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Être un bouclier est ce que je fais de mieux ~ PV: Dante

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MessageSujet: Être un bouclier est ce que je fais de mieux ~ PV: Dante Dim 6 Nov - 20:35

Le son de la radio résonnait dans tout le vaisseau caverneux. Une voix sifflante s’élevait dans les airs. C’était le cas de le dire. J’avais désactivé la force gravitationnelle habituellement en fonction depuis 17h23 minutes et 56 secondes. Je voyais la carcasse de mon compagnon d’enfance flotter ici et là. Depuis qu’il n’était plus là, je devais avouer que j’avais de plus en plus tendance à me négliger… Je voulais dire par là que, eh bien… la coiffure, m’habiller le matin et tout ça, c’était une vraie blague. J’avais le vaisseau à moi toute seule, autant prendre le petit-déjeuner en sous-vêtements en lisant un bouquin sur le canapé. Aucune peur du jugement des autres puisqu’il n’y avait pas d’autres… C’était génial. Une vraie gosse qu’il aurait dit, j’en suis sûre. Il m’aurait aussi disputée et se serait excusé par la suite en me disant que c’était préprogrammé à la suite de mon comportement déplorable. Je soupirai. Il me manquait. Oui, oui, ça réprimande me manquait affreusement. Je n’aurais jamais pensé penser ça.

J’annotai doucement tant bien que mal mon livre ancien de basic en Mando’a. Il me manquait tellement d’informations pour comprendre toute la grammaire et la structure derrière cette langue. C’était une frustration de plus à encaisser. Le pire n’était pas de ne pas savoir, c’était de ne pas pouvoir savoir.

Je remplaçai l’une des mèches de ma tignasse en pagaille. Mon pilote automatique m’informa que nous n'étions plus qu’à une heure d’Ord Mantell, planète de brigands sur laquelle j’étais amenée à remplir une mission. Ce que le temps passait rapidement en bonne compagnie. Je fermai mon livre et soufflant un «adieu, mon chéri». Puis, je remis la gravité en place. Ce fut un retour sur Terre, ma Willow. Un ménage s’imposait. Quinze minutes plus tard, avec l’aide du saut de Force et de la vitesse de Force, ce fut achevé. Maintenant, une bonne douche serait la meilleure solution pour arranger un peu cette chevelure. Je n’aimais pas être protocolaire, mais j’étais en charge d’un diplomate républicain… et disons, que … un protocole s’imposait. Eh oui, il était capricieux, mais il payait très bien. Je devais être subtile au point de passer pour une civile. Cela limitait grandement les armes que je pouvais apporter avec moi et non seulement cela, je devais m’habiller en tenue de ville. Cela devait faire… depuis le décès de mes parents que je n’avais pas été vêtue de la sorte. J’eus une autre pensée morbide le temps d’un instant. Mon cœur se fissura et l’eau froide de la douche me fit sortir de ma torpeur.

Une fois cette douche finalisée, je sortis mes plus beaux vêtements d’exploration. Une chemise d’un blanc cassé parfait, un pantalon chic, moulant et beige, muni de botte tout usage auxquelles j’avais brodé quelques motifs pour les rendre plus féminines. Je mis ma vibrolame double et rétractable dans ma botte gauche. Je cachai une grenade assommante dans l’une des jolies pochettes de ma ceinture. Je pris un sac à main et une veste allant bien avec le restant de mes vêtements. Je mis mon gant et mon blaster dans mon sac à main et je le remplis de papier, d’un cahier de notes et de crayons. Mon rôle était celui d’interprète et de nièce pour cette couverture. Comme quoi être douée en langue ne pouvait pas être qu’un défaut.

Je mis rapidement en place les procédures de sécurité maximales du vaisseau, sur Ord Mantell, on ne jouait point avec la sécurité de son vaisseau. J’atterris normalement sans aucun problème. Je pouvais voir mon client qui m’attendait seul avec lui-même en dehors de son vaisseau. C’était une mission non-officielle, je comprenais les risques que cela impliquaient déjà à la base, mais cet homme était décidément suicidaire. Il aurait pu au moins m’attendre dans son vaisseau qu’on puisse parler avant d’être directement sur le terrain. Je soupirai et sortis de mon vaisseau en tentant de conserver ma patience. Dès que je sortis, d’immenses vagues émotionnelles me fouettèrent de plein fouet. Je dus retenir mon souffle un instant. Je verrouillai mon vaisseau et me dirigeai vers le diplomate.

-Bonjour, je suis contente de vous retrouver ici, mon oncle!
-Bonjour Lizzy! Je suis content de voir que tu vas bien. Tu es ravissante
, ajouta-t-il en me faisant tourner sur moi-même.

J’eus de la difficulté à conserver une expression faciale moindrement normale, mais cela me permit au moins de jeter un coup d’œil sur les lieux. Nous devions passer par un marché, puis par de petites rues bien moins fréquentées. Le danger serait sûrement là si quelqu’un était au courant de notre visite et si on avait mis sa tête à prix.

La traversée du marché se fit sans embrouille, même si de nombreuses activités illicites s’y déroulaient et que nous étions facilement reconnaissables comme étant des non-habitués des lieux. Finalement, j’aurais peut-être dû salir un peu cette chemise blanc cassé… Ou avais-je plutôt l’impression qu’on s’occuperait de la salir pour moi?

Nous venions tout juste de tourner sur une nouvelle rue lorsque je vis une ombre nous suivre. Ce n’était pas bon signe. Je mis la main dans ma bourse pour y prendre mon gant.

-Mon oncle.
-Je sais
, ajouta-t-il.

Vu les cibles peintes sur nos fronts avec cet habillement, ce n’était guère une surprise. «Il faut être crédible», avait-il dit, nous étions plus imbécile et incrédule pour le moment.

