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Les meilleure histoires se racontent toujours autour d'un verre (PV Bérylle)

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MessageSujet: Les meilleure histoires se racontent toujours autour d'un verre (PV Bérylle) Ven 11 Nov - 3:29

Vous savez ce qui est le plus intéressant quand on est une femme de mon influence et de ma puissance? Rencontrer des gens. Chaque personne est fondamentalement différente. Dans une galaxie comptant des milliards d’êtres, même les clones ont des personnalités distinctes. Certaines mentalités se ressemblent mais généraliser est souvent une terrible erreur. Pour ma part, je gère des milliers et des milliers et des milliers de personnes et le plus possible, j’essaie de connaitre tous les noms et tous les visages. La chose est parfaitement possible quand un de vos yeux est une prothèse cybernétique, ce qui sous entends un implant au niveau du cerveau pour gérer tout le bazar et donc la possibilité d’avoir la liste de mon personnel mise à jour en temps réel. Vous voyez comme c’est efficace? Vous allez me dire : mais à quoi ça sert?

Laissez-moi vous faire un petit cours rapide de psychologie. Un simple membre au sein d’une gigantesque organisation va se dire qu’il est une partie de la machinerie, un grain de sable dans le désert. Mais si cette personne croise le chemin du grand chef de sa faction et que ce dernier le salue par son prénom et son nom de famille, il n’est plus un grain de sable anonyme parce que son patron reconnait son existence au travers des milliers d’autres grains de sable. Le simple pouvoir d’un nom. Ça n’a l’air de rien mais ça fait toute la différence. Et ça marche. Plusieurs disent pas d’honneur parmi les voleurs (lire : criminels) mais c’est faux. Le respect et non la peur. C’est comme ça qu’on gagne des gens loyaux à sa cause. Et il est aussi suprêmement important de tisser des liens avec ses plus importants représentants. Ça peut être une belle liste, quand même.

Mes lieutenants, d’une part, mes corrupteurs, mes dresseuses vornskrs et bien sûr, mes sœurs noires. Très important ça, les sœurs noires. Voyez-vous, les sœurs noires, comme bien des utilisateurs de la Force, sont un peu spéciales et elles ont besoin de savoir plus que les autres que la patronne supporte leur cause. Une sœur noire respecte la force. Je pourrais avoir un million de titre, si je suis faible, elles ne me respecteront pas et ne me suivront pas. Or, j’ai prouvé hors de tout doute que j’étais l’option gagnante et comme « malheureusement » je ne peux pas leur autoriser tout ce que leur culture demande, ce compromis dans leur façon d’être et d’agir demande une certaine forme de compensation. Notamment que j’assiste à toutes leurs cérémonies et que je ne sois pas juste une patronne commandant à distance. Et je prends mon rôle vraiment très au sérieux.

Tout ceci pour dire qu’aujourd’hui je rencontre Bérylle, une chasseresse sœur noire afin de montrer que je ne suis pas juste du vent et des paroles mais je suis aussi actes et présence. J’ai envoyé une navette la récupérer parce que la jeune femme ne dispose pas de son propre vaisseau et si au mieux mes p’tits gars (et mes p’tites filles) m’appellent patronne, je demande toujours qu’on se la joue carte sur table. Et au vu de sa réponse à ma convocation, elle a un caractère cette petite. J’aime bien moi. Encore faut-il bien sûr que l’aboiement aille avec les crocs. Et les crocs dans la jugulaire de mes ennemis. Du coup, pour la boisson, ça va être explosif. Littéralement. Pourquoi? Parce que c’est une vieille recette d’alcool de champ de bataille qui était en vigueur dans le CDZ avant le retour dans le temps, l’un des ingrédients étant… De la Detonite. Oh que oui.

Alors bon, j’attends à bord de mon Worldcraft, ce planétoïde artificiel, mon invitée. Cachée au cœur du champ d’astéroïdes de Vergesso, dans un manoir qui fait plus office de forteresse, je suis là où le Consortium de Zann est le plus fort, entourer par mes flottes, protégé par mes armées et défendue par mes stations spatiales de combat. Rares sont ceux qui ont le privilège de venir directement chez moi, de pouvoir admirer ma collection d’artefacts (dont un paquet d’armes) et de boire à ma table, plus spécifiquement ici à mon bureau. Mais le rang de Bérylle lui confère un certain nombre de privilège dont il serait idiot de ne pas profiter. Ah oui, et comme je ne suis pas cruelle, il n’y a que des femmes pour s’occuper de moi aujourd’hui. Je sais que les Dathomiriennes DÉTESTENT les hommes. C’est culturel. Pas de maitresses vornskrs non plus dans les parages. C’est la grosse rivalité entre elles et les sœurs noires. Une corruptrice m’annonce que mon invitée est arrivée et la porte de mon bureau s’ouvre peu après.


« Salut Bérylle. Moi c’est Tyria Zann, ta patronne. Tu m’appelles boss, chef ou Tyria et tu me tutoies. On va laisser le protocole à ces coincés de l’Empire et de la République. Je te sers à boire? Évidemment! Recette de famille, improvisée en temps de guerre. Je te préviens, ça arrache, ça déchire. Alors… La chasse est bonne ces derniers temps? Le voyage a été confortable? J’ai des projets, tu vois… Et tu en fais partie. »


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MessageSujet: Re: Les meilleure histoires se racontent toujours autour d'un verre (PV Bérylle) Dim 13 Nov - 21:45

Elle devait rencontrer sa "patronne". Septique, la Sorcière observa sa garde-robe. Tenue traditionnelle ? Non, ce n’est pas une des leurs, elle ne lui fera pas ce privilège. Après quelques tergiversions féminines d’un ordinaire à vomir, elle choisit sa tenue de chasse. Elle s’y sent à l’aise, c’est l’essentiel. Elle enfila le tissu noir, léger et souple. Noua sa ceinture à laquelle elle accrocha ses armes. Hm. Elle opta pour une paire de cuissarde, c’est agressif. Une cape sombre, c’est théâtral. Parfait. Elle noua rapidement son épaisse chevelure d’un ruban rouge sang. Encore plus parfait.

Le trajet en navette fut d’un ennui absurde. Elle en a presque envie de jouer avec la pilote, mais renonça dans un souci de rapidité et de létalité. C’est qu’elle n’y connait vraiment rien en technologie, pas de pilote torturé pour aujourd’hui, donc. Elle est de mauvaise humeur. Massacrante, même. Elle siffle, je viens. La Sorcière pesta et décida de se plonger dans une transe pour occuper le temps. Si elle restait là, à penser, son humeur n’irait pas en s’arrangeant.

Sombrer au plus profond de son être. Là où il n’y a aucune lumière, ni chaleur.
Juste un vide abyssale et en contempler l’infini.
Un froid glaçant s’empare de vos membres qui vous échappent.
Seul votre esprit erre sur un flot d’amertume.

« Hm.. euh.. Madame ? On est arrivé. »


Pour le bonheur du pilote, qui n’avait vraiment pas envie de la toucher, la femme ouvrit les yeux rapidement. Arrivé ? Très bien. Elle se leva et suivit son guide. Elle apprécia les lieux pour leur puissance apparente. Ses Mères s’étaient ralliées avec sagesse à cette organisation. Elle le savait. Tout le long du chemin, elle fut conduite. Elle nota que son hôte avait pris soin de ne faire apparaître à ses yeux que du personnel féminin. L'attention était touchante, mais elle sentait l’odeur viciée des mâles, errer faiblement, un écho, une tentation. Je te traque et je te démembre. Elle réfréna ses pulsions et passa sa langue sur ses lèvres. La page qui l’accompagna eut un sursaut. La peur. Pour la rassurer, elle sourit. Son plus beau sourire sadique. Tu es à croquer, toi. Hm. Dommage, on semble arriver. La jeune femme ouvrit une porte et l’annonça d’une voix tremblante. La Sorcière, de meilleure humeur, entra. Il était plaisant de constater que sa seule présence avait un effet très mesurable sur les gens de bon sens.

Ce fut donc la première fois qu’elle vit Tyria Zann. Teint pâle, appréciable, trop masculine. Son corps dégage quelque chose d’assez animal. La sorcière renifla légèrement. L’odeur est tout à fait importante pour elle. Sa "patronne" initia les festivités et se présenta. Elle apprécia son franc parlé, cette entrevue sera peut-être moins ennuyeuse que prévue.

« Soit. »

Parce que mine de rien, les mots étaient dans sa bouche des ordres. Difficile de courber la tête devant une personne aussi… étrangère. Laisse-lui une chance, soit … patiente, se sermonna-t-elle. Ses Mères l’avaient bien mise en garde contre son impulsivité et sur l’interdiction totale de s’en prendre à Tyria ou son organisation. Quelle plaie.

« Le voyage était ennuyeux. »

Sa voix, sèche claquait et le désintérêt n’était qu’à peine masqué. Après avoir observé le bureau, l’attention de la Sorcière se porta sur la femme qui lui faisait face. Ses yeux la fixèrent sans détour, dérangeants.

