui cognant plusieurs fois la tête contre le sol. J'avais onze ans et il était gardien dans la maison de mon père adoptif, c'est dire ! Un jour, j'ai même offert une troisième narine à l'unique coéquipier que j'avais lorsque je commençai mes activités illégales. Simplement parce que cet abruti avait malencontreusement perdu, oui, PERDU notre cargaison durant notre fuite d'un entrepôt impérial. Presque tous les "méchants" font ça ? Attendez ce n'est qu'un début : j'ai brûlé la tête, jeté le corps en pâture à un Rancor, fait exploser notre vaisseau avec l'essentiel de l'entrepôt – c'est déjà ça – déchiré mon haut, m'en suis servi pour étrangler un marchand qui a eu le malheur de me souhaiter la bonne journée et ai frappé sa dépouille jusqu'à ce que des passants se mettent à gueuler dans tous les sens...

... Chacun ses méthodes pour déstresser. Personnellement je ne compte pas me ruiner la santé en fumant et en buvant à outrance.

» Histoire




  Ma vie hein... C'est amusant, je ne pensais pas faire étalage de mes souvenirs face à des gens comme vous. Enfin bref.

  Je ne connais pas mes parents. D'ailleurs je m'en fiche... J'ai été récupéré par un orphelinat qui a veillé sur moi jusqu'à mes six ans. Où ça ? Sur Corellia ! C'est marqué en haut ! Rien de bien passionnant à ce moment-là.
  J'ai ensuite été récupéré par un gossam du nom de Brüntras. Une saloperie de marchand esclavagiste ventripotent, qui m'emmena sur Mustafar. Qu'est-ce qu'il faisait chaud là-bas ! Je passai les premiers mois à me plaindre et à geindre, jusqu'à ce que les menaces, les cris et les coups ne m'obligent à courber l'échine et ne m'habituent au silence et à la douleur.

 Je n'étais pas seul dans ma misère. Nous étions trois esclaves en comptant Semy-Atim, un céréen d'une vingtaine d'années, et Look, un twi'lek de mon âge. Celui au crâne allongé était au service de notre maître depuis trois ans et il nous conseilla rapidement sur les différentes manières de plaire à Brüntras, lequel se déplaçait beaucoup, nous laissant la plupart du temps entre les mains de ses sbires. Cette période fut la plus difficile pour moi.

  Contraint, faible, réservé, je maudissais mon existence, me questionnant tous les jours sur la raison qui m'avait valu d'atterrir ici. Qu'avais-je fait de mal ? Que n'avais-je pas fait ? Est-ce que mes parents m'avaient abandonné parce qu'ils savaient que je deviendrai une source de problèmes ? Tous les soleils sont-ils jaunes ? Mustafar, cette planète rougeoyante et incandescente, était-elle un soleil dans ce cas ?.. On se pose énormément de questions étant jeune.

"La vie n'est pas un jeu. Il y a ceux qui la donnent et il y a ceux qui la prennent." me répétait Semy, cynique.

  Injuste... Tout me paraissait injuste. Jusqu'aux portions de nourriture que l'on nous donnait, sans jamais être équitables. Le seul côté positif de ces moments était que j'avais appris à cuisiner. Du moins pour les autres. Nous avions droit quelques fois aux raklofis mi-cuits. Des sortes de féculents jaunâtres spiralés, lesquels étaient servis mi-cuits. Pourquoi ? Je ne sais pas. En tout cas c'est ainsi qu'on nous les servait.

 Un jour, je surpris l'un des sbires, originaire comme moi de Corellia, assis en train de lire. Je m'approchai de lui en lui demandant de quoi il s'agissait et me reçus un coup pour l'avoir interrompu.
J'attendis donc qu'il termine. Au bout d'un certain temps, voyant que j'étais toujours là, il ferma le livre et me le tendit.

"Compte pas sur moi pour t'apprendre. Débrouille-toi."

 Le temps avait passé. J'avais dix ans. Nous avions déménagé sur Tatooine, pour rejoindre le marché des esclaves. Brüntras, plus violent et ventripotent que jamais, nous obligeait à voler. Nous détroussions certains clients du marché, lesquels comptaient acheter leur main d'oeuvre ailleurs que chez notre maître. Un jour, nous dûmes récupérer la bourse de celui qui nous avait racheté et fuir. Cela ne se passa pas comme prévu...