Je me jetai sur «mon oncle», alors qu’un projectile fut envoyé dans notre direction. Je dégainai sur le champ mon blaster en me retournant, au diable la couverture. Alors qu’une charge assez forte pour paralyser atteint le premier attaquant, un autre apparut et lança un autre projectile. Je mis «mon oncle» à l’abri. Dans quel merdier je m’étais encore foutue. Nous étions entre deux bâtiments et les tires venaient de partout. Je devais savoir combien ils étaient. Je sentais des pensées austères emplir ma tête. Je ne pouvais pas nous dissimuler bien longtemps, même en utilisant la Force.

-Avertissez-moi s’ils approchent, chuchotai-je.

Je m’assis au sol, me concentrai en y posant ma main et fermai les yeux. Je voyais et je ressentais autour de moi. Il y avait encore cinq assaillants. Un sixième était plus loin. J’eus un haut le cœur qui me fit perdre ma concentration. J’ouvris à nouveau les yeux. Un Sith. Était-il de passage ou le cerveau de l’opération? Je soupirai.

-Ils arrivent!, souffla l’homme à mes côtés.

Je me levai et dû m’accrocher au mur pour ne pas perdre l’équilibre. Les émotions se percutaient de plus en plus dans ma tête et mon coeur et des images se mirent à défiler. Je n’aurais pas dû faire appel à la Force. J’avais laissé encore plus les émotions m’emplir. La dernière image que je vis fut celle d’un homme, arrivant en direction nord et étant au sol. Un innocent.

-Vous, restez ici.

Le mal était déjà fait et cette situation me frustrait. Je montai l’intensité de mon blaster. Ça chaufferait un peu plus, en plus de paralyser, puis j’utilisais le voile de force pour revenir dans l’action. Ainsi, mes ennemis ne me verraient pas directement. J’utilisai mon blaster en esquivant les attaques du mieux que je le pouvais et en demeurant constamment en mouvement pour ne pas qu’ils m’atteignent et surtout pour ne pas qu’ils avancent d’avantage.

Puis, au moment où je me retournai, je vis un homme tourner le coin de la rue. Ce serait la cible numéro un. C’était l’homme que j’avais vu mourir. À l’aide de la vitesse de force, je fus près de lui en quelques secondes et je me mis devant lui, comme un bouclier en envoyant une décharge maximale sur le projectile et en espérant le détruire par la même occasion.
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MessageSujet: Re: Être un bouclier est ce que je fais de mieux ~ PV: Dante Lun 7 Nov - 22:30


Hum… Mandrell n'étant plus dans les parages, et le reste de l'Ordre renaissant ne pouvant aucunement être mit en avant actuellement, il ne fut pas étonnant que ce fut moi, Dante Garvan qui se retrouva dans cette partie de la Galaxie que j'aurais préférer éviter. Voilà des mois, voir même des années que j'évitais Ord Mantell. Planète des hors-la-loi et autres criminels. Vouloir se rendre ici ne pouvait signifier qu'une chose, on souhaitait disparaître sans laisser la moindre trace. Que ce soit par pure folie, ou mué par de sombres desseins, le Sénateur qui avait eu l'idée de venir ici nous avait donné du fil à retordre pour le retrouver. La République ne pouvait pas perdre un membre aussi important du Sénat, qu'il soit corrompu ou non, cette demande provenait directement de la Chancelière. C'était ainsi que, méditant dans la salle indépendante et pensée pour cela du Karma que nous nous rapprochions de cette planète et de sa capitale. L'équipage m'avait prit pour un fou lorsque je leur avais donné notre destination. Shark avait même manqué de refuser… Ord Mantell, tout comme Nar Shaddaa faisait remonter dans l'esprit du Shistavanéen une fureur vorace qui, indépendamment de sa volonté, se nourrissait de son cœur et le rendait bien plus dangereux que quiconque dans ce vaisseau. Pourtant il n'avait rien dit, opinant du chef, il était remonté dans la cabine de pilotage et avait préparé le voyage.

En quelques heures à peine, nous avions tout prévu. Une quantité plus que correcte de provisions avait été stockée dans la soute ; les canons du vaisseau furent vérifiés à plusieurs reprises ;  et enfin, le Karma décolla du spatioport de Coyn. Ainsi, je devais me rendre là-bas, et y rencontrer ce Sénateur d'un genre un peu particulier. Si peu d'information que, sans la demande directe de la Chancelière appuyant ce voyage, je me serais nettement plus inquiété. Les sentiments n'existent pas Dante, seule existe la Paix… Les paroles de mon Maître me revinrent à nouveau. Une fois de plus, je sentais sa présence. Mais ma méditation n'était pas dirigée vers ses paroles. Bien loin d'elles d'ailleurs. Je pensais à Elhenya. Notre rencontre sur Coruscant n'était pas le fruit du hasard. Je l'avais vu, j'en étais sûr. Epiphany elle-même, sans même s'exprimer, m'avait fait comprendre qu'une rare fluctuation dans la Force avait eu lieu au moment précis où je l'avais prise dans mes bras. Ou plutôt… Que je croyais l'avoir fait.