« Que dois-je faire ? »

Ne tournons pas autour du pot. La sorcière s’assit sur ce qui semblait avoir été préparé pour sa venue. En effet, de l’alcool qui sentait bien fort. Cela la fit rire intérieurement. Elle qui ingérait poison, psychotrope et autres tords boyaux quotidiennement se savait très peu sensible à ce genre de breuvage. Heureusement, celui-là semblait assez corsé pour ne pas avoir le goût d’eau. Inutile de s’en moquer ouvertement, Tyria n’avait pas besoin de connaître toutes les cordes de son arc. Peut-être que cela aurait été mieux. Elle ne savait pas encore ce que cette collaboration donnerait. Ce qu’elle-même serait capable de tolérer. Elle était somme toute assez curieuse de savoir ce qu’on attendait d’elle ici.

Finalement, cette humaine a une gorge tout à fait appétissante d’aspect.
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MessageSujet: Re: Les meilleure histoires se racontent toujours autour d'un verre (PV Bérylle) Lun 14 Nov - 0:36

Mouais. Elle est avare de parole, cette petite. Pas que ça ne me plaise pas, je suis moi-même une femme d’action. Mais il y a une différence entre la mince limite juste avant l’insubordination et ne pas aimer parler. Je travaille avec Vinjera sur une base régulière soit la grande patronne des Sœurs Noires alors je suis habituée à leurs… Comment dire… Particularités. Mais là, c’est encore pire que Vinjera et c’est déjà en dire long, très long sur le ô combien ça me démange de lui coller une droite pour lui rappeler qui est la patronne ici. Je sais, je sais. Je ne suis ni raisonnable ni patiente. Simplement, je tends la main vers elle, vers une des personnes occupant les hauts échelons de mon organisation et si elle ne mord pas ladite main, elle la mordille pour savoir ce que ça goûte. Et ça a le don de m’énerver prodigieusement. Je devrais…

En fait je devrais sourire. Lui montrer que non seulement je suis la patronne mais que je ne me laisserai pas aller à une colère de gamine capricieuse. Et c’est ce que je fais. Je souris, même que j’éclate de rire comme si elle venait de raconter une bonne blague. Attends ma grande. Je vais te montrer pourquoi c’est moi la patronne et pourquoi tu vas changer d’attitude. Je lève mon verre dans sa direction avant de l’avaler d’un trait. Ne me vois pas comme une sorte de nuisance Bérylle. Si j’ai réussi à m’entourer de combattants d’exception, si j’ai réussi à unifier ce qui ne pouvait être unifié, c’est parce que je suis quelqu’un avec une tête sur les épaules et qui sait quand c’est le temps de durcir le temps et quand il faut juste… Prendre du bon temps. C’est important de savoir mettre de côté le boulot pour rappeler aux autres que vous êtes comme eux, en fait. « Humain ».


« Mais c’est qu’elle mordrait si on ne fait pas attention! Écoutes Bérylle, quand je rencontre mon personnel, j’aime prendre le temps de leur parler. De les connaitre. Alors ce que tu dois faire, avant qu’on commence à parler affaires, c’est de t’ouvrir un peu à moi, que je puisse mieux te connaitre. C’est le gros problème de l’Empire et de la République. Des chefs complètement inaccessibles. »

Si elle ne comprend pas le message, c’est son problème. Je ne peux pas me montrer plus claire ou plus clémente. Après tout, quand on y pense… C’est on ne peut plus simple. Je ne lui demande pas de me conter sa vie en me faisant des tresses, en pyjama, assise sur un lit. Je veux juste établir un meilleur lien de proximité entre nous. Je suis comme ça. Je veux que les gens sachent qu’ils comptent. Qu’ils ne sont pas que des numéros. Des pièces dans la machine. Et oui. Oui j’ai pris part à un tas de fêtes rituelles sur Dathomir. Sur Myrkr. Sur toutes les planètes où le CDZ a une influence significative et des cellules importantes. J’en ai vu des trucs bizarres, c’est moi qui vous le dis. J’ai mangé et bu des trucs dont je ne suspectais même pas l’existence. Je vous assure que je suis loin d’être une patronne comme les autres. Très, très, très loin de là.

« Je commence avec les anecdotes si tu veux. Savais-tu qu’une fois, pour filer un coup de main aux Sœurs Noires, j’ai servi d’appât pour permettre de capturer un magnifique spécimen de rancor? J’ai la dent pour le prouver. Et toi, en tant que chasseresse, ta plus belle capture ou ta meilleure proie? Histoire que je dresse un meilleur portrait de toi. C’est important de bien connaitre ses alliés. »


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MessageSujet: Re: Les meilleure histoires se racontent toujours autour d'un verre (PV Bérylle) Ven 18 Nov - 1:14

Quand quelqu’un rit, sa gorge s’agite. Ce fut ce que Bérylle nota, sans réellement chercher à comprendre la cause de cette hilarité. Il est absolument inconcevable qu’on rie d’elle, la sorcière impitoyable. L’humaine a l’air d’une bonne vivante puisqu’elle boit son verre d’un trait. L’heure n’est pourtant pas à la frivolité festive. Plutôt à la moquerie acerbe, masquant à peine les exigences d’un lien hiérarchique. Elle attaquait, la « patronne ». C’est d’un ennui ces gens qui souhaitent tourner autour du pot avant de passer aux choses sérieusement, directement. Ennuyée, voilà le sentiment qui la piqua légèrement. Agacée, elle se résigna à faire ce qu’on attendait elle. Paraître.

« C’est tout à ton honneur d’être accessible. »


Et pas son rôle de juger ses élucubrations de chef. Fais comme tu veux et arrête de m’ennuyer avec tes futilités. Le devenir de ton organisation m’indiffère autant que … je trouve même pas tellement ça m’indiffère. Discutons. Passons la belle et gluante pommade de l’hypocrisie.

« Je sais que tu t’impliques. Je me souviens t’avoir vue, chez moi. »

Un sourire très, mais très malsain étire les lèvres carmines. Oh, elle ne devait pas se souvenir d’elle, car Bérylle ne l’avait pas côtoyée de près, étant responsable des jeunes sœurs qui devaient êtres préparées pour la cérémonie. En coulisse, elle avait pu observer.

« Je t’ai trouvée … inintéressante, quoique baisable si on aime le genre garçon manqué. Pas mon genre. Tant mieux, il paraît qu’il ne faut pas coucher avec son patron. Non ? J’ai promis d’être… »


Sa langue court sur ses lèvres et elle fait danser ses yeux au plafond, faisant mine de chercher ses mots. Elle posa un indexe sur sa lèvre inférieur, la tapotant.

« décente ? … soumise à votre autorité…. J’ai failli dire gentille… ç’aurait été malhonnête… »
Elle ricana. « Enfin. Dommage que le rancor ne vous aie pas avalée … j’aurais au moins pu entendre parler de cette chasse si mémorable… bon, il te manque déjà quelque bout. »

Elle mordit son indexe, le mâchonna distraitement. Qu’est-ce que ça donne si on t’arrache cette vilaine et disgracieuse mécanique ? Elle s’arrêta quand le gout métallique du sang heurta ses papilles. Hm. Ca lui avait donné faim.

« Un portrait de moi ? Ce n’est pas en connaissant mon tableau de chasse que tu me connaîtras mieux. »

Elle avala d’une gorgée du breuvage. L’alcool était une drogue si communément faible. Ce genre là avait au moins le mérite d’avoir un peu de caractère et était une boisson appréciable. Correctement divertissante pour accompagner une entrevue de ce genre là.

« Dans l’absolu désespoir, je chevauche la souffrance. »
« Seule l’odeur du sang et de la peur me contente. »
« La Magie comme compagne, essence fondamentale. »
« Epanouie dans le massacre, la lente agonie de la vie. »
« Je suis Sorcière. Je suis cauchemar. Je suis de Sang. »


Elle soupira. L'espace d'un instant, son regard avait changé et l'air s'était tendu, presque crépitant. La magie à fleur de peau, dansant sur les mots.

« J’ôterai la vie de qui tu voudras. Mort lente, rapide, poison ou torture… tant que j’y trouve mon compte. On ne parlera pas de tous mes talents annexes de traque et infiltration... ou plus exotiques. Tu connais mes sœurs, tu sais donc ce dont on est capable. Bien sûr, je suis expérimentée, évidemment, efficace. On ne t’a pas envoyée la première venue parce qu’il fallait bien. On t’honore de ma présence. Ne jouons pas inutilement avec les mots. Quand je m’énerve, je maîtrise nettement moins mes vices. Je suis satisfaite que tu sois accessible. Qu’on rie ensemble, tue ensemble… se moque de la laideur de l’existence et nous étalons dans la luxure… faisons donc connaissance. Comment t’amuses-tu, petite cheffe ? »
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MessageSujet: Re: Les meilleure histoires se racontent toujours autour d'un verre (PV Bérylle) Ven 18 Nov - 5:06

Ce mélange de provocation et d’arrogance… Ce n’était pas la première fois qu’on me faisait le coup. Vous pensez vraiment que je suis du genre à réagir à ce genre de truc? Je gère le crime organisé, merde. Des fortes têtes, c’est mon pain et mon beurre. Il y en a toujours un ou une pour penser que « hey, je vais faire de l’attitude à Tyria Zann parce que franchement, je suis tellement meilleur qu’elle ». Quand ce sera vrai, on en reparlera. La patronne en chef c’est moi et si je dis aux Sœurs Noires : vous dansez, elles dansent et c’est tout. Oh c’est clair que pour m’emmerder elles vont me faire un coup bien vache pendant la danse. Je le sais pertinemment. Mais elles vont le faire. Alors Bérylle, continues comme ça. Mais au final? C’est moi qui aurai le dernier rire. Je l’adore, vraiment. Elle a une sacrée paire de couilles métaphoriques.