 L'homme en question était un officier impérial, et un noble qui plus est. Avec de simples mots, il stoppa notre course. D'un claquement de doigts, il fit éliminer Semy et d'un mouvement de la tête, il fit arrêter Look. Les dix gardes qui l'accompagnaient n'étaient pas des stormtroopers. Ils ne portaient pas l'armure blanche, sinon un gilet noir que je ne reconnaissais pas. J'avais pourtant eu l'occasion de croiser bon nombre d'uniformes et de factions au cours de ces quatre années de service ! Et ma curiosité infantile m'avait donné accès à des informations importantes que je m'appliquai à comprendre : querelles politiques, traités commerciaux, plans de vols, de rapts et d'extorsions... Je n'en avais retenu que des bribes, elles-mêmes assez grossières.

 Look qui se débattait comme un beau diable subit le même sort que le céréen. D'abord attristé par la perte de mes seuls véritables compagnons d'infortune, puis affolé par le sort qui risquait de m'être réservé, je tirai mon sac, rempli de mes affaires et de l'argent de l'officier, et le collai contre mon torse, avec l'infime espoir que si tir il devait y avoir, celui-ci se ficherait dans ma pauvre protection plutôt qu'en moi. Mais dans l'élan, quelque chose tomba.
L'officier s'approcha en levant la main, réclamant l'immobilisme. Il se pencha et ramassa un livre. Le livre que m'avait donné l'esclavagiste corellien. Il redressa la tête :

- Est-ce le tien ?

 Hésitant, je finis par hocher la tête de haut en bas.

- Sais-tu lire ?
- Oui...
- Tu es un esclave... Qui t'as appris ? Tes parents ? Ton maître ?
- Seul. J'ai appris tout seul.

 Sans que je sache vraiment pourquoi, un sourire se dessina sur les lèvres de l'officier, lentement. Son expression devenait de plus en plus dérangeante à mesure que le bas de son visage s'étirait. Je ne détournai pas le regard cependant. Je ne voulais pas lui laisser croire que j'acceptai mon sort, quel qu'il fusse. Pourtant :

- Et que sais-tu faire d'autre, mon petit ?

 J'énumérais les mille et unes tâches que m'avaient attribuées Brüntras et ses lèvres s'étirèrent encore, jusqu'à ne plus pouvoir rester fermées, laissant sortir une rangée de dents blanches et parfaitement droites.

 Sans trop comprendre ce qu'il m'arrivait, je fus embarqué par les impériaux. J'atterris dans une sorte de manoir spacieux sur une planète qui ressemblait à Naboo. Du moins à ce que l'on m'en avait décrit.
L'officier m'avait adopté.
Non attendez.
Je la refais :

 L'officier m'avait adopté ! Moi ! Après avoir tué deux esclaves dont un enfant sans le moindre scrupule ! Tout ça parce que je savais lire ?..
Poser des questions n'était pas dans ma nature. Ma curiosité ne se limitait plus qu'à l'aspect visuel. J'avais peur d'être battu si jamais je parlais trop.
Observant mon mutisme, l'officier me fit tout de même rencontrer sa femme et le reste de sa maisonnée, dont les gardes noirs faisaient partie.

- Comment t'appelles-tu ?
- Ar'Hel, monsieur.
- Pas de nom hein ? Dans un sens, c'est mieux. Je m'appelle Loria Frost, et tu appartiens désormais à ma famille, fils.

 J'avais douze ans. J'étais encore jeune... Mais j'avais appris beaucoup.
Ces deux années m'avaient servi à réapprendre. A reposer des questions, à prendre des décisions, à me divertir et me reposer, à être patient... et surtout à avoir confiance en moi.
Mais là est tout le problème quand on passe rapidement du grand rien au grand tout : l'excès devient la nouvelle norme. Vivant ainsi, entouré, choyé, éduqué et soigné, je ne pus m'empêcher d'en profiter. J'étais le prince des lieux.

 Apprendre que Semy et Look n'étaient pas morts, mais assommés par la fonction paralysante de blasters, et que mon adoption venait du fait que les Frost ne pouvaient concevoir et refusaient l'insémination artificielle ne me fit rien. J'avais beaucoup acquis, mais ce court laps de temps me forçait à m'adapter : je ne pouvais pas oublier certaines habitudes prises, devenues mécaniques, mais à défaut d'ouvrir mon esprit à des connaissances éparses, mon cœur se fermait aux autres, trop concentré sur lui-même. Je voulais encore plus d'attention. Toujours plus. Beaucoup plus...