Puis ce fut l'arrivée. Entamant notre descente vers le spatioport, j'ouvris les yeux. Mes jambes croisées sous mon corps, je saluais la présence de mon Maître d'un mouvement du torse et quittais la pièce. Les fermetures automatisées, aussi pratiques soient-elles, possédaient pourtant une tare qui agaçait bon nombre de mes comparses du Karma. S'ils venaient à oublier de les bloquer, ces dernières s'ouvraient au moindre passage. C'est en passant devant les quartiers d'équipage que j'entendis un juron, je souris, Thanis dormait et mon passage avait eu pour effet d'ouvrir sa cellule, lui éclairant le visage. Une rapide discussion avec Shark, quelques mots échangés avec Epiphany et mes pas se posèrent sur le spatioport. Ma descente fut rapidement remarquée par quelques mercenaires en quête d'un vaisseau à piller, voir même à voler. Toutefois, aucun n'eu le courage de bouger. Mon armure noire et argent imposait de sombres présages à celles et ceux qui auraient eu l'audace de s'approcher ; mes sabres laser, quand à eux restaient dissimulés dans mon dos, au niveau de mes reins. Seul mon katana, souvenir des temps passés, se trouvait rapidement utilisable. Je l'avais enroulé dans un tissu d'un bleu profond, presque noir. M'en servant telle une canne, je remontais les ruelles de plus en plus sales et ensanglantées d'Ord Mantell.

Pas à pas, je sentais la présence du Sénateur. Mais il n'était pas seul. Etrange… Il me semblait percevoir une marque dans la Force. Mais si infime, si imperceptible que ce ne pouvait être que la marque d'une autre personne. Seuls quelques Jedi avaient répondu à mon appel. Quand aux Sith, ils ne cachaient pas leur présence ni leur lien avec la Force. Plus encore, ces derniers aimaient à faire comprendre aux autres sensitifs qu'ils étaient là. Marchant un peu plus vite, quelque chose planait dans l'air. Usant de la vision de Force, je m'aperçu qu'un guet-apens n'allait pas tarder à se lancer. Ils étaient trop nombreux pour ne pas avoir prévu la chose depuis un moment. Je ne pouvais pas rester immobile plus longtemps. Quelques secondes, une fraction plus tard et je me retrouvais face à une femme. Me tournant le dos, elle tentait de me servir de bouclier. Une âme si grande pour une si petite femme… Elle avait tout pour être un Jedi. D'un mouvement rapide du bras, la lame de son katana quitta sa protection. Le projectile percuta alors le métal puis, dans une vibration sonore, tomba sur le sol. Elle avait voulu me protéger, les rôles avaient étés inversés. Je ne pouvais pas dévoiler mon rang, ni même qui j'étais à cette femme sans risquer la vie du Sénateur. Sans faire de gestes brusques, évitant ainsi de surprendre la femme que je venais de protéger, je m'adressais à elle. Ma voix était simple, calme.


- Il faut parfois savoir faire attention à soi. Qui plus est sur Ord Mantell.

Je la regardais dans les yeux. Une tristesse pareille à une pluie froide tombait dans son cœur. Elle souffrait pour quelque chose de si ancien, de si fort, qu'elle semblait avoir refusé ce pour quoi son bras avait été formé. La technique, la manière de se déplacer. Une formation de Jedi sans nuls doutes… M'excusant auprès d'elle, je la dépassait et me rendis auprès du Sénateur. Sur mon chemin, quelques tirs de blaster retournèrent auprès de leurs lanceurs d'un mouvement de la main. Discrètement, la Force m'avait aidé à les remettre en place. Je n'avais cure des assaillants. Non sans éviter de les faire passer de vie à trépas, je me rapprochais du l'homme que je devais protéger. Bien, il était encore en vie et c'était le principal. M'arrêtant à sa hauteur, je lui tendis la main, lui proposant ainsi mon aide pour se relever.

- Monsieur le Sénateur. Je suis envoyé par la Chancelière en tant que garde du corps personnel. Veuillez m'excuser de n'être arrivé que maintenant. (Ma voix se dirigea alors vers la femme qui se trouvait désormais dans mon dos. Les rôles étaient désormais inversés.) Il serait bon pour vous de rentrer. Votre vie est bien plus importante que votre égo.



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MessageSujet: Re: Être un bouclier est ce que je fais de mieux ~ PV: Dante Mar 3 Jan - 21:53

Juste avant de tirer, je fus déboussolée. Il était trop tard pour revenir en arrière, mais mon tir fut imprécis. La raison était mystérieuse, car j'aurais dû le percevoir bien avant, mais cet homme était bel et bien un utilisateur de la force.

Alors que mon projectile alla se planter directement dans l’épaule de mon assaillant, faisant un gros trou – oups, désolée-, un katana se glissa devant moi, arrêtant le projectile comme s’il avait été une mouche.

- Il faut parfois savoir faire attention à soi. Qui plus est sur Ord Mantell.

J’aurais cru entendre mon père. Non, en fait, cette voix était encore plus stoïque que celle de mon paternel. Mon paternel… il me manquait. Une certaine fureur m’emplie à cette pensée, ce manque.

Je me retournai et tombai face à face avec… cette Force qui émanait. Un Jedi. Et il était où déjà celui-là lorsque mes deux parents étaient en train de se faire assassiner sous mes yeux?

En retournant vers MON client, il mit K.O. trois autres assaillants avec leur propre tir de blaster. J’aimais bien la méthode, mais je n’allais pas accepter de me faire piquer mon boulot de la sorte. Il voulait jouer avec la force, nous allions jouer avec la force. Je me mis invisible aux yeux de mes assaillants et je me concentrai, espérant bien que toutes ces années ardues d’entraînement allaient se montrer utiles.

- Monsieur le Sénateur. Je suis envoyé par la Chancelière en tant que garde du corps personnel. Veuillez m'excuser de n'être arrivé que maintenant. Il serait bon pour vous de rentrer. Votre vie est bien plus…

La paroi métallique d’un des bâtiments délabrer venait de se proposer pour jouer le rôle de barricade.

-Est bien plus... quoi? Pardon, je n’ai pas entendu, je pense que le bruit de la barricade à couper votre douce et mélodieuse voix.

