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Affrontement sur Abregado-Rae [PV Gwenn W. Quincy]

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MessageSujet: Affrontement sur Abregado-Rae [PV Gwenn W. Quincy] Lun 7 Nov - 19:21

Affrontement sur Abregado-Rae

L'Amiral Kerek observait l'horizon depuis la baie vitrée de la salle des négociations. Les lueurs rouges qui lui servaient d'yeux fixaient le bleu azuré de la mer sous le soleil couchant. La baie de Le Yer s'offrait à lui, pleine de poésie et de romantisme.

Cette vue splendide lui rappelait un temps pas si lointain où il jouissait encore d'un corps chaud et vivant. Désormais, son quotidien était glacé et métallique. Au moins avait-il gagné une trentaine de centimètres dans le processus. Tout n'avait pas été gâché.

— Maître.

La voix de Wilhuff, son super droïde tactique conseiller, le tira de ses songes.

— Qu'est-ce qu'il y a, Wilhuff ?
— Le négociateur Gados est en retard de 13 minutes et 27 secondes.


Sarkis émit un râle mécanique supposé évoquer un grognement mécontent.

— D'après ma base de données, poursuivit le droïde, cette attitude n'est pas caractéristique des Gados, une espèce en temps normal amicale et très accueillante.
— Je sais.
— Je ne fais que citer les faits, Maître.
— Attendons encore un peu. Si le négociateur ne vient pas, nous reviendrons avec l'Annihilator, et nous montrerons à Abregado-Rae que le temps de l'Empire est précieux.
— Sauf votre respect, Maître, je suggère que nous partions incessamment. Selon mes calculs, nous avons 64,82% de chances de tomber dans une embuscade tendue par l'un de vos rivaux.
— Une escouade complète monte la garde juste dans le couloir, Wilhuff. Nous ne craignons rien.
— Je ne crois pas à la fiabilité des êtres organiques. Ils font une démonstration constante de leur infériorité face à nous autres synthétiques.
— Va me chercher le chef d'escouade.
— Immédiatement, Maître.


Le droïde se détourna de l'amiral, le laissant contempler la baie bleutée zébrée de jaune orangé. Sur ses ordres, le capitaine Valett, l'un de ses officiers de pont, avait contacté Abregado-Rae pour recruter des espions. Les Gados, de par leur physiologie naturelle et leur adaptabilité culturelle, constituaient de formidables agents secrets. Sarkis était venu lui-même discuter avec un chef de clan pour s'assurer qu'on ne le roulerait pas dans la farine.

— Maître ?
— Quoi encoren Wilhuff ?
— L'escouade a disparu.


Sarkis fit volte-face et attrapa son droïde par le cou.

— Répète.
— L'escouade n'est plus dans le couloir.
— Où est-elle ?
— Je l'ignore, Maître, j'étais avec vous.
— Contacte l'Annihilator.


Le super droïde tactique s'empara d'un projecteur holographique et entra en contact avec le destroyer stellaire. Quelques instants plus tard, il était en relation avec le sergent Drexx, responsable de l'escouade, et donna l'engin à son maître.

— Monsieur ? s'inquiéta Drexx.
— Que faites-vous à bord de l'Annihilator, Sergent ? Serait-ce de la trahison ?
— Nous avons reçu des ordres !
— JE suis celui qui donne les ordres, Sergent !
— C'est le capitaine Valett qui nous a ordonné de rentrer. Il a dit que vous n'aviez plus besoin de nous…
— Valett…
— Oui, Monsieur. Devons-nous revenir auprès de vous ?
— Je vous suggère de disparaître de mon vaisseau, Sergent, car si je vous rencontre, je vous tue. Faites-moi envoyer une navette immédiatement. Je la veux dans dix minutes.
— Il en faudra au moins quinze, Monsieur…
— Dix, Sergent. Dix.