 Mon père adoptif me paya un tuteur, m'enseigna l'économie et la gestion là où je le renseignai sur des bases en ingénierie et en mécanique. Il demanda également à l'un de ses hommes de m'enseigner le self-defense. Il me demanda aussi de me mêler aux gens, à ses pairs, aux habitants, pour améliorer mon niveau relationnel. Ce qu'il ne savait pas, comme personne d'autre d'ailleurs, c'est que j'avais un don. Oh que oui. Et j'avais beau prétendre ne pas donner de crédit aux histoires sur la Force, mes capacités étaient réelles.
Plus jeune il m'était arrivé de pressentir un danger proche et de l'éviter. Une simple coïncidence d'après vous ? Je ne crois pas. C'était bien plus qu'un instinct de survie inopiné ou qu'une intuition, je ressentais "physiquement" quelque chose, une sorte de malaise... Et cela arriva encore par la suite. Deux fois. J'avais beau avoir un esprit cartésien, il m'était difficile de ne pas m'y intéresser.

 Enfin bref, à douze ans je tuais ma famille adoptive.

...
Quoi ? Comment ça, ça va trop vite ?
 
 Bon je vous explique : toute l'attention qu'on m'avait donnée, tout ce savoir reçu en bloc, tous ces présents, toute cette chance incroyable qui me submergeait... Au départ je le percevais évidemment comme la providence, une sorte de cadeau divin, de récompense pour avoir tant endurer.
Mais avec le temps, comme expliqué au-dessus, j'étais devenu... pourri-gâté. Même pire que cela ! Je maîtrisais les concepts de bonnes ou de mauvaises choses, mais je ne saisissais pas l'intérêt de délaisser le mal au profit du bien. Les Frost ne me satisfaisaient plus. Ils avaient écoulé en deux ans l'essentiel de ce qu'ils étaient capables de m'apporter. Et n'oublions pas que mon "père" était un impérial. Militaire de surcroît. Normal que je finisse par lui ressembler sur certains aspects. Je ne dis pas que tous les impériaux sont fondamentalement mauvais, mais celui-ci était l'un de ces extrémistes, si vous voyez où je veux en venir...

 J'avais appris à parler en public. Cela m'avait de suite plu. Tant et si bien que certains jeunes de la ville où nous étions me demandèrent de suivre des cours de comédie. Je rêvais alors de monter sur scène, tel un artiste... Pourquoi pas après tout ? Quand on est jeune, il faut rêver ! Seulement être un Frost ne laissait pas le temps à ce genre de pratiques. Quand bien même je m'entraînais tout seul. Et je me révélai doué, là aussi.
Ce petit talent supplémentaire, l'un des piliers du monument à mon nom autrement baptisé "Perfection", me permit de faire des rencontres intéressantes, dont un certain Kohl Dravis. Un pirate d'à peine dix-sept ans. Orphelin comme moi.

 Notre première rencontre failli me coûter la bourse ET la vie. Seulement je profitais de l'arrivée opportune d'un autre bandit, apparemment en froid avec notre compère, pour calmer les choses entre eux, grâce à mon éloquence et peut-être aussi à ma supposée innocence. En remerciement, j'obtins de Kohl quelques conseils sur le banditisme et sur la façon d'intégrer son équipage. Pour ce faire, je devais réaliser un pillage de grande envergure.

 A ces mots, je n'hésitai pas. C'était étrange... Peut-être était-ce parce que j'avais passé une partie de mon enfance à servir des esclavagistes et à côtoyer la vermine de ce monde, ou bien par convictions profondes que j'acceptai de le faire. En tout cas, je m'y attelais. Et la prudence allait être ma meilleure amie.
Conscient de mon jeune âge, presque aussi candide que moi, Kohl m'assista et m'aida à mettre au point un plan. C'est lorsque je lui annonçai qui était la cible qu'il me regarda avec un œil nouveau, empli de respect et de sympathie.