Je remis mon blaster au niveau paralysant et m’occupai d’un des deux derniers récalcitrants.

-Mon oncle, ne l’écoutez pas, criai-je en direction de la barricade. La chancelière était supposée avoir envoyé des Jedi le soir où mes deux parents ont été assassinés. Étrangement, ils sont quand même et toujours morts et je n’ai même pas pu assister à leurs funérailles.

Le dernier attaquant restant avait eu l’occasion de se rapprocher et avait décidé de m’attaquer au corps à corps. Je sortis la vibrolame de ma botte gauche par la même occasion. Ce que mon sabre laser me manquait. J’esquivais ses frappes sans trop de difficulté, lui éraflant la joue au passage avec ma lame.

Tout allait bien jusqu’à ce qu’une vague de Force me frappe de plein fouet. J’eus le souffle coupé, me retrouvant sur mon derrière. Ce fut suivi de mon petit déjeuner qui se retrouva une fois de plus à l’extérieur de mon estomac. Je me massai le crâne quelques instants. S’il y a une chose que je détestais plus que les Jedi qui n’avaient rien fait pour empêcher la mort de mes parents ou encore les institutions politiques, c’était les Sith. Mais où était mon sabre laser -encore une fois- dans ces situations-là?

Parce que je savais très bien où se trouvait celui du Sith, beaucoup trop près déjà de ma personne pour que je puisse garantir mon intégrité physique à la fin de ce combat. En d’autres mots, s’il était sur une autre planète, j’aurais le temps de fuir. Toutefois, j’avais cette flamme, cette envie quasi-suicidaire de ne plus fuir. J’avais déjà fui trop de fois par le passé. Même si je blâmais les Jedi et les Sith pour le meurtre de mes parents, je savais que j’étais aussi sûrement responsable. Je culpabilisais d'ailleurs à ce sujet depuis le jour où ces événements s'étaient produits.

Au même moment où j’avais ces pensées très pratiques, utiles et essentielles alors que j’étais en plein milieu de mon chiffre de travail – travail ayant comme description de tâche: «Défendre un ambassadeur idiot alors qu'on se fait attaqué par un Sith assoiffé de sang»-. Je sais, je vais avoir les normes du travail sur le dos… comme quoi ce n’est pas moi qui invente les stéréotypes. Afin, bref, le Sith était toujours en approche. Il en faisait gros, comme d’habitude, ils sont un peu mégalomanes. J’aimais bien ce critère d’embauche, ça nous laissait plus de temps pour penser ou encore pour divaguer dans mon cas. Je me relevai, vibrolame toujours à la main, l’autre près de moi se remettant de la raclée que j’étais en train de lui mettre. Je fis grincer un tantinet la tôle protégeant mon client.

-Ô grand sauveur, si jamais vous désirez prendre vos jambes à votre cou, c’est maintenant ou jamais. Interdiction de me piquer mon oncle par contre!, dis-je m’adressant au Jedi.[/color]


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MessageSujet: Re: Être un bouclier est ce que je fais de mieux ~ PV: Dante Mar 10 Jan - 12:28


Cette jeune femme ne manquait pas de m'étonner. Une telle rapidité ne pouvait signifier qu'une chose, elle-même usait de la Force pour son propre sort. Jamais de ma vie je n'avais craint quoique ce soit, j'étais un Jedi et la peur ne faisait pas partie de mes attributions… Mais en ce qui les concernaient, celles et ceux qui, au détriment d'une formation convenable, usait de la Force par instinct, le Côté Obscur était pour la plupart du temps la fin d'un chemin tortueux et rempli de douleur. C'est alors qu'elle se retourna, sa tête en arrière, elle planta un regard sombre et mélancolique dans le mien. Tout comme à mon habitude je restais calme, aucun besoin de sauter de joie ni même d'éclater de rire en de pareilles circonstances. Le pragmatisme dont je fis part sembla la contrarier. Ne venais-je pas de lui sauver la vie une nouvelle fois ? Les tirs de blaster percutaient la lame de mon arme avant de repartir dans la direction opposée. En quelques secondes, nos assaillants se trouvèrent en bien mauvaise posture. Alors qu'une immense parcelle de métal nous coupa du côté de la ruelle par laquelle je venais d'arriver, elle s'adressa à moi, une pointe d'ironie et de sarcasme dans la voix.

Ses paroles me touchèrent bien plus que je ne l'aurais cru. Il est vrai que dans le passé, nombreuses furent les pertes dut à l'incapacité de certains à affronter les Sith. Les formations des Padawan, tout autant que la force incommensurable des Sith avaient eu raison de la volonté de certains d'entre nous. Ce n'était pas réellement de la haine que je percevais alors dans ses paroles, mais de l'incompréhension et de la tristesse. Elle souffrait de cette perte, et c'en était compréhensible. Gardant mon arme en main, je contrais quelques autres tirs alors que, comme dotée de la force de dix hommes, elle se rua sur nos derniers assaillants et les fit passer de vie à trépas en quelques secondes. Cette manière de combattre ne m'était en rien inconnue, ces mouvements, la moindre posture… Sans nul doutes qu'elle avait reçu une formation au sabre laser. Tout en faisant reculer le Sénateur, je ressentis une secousse dans la Force. Quelqu'un s'approchait. Sa puissance n'était en rien négligeable, et aussi sombre que les plus profondes ténèbres qui nous entouraient.