Commenter si sa boss est « baisable », si elle entre dans ses préférences sexuelles et tout ce venin dans ses paroles… Ça change de ces imbéciles qui pensent pouvoir prouver leur valeur en se prenant pour ce qu’ils ne sont pas : les meilleurs. Bérylle? Oh je suis persuadée qu’elle a ce qu’il faut pour appuyer son attitude. Elle m’appelle petite cheffe et me prend de haut. Continues comme ça, tu m’amuses. Et pour s’amuser, on va s’amuser. Tu préfères les actes aux paroles? Parfait. Ça je sais très bien le faire. Vous oubliez un détail : mon bras droit, mon second et mon garde du corps est probablement la personne la moins bavarde de la galaxie. Urai Fen est un type génial, d’une loyauté à toute épreuve. Mais dire que je lui arrache les mots de la bouche avec une pince? C’est pratiquement la vérité si ce n’est que ladite pince est purement métaphorique.


« Tut tut tut. C’est chef, boss ou Tyria. Tâches de ne pas l’oublier, ça m’embêterais de devoir te donner une carte, de la corde et un piolet pour te sortir la tête du cul quand j’en aurai fini avec toi. Et ce que je fais pour m’amuser? Piller, tuer, baiser, torturer, boire, me battre… La liste de vices est longue. Tu viens de me donner une idée. Si tu es si extraordinaire que tu le prétends, le prouver ne te feras pas peur. »

En temps normal, je n’amène jamais de prisonniers ou d’esclaves ici. Je veux dire… Amener l’ennemi ou un potentiel fugitif dans ce qui vous sert de monde capital, c’est un peu beaucoup débile. Mais bon. Depuis quand la logique et le bon sens sont mes points forts? Je sais que nous avons en arrimage à une de mes stations spatiales proches au moins un vaisseau rempli d’une cargaison d’esclaves. Et on parle de vrais esclaves bons pour l’arène. Le genre qui peut éviscérer un mandalorien avec une roche. Si elle est vraiment aussi douée, elle n’aura aucun mal à le prouver. Elle et moi dans un combat à mort contre une horde qui ne désire qu’une chose : nous mettre en pièces. Avec une feuille de route comme la mienne? Il doit y avoir une liste d’attente pour la liste d’attente de ceux qui voudraient me butter. Mais je m’aime comme ça.

Je donne les ordres nécessaires, je lui fais signe de me suivre, nous montons dans une navette et direction une arène qui sert à faire le tri dans les nombreuses recrues qui se joignent à nous. La chair à canon, je déteste. Je veux des professionnels. De vrais guerriers. Pas des gens qui vont fuir au premier coup de feu. Et comme on y entraine aussi bien les corrupteurs que les troupes, que les dresseurs de vornskrs ou les Sœurs Noires (oui, j’ai mon propre détachement de Sœurs Noires ici), je puis vous assurer que nous avons de quoi satisfaire tous les goûts. Il n’y a rien de mieux que de cracher au visage de la mort avec quelqu’un pour tisser des liens. Impressionnes moi, Bérylle, et tu pourras m’appeler petite cheffe. Mais… Je doute que tu sois capable. Désolée ma grande mais il n’y a pas grand-chose qui puisse battre un voyage dans le temps…


« Toi et moi dans l’arène contre une horde sanguinaire qui veut notre peau. Et on ne parle pas d’esclaves avec des pelles. Ce sont tous des prises de guerre donc des combattants et ils vont débarqués armés jusqu’aux dents. Tu n’as pas l’air du genre à reculer devant un défi et comme tu te dis à la hauteur, je me suis dit que corser les choses ne te ferait que plus plaisir encore. Ça te convient comme divertissement? »


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MessageSujet: Re: Les meilleure histoires se racontent toujours autour d'un verre (PV Bérylle) Dim 20 Nov - 16:09

Elle se sentit le regard haineux et frustré d’une créature que l’on soumet de force. Elle jubila en contemplant les sentiments qui l’agitèrent. Tellement abjecte. Ah, qu’il est ennuyant d’être subordonnée et de se faire avoir à un savant jeu de pouvoir hypocrite. Cela faisait longtemps qu’on ne l’avait pas autant ridiculisée. Elle aimait ça ? Pas du tout. Visage fermé, la sorcière suivit Tyria sans mot dire. Ses Sœurs l’avait mise en garde, pourtant. Elle reprit une navette et observa. Ce genre de décor était total pour celle qui parcourait la jungle de sa planète depuis son enfance. Si étrange. Elle caressa le métal froid, glacé. Comme son cœur desséché. Desséché et pourtant noyé dans une haine désespérée. Face à cette cheffe, elle se sentait comme à l’aube de son âge adulte. Le feu de sa révolte la faisait rire intérieurement. Quelle étrange nostalgie… mélancolique. Un poison insidieux qui s’infiltre dans vos chairs et vous glace le sang. Tout est glacé. Comme ces parois de métaux.

Une arène, donc. L’énergie de ce genre d’endroit, lugubre à souhait lui plut. La cruauté des combats, motivée par la survie. Un divertissement ? Non, c’était bien plus.  Un par un, elle vérifia ses dards empoisonné, allant parfois jusqu’à lécher délicatement l’aiguille. Mortelle langueur. Ses petits chéris contrôlés, elle dégrafa sa cape et la jeta au visage d’un des larbins qui errait dans leur sillage. Aucun signe d’inquiétude ou de nervosité ne paraissait dans ses mouvements ou son attitude. Tout simplement, parce que ce genre de sentiment stressé lui étaient étranger dans un cas de figure de ce genre-là. Elle prit le manche du fouet entre ses mains. Son arme lui serait utile dans ce genre de combat de masse, déchiqueter le plus grand nombre en peu de temps.

La poupée pâle observa les portes lui faisant face. Sa « patronne » n’avait pas précisé si elle faisait partie ou non de ses ennemis, non ? rho. Être sage. Cette idée tentante lui sembla une idée contraire à la docilité qu’elle avait promis. Combattre à deux, soit. Elle serait sage. Excellente idée de lui proposer de massacrer des innocents. Elle le ferait en imaginant déchirer les chairs de celle qui s’amusait vilainement à la ridiculiser depuis tout à l’heure. Ce serait jouissif. La sorcière laissa échapper un ricanement joyeux, heureuse de son idée. Elle avait peur parfois. La peur avait pris à son niveau une dimension bien plus tordue et bien plus perverse que la seule crainte d’un combat. Sa mort à elle ne lui faisait ni chaud, ni froid… la profonde haine qu’elle vouait à tant, née de cette colère sourde et insupportable avait pris les rênes de son existence. Le meurtre de masse la réjouissait, elle voulait sentir le sang. L’odeur du sang. L’anticipation de ce parfum faisait trembler ses narines d’envie. Le long fouet s’activant, éclairant sa porteuse d’une lueur rouge malsaine.

« Alors, qu’est-ce qu’on attend… ? »


La voix sourde était emplie d’excitation et d’une folie latente. Elle avait envie de se couvrir de sang, de voir les regards désespérés, les âmes s’envoler, leur yeux devenir vitreux. Déchiqueter ! Lacérer ! Eviscérer ! Oh, oui, les viscères, c’est délicieusement puant… et l’autre souffre sans mourir tout de suite que de se voir vidé de ses entrailles… pas tout de suite… n’est-ce pas merveilleux ? Si, c’était merveilleux…
Aussi vrai qu’elle sentait le toudoum régulier de son cœur, elle savait ce qu’elle allait faire. Dans un premier temps, pour inséminer le cœur de ses adversaires d’une juste peur… pour la simple cruauté et le plaisir de les voir fauchés par une vague de force… de voir ces corps, petits pantins, propulsé et se relever avec peine… et elle, pourrait rire, mesurer lesquels seront les plus fort, les plus faibles… petits jouets… et s’il y avait un cul terreux de forceux puritain avec eux ? ces catins… quel plaisir ce serait que de le démembrer ! Le pouvoir ondulait en elle, prêt à exploser… il n’attendait plus qu’une chose que les portes s’ouvre..