 Tout était prêt la nuit où un incident sans précédent semblait avoir lieu ailleurs dans la galaxie. L'endroit s'agitait, mes tuteurs s'étaient rassemblés dans le salon principal face à une holovision. Je crus entendre des mots comme "Insurrection" et "Kamino"... De mon côté, je fis entrer sans problème trois pirates à l'intérieur de la propriété. Ils neutralisèrent deux gardes et les camouflèrent. Nous entrâmes à l'intérieur des chambres, fouillant jusqu'aux plus improbables recoins, histoire d'y découvrir une fortune cachée. C'est en arrivant dans le bureau de Loria Frost, après avoir mis à terre deux autres gardes, que nous trouvions notre bonheur. Des médailles, une décoration militaire mineure, une caisse d'armes et un coffret protégé. Nous sortîmes enfin quand nous nous retrouvâmes face à mon "père".

- Ar'Hel ! Tu...

 Il ne termina jamais sa phrase. J'avais pris le blaster du pirate à côté de moi et lui avait tiré dessus. Le rayon vint lui brûler la gorge, la trachée et l’œsophage. Sans surprise, il mourut avec une main autour du cou et les yeux exorbités. Personne n'avait réellement compris ma démarche, mais je soutenais que tout était pour le mieux et qu'il nous fallait partir. Je récupérais au passage son blaster DH-17.  Au rez de chaussée, un autre échange de tirs eu lieu. A la fin des hostilités, je dépassai le corps sans vie de Madame Frost.

 En l'espace d'une nuit, j'avais participé au vol et à l'assassinat de la famille Frost, ma famille adoptive, était devenu pirate au sein d'un petit équipage dont Kohl Dravis était le second, et j'étais en route pour Nar Shadaa.

 L'endroit devint notre zone de retranchement pendant deux ans. A mes quatorze ans, si vous avez suivi, je quittai les lieux. Pourquoi me répéterez-vous ? Parce que l'équipage avait été décimé lors d'une querelle avec des chasseurs de prime. J'avais sauvé ma peau de justesse, repartant avec une simple entaille au bras. Mais ses deux années m'avaient rappelé ce que me disait le sbire de Brüntras : "La vie n'est pas un jeu. Il y a ceux qui la donnent et il y a ceux qui la prennent."
Eh bien j'étais en partie d'accord avec lui désormais. A un détail prêt : la vie est le jeu le plus complet qui soit. Et c'est une expérience dans la piraterie qui me l'a apprise ! Si tu ne t'imposes aucune règle, à part les tiennes, et que tu trouves l'astuce pour appartenir aux meilleurs, tu peux t'enrichir sur le dos d'une infinité d'autres joueurs plus limités que toi.

 En parlant de ça, non je ne m'attarde pas sur les morts. Pourquoi parler de personnes qui ne sont plus là de toute manière ? Leur utilité a prit fin.

 Quoi qu'il en soit, je me retrouvais véritablement seul pour la première fois de ma vie. Les débuts furent difficiles mais je ne manquais pas de débrouillardise. Pendant quatre ans, je vécus sur Nar shadaa, en tant que "polyvalent". J'acceptais des contrats multiples de la part de nombreux clients discrets. Quelques vols et rapines, falsifications de documents, espionnages et filatures, intimidations et assassinats... La liste était longue, et pour tenir le rythme sans risquer d'attirer l'attention de services plus dangereux, ou de soldats des différentes factions, je cachais mon identité. C'est durant cette période que je choisis d'arborer le masque de Father, mon nouveau nom. Le masque en question était un produit dont j'avais fait la commande : une réplique de celui de Mandalore, chef suprême des mandaloriens. A la différence qu'il était noir et argenté.

 J'obtins rapidement une bonne réputation dans le milieu. J'étais connu pour ne jamais refuser un contrat. Pas comme ces tantouzes de mercenaires trandoshans qui refusaient le conflit direct avec les armées républicaines ou les hauts dignitaires de l'Empire. Je me vantais d'agir toujours dans mon propre intérêt sans jamais prendre partie. Tout le monde avait droit à mes services, tout autant qu'à mes vices... C'est pas de la grande littérature, certes, mais j'aime bien.

  Ce n'est qu'à l'âge de dix-huit ans révolus que je m'intéressai au Consortium de Zann. Enfin que je m'intéressai... Disons plutôt qu'une certaine personne réussit à susciter chez moi un vif intérêt, et un désir de grandeur plus important encore. En touchant la corde sensible. En appuyant là où ça faisait mal. En m'infligeant une défaite cuisante.

