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Prisonniers [PV Sangha Haer'ch]

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MessageSujet: Prisonniers [PV Sangha Haer'ch] Ven 11 Nov - 19:39

Prisonniers

Tout était noir depuis un bon moment. Il avait même semblé à Sarkis que cela faisait une éternité. Il ignorait comment cela s'était passé, mais il avait bel et bien été désactivé. Ou tout du moins son corps, car son cerveau était resté éveillé.

Un véritable enfer. Seulement penser sans exutoire. Ne pas pouvoir bouger, ne pas pouvoir s'occuper, ne pas pouvoir entendre, ne pas pouvoir parler. Sarkis était resté coincé seul avec lui-même, et c'était de loin le plus déplaisant.

La lumière revint soudain et il en fut ébloui. Machinalement, il leva la main devant ses yeux, mais c'était inutile. Le doux ronronnement mécanique environnant l'assourdit, et le toucher lui parut électrique.

Cette horrible sensation d'impuissance s'effaça peu à peu, et il put bientôt s'asseoir, puis finalement se relever.

— Où suis-je ?

Parler enfin était un véritable soulagement.

Sarkis tourna sur lui-même pour étudier son environnement, qui ressemblait a priori à une cellule sans échappatoire.

Une ouverture se fit dans le mur derrière lui. Il pivota pour l'observer. Un droïde sphérique, semblable à un droïde d'interrogation impérial, bien que modifié, entra dans la pièce, et projeta alors l'hologramme d'un homme encapuché qui maniait un étrange sceptre.

— Mes salutations, amiral. Si vous êtes ici, ce n'est pas pour un test, mais pour survivre. Si vous tentez de fuir, vous mourrez. Si vous tentez de vous en prendre aux droïdes espions, vous souffrirez. Remontez les couloirs en suivant les lumières et vous rencontrerez votre binôme. L'un et l'autre êtes liés. S'il meurt, vous mourrez. Sortez du labyrinthe, et vous serez libres.

Par pur réflexe face à l'incompréhension, Sarkis se gratta son crâne métallique. Est-ce que sortir du labyrinthe n'était pas, par défaut, s'enfuir ?

— Pour le petit côté “amusant” de la chose, de Ysalamirs se trouvent un peu partout.
— Ysalamiri, ne put-il s'empêcher de corriger. Ysalamiri est le pluriel correct d'Ysalamir.
— Bien entendu, vous n'êtes pas seuls. D'autres groupes se trouvent déjà ici. La seule différence qui vous sépare d'eux… ils n'ont rien à perdre. Acceptez ou mourez. Vous n'avez pas d'autre choix.

L'hologramme s'estompa. L'amiral croisa les mains dans son dos, et réalisa soudain qu'il n'avait plus sa cape. Quel manque flagrant de délicatesse de la part de ses ravisseurs.

La porte de la cellule s'ouvrit, mais Sarkis ne sortit pas immédiatement. Il pesait d'abord les paroles de son mystérieux hôte et se demandait qui il pouvait bien être. Certainement un groupe criminel influent. Pas la République, et encore moins l'Empire, qui avaient autre chose à faire que de kidnapper des gens pour les forcer à se battre entre eux de la sorte. Et qui n'avaient sûrement pas les moyens financiers pour une telle entreprise.

Comment son hôte comptait-il le garder en laisse ? Il n'était pas, ou plus vraiment, organique. Quelque dispositif devait bien le mettre définitivement hors d'état de nuire, mais quel qu'il fut… Sarkis conservait l'avantage. Le cristal qui lui servait de cœur pouvait exploser, et ainsi anéantir une bonne portion du complexe dans lequel les “combattants” se trouvaient.

Il s'avança enfin dans le corridor et commença à le remonter, prudent, mais curieux de connaître l'identité de son partenaire d'infortune.

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MessageSujet: Re: Prisonniers [PV Sangha Haer'ch] Jeu 17 Nov - 12:11

*Froid… Il fait si froid*

Je me réveille avec un haut le cœur, mes yeux s’écarquillent. Noir. Soudain, je reprends conscience et tâtonne mon corps de mes mains. Quelque chose manque désespéramment. Comme si la mémoire de toute une galaxie se lisse en un filament élancé, d’une finesse telle qu’il me glisse entre les doigts. La Force fuit mon âme, et mon âme se peine de cette rupture.

- Saleté d’Ysalamirs.

Mes mots coulent de ma bouche, elle-même aussi flasque que de la tourbe. On m’a prévenu, ces bestioles accomplissent l’exploit de repousser la Force. Mais, loin de moi l’idée de l’effet que ça fait : surprenant, tout en étant implacable. Cela me ramène quelques années plus tôt, avant de La découvrir. La nostalgie passe et je réalise ma situation : allongé sur une dalle froide dans une pièce exigüe, de surcroît plongée dans l’obscurité. Je tente de me redresser en gémissant : mes reins et mon plexus me font souffrir. Sûrement deux ou trois coups percutants. Les circonstances de de mon incarcération épousent le mystère, cet oubli m’arrache un sursaut sourcillé.