Kerek rompit la communication et jeta l'holoprojecteur sur la table à côté de lui. Valett était derrière tout cela. Le traître… Il serait récompensé comme il se doit dès qu'il retournerait à bord de l'Annihilator.

— Valett…
— Maître ?
— Nous partons, Wilhuff.
— Je l'avais dit, Maître. Mes prédictions sont toujours exactes.
— Et pourtant vous avez perdu la guerre des clones.
— Erreur. Nous n'avons pas pu la finir.
— Je me demande ce que je ferais sans nos joutes verbales, Wilhuff.
— Vous parleriez tout seul, Maître.
— Allons-nous-en avant que l'on ne nous remarque. Valett n'enverra pas de troupes pour me tuer, il nous faut nous méfier de tout le monde et rejoindre le spatioport au plus tôt.
— Si vous arrêtiez de soliloquer, Maître, nous y serions déjà.

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MessageSujet: Re: Affrontement sur Abregado-Rae [PV Gwenn W. Quincy] Sam 12 Nov - 3:58

La justice n’est plus lorsqu’elle est supplantée par la soif de victoire. Les voix criaient dans ma tête. Elles s’élançaient du plus profond de la galaxie pour m’atteindre de plein fouet. Elles étaient trop fortes depuis des heures et mes techniques habituelles ne fonctionnaient pas pour me vider l’esprit. J’avais augmenté la force gravitationnelle à l’intérieur de mon vaisseau et j’étais suspendue tête en bas depuis déjà trop longtemps. Je devais avoir le teint d’une tomate, si une tomate peut avoir un teint...

Elles criaient et criaient encore. Ces voix de femmes et d’enfants, percutant leur destinée et percutante, percée à jour et perçante, sifflante jusqu’à leur dernier souffle. Leurs âmes vagabondes envahissaient mon être. Puis, tout devint flou. J’attendis mon corps se fracturer contre le sol de la cabine de pilotage, puis je sombrai dans les méandres du néant.

Je me réveillai dans un lit. Des draps. Des draps blancs, les miens n’étaient pas blancs. Qu’est-ce que je faisais dans des draps blancs? Mes songes me retenaient, assiégée par la pression de leur oppresseur, je ne pouvais les quitter. Une voix dans ma tête appelait à l’aide : «Willow! Willow! Willow!».

-QUOI?, m’exclamai-je en me réveillant brusquement.

Bravo pour la subtilité. Un homme armé d’un blaster parla dans le micro qu’il portait au poignet. Il me regardait dormir. Ce parano me regardait dormir. Je bondis sur lui avant même qu’il n’ait le temps de réagir et j’enfonçai mon point bien fort dans le mur, juste à la hauteur de sa petite tête. Mon autre main serra sa gorge avec une douceur qui m’étonna moi-même. Il bredouilla quelques mots de plus dans un langage codé à celui qui était de l’autre côté du micro.

-Alors, on veut parler une autre langue?, glissai-je à son oreille dans un dialecte que j’avais appris à l’école.

Je resserrai un peu ma prise avant de m’apercevoir qu’on avait changé mes vêtements. Ma première question aurait certainement été en lien avec notre emplacement si ce détail m’avait échappé, toutefois, mon intégrité féminine réagit avant même mon instinct de survie. Je trouve, personnellement, qu’il est bien qu’elle ait réagi avant quelque chose qui –techniquement- n’existe pas. Comme me l’avait si bien enseigné mon professeur, l’instinct est quelque chose d’animal, l’humain crée un sens d’attachement. Après, restait à savoir si l’on pouvait toujours considérer cela de la sorte en sachant que certains scientifiques plaçaient l’homme parmi le règne animal et si l’o… Willow. Tu divagues.

-Qui a changé ma tenue, jeune homme?, demandai-je en détachant très bien mes syllabes.
-Un..e memb…re de l’équi…page
, dit-il difficilement.

Je n’eus pas le temps de continuer l’interrogatoire. Cinq autres hommes armés entrèrent dans la petite chambre. Je lâchai prise et reculai en levant les mains en l’air.