 Le Hutt qui m'avait fait quémander m'avait pourtant mis en garde. Ne jamais s'immiscer dans les affaires du Consortium ! Mais dois-je rappeler que je ne fais pas toujours fi des avertissements ? Ne pas se mettre à dos le chef du CDZ hein... tous les hommes ont une faille. Femmes incluses. Hors-la-loi plus que les autres ! Sans inquiétude, je partis à bord d'un "vaisseau d'emprunt" sur Tatooine. Ah ! Nostalgie que cet endroit !

  Je plaisante.

 Quelques temps après avoir gagné en renommée, en tant que Father, des mercenaires et des bandits de seconde zone commencèrent à m'appeler, pour me proposer leurs services. J'expérimentais à nouveau, après un grand moment de solitude, le travail d'équipe.
Pour cette mission, l'annulation de la transaction d'un stock de bacta et la récupération de celui-ci, j'avais avec moi trois acolytes. Des sous-fifres amateurs, mais capables de viser droit. Et c'est là que l'histoire devient enfin intéressante !

 Nous arrivâmes aux abords d'une ferme abandonnée, proche des canyons et des territoires des hommes des sables. Un silo nous faisait face, annexé à une sorte d'immense cloître en grès rouge. Un vaisseau-cargo était posé derrière les bâtiments. Pas de doute nous étions au bon endroit.
Le Consortium ne viendrait jamais dans un trou comme celui-ci, pour une si petite affaire. J'en étais persuadé.
J'incitais les autres à avancer prudemment. Deux d'entre eux passèrent par le toit, le dernier et moi-même passâmes par l'arrière, contournant le vaisseau des fournisseurs.

Un type patrouillait seul près d'une serre, à la droite du cargo, fusil en main. Je me collai au mur en avançant doucement. Il finit par se retourner, alors que je n'étais plus qu'à trois mètres de lui, et inspecta l'horizon. Je n'en demandai pas plus : je sortis de ma cachette et courus vers lui à grandes enjambées, le sable amoindrissant le bruit de mes pas. Il mit un moment à se retourner et lorsqu'il me vit, il était trop tard. Je lui sautai dessus et décochai un coup de pied dans sa main, lui faisant lâcher son arme, tout en lui plaquant une main sur la bouche. De l'autre, je sortis une lame de mon ceinturon et lui enfonça dans la gorge. Voilà qui était fait.
Et nous pûmes continuer en direction de la zone d'échange.

 Quatre contrebandiers armés, munis du même foulard rouge. Ils étaient du côté est du cloître. A l'ouest, trois individus, un balosar et deux aqualish. Ils s'approchaient des contrebandiers et le balosar, un grand brun maigre à l'air teigneux, prit la parole :

- Eh bien, eh bien ! Voilà notre commande ! Pas trop tôt !
- Toujours aussi poli à ce que je vois. Et toujours aussi ponctuel...
- Oh allons ! C'est votre faute si la date a été repoussée. M'enfin bref : finissons-en vite.
- Ouais ouais ouais... Le paiement d'abord.

 Le balosar frappa dans ses mains et ses deux immondes accompagnateurs approchèrent avec une mallette. Ça allait commencer... J'appuyais sur l'oreillette sous mon masque et chuchotait :

- Dès qu'il ouvre la mallette, vous éliminez les contrebandiers derrière lui. Nous nous chargerons des aqualish.
- Compris.

 Le revendeur avait reçu son argent des mains de la créature. Ses yeux passèrent de son interlocuteur au loquet du contenant.
Enfin il se décida à ouvrir et tout alla très vite.

 Je fis un geste du bras et nous nous élançâmes dans le cloître, pistolet à la main, et tuèrent les aqualish. Au même moment, deux contrebandiers tombaient, suivis peu de temps après par un troisième. Nous mettions en joue les deux survivants et je m'approchais la tête haute. Les cadavres fumaient et suintaient en même temps, sans un bruit. Les pauvres bougres encore debout n'osaient pas faire un geste. C'était un boulot facile. Je n'avais même pas besoin d'autant de personnel... encore du salaire de gâché ! Mais bon, le résultat était au rendez-vous. J'expliquais sans cacher ma jubilation que s'ils souhaitaient vivre, ils allaient nous céder le vaisseau, la cargaison ainsi que la mallette, pour fuir la queue entre les jambes sur les speeders. Le balosar osa protester. Ahah ! Quel con...