« Regarde, regarde bien… maîtresse de fer, ta sorcière t’exhausse… »
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MessageSujet: Re: Les meilleure histoires se racontent toujours autour d'un verre (PV Bérylle) Dim 20 Nov - 19:09

Vous savez… Je devrais probablement mal le prendre. Me dire que son insubordination et son attitude rebelle sont autant de points que je devrais corriger de force mais… La force ne fonctionnerait pas avec Bérylle. Les Sœurs Noires ne sont pas exactement… Intimidables. C’est comme avec les Siths : à un certain moment donné, ils deviennent pas exactement immunisés, ce ne serait pas le terme exact mais beaucoup moins susceptibles à la chose. La meilleure stratégie c’est encore de gagner leur respect. Un combat dans l’arène ne va pas, dans la théorie, me gagner le respect de Bérylle. Nous sommes deux tempéraments forts, habitués à occuper le sommet de la pyramide. Évidemment il est absolument impensable que je la considère comme une égale. Pas à ce stade-ci des choses en tout cas. Le respect, ça se gagne. Point.

Et c’est universel. Le respect se gagne par les combats. Par le sang versé. Sith, Jedis, Sœurs Noires, Mandaloriens : nommez une culture, c’est le même principe. Bérylle va demander un sacré travail. Mais j’aime un bon défi. J’adore même. Les Sœurs Noires sont toujours comme ça, en fait. Complètement psychopathes mais trouvez sur quels boutons appuyer et elles dansent comme n’importe qui d’autre. Appuyez sur le mauvais bouton par contre et vous risquez de perdre votre main entière. C’est pour cette raison que ce combat en arène sera particulièrement révélateur. Elle me perçoit d’une certaine façon, selon sa vision très biaisée et influencée par autant de facteurs qu’il y a de combattants dans l’arène soit beaucoup. Mais bon hein. La galaxie ne s’est pas construite en un jour. Je saurai faire le nécessaire pour assainir notre relation professionnelle.

Mais bon, n’allez pas penser que je perds du temps en réflexion car je pense pendant le combat. Les portes se sont ouvertes, nos adversaires se jettent sur nous et comme je ne fais jamais les choses à moitié, ce sont de vraies armes. Si nous sommes incapables de triompher, nous allons crever. Les combats arrangés? Je déteste. Quand j’organise ce genre d’événement, c’est bats toi ou crève. Pas « je suis la boss donc j’ai le droit à un traitement de faveur ». Du sang. Des cris. Des morts. Une masse enragée qui ne demande qu’à prendre sa revanche sur moi et accessoirement sur tous ceux qui font partie de mon organisation. Moi? Je ne leur offrirai aucune pitié et encore moins la chance de me butter. J’ai survécu à plus d’affrontements que je ne veux en compter, sacrifiant parfois des morceaux au passage et je ne mourrai pas aujourd’hui dans cette arène. Oh non.

Que ce soit de la main de mes ennemis ou de celle de Bérylle si l’idée lui venait de faire quelque chose de stupide, la mort ne me trouvera pas. Des blessures? Probablement. Mais je tire sur tout ce qui bouge dans ma direction avec des intentions hostiles et mon arme ne fait pas dans la dentelle. Est-ce que l’expérience de combat avec la Sœur Noire est intéressante? Assurément. Comme la plupart de ses consœurs, c’est une force de la nature. Sauvagerie et grâce se mêlent dans une danse mortelle que moi, personnellement, je ne saurais jamais maitriser. Je suis plus… Char d’assaut, en fait. On fonce, on défonce, on enfonce mais il faut que ce soit brutal et expéditif. Oh quoi, riez, riez, ça fonctionne. La preuve, je suis encore de ce monde, comme une grande fille. Attends voir, est-ce que Bérylle vient vraiment de lancer une tête décapitée sur le mec qui essaie de me poignarder ou c’est une coïncidence? Parce que si c’est volontaire? La classe, quoi.


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MessageSujet: Re: Les meilleure histoires se racontent toujours autour d'un verre (PV Bérylle) Sam 26 Nov - 0:08

Carnage.

Le fouet tournoie. Danse de mort.

Elle adore cette arme. La manière qu'il a de trancher dans la chair, le son des os qui se brisent, le chuintement des chairs déchiquetées. Ce virement sourd, ce chant morbide. C'est une poésie, un art magnifique. Dans un premier temps, la sorcière s'y perdit. Crânes explosé, ennemis électrocuté dans d'affreux cris d'agonies. Plus ils crient, plus elle aime, plus ils supplient, plus elle prend son temps. Quoique la masse l'empêche d'exprimer la souffrance dans toute sa beauté, nécessitant trop de morts rapides. Elle ne fit pas exprès de faire voler cette tête, enfin pas à cet endroit, le corps qui suivi, oui. Elle avait noté le regard de Tyria à son égard. Pour lui faire plaisir, elle lui avait donc projeté devant le nez le reste du cadavre. Le sang gicla abondamment Tyria et la sorcière apprécia un bref instant le tableau. Le rouge lui allait bien. Elle dut se reconcentrer sur ses adversaires qui étaient toujours en grand nombre. Elle a de l'ambition tout de même. Son art magique lui fut d'une aide précieuse pour évacuer les pressés de mourir, chacun son tour que diable.

Au milieu de cette trame aléatoire et chaotique, elle se permit une seconde taquinerie. Certaine de ses fléchettes empoisonnées frôlèrent Tyria pour épingler un adversaire, qui paralysé tombaient en quelques secondes, écume aux lèvres, figés sur un rictus douloureux. Cette mort perverse et insidieuse, elle l'estimait beaucoup. Ses petits chéris étaient des cadeaux, des biens précieux. Après tout, il était question de confiance. Si elle "sa patronne" avait idée de ne pas croire en sa maîtrise de ses jets, elle risquait de bouger et de se prendre une aiguille dans les fesses. Ce jeu de test était réciproque puisque la sorcière n'hésitait pas à jouer avec le feu d’artilleuse. Elle dut avouer, en son fort intérieur, que la manière peu élégante de sa cheffe avait de se battre était efficace. Elle était en un sens solide. C'était pratique d'avoir quelqu'un de solide à ses côtés. Elle continua à se servir de son couvert pour déployer les pas de sa danse. Elle arracha au passage un bout de doigts qu'elle garda entre ses lèvres, tel un cigare. Pas vraiment pour le manger, mais juste pour le goût du sang. Ça la galvanisait, l'excitait encore plus. Le combat ne veut rien dire, ce n'est qu'une immense boucherie. C'est ce qui le rend si magnifique.

Ce qui, lui donna le plus grand des bonheurs, ce fut d’entendre, un son très caractéristique de sabre laser. A présent, que la masse d’adversaire s’était évaporée pour ne laisser que les plus puissants ou chanceux. Parmi ceux-là, un puant se tenait en retrait. La lueur bleutée éclaira le visage tiré du Jedi. Jeune homme à la barbe de plusieurs jours, les traits creusés par la faim et la fatigue. Certainement. Pourtant, il y avait dans ses yeux une lueur combative profonde. Il fallait leur laisser cela, ils faisaient des adversaires généralement correctes. L’intéressé bondit sur elle avec une célérité prodigieuse. Rien de plus normal, qu’il s’en sorte ou non, il avait l’envie de supprimer de ce monde l’existence d’un être qui lui faisait horreur. Comme elle.

Elle ne fut pas déçue. Certainement était-ce un choix de sa patronne que de lui trouver un adversaire de ce genre. Après tout, elle la testait, non ? Elle fut donc un peu déçue de la fatigue corporelle de son adversaire qui au sabre donnait à la sorcière, un net avantage. Elle n’hésita donc pas à porter la bataille sur un plan mental. Le puant avait la volonté du désespoir. La torture mentale était un duel qui ne mentait pas. La force de son esprit devait écraser celui de l’homme qui lui faisait face. Elle devait écraser chaque chose bonne en lui, chaque once de lumière pour faire naître en lui. Un part un. Un esprit n’est pas fait pour endurer cela. La vague obscure déferla, comme un cancer fulgurant elle s’attaqua à chaque part saine de l’esprit qu’elle abordait.
Concernant le reste, elle faisait, par un choix purement volontaire, de laisser Tyria veiller à ses arrières. Elle testait, après tout, elle aussi la fiabilité de celle dont beaucoup allait dépendre. A priori, elle était toujours vivante lorsqu’elle brisa finalement l’esprit de son adversaire, après une lutte intérieur acharnée. La sueur qui roulait sur son front en était témoin, tout comme sa cage thoracique qui s’agitait pour récupérer avidement les particules d’oxygènes traînant par là. C'est qu'un combat de ce genre, ça vous épuise une sorcière, tout de même !

Son regard fou cherche celui de Tyra.

Alors ?

Elle cracha le bout de doigt.
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MessageSujet: Re: Les meilleure histoires se racontent toujours autour d'un verre (PV Bérylle) Sam 26 Nov - 1:21

Le combat est un art, disent certains. Je suis en partie d’accord avec cette affirmation. Quand on s’y arrête, c’est une danse mortelle que seuls les plus habiles et les plus talentueux maitrisent à un degré leur permettant non pas de survivre mais bien de vivre. Car survivre, c’est le propre des êtres qui ne sont pas capables de vraies pensées complexes. Si vous ne visez plus haut que la simple survie, vous ne pouvez espérer remporter décemment un affrontement. Plus encore, comme dans n’importe quel art, il existe plusieurs styles. Certains y vont avec noblesse et raffinement. Certains avec passion et abandon. D’autre avec sauvagerie et hémoglobine. Mais au final? Tout le monde danse. Tout le monde, à un certain degré suit la douce mélopée du combat. Mais ce qui est le plus intéressant, c’est de danser à plusieurs. Oh que oui.