-Ça va, ça va les mecs, vous avez conservé mon intégrité féminine. De toute façon, peu importe pour qui vous bossez, vous savez, vous êtes menés par une femme, peut-être indirectement mais bon… enfin, messieurs, avez-vous échangé vos attributs masculins pour de petits blasters?

Je me remerciai dans un soupire d’en avoir énervé plus d’un. Toutefois, je n’étais pas au bout de mes peines. Je sentais un autre individu. Il y avait bien des gens sur ce vaisseau, mais l’un d’entre eux arrivaient avec son caractère sombre et vaniteux. Aucune utilisation de la force, je vous jure, le bruit que faisaient ses bottes était suffisant pour déceler certaines caractéristiques de sa démarche. Il entra dans la petite pièce. Les six gardes s’entassèrent.

-Eh bien, vous testez une nouvelle expérience avec comme code «sardine», ou quoi?
-On m’avait averti que vous n’aviez pas votre langue dans votre poche, chère Gwenn…?
-Juste Gwenn. Et qui êtes-vous…
, je regardai son rang, Capitaine?
-Je suis le Capitaine Valett et vous travaillerai pour moi aujourd’hui.


J’éclatai d’un rire presque fou avant d’aller m’appuyer (sur la pointe des pieds, mais shut!) sur l’épaule du soldat que je venais tout juste d’étrangler.

-Quoi, vous aviez besoin de quelqu’un pour nettoyer les vitres de votre vaisseau Capitaine Valet?
Je mis mon doigt sur l'une d'en elles. Elles sont effectivement très sales.
-Valett, made…

Je l’interrompis.

-Vous auriez pu exploiter la langue de ce soldat pour laver le tout histoire qu’il apprenne mieux le langage codé que vous utilisez entre vous. Très subtile, et je cite : «Besoin de renfort, prisonnier attaque, à l’aide.».


Le Capitaine observa son soldat avec un air sévère. Bon… ses pensées avaient peut-être rebondies dans les miennes. Ce n’était pas de ma faute, en tout premier lieu, il s’agissait surtout de son sentiment de panique, puis avec la proximité, les paroles vinrent d’elles-mêmes.

-Vu comment j’ai insulté vos soldats et vos pratiques… j’imagine que si je suis encore en vie, c’est que vous avez besoin de moi.

Le Capitaine fit un signe et me montra un interrupteur. Je vis mon droïde chéri entrer dans la pièce. Ils l’avaient remis en fonction! Bonne nouvelle malgré cette situation étrange. Toutefois, je ne compris pas encore le lien avec l’interrupteur.

-Nous n’avons pas réussi à détruire son pare-feu, mais cela viendra. Il est coriace votre droïde. Je n’en ai jamais vu de la sorte, aussi difficile à percer et pourtant, sans grande faculté au combat.

Il laissa un moment de pause où je ne dis rien. T4-C6 s’adressa à moi en Ewokese. Un seul mot :

-Nuque.

Le Capitaine grogna.

-Veuillez parler uniquement basic sur ce vaisseau Messieurs, Dames, sinon, vous n’apprécierez pas les conséquences.

Je glissai ma main en-dessous de mes cheveux. Une puce. L’interrupteur.

-Allez s’y, tuez-moi. Plutôt mourir en faisant honneur à la guilde que de me plier à vous, dis-je en faisant des gestes théâtrales.

La décharge électrique fut instantanée.

-Vous irez tuer l’homme… la machine… euh, la chose dont je vous donnerai le nom!
-Non.


Et quelques volts de plus. Je vous laisse calculer les ampères et la différence de potentiel par vous-même, j’avais d’autres chats à fouetter.

-Si votre vie n’est pas assez, peut-être que l’existence de ce droïde peut être le gage de cette entente.