Des morceaux de murs volèrent au dessus de nos têtes. De la télékinésie… Alors voilà de quoi il en retournait, ce dernier avait ce côté "spectaculaire" de certains Sith. Soudain, les pierres s'arrêtèrent une fraction de seconde avant de s'écrouler sur nous. D'un mouvement bref, et vérifiant que personne ne pouvait me voir, je forçais le Sénateur à courber l'échine et, grâce à la Force, repoussait les morceaux de murs dans la direction de mon adversaire. Il ne m'était pas permis de dévoiler mon rôle immédiatement. Le mieux serait que personne ne sache qui j'étais réellement. La voix de la femme aux cheveux sombre me tira de ma concentration. Elle n'avait pas tort dans un sens, pourtant, je ne pouvais pas non plus la laisser affronter un Sith seule. Elle n'était ni de taille, ni armée pour le faire… Intimant à l'homme de rester caché derrière une énorme benne de métal verdâtre, je sautais par-dessus les débris et rejoignais la "nièce" du Sénateur. Il me fallait agir vite sans que personne ne puisse se rendre compte de quoique ce soit.


- Il vous sera impossible d'affronter un tel adversaire maintenant…

Outre le fait que la ruelle était recouverte des cadavres de nos assaillants, elle possédait aussi de nombreuses choses pouvant être utilisée. De part et d'autre des murs je perçu des tubes d'évacuation de l'air. Ecartant les bras, je n'avais plus d'autre choix que de lui dévoiler qui j'étais. Ou tout du moins, lui faire comprendre qu'elle n'était pas la seule a posséder la Force… Serrant les poings, les tubes de duracier s'arrachèrent des murs, et, tout en continuant de me concentrer, finirent par se rejoindre en plein milieu de la ruelle, créant un mur de fortune. Cette création ne servirait pas à nous protéger très longtemps, je n'en doutais pas une seconde, mais elle aurait pour sa part, l'efficacité de ralentir le Sith afin de nous permettre de disparaître. Sa marque dans la Force était telle que je pouvais percevoir sa respiration sans même qu'il ne soit à proximité. Il ne cherchait pas à se dissimuler, non, son désir le plus profond n'était autre que de faire savoir au monde qu'il était bel et bien là.

- Je suppose qu'il est temps de, comme vous le dites si bien, "prendre ses jambes à son cou" n'est-ce pas ? Il me semble que votre mission est d'amener le Sénateur en lieu sûr…

A peine avais-je prononcé ces mots que le bruit caractéristique de l'allumage d'un sabre laser se fit entendre. D'ici peu, nous verrions la lame rouge sang transpercer l'acier et ce Sith nous rejoindrait… Attrapant la main de cette tête brûlée, et d'un bon de Force nous rejoignions alors le Sénateur. Ensemble, nous n'avions plus beaucoup de choix, il était temps pour nous de disparaître à notre tour dans la foule. Une artère principale s'offrit à nos yeux, arrêtant un speeder – et la persuasion de Force aidant –, le chauffeur nous fit quitter cette ruelle aussi sordide de dangereuse. Il était temps de nous mettre à l'abris et de trouver un moyen de quitter cette planète en un seul morceau…



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MessageSujet: Re: Être un bouclier est ce que je fais de mieux ~ PV: Dante Sam 14 Jan - 5:14

Je sentais que mon estomac était tout à l’envers. Satané Sith. Sa mégalomanie l’avait même encouragé à attaquer derrière moi mon protégé. Toujours aussi déloyal. Les morceaux de mur revenirent dans ma direction assez rapidement. Finalement, ce jedi n’était pas aussi bête et inutile que je le croyais. Je fis prendre de la vitesse à ces cailloux. Ce Sith allait en bouffer au p’tit déj.
Je m’adressai alors au Jedi. Nous allions voir jusqu’où il était prêt à aller…

- Il vous sera impossible d'affronter un tel adversaire maintenant…

J’arquai un sourcil.

-Je vous interdis de me limiter de la sorte! Vous me dites ça parce que je suis plus jeune, parce que je suis une femme ou parce que je ne fais plus partie de votre «équipe»?

Impulsive, ma Willow. Lâche ton impulsivité. Eh merde. Plus. Pas. PAS. Moins de lettres, moins complexe égale le dire. Je venais de faire une boulette, mais en voyant sa boulette à lui, mes yeux furent encore plus étonnés. Je n’avais jamais pensé à utiliser la télékinésie pour faire de telles œuvres d’arts auparavant. C’était assez joli considérant que ce n’était qu’un tuyau d’évacuation à la base.

-Waaaaah… mais c’est qu’il a du talent le Jedi! Mais il faudrait se dépêcher. Je ne tue pas. Alors… ils ne seront pas assommés pour encore très longtemps.

- Je suppose qu'il est temps de, comme vous le dites si bien, "prendre ses jambes à son cou" n'est-ce pas ? Il me semble que votre mission est d'amener le Sénateur en lieu sûr…

J’arquai l’autre sourcil (Oui, j’alterne pour moins de rides… plus tard, ça me paiera.).

-Merci, Mister Obvious. Je suis un peu tête en l’air, mais pas à ce point.

Et puis, au même moment, nous avions entendu ce bruit de sabre laser. Oh… je serais restée juste pour voir le spectacle, ça me manquait tellement! J’étais comme une gosse. Et ouais… littéralement: une vraie enfant, car ce Jedi me prit par la main et avant même que j’ai le temps de protester, il bondit en direction du sénateur. Je me défis de sa prise. Bats les pattes, Jedi ou sinon, je ne m’appelle plus Willow! Je pris le sénateur par la main en tentant d’apaiser sa conscience.

Le Jedi utilisa sa persuasion de Force. Je soupirai. Je n’aimais pas cette capacité et pourtant, j’en utilisai une autre que j’appréciais encore moins : la télépathie.

«Ne vous avisez pas de tenter quelque chose de la sorte sur moi, Jedi. Qui êtes-vous?»