Mais, direz-vous, considérant l’adversaire qui est alors un partenaire plus ou moins volontaire, n’est-ce pas la base de tout combat? Non. Un partenaire n’est pas un adversaire. Le partenaire est de votre côté, dans votre chorégraphie. Pour bien performer, il faut savoir se laisser aller à l’inspiration du moment. À la spontanéité. Si vous voulez trop suivre des pas de danse préétablis, vous ne pouvez réussir qu’une chose : mourir. Un faux pas, un coup de travers qui frappe votre partenaire… C’est à la fois un art, une science et une affaire d’instinct. Les meilleurs partenaires peuvent être, ironiquement, des gens qui quelques secondes auparavant étaient de parfaits inconnus. Vous pouvez connaitre quelqu’un depuis des années et ne pas maitriser ce type particulier de danse avec lui. Ce n’est pas une affaire de confiance ou d’affinité. C’est simplement ainsi.

Le sens du détail peut être important. Le sens de la mise en scène est crucial. Vous devez jouer avec les émotions de vos adversaires, les pousser à faire des faux pas. Plusieurs redoutent la vue du sang. Nos sociétés soi-disant civilisées en font l’apanage du barbarisme. Pourtant, en quoi ce qui est parfaitement naturel devient soudain une sorte de tabou parce que nous disposons de technologies de pointe permettant, justement, d’éviter de s’adonner à un carnage ou de dispenser de lentes et douloureuses morts à tort et à travers. Mais ici, dans l’arène, dans cette mêlée sanglante, une seule autre personne compte en dehors de moi. Ma partenaire de danse qui agit et réagit avec moi en une synergie presque symbiotique. La précision de ses lancers de dards. Son dos exposé alors qu’il aurait été si simple de l’abattre en traitre. Nous dominons le champ de bataille.

Elle est au cœur d’un duel où la moindre erreur pourrait lui coûter un bras. Je crache un mélange de salive et de sang après avoir encaissé le souffle d’une grenade. Mon adversaire n’est pas un homme, c’est une machine de guerre, un mélange de cybernétique, de drogues de combat et je suspecte quelques altérations génétiques. Il est coriace. Je le lui donne. Mais il oublie un détail. Je ne connais pas la douleur. Une anomalie génétique me prive de ce genre de sensations. Là où plusieurs auraient mis un genou en terre pour se remettre de sa souffrance, je reprends l’assaut sans attendre la mitraille répond à la mitraille dans une cacophonie discordante. Ultimement, je triomphe. Je triomphe et je me lance contre un ennemi qui veut prendre ma partenaire en traitre. Sa lame perce ma chair et l’incompréhension se lit dans son regard quand je riposte d’un poing artificiel recouvert de peau synthétique qui le traverse de part en part.

Dans un ultime gargouillis fétide, il rend l’âme. Mon regard croise celui de Bérylle. Autour de nous, un tapis de cadavre et un océan d’un liquide carmin. L’ennemi a été complètement anéanti. Je vois mon reflet dans la visière d’un casque en partie éclaté. Tous mes morceaux artificiels sont désormais exposés, la froideur du métal contrastant avec la chaleur d’un corps humain qui a survécu à cette folie. Le silence s’installe… Avant d’être rompu par un rugissement. Non. Un rire. Mon rire. Nous avons réussi. Non pas que j’avais le moindre doute. Mais une fois la danse terminée, l’adrénaline commence à retomber et des réflexes plus humains refont leur apparition. Toutefois… Toutefois… Toute bonne performance mérite un « encore ». La nôtre ne fait pas exception à la règle. Un sourire narquois sur le visage, je tends à Bérylle une télécommande. Une deuxième vague d’ennemis, ô redoutable chasseresse?


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MessageSujet: Re: Les meilleure histoires se racontent toujours autour d'un verre (PV Bérylle) Lun 26 Déc - 21:55

Elle expira l’air de ses poumons, un peu agacée de son propre essoufflement. Heureusement, avoir déchiré l’esprit de ce petit nuisible, comme on écraserait un puceron sous son pouce, l’avait mise d’humeur joviale. Oui, oui, joviale. C’est un sourire qui semblait sincère que Tyria fut accueillie. Il ne dura que quelques secondes, s’effaçant à mesure que la créature des ténèbres retournait à son masque d’indifférence.

« C’était divertissant. »
Le ton était presque aimable.

Sa main se saisit de l’objet tendu, délicatement.

« Si tu te sens capable de remettre le couvert… » pour finir sur une raillerie grinçante.

La sorcière ignorait l’étrange aptitude de sa patronne à ne pas ressentir la douce souffrance. Elle ignorait que l’être qui se tient devant elle est sourd à la plus délicieuse des sensations. Elle l’aurait certainement prise en pitié. Mais elle s’imaginait qu’elle devait avoir bien mal en voyant ses blessures et elle se réjouissait de toute les notes subtiles de douleur qui était sensées l’habiter.

Elle ne lui laissa de toute manière pas le loisir de répondre à sa taquinerie, la porte s’ouvrit alors que sans hésitation la sorcière venait d’appuyer sur le bouton d’ouverture. A dire vrai, elle avait appuyé sur un autre qui n’avait produit aucune réaction… eh la technologie, elle ne s’y était pas encore fait. Ca il faudra qu’elle s’y penche sérieusement. Elle avait conscience que son existence en avait fait une puissante machine à tuer… mais qui en dehors de son univers se trouvait un peu … démunie. Empruntée. Elle n’aimait pas cette sensation. Elle n’aimait pas le métal sans âme. Elle aimait ce qu’elle n’aimait pas. Doux masochisme.

Alors que leurs nouveaux adversaires émergeaient dans l’arène, elle ouvrit les bras et déchaîna ses pouvoirs. Le but était de montrer ses talents, elle s’y appliquait. Elle imprima à l’air sa volonté, faisant naître un vent tempétueux qui leva très vite une nuée de sable de l’arène. Une petite tempête de sable tourbillonnante, les deux combattantes se trouvant dans l’œil du cyclone. Après un bref signe de tête, ses bras retombèrent le long de ses flancs et le vent cessa aussitôt. La poussière fut plus longue à se dissiper, mais la sorcière n’attendit pas. Elle ne se lança pas dans une lutte exubérante, elle préféra utiliser ses pouvoirs avec mesure. Si Tyria avait soudainement l’idée d’une troisième vague, on ne sait jamais… Ce fut donc une série d’éclairs létaux qui foudroyèrent les premiers malheureux, aveuglés, qui toussaient et tentaient de retrouver des repères. L’électricité est une arme qu’elle apprécie, ça fait hurler, ça paralyse, fait spasmer, arque les corps. Et pouf, le cœur s’arrête, c’est tellement facile.

Le fouet restait son arme de prédilection. Ses trajectoires imprévisibles pour ses adversaires surpris ou inexpérimentés lui simplifiait la tâche en combat de groupe.

La lutte repart, elle prit un peu plus d’aise. Sans surprise, le premier combat avait été une découverte de l’autre, à présent, que la glace était brisée, elle pouvait se permettre quelques frivolités. Prendre des risques, jouer, comme un chat cruel, elle adorait ça. Oups. Un projectile de blaster perça sa garde et lui entama la cuisse. Pas profondément, mais c’était toujours agaçant.


Dernière édition par Bérylle le Mar 27 Déc - 6:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les meilleure histoires se racontent toujours autour d'un verre (PV Bérylle) Mar 27 Déc - 3:43

Ah… Aurais-je réussi à percer un peu la carapace de l’insaisissable Sœur Noire? Elle peut bien reprendre un air plus neutre, je l’ai vu sourire et j’ai la preuve enregistrée par mon œil artificiel si besoin. En tout cas je peux vous le dire : je me suis bien amusée. Follement qui plus est. C’est assez rare que je m’adonne à ce genre de divertissement. Premièrement, des prisonniers morts ne me rapportent pas le moindre crédit. Économiquement, c’est une très mauvaise idée. Ensuite, en général, des prisonniers capables d’opposer un défi digne de ce nom, en général, ils sont vites revendus ou exécutés pour avoir fait la connerie de défier mes maitres esclavagistes. Le CDZ se base sur un principe simple. Si tu finis par être capable de racheter ta liberté, on te la rend. Et un esclave a plus d’une façon de se faire de l’argent. Enfin bon.

Ce n’est pas le point et ce n’est pas important. Le point c’est que jeter des crédits par la fenêtre, ce qui est dans le pur style de l’Empire et de la République, ce n’est pas mon truc. Maintenant, dans la présente situation, est-ce que je jette mon argent par la fenêtre? Oui et non. Oui sur la valeur à court terme de ce qui est en train de rendre l’âme face à Bérylle et moi. Mais sur le long terme? Si je réussis à gagner le respect et la loyauté de la Sœur Noire, elle sera prête à accomplir l’impossible en mon nom. Et ça… Ça peut rapporter un max de fric. Je ne fais jamais rien pour rien. Je ne dirais pas que j’ai toujours le profit en tête, ce serait mentir mais disons que je ne fais rien par pure générosité. Je peux faire les choses par générosités mais avec un motif. Une arrière-pensée. Quelque chose du genre. C’est juste… Comment dire… Logique, quand on y pense.