 Le laser traversa sa tunique et lui perfora le plexus. Comme dirait la vieille à côté de chez moi : ça facilite l'ouverture des chakras. L'autre lâcha la mallette et commençait à partir, sans demander son reste, quand je ressentis un malaise... Un frisson désagréable me parcouru l'échine et je ne pus m'empêcher de regarder vers le ciel.

- Un vaisseau !

 Oui. J'avais vu. C'était un Skipray Blastboat. C'était le Consortium... Dommage ! On était si près du but ! Je ne m'attendais pas à ce qu'ils débarquent. Pour une pauvre cargaison de bacta. Ils devaient avoir quelques ennuis... Mais bon ! Ce n'était plus mon problème. Je n'aimais pas laisser tomber, mais il était stupide de se mettre à dos une organisation criminelle, surtout si celle-ci possède l'envergure d'une faction. Et étant domicilié sur Nar Shadaa, je risquerai de provoquer un conflit avec la Guilde des Chasseurs de Prime. Ce qui ne m'arrangeait pas des masses.

 Mais ce que je n'avais pas prévu, c'était qu'avant de se poser, le vaisseau dégomma les deux hommes que j'avais placés sur le toit. Ils enchaînèrent les tirs à l'intérieur du cloître et nous dûmes nous mettre à l'abri. Sauf le balosar.
Le Skipray se posa à gauche du cargo et en sortirent trois individus lourdement armés. Ils ratissèrent la zone en vitesse, examinèrent les cadavres et visèrent les caissons derrière lesquels nous avions réussi à nous réfugier, mon acolyte et moi-même. Dans ce genre de situation, j'imagine que certains auraient prié sur l'avantage que leur conférerait notre cachette. A deux contre trois, les chances n'étaient pas si désespérées. Seulement... je continuais de penser que s'en prendre au Consortium était une mauvaise idée. Je soupirai, me passai la main dans les cheveux et réfléchis à une méthode d'approche. Quel personnage allait bien pouvoir les amadouer ?

- N-ne tirez pas ! Je suis de votre côté !

 CLANG ! Un laser endommagea le caisson derrière lequel je me trouvai.

- Ah ! Faîtes pas ça ! J'suis pas un contrebandier ! J'ai la même mission qu'vous les gars ! Mais prenez l'tout, j'en trouverais ailleurs.

 Mon dernier acolyte me regardait sans comprendre. Afin d'éviter des questions inutiles et des gaffes éventuelles, je préférais réduire le nombre d'ennuis. Je sortis mon couteau et lui ficha dans la tempe.
 Je sortis de ma cachette en rangeant mes armes, les mains levées, tandis que s'effondrait derrière moi le sous-fifre. Les trois membres du CDZ braquaient toujours leurs fusils dans ma direction quand je m'arrêtai à trois mètres d'eux, feignant la terreur. Le premier semblait réfléchir. J'osais enchaîner :

- J'suis des vôtres les gars. J'ai reçu le même boulot... Mais j'pensais pas qu'vous viendriez en personne récupérer la caisse.

 Je ne les connaissais pas. Je savais juste qu'il existait un système de "sous-contractants", permettant d'effectuer des missions pour le compte du CDZ sans en faire partie. Mais dire ainsi que j'étais des leurs ne semblait pas les déranger plus que ça. Le deuxième redressa légèrement le canon de son arme et plaça un œil dans le viseur. Il me fallait autre chose :

- Oh là ! Doucement ! Si j'ai accepté l'boulot c'parce que j'ai des choses à dire à vot' chef ! Laissez-moi la rencontrer, elle m'attend.

 Aussitôt, le troisième dit aux autres de baisser les armes et me demanda de les suivre. Je ne savais pas encore à quoi ressemblait le maître du Consortium, mais une chose était certaine : personne, pas même ses membres ne souhaitaient la contrarier. Ce qui validait mes dires. Je voulais le rencontrer. Pour ce qui était de la prise de rendez-vous... Eh bien je verrai sur place.

 Le voyage fut plus long que prévu jusqu'au territoire de Zann. Mes accompagnateurs, peu bavards, ne m'expliquèrent pas grand chose, sinon que je devais les suivre jusqu'aux bureaux de Tyria, leur chef.
Tyria Zann... ainsi c'était une femme. "Peu importe" pensais-je, car seule son influence m'intéressait. Qu'allais-je bien pouvoir tirer d'elle ? Les idées fusaient par centaines dans mon esprit fertile.