Mon expression faciale changea, alors que T4-C6 me faisait un signe de non de la tête. Ils n’avaient pas connecté toutes ses fonctions et le pauvre ne pouvait bouger que sa tête. C’était le seul membre de ma famille qu’il me restait. Je baissai la tête.

-Voilà qui est mieux. Gardez à l’esprit que je peux vous faire exploser à tout moment et que l’avenir de ce robot sera entre mes mains.

Je relevai la tête avec un regard tranchant.

-Il me faudra mes armes.
-Vous prendrez ce dont nous disposons sur le vaisseau.

***

J’attendais déjà à la sortie de la salle de négociation. J’avais le plus d’armes possibles. Non pas pour les utiliser contre ce Sarkis Kerek, mais bien contre ce Capitaine à la noix. J’espère seulement que cet homme –ou ce qui en restait- comprendrait ma stratégie. J’avais réussi à mettre la main sur une tablette holographique que j’avais réglée en mode écriture. Je l’avais mis sur le mur en face de la sortie. Impossible de la rater. On pouvait clairement y lire :

«Valett m’envoie pour vous tuer. Il entend. Derrière la porte. Puce explosive et électrique derrière la nuque afin que j’obéisse. Détient mon droïde. Faire payer cet homme autant que vous. 1. Attaque avec trois décharges de blaster 2. Avec une double lame rétractable. Trouvez un moyen de répondre.»

Ai-je vraiment besoin de décrire ce qui suivit après un temps raisonnable pour le laisser lire?


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MessageSujet: Re: Affrontement sur Abregado-Rae [PV Gwenn W. Quincy] Lun 14 Nov - 11:09

Amiral Sarkis Kerek

Gwenn W. Quincy

Affrontement sur Abregado-Rae
— Il nous faut trouver un terminal. Je veux que tu t'y connectes et que tu télécharges la liste des chasseurs de primes à Le Yer dans ta base de données.
— Je pense que nous trouverons l'un de ces vils mercenaires bien vite, Maître.

Sarkis ouvrit la porte, et se retrouva devant une jeune femme. Brune, les yeux bleus, un uniforme partiel de manufacture impériale, et un impressionnant arsenal de lames et de pistolets.

— Nous venons de trouver l'un de ces vils mercenaires, Maître.

Sarkis repoussa sa cape en arrière et émit un grincement similaire à un renâclement.

Une tablette holographique était accrochée au mur, sur laquelle il pouvait distinctement lire le message qui y était enregistré :

"Valett m'envoie pour vous tuer. Il entend. Derrière la porte. Puce explosive et électrique derrière la nuque afin que j'obéisse. Détient mon droïde. Faire payer cet homme autant que vous. 1. Attaque avec trois décharges de blaster 2. Avec une double lame rétractable. Trouvez un moyen de répondre."

Sarkis s'imagina froncer les sourcils. C'était un bien étrange chasseur de primes. D'ordinaire, ces mercenaires étaient des assassins sans scrupules, mais voilà que celle-ci préférait se retourner contre le maître qui la tenait en laisse plutôt que de remplir sa tâche.

Bien sûr, le maître en question était radin au point d'échanger la vie de la cible contre celle de ce qui était manifestement un proche.

C'était un portrait psychologique qui correspondait à Valett. Fidèlement, même.

D'après la femme, Valett n'était pas loin. Ou c'était un piège, ou c'était diablement idiot Et Valett était aussi rusé que stupide, ce qui ne facilitait pas le choix. Il pouvait aussi bien croire qu'une seule personne viendrait à bout de Sarkis que d'essayer de l'affaiblir avant de porter le coup de grâce.

Quoi qu'il en fût, l'amiral ne trouvait nul intérêt à combattre la femme. Il désirait simplement rejoindre l'Annihilator et, potentiellement, raser la ville. Cela devrait résoudre la grosse majorité des problèmes.