Oui, je vous explique tout cela en me battant. Évidemment que je suis multi tâche. Non. Pas parce que je suis une femme. Parce que je suis une cyborg, merde. Vous pensez que ça se gère tout seul tout ce paquet d’électronique ultra high tech? Bah non. J’ai l’équivalent d’un ordinateur dans la tête ce qui fait que je peux faire quelque chose avec mon cerveau pendant que la machine fait autre chose. Et si vous en doutiez, je suis en train de faire un carton monstrueux. Là je m’amuse. On peut commencer à tenter d’en mettre plein la vue à l’autre alors je rivalise de mauvais coups limite suicidaires comme foncer sur un ennemi, le percuter avec l’épaule, activer ce qu’il porte en détonateurs thermiques sur lui, le soulever au-dessus de sa tête et de la balancer sur le mec avec le lance-flamme avant de me retourner vers Bérylle et de prendre une pose pseudo héroïque parce que quand on est aussi surréaliste que moi, on ne regarde pas les explosions!

Je vois qu’elle a subi une blessure légère mais je ne suis pas inquiète. Il en faut bien plus pour mettre à terre une Sœur Noire. Une Sœur Noire te dit : je me suis cassé un ongle… Mais c’est l’ongle, le doigt, la main au complet, le poignet, le bras… Les individus de sexe masculin peuvent prétendre appartenir au sexe fort mais celui que Bérylle est en train de faire couiner comme un gamorréen prouve très nettement le contraire. Je sens qu’on va finir par s’entendre à merveille elle et moi. La confiance c’est sacré au sein du CDZ. Trahir notre confiance, c’est signer son arrêt de mort. Il y a bien des choses que je peux tolérer un minimum. La trahison? Jamais. Faites-moi ce coup et je… Oh la vache, la belle bleue! Je ne pensais pas qu’on pouvait exploser en autant de morceau. Qu’est-ce qui pisse le sang bleu comme ça, dites donc? Ah c’est le Talz là-bas. Enfin… Ce qu’il en reste…


« Me dit pas que tu vas te laisser ralentir par cette égratignure? Au plus de morts l’emporte et paie à l’autre le prochain repas, alcool à volonté inclus! »


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MessageSujet: Re: Les meilleure histoires se racontent toujours autour d'un verre (PV Bérylle) Mar 10 Jan - 11:32

« Les banquets et orgies seraient-ils une obsession ? »

Pas une des siennes, en tout cas, bien qu’on puisse lui reprocher d’être obsessionnelle sur beaucoup de plan. Cette démesure commençait à l’agacer. Ah, cette patronne avait un don certain, elle était la personnification de l’horripilation. Au minimum. Elle réfléchira à des qualificatifs haineux une fois le combat fini. Ce qu’il ne tarda pas à faire, dans la même démesure qu’il avait commencé. Des petits coqs se pavanant pour impressionner l’autre. Du vent. Une perte de temps. Elle sentait l’aura de sa noirceur s’agiter, les fantômes cogner à la porte de son esprit. Ses émotions primales lui chatouiller les doigts.

« A présent, pourrions-nous discuter sérieusement ? »

Elle soupira ostensiblement pour marquer son sentiment.

« J’ai fait une longue route pour me présenter à toi. Je suis un chien obéissant qui attend ses ordres, mais on a oublié de m’enseigner la patience en ce qui concerne les jeux sociaux. Je respecte ton autorité, ton organisation. J’apprécie ta rage et ta résistance. Si tu as faim, allons manger. Bois si tu veux devenir une chose ivre et débile. Mais passons aux choses sérieuses. »


Elle jeta dans sa direction le reste d’un bras arraché à son propriétaire, le membre sanguilonant vint s’échouer aux pieds de la cyborg.

«  Sans vouloir te commander. »


Un large sourire, elle laissa échapper un rire.

Tête haute, la sorcière tourne les talons et prend la direction de la sortie de l’arène. Sa cuisse la pique, un peu, pas assez pour qu’elle clopine ridiculement. Elle y plonge même un doigt, écartant les bords de la plaie. Un geste de pur masochisme qui a pour but de cultiver la douleur. Rien de tel que de la souffrance physique pour cultiver la noirceur. C’est un basique qu’on oublie parfois en s’égarant dans les tourments exquis de l’esprit.


« J’apprécierais que tu m’exposes l’étendue du Contorsium, de mes tâches, pouvoirs et devoirs, ressources… toutes les choses pratiques qui feront que je serais un chien efficace. Je déteste l’amateurisme. »

Mon amateurisme. Elle s’égara une seconde dans la contemplation d’un mur de métal. Sans âmes. Elle qui était tant habituée à se jouer des énergies vitales et tellurique… elle se sentait inconfortable. Heureusement, une ronce, même déracinée, trouve toujours le moyen de repousser de plus belle. Une métaphore charmante qui la fit sourire légèrement. Elle préférait quitter le sable rougi de cet endroit, car ce genre d’endroit supprimait les barrières hiérarchiques. Elle s’y sentait trop à l’aise, trop puissante, trop beaucoup trop inconsciente. Tyria avait bien insisté sur sa position de patronne en pinaillant sur des termes.

La sorcière se retourna, vers Tyria.

« Maîtresse de fer, je suis certaine que ma vie à tes côtés me sera épanouissante et te sera profitable. Le social me fait vomir, soyons comme nous le sommes, franches et directes, c’est le seul des souhaits que je te porte à présent. Le reste n’est que des détails. Peut-être cela peut-il sembler étrange… de la bouche d’une créature comme moi, mais j’ai l’envie de bien faire et de ne décevoir ni toi, ni mes Sœurs. Loin des miennes, il est normal que tu deviennes mon clan des étoiles et je t’accepte comme Mère. Ne doute pas de moi. C’est tout. »


Elle cracha par terre. Faire de les sentiments ça la débectait un peu, mais il semblait important de mettre ses choses au clair avec celle qui allait occuper désormais une place centrale dans sa vie. Elle espérait que Tyria serait sensible à ce présent qu'elle venait de lui faire.
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MessageSujet: Re: Les meilleure histoires se racontent toujours autour d'un verre (PV Bérylle) Mar 10 Jan - 20:27

Intéressant. Je cerne mieux Bérylle maintenant et je dois dire que je suis plutôt étonnée par les révélations qu’elle me fait. Très étonnée oui. Mais agréablement étonnée. Brosser un portrait de son personnel est essentiel pour pouvoir gérer une organisation aussi complexe que la mienne. Simplicité est le mot d’ordre avec elle et c’est quelque chose que je peux faire. D’accord, on va garder ça sans fioriture et sans chichis e on devrait finir par vraiment mieux s’entendre. Ceci dit, je ne lui ferai pas l’affront d’un bureau impersonnel et froid. Nous allons aller discuter dans un environnement plus naturel. Nous sommes sur un planétoïde artificiel, soit. Mais les plantes sont réelles. La vie ici est réelle. Une station spatiale c’est bien mais à un moment donné, vous vous dites que l’air frais vous fera du bien. Supposément que ça calme.

Je me contente de hocher la tête pour le moment et je lui fais signe de prendre la navette qui nous a amené ici à nouveau. Pendant le trajet, je lui fais un historique du CDZ, de ses origines à aujourd’hui. D’autant que je sache, c’est en comprenant d’où on vient qu’on visualise mieux où on va. Je suis précise, claire et je m’assure pour qu’elle ait la plus grande vue d’ensemble possible, dont notre philosophie et la façon dont nous opérons. Le portrait que je lui brosse est celui du groupe, de la faction dans son ensemble. Ses tâches particulières ne seront pas discutées ici là où tous peuvent entendre. Une navette, c’est si facile d’y cacher des micros et si je sais que la plupart des miens sont fiables, qui est à l’abri des espions? Personne. Ce qu’elle apprend ici est étonnamment complet par rapport à ce qu’on s’attendrait d’une organisation comme la mienne. Je connais mon affaire.

Puis la navette se pose et nous faisons le reste du trajet à pied jusqu’à ce qui ressemble un peu à un repaire de chasseur au fond des bois. C’est uniquement pour les apparences. À moins d’un tir direct par bombardement orbital, je ne suis pas inquiète de la solidité des lieux. Elle a une vue magnifique sur les arbres, la faune qui se promène et un lac. Ce n’est pas Dathomir mais c’est moins agressant pour elle que le métal froid et sans vie d’un vaisseau ou d’une station spatiale. Là les choses sérieuses vont commencer soit ce qui est attendu d’elle et sa mission. Et vous pouvez me faire confiance : elle en aura pour son argent. Je doute que l’expression soit de circonstance avec elle mais vous comprenez ce que je veux dire. Je ne l’ai pas fait venir ici pour lui faire perdre son temps. C’est maintenant que je vais la mettre au parfum, comme on dit. Drôle d’expression.