 J'arrivais devant le dirigeant du Consortium et... je perdis mon assurance.
Elle avait gagné. Elle avait d'ores et déjà gagné et j'avais perdu. Les mots me manquent encore pour expliquer ce qu'il m'était arrivé. J'étais là, le masque à la main, le regard droit comme à mon habitude et le sourire figé, face à une femme... ou plutôt un cyborg assis dans son fauteuil, les mains jointes et le regard perçant. A peine avais-je franchi le seuil de son antre qu'elle me jaugeait déjà. Elle me faisait penser à moi, lorsque je cherchais à deviner la personnalité de mes interlocuteurs. Sauf qu'il y avait chez elle un je-ne-sais-quoi de plus fort encore... Je n'étais pas du genre à juger l'apparence, sauf la mienne, mais d'elle se dégageait une aura magistrale. Elle portait sur son visage une certaine force de l'âge, l'expérience du métier et l'intelligence des grands dirigeants de cet univers. Et ce n'était pas qu'une impression. Je le ressentais jusque dans les fourmillements de mon estomac, serré.
Elle était la première personne que je ne souhaitais pas utiliser. J'en étais incapable. Et la frustration manqua de me faire trembler. Ou était-ce la peur ?
Elle avait gagné.

 Décontenancé, mais pas muet pour autant, je déglutis et avouai ne pas faire partie de ses sous-contractants. Je lui révélai mon identité, en tant que missionnaire polyvalent de Nar Shadaa, et attendis un geste de sa part.
Elle savait que je ne faisais pas partie des sous-contractants. Elle savait qui était Father. Elle en profita pour se moquer de moi, au vu de mon jeune âge. Mais elle n'ordonna pas qu'on se débarrasse de moi. Non. Elle s'interrogeait sur ma présence. Quel culot m'avait poussé à venir la voir en personne.

 Contre toute attente je dis la vérité. Signant mon arrêt de mort par la même occasion. J'étais venu pour me rapprocher de son groupe. Voir ce que je pouvais tirer d'un partenariat avec le CDZ. Je voulais l'utiliser pour mon bénéfice personnel... Mais j'avais tord. On n'utilisait pas Tyria. On travaillait pour elle, ou contre elle. C'était tout. Aussi jouais-je carte sur table en lui donnant une nouvelle raison. Maintenant que j'étais là, je souhaitais devenir membre. Faire partie du Consortium. Faire partie du plus grand organisme criminel de la galaxie. Et surtout : vivre. J'offrais ma vie pour la servir... Revenant à ma condition d'esclave.

 Elle se moqua de moi. Encore. Ses hommes voulaient me tuer, pour les avoir trompés et obligés à m'emmener jusque là. Je m'agenouillai, sentant que la sentence arrivait...
Je ne mourrai pas. Je servirai. Telles étaient les paroles de ma nouvelle maîtresse. Ma vie rachètera l'affront d'avoir voulu duper son organisme. Des années de bons et loyaux services me permettront d'obtenir sa confiance. Telles étaient les règles qui m'étaient imposées.

 J'ai vint-quatre ans maintenant. Et je travaille pour le Consortium depuis. En solo. Je m'entends avec les autres membres, bien entendu. Mais un voleur reste un voleur, et un tueur... Eh bien... Disons que la vie aux côtés des hommes de Zann est particulièrement animée ! Et puis tant qu'on ne tue pas sans raison, parait-il...
Ma défaite ne me fait plus souffrir. Mes convictions n'ont pas changé. Elles ont évolué : je continue à manipuler les autres, pour Moi. Mais aussi aussi pour ma maîtresse. Si quelque chose peut m'être utile, ça l'est également pour elle. Ma vision autrefois égoïste s'était ouverte petit à petit.

 C'est au sein de la véritable Maison du Crime que j'avais acquis une qualité rare mais ô combien importante. Une qualité que je ne comprenais pas jusqu'à présent : la fidélité.


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• Prénom : Frost... Hé oui
• Âge : 23
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• Nom du personnage/personne utilisé pour l'avatar : Gaspard Ulliel
• Avez-vous signé le règlement : Oui oui...
• Comment avez vous connu ce forum ? : Au pif




"Longue vie à Tyria Zann !"