Nous étions maintenant dans le speeder, mais quelque chose me disait aussi que nous n’étions pas sortis d’affaires. Et comme de fait, un amas de débris obligea le chauffeur à faire dévier l’engin de sa trajectoire et nous nous retrouvâmes un peu sans-dessus-dessous sur le bord de la route. Le conducteur râlait. Je regardai l’autre combattant avec moi.

-Je vous laisse la diplomatie –dans tous les sens du terme- et je m’occupe du méchant, dis-je en faisant référence et à la situation avec le chauffeur et à mon oncle.

Je mis mon gant, rangeai la vibrolame et sortit mon blaster. Je gardais ma grenade assommante bien proche. Toutefois, je tenais à faire attention aux civils. C’est ce qui était si bien avec les décharges assommantes de blaster, ce n’était pas trop décisif et fatal. Enfin, contre un adversaire de la sorte, ça allait tout de même chauffer.


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MessageSujet: Re: Être un bouclier est ce que je fais de mieux ~ PV: Dante Ven 20 Jan - 17:03


Inconsciente. Tel était l'adjectif qui lui correspondait le mieux. Pire encore que le fait même qu'elle ignorait encore tout de qui se rapprochait inlassablement de notre position. Je le sentais, sa rage, sa colère, sa haine. Sa puissance aussi. A n'en pas douter que de son côté aussi, il avait perçu la mienne. Bien malgré ma volonté et le fait que je faisais toujours attention à ne pas être reconnu dans la Force, la marque que j'y laissais n'aurait pas manqué de me faire reconnaître par quiconque m'aurait déjà affronté. Je pensais à elle, sur les toits de Coruscant et à ce combat duquel ni elle ni moi ne serions sorti vivants. Mais cette fois-ci c'en était bien différent. Trop de civils et de dégâts collatéraux pour un affrontement direct. Sans compter sur l'inconscience de cette jeune femme qui ne perdait pas une seule minutes pour vociférer à mon encontre. Malgré qu'elle n'enrage à mon égard que d'une manière qui pouvait déplaire, je restais stoïque, ne prenant aucunement part à ses injures et autres phrases déplacées. Aussi, ce fut lorsque le speeder s'arrêta que je compris réellement les raisons qui firent que cette femme semblait me détester autant.

Ce n'était pas tant contre moi personnellement qu'elle pestait que contre les Jedi en eux-mêmes. Son esprit était torturé à un point que je ressentais son animosité à travers sa télépathie. Finalement, elle ressentait la Force. L'utilisait. Ceci pouvait s'avérer être aussi dangereux qu'utile à l'Ordre. Sa fougue et sa vivacité d'esprit ne pouvaient qu'être dangereux pour elle-même, et peut-être même plus pour autrui. Un jour, un Maître Jedi m'avait expliqué que le plus dangereux n'est pas de rencontrer un Sith, mais un Sensitif – ce fut le nom qu'il avait lui-même utilisé – qui ignorait comment utiliser la Force pour faire le bien. Ces derniers l'utilisant d'une manière bien plus instinctive, risquaient la plupart du temps de blesser ceux qui les entouraient. Faisait-elle partie de cette dernière catégorie ? Cela ne laissait que peu de doutes. Trop de colère grondait en elle, trop de tristesse aussi. La mélancolie de son regard ressemblait aux pluies diurnes qui tombaient parfois sur Coyn, transformant une simple rivière en un fleuve tumultueux.

Soudainement, une Vague de Force passa au dessus de nous. Sous couvert d'un vent sombre, elle frappa la paroi d'un immeuble de durabéton qui éclata à l'impact. Le chaos qui s'en suivit enchaîna cris de stupeur et vent de panique dans la circulation des speeder. Après quelques sauts, notre véhicule arrêta sa course effrénée sur le bas-côté. Le Sénateur à moitié assommé se porta la main au front, rapidement, je m'occupais de ce dernier. S'il venait à être blessé, cela causerait d'amples soucis à la République qu'à l'Empire. Il portait en lui des connaissances que nous ne pouvions pas perdre, à lui seul se tenait une partie de l'avenir de la Liberté de la Galaxie. Quand au chauffeur, les râles et injures qu'il poussa me firent sourire intérieurement. Le seul point qui paru l'agacer ne fut pas d'avoir été prit pour cible par un Sith, mais plutôt de voir que son speeder ne soit plus en état. Maintenant nous devions agir vite…


*Il est des combats dont il est bon d'ignorer l'aboutissement…*

D'un coup bien placé, je frappais la nuque de la femme, la "nièce" du Sénateur tomba alors dans mes bras, assommée. Que comptait-elle faire face à un adversaire pareil ? L'affronter en combat singulier, sans armes ni entraînement ? Si je passais outre son manque de discernement, une telle réaction forçait l'admiration. Déposant une carte remplie de crédits au chauffeur, je jetais le corps endormi sur mon épaule, et extirpa le Sénateur du speeder. Tout autour de nous le chaos augmenta, prenant de plus en plus de place. Nombreux furent les véhicules qui, étonnés par cet éboulement soudain, créèrent un indicible désordre sur cette artère qui se voulait pourtant assez peu fréquentée. Dans l'état actuel des choses je n'avais qu'une seule et unique idée en tête : leur survie. Au moment précis où elle se réveillerait, nous devrions être loin, ou tout du moins, dans un endroit depuis lequel notre poursuivant ne serait pas capable de nous retrouver. Tandis que nous courrions, la Force me guidant, j'obtempérais pour un choix qui ne me plaisaient que très peu. Les égouts de Ord Mantell, un véritable labyrinthe d'après certains, et le peu qui s'en étaient échappés y avaient laissés bien plus que leur bon sens. Ce serait parfait pour disparaître. Avisant une évacuation dans le sol, je prenais alors cette direction, et en quelques minutes, nous avions disparu.