« Bon, on va passer aux choses sérieuses. Je t’ai fait le topo sur qui nous sommes, d’où nous venons et ce qu’on fait. Mais toi, tu es une Sœur Noire et pas une petite alors ton mandat est très particulier. Tu vas traquer ceux qu’on ne peut trouver. Éliminer les cibles les plus difficiles. Transformer l’impossible en possible. Si je te dis Sith et Jedi, tu sais de quoi je parle et tu sais que ce sont des types coriaces.

Ce que j’attends de toi, c’est que tu sois l’incarnation même de la mort et de la vengeance. Pour ce faire, tu as accès à virtuellement tout. Tu veux un rapport confidentiel des corrupteurs? Fais le moi savoir, il est à toi. Tu veux mobiliser une partie de la flotte pour capturer une proie? Un mémo et c’est réglé. Tu as besoin de quelque chose d’atrocement rare et cher? Dis-moi où signer. Tu as pratiquement carte blanche.

Tu es une professionnelle. Tu es une Sœur Noire. Et tu es une des nôtres. Autant je m’attends à ta loyauté, autant je m’attends à ce que tu me dises ta façon de penser sans filtre si je dépasse les bornes. Tu peux te voir comme un chien, un instrument mais tu es infiniment plus. Tu es la manifestation vivante de quelque chose. Tu es le CDZ, à ta manière. Et je ne doute pas de toi. Tu ne serais pas ici devant moi autrement.

Et justement, comme je ne doute pas de toi, je ne vois pas de raison de te donner une mission facile, ce qui serait une insulte à tes aptitudes. Sur la surface de Kashyyyk, là où le soleil ne se rend jamais et où vivent des choses qu’on dit innommables se cache un fugitif. Un Wookie. Il est la clé pour mettre à ma botte une partie de Trandosha. Tu vas me le ramener vivant et de préférence intacte, un trophée que je destine à de futurs alliés.

Et avant de penser que le défi n’est pas à ta mesure, détrompes-toi. Ta proie a sa tête à prix dans une dizaine de mondes de la République et le double de mondes impériaux. La compétition sera féroce. Je ne veux pas de témoins. Tu rencontres un obstacle, tu le tues. Comment, c’est à ton entière discrétion. Les seuls assez cons pour courir après et violer mon interdit sont des chasseurs de primes indépendants. Des questions? »


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MessageSujet: Re: Les meilleure histoires se racontent toujours autour d'un verre (PV Bérylle) Lun 6 Fév - 18:06

Une illusion. C'est sans doute ce qui fait le charme de cet endroit étonnant. Elle observa la végétation, l'eau, jusqu'aux mousses sur les arbres. Jusque dans la manière de pendre des mousses et des inclinaisons des feuilles… tout était incroyablement réaliste. L'homme recrée sa Mère Nature où bon il lui semble, ainsi va le monde. C'est étrange de trouver cela ici, la technologie est réellement quelque chose d'intriguant. Il devait manquer de prédateurs mortels par ici pour qu'elle s'y sente réellement comme à la maison, mais au moins, elle savait où trouver un lieu de repos dans cet endroit.


Un mémo donc. Ce principe semble assez simple. Le reste du discours est un peu exalté, mais qui ne le serait pas à la tête d'une telle organisation. Ce serait même dangereux de ne pas l'être, il faudrait vraiment être inconscient pour l'ignorer. Si la sorcière était une arme mortelle, il valait mieux quelqu'un avec la tête bien pleine pour la diriger… et la gérer, surtout. Après tout, peut-être que tout cela sera une expérience intéressante.


"Voici mon premier mémo, alors : un vaisseau capable de furtivité et de rapidité. Avec un pilote. Féminin de préférence. Jolie ce serait encore mieux. Pas de mamelles trop lourdes. Evidemment, compétence de pilotage à la hauteur de la difficulté. Pas de potiche. Je déteste les potiches.

Je suppose qu'un vaisseau ne se dirige pas seul, un ingénieur me serait utile. Une ingénieure. Plutôt jolie de préférence. Evidemment… je suis racialement ouverte d'esprit.

Le solde d'équipage nécessaire, tu es meilleure juge que moi en ce qui concerne les machines. Deux ou trois bras armés pour en assurer sa sécurité quand je serais en train de gambader loin de ma machine.

Je déteste les mâles. J'ai parfois des pulsions qui me donnent envie de les vider de leurs viscères… pas très pratique s'il doit piloter mon tas de ferraille."


Aller sur Kashyyyk, dans un endroit glacé et mal peuplé, empli de danger ne l'effrayait pas le moins du monde. Pas plus que la dangerosité de la cible ou des indépendants qui pourraient se mettre sur sa route. Là, présentement, elle rêvait plutôt, dans toute sa perversité, à la manière de culbuter une jolie minette dans un joli vaisseau. Violemment culbuter, avec une magnifique chevelure blonde ce sera exquis. Ce mémo était une inspiration incroyable. Malheureusement, il fallait rester sérieux et l'heure était à la discussion professionnelle. Elle musela l'ogre au fond de son ventre, si ne se contenait pas, tout ce qui était potentiellement féminin avait une chance de subir une approche… et la seule chose féminine du secteur était sa patronne. Tragique destin pour ses pulsions qui gagnèrent le lit de sa frustration.

"Tu aurais une image de ce Wookie, son nom ? Des éléments un peu plus concret sur sa géographie où ses points de chutes. Si tu sais qu'il est là-bas, c'est qu'un de tes agents te l'a rapporté, quelle est la source ? Fiabilité ?"


La chair rose et tendre, les cheveux lourds qui roulent sur une poitrine aguichante
Infâme tentation
Perversion.
Pervertir est une jouissance.
Il fallait qu'elle pervertisse une pauvre âme, qu'elle l'enchaîne à son plaisir jusqu'à ce qu'elle puisse en faire son jouet. Après poubelle. Un jouet brisé cultive des maux sombres encore plus séduisants.


Il lui fallait une victime, ça ce serait un bon exutoire.
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MessageSujet: Re: Les meilleure histoires se racontent toujours autour d'un verre (PV Bérylle) Lun 6 Fév - 19:04

Elle sait ce qu’elle veut, c’est déjà ça. Et avant d’envoyer MON personnel à l’abattoir, car je parie ce que vous voulez que Bérylle joue avec plus qu’elle ne dirige du personnel, je vais regarder dans mon petit répertoire de spécialistes indépendants. On me dira : Tyria, t’es pas un peu folle, des fois, de donner un vaisseau furtif, des professionnels qui vont te coûter un bras et qu’il faudra sans doute remplacer plus ou moins prochainement, tout ça parce que tu veux t’assurer de garder dans une belle cage dorée une des prédatrices les plus vicieuses qui soit? La réponse est non. Le talent, le vrai talent, il ne se négocie pas ou alors peu. Je sais ce que je fais. Je suis habituée à gérer l’ingérable. Merde, je suis à la tête du Consortium de Zann, quand même! Vous n’avez aucune idée de mes défis quotidiens. Pas la moindre, je vous le garantis.

Donc pour le vaisseau, ce sera ce que je destine à mon personnel clé. Une navette TZ-15 équipée, naturellement, d’un dispositif furtif. Pour ceux qui se demandent ce que ça requiert en équipage et ce que ça permet en soute et tout, visez quelque chose de similaire à une navette de classe lambda, à la différence que comme c’est pour le transport de personnel important, on a réaménagé une partie de l’espace pour les quartiers de ladite personne. Et oui, je peux vous assurer que vous pouvez parfaitement profiter du voyage dans le plus grand des conforts. Il faut six membres d’équipages, tous capables de devenir du personnel de sécurité. Six jolies femmes à offrir à Bérylle sans le moindre regret. Donnez-moi… Trois heures, maximum, et ce sera réglé. Pour l’équipage, j’entends. Le système furtif, ça prendra un peu plus de temps mais la navette « de base » sera prête.

Pour le reste, je la briefe. D’où vient l’info : elle vient de Spike Webb lui-même, le chef des Corrupteurs. Fiabilité : 100%. Ensuite, elle va courir après un wookie à la fourrure noire, plus grand et costaud que ses compatriotes. On lui a donné le surnom de « griffes de la mort ». Je ne suis pas à l’origine du nom, pas même que le Consortium de Zann. Ça vient des médias républicains. Si elle veut un topo plus étendu, je le lui donnerai. Je passe le quart d’heure suivant à entrer dans les détails : techniques de combat connues, méthodes d’exécution, comportements observés, tout ce que je juge qui puisse lui être utile. Elle n’aime pas les détails? Elle n’aime pas que je parle? Je m’en moque éperdument. Personne, non personne, ne part en mission sans un briefing complet. Et ce n’est pas négociable même si elle me fait dix mille mémos sur le sujet. Pas. Négociable.