*Pourquoi ne puis-je pas me souvenir ?*

Sans crier gare, une aiguille perce mon cou et vide le contenu de la seringue, qu’un discret droïde tient, dans mon sang. A peine le temps de jeter un coup d’œil qu’il fuit déjà. Alors, mes muscles chauffent et mes vaisseaux sanguins se dilatent. D’un bond, je m’accroupis et observe la minuscule trappe que le robot empreinte. Elle se referme d’un claquement sec, tandis que la porte de ma geôle se lève. Réflexe idiot, je pivote la tête face au flot de lumière qui jaillit de l’ouverture, désormais béante. Mon bras s’interpose et j’aperçois dans l’encadrement un droïde rond, celui-ci enclenche un hologramme. Une forme humaine, immobile, drapée d’une cape et accommodée d’un sceptre se met à parler d’une voix lointaine :
       
- Si vous êtes ici, ce n'est pas pour un test, mais pour survivre. Si vous tentez de fuir, vous mourrez. Si vous tentez de vous en prendre aux droïdes espions, vous souffrirez. Remontez les couloirs en suivant les lumières et vous rencontrerez votre binôme. L'un et l'autre êtes liés. S'il meurt, vous mourrez. Sortez du labyrinthe, et vous serez libres. Pour le petit côté “amusant” de la chose, de Ysalamirs se trouvent un peu partout. Bien entendu, vous n'êtes pas seuls. D'autres groupes se trouvent déjà ici. La seule différence qui vous sépare d'eux… ils n'ont rien à perdre. Acceptez ou mourez. Vous n'avez pas d'autre choix.

Contre toute attente, ce résumé me détend le corps. Alors que l’homme s’en va, je me redresse de toute ma hauteur. Enfin, la présence des Ysalamirs est expliquée, toutefois, elle n’apporte pas de bon présage. Pour retrouver la Force, il va falloir gravir les échelons en dérouillant des mâchoires et en décelant les pièges de ce drôle de manège.

*Quiconque sont-ils, ces parieurs jouent à un jeu où la morgue empoche tous les gains à la fin de la partie.*
 
Mon attention se porte sur le couloir qui débouche ma cellule. A tâtons, je m’avance sur le sol zébré de lumières blafardes. Au bout du couloir se trouve une salle, où j’entends des cliquetis métalliques indiquant des mouvements raides, robotiques même… Mon allié serait un droïde ? Déboulant dans l’alvéole, il se dessine devant moi un robot des plus stylisés que mon existence m’a donné de voir. D'une classe machiavélique, la machine me fixe. Ses yeux pourfendeurs, juchés tout en haut de cette armure ferrée, m’observe sans un bruit. Désarçonné, j’engage des salutations hésitantes :
 
- Euh, bonjour ! Je m’appelle San. Il me semble que, si je ne dis pas de sottises, que nous sommes collègues de travail ici, non ?

J’accroche un sourire forcé à mon visage et prend le temps d'évaluer mon probable héros salvateur. La manière dont il me regarde, son manque de loquacité, de même que sa posture, plastron droit et mains dans le dos, interpellent mon esprit critique.

*Ce n’est pas un robot, donc serait-ce un cyborg ?… Tout simplement prodigieux, ingénieux ! Quel travail sur l’exosquelette…*

Me remémorant mes connaissances sur la cybernétique, j’ajoute impulsivement en pointant l’armure de mon co-équipier :

- Est-ce du titane ? La couleur est resplendissante. Et l’électronique ne pose pas trop de problèmes ? Parce que, c’est d’un enfer dès qu’on souhaite y retoucher !
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MessageSujet: Re: Prisonniers [PV Sangha Haer'ch] Lun 21 Nov - 16:57

Amiral Sarkis Kerek

Sangha Haer'ch

Prisonniers
Il y avait un homme face à lui. Barbu, les cheveux d'une couleur indéfinissable à cause de la mauvaise luminosité du corridor. Peut-être une sorte d'auburn mat ou de brun cendré.

Sarkis supputa qu'il s'agissait là de son partenaire de binôme pour affronter les épreuves du labyrinthe. Il émit un doux vrombissement de tôle froissée pour simuler un soupir.

— Euh, bonjour ! Je m'appelle San. Il me semble que, si je ne dis pas de sottises, que nous sommes collègues de travail ici, non ?

Sa tenue étrange n'était pas sans lui rappeler celle des Jedi qu'il avait fréquentés durant la guerre. Il ne manquait que les pièces d'armure pour que le portrait fût complet. Sarkis ne voulait pas aboutir à une conclusion trop hâtive, néanmoins il ferait preuve de méfiance.

— Est-ce du titane ? La couleur est resplendissante. Et l'électronique ne pose pas trop de problèmes ? Parce que, c'est d'un enfer dès qu'on souhaite y retoucher !

Charmant garçon. Mais l'heure n'était pas aux présentations qui traînaient en longueur. Il leur fallait affronter des pièges et des adversaires pour trouver la sortie. En chemin, Kerek chercherait un moyen de contacter l'Annihilator. S'il parvenait à envoyer un message à Wilhuff, ce dernier pourrait très certainement remonter à l'origine du signal. Il restait à espérer qu'ils se trouvaient dans une base fixe et non dans un gigantesque vaisseau mobile.

— Vous êtes bien guilleret, San. J'imagine que vous êtes pourtant aussi prisonnier que moi, ici. C'est bien. Votre optimisme nous permettra de triompher de nos obstacles. Je me nomme Wilhuff.

Une porte sur sa gauche s'ouvrit alors. Sarkis pivota de moitié et observa le nouveau couloir qui s'étendait sous ses yeux.

— Fascinant. Étant manifestement le plus résistant, je vais passer le premier. Si notre succès doit dépendre de notre survie mutuelle, autant me laisser partir en éclaireur. Suivez-moi avec prudence.

Kerek s'enfonça dans le chemin mystérieux, et finit par déboucher sur une salle rectangulaire. Un duo de malandrins lui faisait face. Un Pau'an et, au vu de son apparence blafarde et élancée, un Umbarien.

— Fascinant. Absolument fascinant. Messieurs, je vous salue. Non, je ne suis pas un droïde, ne songez même pas à le demander. Mon ami San et moi-même sommes en quête d'une sortie, et vous êtes malencontreusement sur notre route.

Il s'orienta alors vers son ami San.

— Mon ami San, que suggérez-vous que nous fassions de ces gentilshommes ?
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