L'odeur nauséabonde qui s'échappait du liquide opaque dans lequel nous marchions fit régurgiter le Sénateur. Avec sa robe délicate et ses manières, se promener dans de tels endroits ne devait guère être dans ses habitudes, bien au contraire… Petit à petit, et tout en me dirigeant grâce à la Force, nous parvenions à nous éloigner de l'endroit d'où se trouvait le Sith. Ce dernier avait disparu de la Force, plus rien, s'en était-il allé ? Etrange… Au détour d'un des canaux d'évacuation, je décidais de nous arrêter afin que le Sénateur puisse reprendre son souffle. Déposant le corps inanimé sur le sol, je m'assis à côté d'elle, attendant qu'elle se réveille.


- Monsieur le Sénateur, il en va de votre sécurité que nous ne restions pas plus longtemps sur Ord Mantell. Comme vous avez pu le constater, vous êtes recherchés, et je doute très sincèrement que votre "nièce" ne soit dans la capacité de vous protéger.

Déployant un Voile de Force dans un périmètre qui couvrait pratiquement l'ensemble des canaux alentours, nous venions de disparaître de la Force. Quiconque tenterait de nous y chercher ne verrait rien. Involontairement, ma main glissa sur le manche de mon sabre, il était toujours bel et bien là, et le sien aussi… Mon katana déposé sur mes jambes pliées, servirait de protection contre un potentiel agresseur durant notre avancée. A n'en pas douter qu'il était préférable pour eux, pour moi, que mon sabre laser reste caché. Dans l'esprit de nombreuses personnes, les Jedi furent décimés durant l'Ordre 66… Chose qui, au demeurant, me servait grandement dans ce genre de missions. Adossé au mur, et observant le Sénateur dont la tête qui chancelait de droite à gauche, je sentis le corps bouger à côté de moi. D'ici peu, j'aurais à faire à une furie qui m'insulterait inutilement. Il serait temps pour elle d'apprendre que parfois, il est préférable de disparaître que de mourir. L'honneur et la folie sont deux choses qui ne s'entendent guère à merveille…



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MessageSujet: Re: Être un bouclier est ce que je fais de mieux ~ PV: Dante Lun 20 Mar - 2:17

Un écho me frappa.

*Il est des combats dont il est bon d'ignorer l'aboutissement…*

Puis… je tombai dans un profond sommeil. Plus rien. La galaxie, le vide.

Puis, le décor se forma peu à peu autour de moi. Mes pauvres bottes trempaient dans un lac marécageux. L’odeur était horrible. J’avançais parmi les insectes et petits animaux qui arrivaient à survivre malgré cette odeur nauséabonde. Des lianes apparaissaient sur mon passage, ayant besoin de ma vibrolame pour les déloger avec rage. Le sol devenait de moins en moins humide et les dernières lianes me menèrent à une grande vallée avec une montagne centrale. L’air était frais, les champs étaient pleins de récoltes et resplendissants. C’était la maison. C’était chez moi, au détail près que nous n’avions jamais eu une aussi belle colline. Je me calmai devant ce décor époustouflant. Je ressentais la Force. Elle méditait au pied opposé de cette colline. Je la gravis sans trop de difficulté, marchant comme dans mon enfance, défrichant doucement de mes petits pas la terre.

Après ce qui me parut bien plus long que cela aurait dû être, j’arrivai en haut de cette colline qui s’avérait en fait infini. Une mince ligne de terre plate, mais surélevée me faisant face. Un homme méditant et me faisant dos nous séparait. J’aurais pu reconnaître cette silhouette parmi tant d’autres.

-Père, soufflai-je.

Mon paternel ne bougea pas. Je tentai d’aller m’asseoir en face de lui, mais une barrière de Force m’arrêta bien avant que j’ai atteint mon objectif.

-Tu ne passeras pas tant que tu ne te souviendras pas de tes racines, as-tu donc oublié tout ce que je t’ai appris pendant toutes ces années?

Il n’avait pas tort, mais je n’étais pas prête à passer par-dessus tout cela. Malgré ma méditation, mes yeux se remplirent de larmes. Je réussis avec beaucoup de mal à les contenir, puis j’ouvrai les yeux. Je me trouvais devant mon père. Il me souriait.

-Je compte sur toi.
-Oui, père. Je sais, mais plus rien n’est comme avant.
-Comme avant n’est pas le meilleur de ce que tu peux être de toute façon, ma fille.

Le long chemin de la colline se mit à défiler, m’éloignant de mon père à une vitesse folle.

- Monsieur le Sénateur, il en va de votre sécurité que nous ne restions pas plus longtemps sur Ord Mantell. Comme vous avez pu le constater, vous êtes recherchés, et je doute très sincèrement que votre "nièce" ne soit dans la capacité de vous protéger.
-Avant de faire des constatations de la sorte, je m’assurerai de savoir qui est la «nièce», si je puis me permettre, dis-je d’une voix calme en me retournant vers les deux hommes.

*Je suis Willow Gwenn Quincy, oui, Quincy comme le feu diplomate Timothée Quincy.*

Je me relevai en tentant de nettoyer doucement mes vêtements et mon équipement qui avait été éclaboussé par… je ne voulais même pas savoir ce dont il s’agissait.

Je me concentrai et se fit s’élever toutes les parcelles de saleté sur moi avant de les faire retomber de là où elle venait.

-Allons-nous enfin savoir à qui nous avons affaire?, dis en m’adressant au Jedi.