Mais en même temps, elle va pouvoir regarder mon « catalogue » de spécialistes. Il faut lui choisir un équipage. Des compagnes de vol. Et si elle pense que je vais lui faire l’affront de la priver du choix de celles qui vont partager pas mal de temps avec elle (je choisis le vaisseau, quand même, la privant du plaisir de la personnalisation et tout bien que je suis convaincue qu’elle s’en fout), elle se trompe. Et si vous pensez que mes dossiers ne sont pas exhaustifs, c’est mal connaitre mon style. Quand je construis un dossier, je le fais sérieusement. Elle a des détails jusqu’aux mensurations (je suspecte que c’est là l’œuvre de Spike…) et elle peut choisir ses paramètres de recherche en plus des spécialisations de chacune. Qui a dit que j’étais une mauvaise patronne? Un employé heureux est un employé qui perfome et plus enclin à l’excès de zèle. Point.


« Il n’y a pas de presse et si tu désires passer des interviews, ne te gênes pas. Le truc c’est que si tu veux ton vaisseau furtif pour cette mission, c’est au minimum six heures de travail. J’ai des gens de talent et de génie mais on parle d’installer une sacrée pièce de technologie, pas de changer les pompes à carburant. Quand je fais les choses, je les fais bien. Je déteste l’amateurisme sous toutes ses formes. Ça me donne des envies de meurtres. Est-ce que tu as besoin d’autre chose? »


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MessageSujet: Re: Les meilleure histoires se racontent toujours autour d'un verre (PV Bérylle) Jeu 16 Mar - 18:55

Les mots roulent des lèvres fines de Tyria. Elle fait partie de ces femmes qui ne prennent pas soin d’elle, préférant arborer un aspect masculinisé. Le teint blanchâtre n’ajoute en rien à cet aspect étrange… au fond, un peu maladif ? Bien sûr, extérieurement, ses muscles et ses appendices métalliques lui confèrent une apparence redoutable. Cette aura de certitude ne masque pas cependant l’étrange observation, de ce qui reste humain sur son visage. Ce mystère qu’elle incarnait était plus captivant que son apparence en soit. D’un battement de cil, elle cessa son observation impudique et se concentra sur son discours. Elle n’aimait pas entrer dans un état contemplatif de femmes. Elle se méfiait du trouble qui pouvait en résulter.

Bien sûr qu’elle attendait des détails, elle les avait même demandés. Comment travailler efficacement sans cela ? C’est pragmatique. Pour parvenir à son but, il faut qu’elle puisse avoir des repères. Elle va adorer arracher les poils de cette chose … ! Intact, oui, alors elle le ligotera très fort, lui enfoncera dans sa gorge bestiale un immonde torchon imbibé de ce qui lui plaira… hm. Il faudra qu’elle imagine des tortures qui laissent intact, ça n’avait jamais vraiment fait partie de ses directives auparavant. Elle s’équipera de toxine paralysante plutôt que létale, voilà tout. Il faut savoir évoluer, intact sera donc le défi de cette chasse. La chasse elle aime ça. Torturer sa proie encore plus, mais puisque le sort a décidé de la frustrer, elle fera avec. Elle trouvera autre chose ou un substitut.

Le choix du vaisseau n’a effectivement aucune importance pour elle. Sa connaissance approchant du néant à ce niveau-là. L’idée qu’elle s’en fait est d’ailleurs quelque peu fantasque. Tant qu’il est efficace. Elle le voit comme un outil, une opportunité d’évoluer et de parvenir plus haut dans ses desseins malfaisants.

« Je suis presque tentée de te décevoir pour voir ces merveilleuses envies… »

La voix au sulfure suave regorgeait d’une bienveillance étrange. Et fausse. De l’humour noir, toujours, sans modération, ce serait dommage de gâcher cela.

Le catalogue, elle s’y plongea avec attention. On parlait ici de choses très sérieuses. Elle commença par les pilotes, les dossiers défilèrent un par un après lecture attentive. Il n’est pas aisé de savoir ce qu’elle en pense, car son visage reste de marbre. Elle finit par pointer d’un doigt l’une des humaines … qui au dernier moment s’arrête sur une Twi'leks. Beaucoup moins tentante, moins pulpeuse. Ajoutons à cela que visiblement, ses compétences de pilotage étaient a priori plus performantes. Une moue, la réflexion qui la traverse est un instant perceptible.

La créature nocturne se penche vers sa Maîtresse et lui désigne successivement une suite de demoiselles. En tout et pour tout, une petite dizaine.  

« J’aimerai les voir pour juger en chair et en os, sur le papier elles correspondent à mes critères. Je n’aime pas le papier et les théories, je dois savoir si je m’accorde à leurs humeurs. Et veiller à leurs propres équilibres. Ce vaisseau comprenant déjà un élément largement perturbateur en ma personne.
Puisque le vaisseau a besoin de temps, tu peux m’organiser cela ? »

« Sinon, je n’ai besoin de rien de particulier. Je vais me familiariser avec l’endroit et vos coutumes. Cet environnement bizarre et sans âme. »


Elle haussa les épaules, fataliste. Elle avait simplement hâte de se mettre en route et prouver à leur nouveau partenaire toute l'étendue de leur Pouvoir.
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MessageSujet: Re: Les meilleure histoires se racontent toujours autour d'un verre (PV Bérylle) Jeu 16 Mar - 20:56

Bon, on va peut-être enfin arriver à quelque chose de pas trop mal avec cette petite. Le fossé culturel nous séparant par contre ne cessera jamais de m’étonner. De penser que pour nous, les vaisseaux spatiaux, les environnements sous gravité artificielle et le reste sont choses courante et pour elle, c’est carrément un monde nouveau… Elle va s’y faire. En fait, je ne lui donne pas le choix. Vous pensez vraiment que chaque fois que je veux la voir, je vais faire un détour par Dathomir? Non. Et elle a de la chance. Aujourd’hui, elle se tient au sein d’un planétoïde artificiel capable d’imiter parfaitement une véritable planète. Demain, elle sera à bord d’un vaisseau ou d’une station spatiale sans la moindre once de vie en dehors de ses occupants. Je ne vais quand même pas commencer à faire des serres volantes pour le bon plaisir de mademoiselle.

Pour ce qui est de sa requête, deux pensées diamétralement opposées. La première, continuer de lui montrer que je suis une fine stratège et que je sais comment investir dans mes subordonnés donc accepter, en somme, d’arranger ce qu’elle demande… Et l’autre vise à lui refuser cette requête pour la punir de son attitude insolente et irrévérencieuse. Ça fait mesquin voire petit joueur mais… En même temps c’est profiter du privilège d’être la grande patronne. Décisions, décisions… Est-ce que j’ai envie d’être mesquine, c’est ça la grande question. Est-ce que je joue les vierges offensées parce qu’elle ne veut pas me mettre dans son lit? AH! S’il fallait que j’agisse ainsi chaque fois que quelqu’un ne me regarde pas comme toute femme se voudrait de l’être, il manquerait le cinquième de la population galactique. En fait Bérylle fait ce que je veux qu’elle fasse.

Elle se concentre sur ce qu’elle voit en étant aveugle à tout le reste. Comme elle fait ce que je veux, je devrais la récompenser, non? Soit. Je ferai le nécessaire pour qu’elle rencontre les candidates qu’elle a sélectionnées. Je me garde le plaisir sadique de lui faire subir les conséquences qui s’imposeront si elle endommage celles qu’elle refusera pour équipage. Ô Bérylle, il sera considérablement plus cruel de te donner l’impression d’être en liberté avant de déclencher le champ de force contre lequel tu vas t’écraser le nez. Tout ceci est un grand jeu en fait. Jusqu’où aller pour trouver la limite. Il m’en faudrait plus comme Bérylle. Des gens capables de dire ce qu’ils pensent et venant de divers horizons pour combler certaines lacunes inhérentes à un schéma de pensée spécifique. J’ai surtout hâte de la voir me ramener ce que je l’envoie chercher, en fait…


« Je peux arranger ça, oui. Mais pas ici. Je serais tentée de t’envoyer dans un bel hôtel sur un monde contrôlé par le CDZ mais… Tu n’aimes pas ces mondes couverts de duracier et de durabéton. Et comme je n’ai pas l’intention de l’envoyer avec toi sur Dathomir… Je suppose que je peux te trouver un coin de verdure et d’air frais sur ce planétoïde artificiel. Allez files. Je me charge du reste. Amuses toi bien… »

Elle va passer toute une nuit, tout du moins je le suppose. Si non… J’avoue que je serai presque déçue, en fait. Un bon élément pour le CDZ, cette Bérylle. Instable, potentiellement imprévisible mais j’aurai des résultats et c’est ce qui est le plus important. Moi, qu’elle soit une Sœur Noire, je m’en fous. Elle performera comme les autres ou elle fera face aux conséquences. Vous pouvez me faire confiance : vous ne voulez PAS faire face aux conséquences, avec moi. Je vais garder un œil sur cette nouvelle… Recrue. Elle vient de Dathomir, elle connait ça la loi de la jungle. La loi du plus fort. Ce serait vraiment dommage d’avoir à le lui rappeler. En tout cas une chose est sûre. Elle ira loin. Je sens ce genre de choses. La galaxie va se réveiller un peu plus sanglante après chacun de ses succès… Le tout pour la gloire du CDZ.


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Les meilleure histoires se racontent toujours autour d'un verre (PV Bérylle)
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