Cependant… il n'éprouvait non plus aucune envie d'aider l'inconnue à affronter Valett. Elle n'était pas autant armée sans une bonne raison. Ils n'étaient que deux, aussi agressive fût-elle et aussi résistant fût-il, et ils ne feraient pas long feu face à la fureur d'une escouade entière commandée par un capitaine revanchard.

Non, Sarkis devait rejoindre sa navette. Elle allait se poser au spatioport dans moins de dix minutes, c'était sa meilleure chance.

— Nous pourrions terminer cette organique qui m'a l'air en souffrance, Maître. D'après mes bases de données, c'est un signe de compassion de la part des non-synthétiques. Cela procurerait une bonne image à l'Empire, glissa Wilhuff à l'oreille inexistante de son maître.
— Nous n'avons rien à faire ici. Ne traînons pas.

Sarkis tira l'autre pan de sa cape, tourna les talons et commença à descendre le couloir, talonné par son droïde conseiller.
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MessageSujet: Re: Affrontement sur Abregado-Rae [PV Gwenn W. Quincy] Dim 4 Déc - 19:32

— Nous venons de trouver l'un de ces vils mercenaires, Maître.

Ah nah, mais quel con. Je soupirai en vain. Il m’énervait et ne me laissait pas le choix. S’il continuait ainsi, je n’allais faire qu’une bouchée de ce stupide robot. C'était écrit : IL NOUS ENTEND. Le plus grand des deux tas de ferrailles émit ce qui pouvait être comparable à un grincement. Mais c’était affreusement pire que des ongles sur un tableau noir comme bruit.

— Nous pourrions terminer cette organique qui m'a l'air en souffrance, Maître. D'après mes bases de données, c'est un signe de compassion de la part des non-synthétiques. Cela procurerait une bonne image à l'Empire
— Nous n'avons rien à faire ici. Ne traînons pas.


Non. C’en était trop. L’ancienne Jedi en moi avait quitté le navire pour de bon avec ces deux-là.

-L’organique comme tu dis, tas de ferraille a de très bonnes oreilles. Bien meilleur que vos yeux en tout cas, dis-je en frisant les oreilles du grand avec une décharge maximale de blaster.

Je tirai directement sur le robot énervant.

-Ce fut votre dernier avertissement. Trop tard.

Je dégainai la vibro-lame que j’avais réussi à trouver à bord. J’avais hâte d’enlever ces saletés de vêtements impériaux. J’étais une fille de diplomate qui avait tellement été élevée dans le domaine que j’en détestais toute cette politique. Peu importait sur quoi ils régnaient, les politiciens étaient du pareil au même.  Porter leurs vêtements était trop pour moi, déjà avoir une alliance avec eux et devoir répondre à la Chancelière en tant que Jedi avait été une expérience fastidieuse. Mon père était doué pour jouer la comédie. Il m’a toujours ce qu’il en pensait réellement. Son discours n’était jamais le même pourtant avec eux… J’avais décidé de prendre une autre route, ce qui avait brièvement blessé mon paternel. Il m’avait éduqué pour que je prenne sa place. Il m’a tout appris, c’est moi qui aie décidé d’appliquer différemment. Il était tout de même fier que sa fille fut admise parmi les rangs des Jedis avec comme spécialisation la guérison, mais il aurait préféré la voir diplomate. Je n’aurai jamais su le voir prendre sa retraite heureux, car j’aurais pris sa place…

J’utilisai la Force sans même y penser. Vu la situation dans laquelle j’étais, cela n’allait pas changer grand-chose de toute façon. Je sautai à toute vitesse pour atterrir directement devant ma «cible». Mon premier contact direct avec son visage se fit… difficile. Mon expression faciale changea et je dis avec malice :

-Eh bah, ton médecin a dû te conseiller de te regarder dans le miroir un nombre limité de fois, tas de ferraille. Ce n’est pas très bon si on est cardiaque, hein. Quoi que…

Je cognai sur son armure à la place où devait se situer –normalement- un cœur avec mon poing.