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MessageSujet: Re: Être un bouclier est ce que je fais de mieux ~ PV: Dante Mer 3 Mai - 19:51


Voilà donc qu'elle s'éveillait de sa torpeur bien peu désirée. Comme je m'en doutais, elle ne manqua pas de me faire comprendre sa façon de voir les choses. La légère diplomatie un tant soit peu cynique de ses paroles me fit à demi sourire. Elle ne manquait réellement pas d'aplomb, mais de bon sens par contre… Sa voix résonna contre les murs des égouts et tandis qu'elle nous présentait ses capacités à user de la télékinésie j'entendis sa voix résonner dans ma tête. La Force vibrait dans la moindre parcelle de mon corps. D'une cellule à une autre, cette dernière tintait d'une douce mélopée rassurante. Aucune trace du Côté Obscur… Bien. Pourtant, elle semblait user de la Force avec une sorte d'instinct, comme si jamais personne ne l'avait formée, ou tout du moins, pas totalement. Son nom me fit hausser un sourcil. Le Sénateur Quincy avait donc une fille ? Etrange, jamais il n'en avait parlé à quiconque. Personne à la Chancellerie ne paraissait en avoir connaissance, outre la Chancelière. Si ce qu'elle disait était vrai, alors tout s'expliquait. Peu furent les informations qui me parvinrent depuis mon "retour". Néanmoins, je savais assez sur les "dommages collatéraux" de l'Empire pour savoir qu'il en faisait partie. Une exécution sommaire, couverte par des excuses et autres simagrées dont l'Empire a le secret. Kessler ne devait pas être innocent dans toute cette histoire.

- Si mon identité aurait pu servir à quelque chose, ne croyez-vous pas que je vous en aurait déjà fait part chère demoiselle ?

Répondre à une question par une autre question. Voilà comment déstabiliser un interlocuteur un peu trop curieux. D'un mouvement discret des doigts, je fis éclater à quelques mètres de nous une bulle dans le liquide opaque dans lequel nous trempions déjà depuis quelques minutes. Faisant mine d'être inquiet, je me levais. Katana en main, je fouillais les alentours du regard, l'obscurité n'étant pas un soucis pour moi. La Force me permettait de voir ce qui était invisible, et de ressentir la moindre vibration dans l'air. Ma diversion avait portée ses fruits si je puis dire. Le Sénateur s'était empressé de me rejoindre et à la manière d'un enfant apeuré, se cachait derrière moi. Ce n'était pas sans un amusement intérieur que j'imaginais la Chasseuse de Prime entrain de fulminer. Bien entendu, nous avions encore du chemin à faire avant de réussir à pouvoir nous considérer comme étant en sécurité. C'est ainsi que je décidais de me mettre en marche.

- Notre position est aisément visible. Sans compter que votre "nièce" ici présente fait plus de raffut qu'un troupeau de Banthas. Si vous voulez bien me suivre Monsieur le Sénateur.

La tête enfoncé entre les épaules, le col rouge et or de sa tenue lui remontant jusqu'aux oreilles, le diplomate marchait tout à côté de moi, dardant son regard d'un côté puis de l'autre, craignant de faire une rencontre qui aurait pu s'avérer particulièrement indélicate. Mais il n'en fut rien. Mit à part quelques rongeurs traînant dans les égouts, nulle vie n'osait s'approcher de notre trio. Les odeurs nauséabondes qui s'échappaient des tuyaux d'écoulement des eaux usées firent vomir à tant de reprises le Sénateur que j'avais décidé d'arrêter de compter. Les plaines de Coyn me manquaient, la caresse du vent sur mon visage, les rires des enfants Coynites… Je commençais à tomber dans une mélancolie qui ne me ressemblait pas. Puis ce fut au détour d'un énième croisement que nous décidions de nous arrêter. Le ventre grondant de celui que je me devais de protéger intimant d'avaler quelque chose.

- Monsieur le Sénateur si vous le permettez… (Je fouillais sous mon manteau et en sortit quelques baies de Coyn et les lui tendis.) Ce n'est guère ce que vous avez l'habitude de manger, mais passez outre l'amertume de ces fruits, ils s'avèrent être particulièrement nourrissants. Désirez-vous en mangez quelques uns Mademoiselle ?

Main tendue dans sa direction, ma paume ouverte lui présentait une partie de ces fruits juteux aux couleurs tendant vers un rouge vermillon des plus magnifique. Attendant une réaction de sa part, je me décidais à lui parler à mon tour par télépathie. Ce choix n'avait rien de très judicieux, certains Sith ayant la capacité de dissimuler le Côté Obscur qui coulait dans leurs veines, néanmoins, il était plus que temps pour moi d'en apprendre un peu plus sur elle…

*Prenez-en Gwenn… Si vous ne le faites pas, le Sénateur ne mangera pas. Et il me semble que s'il meurt, vous pourrez dire adieu à votre prime…*

Ce point était des plus important pour les Chasseurs de Primes, la Guilde possédait un Code très strict, et une cible morte valait bien moins qu'une en parfaite santé. Sans compter le fait que ce n'était pas non plus dans son intérêt qu'il vienne à mourir ici, dans des égouts aussi crasseux. Mon esprit flotta jusqu'au sien, et des images lui parvinrent. Des plaines, des combats, et le visage de son père. Je ne l'avais vu qu'une seule et unique fois, dans un enregistrement que possédait la Chancelière en personne. Un hologramme dans lequel il expliquait qui il était et ce qu'il avait fait pour la République. Si elle le désirait, je le lui aurais donné avec plaisir. Mais avant cela, nous devions quitter Ord Mantell.

- Vous verrez, après l'amertume de ces fruits, se trouve un plaisir qui appelle à en manger une nouvelle fois.



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Être un bouclier est ce que je fais de mieux ~ PV: Dante
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