Dernière édition par Ar'Hel Frost le Mer 28 Déc - 15:37, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Ar'Hel Frost, pour vous servir... Lun 26 Déc - 21:14

Bienvenue sur le forum l'ami. Bon courage pour la suite de ta fiche. Si t'as des questions n'hésite pas à appeler le staff pour de l'aide, ils sont gentils et ne mord pas... enfin je crois Razz





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MessageSujet: Re: Ar'Hel Frost, pour vous servir... Mar 27 Déc - 2:49

Oh, un nouveau!

Il faudra veiller à ne pas le casser celui-là.

C'est qu'à force, je commence à manquer de super colle moi...

Bon courage pour la fiche!


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MessageSujet: Re: Ar'Hel Frost, pour vous servir... Mar 27 Déc - 10:42


Bienvenue sur SWR Ar'Hel.

Comme l'a précisé Ben précédemment, on ne mord pas, donc n'hésite pas à nous poser les questions que tu souhaite, nous y répondrons de bon coeur.

Bon courage pour ta fiche et fais nous signe lorsque celle-ci est terminée.

Que la Force soit avec toi. Jedi sabre vert

Dante



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MessageSujet: Re: Ar'Hel Frost, pour vous servir... Mer 28 Déc - 13:58

Bonjour !

Tout d'abord, merci pour votre accueil, les encouragements, tout ça tout ça. Ça fait plaisir !
J'hésiterai pas à vous solliciter tous en cas de besoin, comptez là-dessus What a Face

Dans tous les cas... ça y est j'ai terminé !
Du coup je fais signe cheers

Encore merci !
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MessageSujet: Re: Ar'Hel Frost, pour vous servir... Mer 28 Déc - 14:34

Alors...

J'ai tout lu et j'ai bien aimé.

Je validerais, d'ailleurs mais il y a deux ou trois petits trucs à corriger.

Le principal étant: seuls les travelers, ceux qui viennent du futur, savent pour les événements de l'Installation Zéro. Même les plus puissants utilisateurs de la Force n'en sont pas "conscient".

Du coup, toute référence à cet événement doit être supprimé.

Si tu te cherches un événement important à mentionner en remplacement, pour expliquer pourquoi ton impérial de père adoptif et ses amis étaient agglutinés dans une pièce à part, ce peut être un événement que seuls les hauts échelons impériaux de l'époque connaissent: l'insurrection de Kamino.

Si tu as déjà joué à "Star Wars Battlefront II" tu connais sans doute cet événement. Pour les Impériaux, qui avaient connus pour la plupart la Guerre des Clones, il était simplement impensable qu'une telle chose se produise, que des clones et leurs créateurs se retournent contre ceux qui avaient commandé la plus grande armée clonée de tous les temps.

Je remarque également quelques mentions "récentes" de la CSI. La CSI cesse d'exister en 19 BBY soit après la fin de la Guerre des Clones et les forces "survivantes" vont voir leur dernier moment de "gloire" vers 15 BBY avec la mort de Gizor Dellso. Il faudrait également corriger cette légère incohérence.

Pour le reste, brillante utilisation du Skipray Blast Boat. Utilisé principalement par le CDZ comme bombardier, il reste armé avec d'un canon laser double donc ce que tu décris est parfaitement possible.

Très bonne connaissance du sujet.

Donc voilà pour mes observations. J'ai hâte de pouvoir te mettre ta couleur et de commencer le RP: le personnage suscite un vif intérêt, avouons le.


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MessageSujet: Re: Ar'Hel Frost, pour vous servir... Mer 28 Déc - 15:42

Et BAM !

...

Pardon.
Arf, la chronologie... Autant pour moi, j'avais mal calculé ^^
Enfin bref merci beaucoup pour l'appréciation ! Normalement tout est corrigé. Je crois. J'espère.

J'ai également hâte de commencer le boulot, chef. A très bientôt.
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MessageSujet: Re: Ar'Hel Frost, pour vous servir... Mer 28 Déc - 15:46

Tout est en ordre pour moi.

Je valide.

Et je dis ça comme ça mais si un certain Ar'Hel Frost venait à ouvrir un sujet dans le champ d'astéroïdes de Vergesso parce qu'il doit voir sa patronne... Qui, sait, il se pourrait qu'il reçoive une réponse...


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