-Je ne sais même pas s’il y a déjà eu un cœur là-dedans.

Je pris la lame comme j’aurais pris un sabre laser il y a deux ans. Et bien sûr, j’attaquai à plusieurs reprises,  parades, feintes, quinte, tout cela en visualisant mon corps et mes proportions avec l’aide de la Force. Cela faisait du bien de la sentir auprès de moi à nouveau. Je faisais cela pour mon droïde. Il allait rentrer à la maison, sain et sauf.

-Rends-toi, bourreau des cœurs inexistants, dis-je avec un sourire moqueur.


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MessageSujet: Re: Affrontement sur Abregado-Rae [PV Gwenn W. Quincy] Dim 25 Déc - 13:00

Amiral Sarkis Kerek

Gwenn W. Quincy

Affrontement sur Abregado-Rae
— L'organique comme tu dis, tas de ferraille, a de très bonnes oreilles. Bien meilleures que vos yeux en tout cas.

Sarkis se retourna de moitié. La femme avait dégainé son blaster, et fit feu. La décharge de plasma percuta Wilhuff en plein dans l'épaule. Le droïde conseiller fut projeté au sol, un trou obscur et fumant situé juste au-dessus de la jointure de son bras, qui ne pendait déjà plus que par quelques fils noircis.

— Ce fut votre dernier avertissement. Trop tard.

La chasseuse de primes sortit une vibrolame. Le regard de Sarkis alla de Wilhuff à leur assaillante, puis il détacha sa cape. Fuir ne servirait à rien. Il éliminerait la menace sur l'instant et poursuivrait comme prévu.

La tueuse révélée fit un bond inhumain et se retrouva devant l'amiral en un rien de temps. Ce dernier, pris de court, fut déstabilisé et ne put pas anticiper une parade à l'avance. Heureusement, l'attaquante préféra parler plutôt que frapper :

— Eh bah, ton médecin a dû te conseiller de te regarder dans le miroir un nombre limité de fois, tas de ferraille.

Tas de ferraille ? Il serra les poings.

— Ce n'est pas très bon si on est cardiaque, hein. Quoique…

Elle frappa sur son plastron avec son poing. Il ressentit la même chose que s'il avait été effleuré par une plume.

— Je ne sais même pas s'il y a déjà eu un cœur là-dedans.

Vraiment ? Une chasseuse de primes se comportait de cette façon ? Sur ces mots, elle se mit enfin à l'attaque. La vibrolame vint s'encastrer dans le corps du cyborg et l'entailler de part et d'autre. Il se protégea naturellement, levant les bras en croix pour défendre sa tête, tout en observant attentivement le style de combat de la femme.

Il n'était pas sans lui rappeler une forme d'escrime Jedi. Lui qui avait côtoyé nombre de ces moines dégénérés durant la guerre, Sarkis était bien placé pour le savoir. Il imaginait que c'était un style très agressif, mais il était bien incapable de déterminer lequel. C'était un détail beaucoup trop subtil pour quelqu'un comme lui.

— Rends-toi, bourreau des cœurs inexistants.
— Ça suffit.


Sarkis bloqua la lame entre ses griffes métalliques.

— Tu es bien loquace, assassin.

Wilhuff se releva et asséna soudain un puissant coup sur la femme à l'aide de son bras disloqué. Sarkis profita de la distraction pour saisir son opposante à la gorge, la soulever à vingt centimètres au-dessus du sol, et lui envoyer une décharge électrique, avant de la jeter en arrière.

— Ce fut ton dernier avertissement. Trop tard. Ça va, Wilhuff ?
— Le bras m'en tombe, Maître.
— La souffrance t'octroie le sens de l'humour.
— Je ne suis pas programmé pour souffrir, Maître.
— Allons-y.


Sarkis rebrocha sa cape et reprit sa progression vers le spatioport. Si cela continuait à ce rythme, il n'y parviendrait que le mois prochain.
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