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Opération Érinyes ou la vengeance d'une Zann (PV Medlinya Linaewen) (Terminé)

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MessageSujet: Opération Érinyes ou la vengeance d'une Zann (PV Medlinya Linaewen) (Terminé) Dim 16 Oct - 15:14

Opération Érinyes : T- 168 heures avant le déploiement des effectifs. Statut : Sous contrôle code vert.

Morvo le Hutt. Descendant direct de Borvo le Hutt, ex seigneur du crime sur Naboo dont le QG se situe tout près de la ville de Moenia, encore que cette installation relativement grande communiquerait, dit-on, avec la cantina préférée de feu son ancêtre, lui-même abattu par le Consortium de Zann. Morvo le Hutt, un hutt donc un ennemi à abattre… Et la sale limace qui était responsable d’un attentat qui avait coûté la vie à douze de mes hommes. Un attentat, je pouvais tolérer sans le moindre problème, pour un peu que ce soit fait… Proprement, avec une certaine poésie, une certaine forme artistique. Faire sauter une charge nucléaire, c’était tout sauf poétique et une chose était bien certaine : une petite partie de Nar Shaddaa serait inhabitable pour un moment au moins. Si Morvo se pensait à l’abri de ma colère parce que Naboo appartenait aux Jedis et à la République… Il se trompait et pas qu’un peu.

Pour une des rares fois face à mes subordonnés, j’étais un mur. Un mur qui refusait d’écouter conseils et recommandations, inquiétudes et interrogations et pour plusieurs membres du Consortium, c’était une première de ma part. C’était si rare, de toute façon… Je me foutais pas mal des morts additionnels, des innocents qui étaient mort à cause de ce coup en traitre. C’était le fait que c’était une bombe sale qui avait sauté et que c’était pour moi presque aussi pire que de l’amateurisme pur et dur. Peu m’importait s’il fallait que je bombarde depuis l’espace Moenia, jusqu’à en faire un champ de ruines, peu m’importait la réaction de la République et des Jedis : si je ne pouvais mettre la main sur le hutt, il ne vivrait plus bien longtemps. Mieux valait pulvériser une seule ville que de laisser un être aussi corrompu et vil tyranniser son coin de galaxie. L’opération en soi serait loin d’être facile mais j’étais motivée… Très motivée.

Tout d’abord, il fallait planifier le débarquement des troupes. Le siège de Moenia restait l’option la plus viable pour limiter mes pertes et donc il faudrait étudier le terrain et les angles d’approche. Avant même de penser à cela, cependant, il fallait prévoir comme j’amènerais une flottille jusque dans le secteur sans que je ne sois détectée par les senseurs républicains. Il y avait plusieurs possibilités intéressantes comme jouer avec le transpondeur IFF de mes vaisseaux et me faire passer pour une flotte républicaine… Ou utiliser mes quelques vaisseaux disposant d’un bouclier d’invisibilité pour passer par exemple. Hors de question d’arriver là-bas avec des vaisseaux civils pour le débarquement : c’était plus de trouble que cela ne vaudrait la peine, dans l’absolu. C’était une attaque en règle contre le hutt et je me foutais complètement que cela vienne violer la souveraineté de l’espace et territoires Naboo. J’étais une criminelle, après tout…

Pour information, les forces de défense de cette planète avaient de tout temps été pathétiques… Alors je n’avais pas peur de m’y frotter! S’il fallait que je pulvérise les défenses de Naboo pour atteindre ma proie, soit. Il n’y avait pas assez de Siths ou de Jedis dans cette galaxie pour protéger Morvo le Hutt de ma colère et de mon désir de vengeance. S’il le fallait, j’allais déployer toutes les forces du Consortium à ma disposition pour réussir : ce ne serait qu’une affaire de mobilisation un tant soit peu plus longue. De toute façon, ce ne serait pas la première fois que le Consortium entreprendrait ce genre d’actions. Les grandes puissances détestaient cela mais d’un autre côté, quand vous aviez une force mercenaire doublé d’un empire criminel en maraude dans la galaxie, il faut bien s’attendre à des actions plus musclées. En me montrant comment dire… Persuasive… Ah ça pour être persuasive, je ne donnais pas ma place!

J’étais convaincue que les habitants de Moenia seraient plus que coopératifs quand je leur demanderais de me livrer le hutt ou de dégager le passage pour que j’aille le chercher moi-même. En fait, à bien y penser, la République et les Jedis risquaient même d’apprécier l’initiative. J’allais faire le ménage pour eux et ils n’auraient même pas besoin de lever le petit doigt! D’un autre côté, ils n’allaient pas du tout apprécier car les truands à la solde de Morvo ne voudraient très certainement pas nous rendre le hutt sans faire d’histoire. Il y aurait donc du grabuge, des dégâts et inévitablement des morts. Qui plus était, si je réduisais Moenia en cendres, cela ferait définitivement du bruit mais bon, que voulez-vous… Ce n’était pas comme si j’étais du genre à lâcher facilement le morceau. Quand un hutt était impliqué, j’étais rarement raisonnable. La dernière fois, c’était les impériaux qui en avaient fait les frais.

La dernière fois, un convoi impérial faisant des affaires… Pas très nettes dirons-nous, avec un certain Issulla le Hutt. Une certaine peut-être? Allez savoir, venant d’une espèce hermaphrodite. J’avais tout naturellement exigé que l’on me livre ma proie… Et devant le refus des impériaux, j’avais détruit le convoi dans son intégralité, avec suffisamment de puissance de feu pour faire en sorte qu’il ne reste absolument rien dans le secteur. Aucun survivant. Aucune pitié. C’était justement ce qui inquiétait mes lieutenants et quand l’ordre de mobilisation tomba comme un couperet… Ils surent hors de tout doute raisonnable que je n’admettrais aucune discussion. Comme j’avais sous mes ordres des troupes loyales et malgré le fait que plusieurs désapprouvaient l’idée, par respect, tous se hâtèrent vers leurs vaisseaux respectifs. Cela promettait d’être toute une opération… Une méchante affaire en tout cas.


Opération Érinyes : 86 minutes après le déploiement des effectifs. Statut : Sous contrôle code vert.


Pendant des années (et quelles années!), le Consortium de Zann avait travaillé d’arrache-pied pour avoir des flottes indétectables et des troupes que l’on ne remarquerait que bien trop tard, de quoi tromper n’importe quels senseurs… Et quand les républicains réaliseraient ce qui s’était passé, mes troupes seraient déjà en place sur la planète. C’était également pratique d’avoir corrompu une partie du personnel en charge de ces mêmes senseurs et des autorités de Theed, la capitale… Les naboos n’avaient pas été forcés de se battre depuis la bataille portant le nom de leur planète, quand ils l'avaient libéré du joug de la Fédération Commerciale, n’avaient donc pas connu le combat depuis près de vingt ans… Ce qui voulait dire qu’ils seraient tout sauf prêt à se frotter à une force d’assaut surentrainée. J’avais peut-être une armée de « mercenaires » mais étant intolérante face à l’amateurisme, ils valaient tous au moins quelque chose.

Remarquez cependant que malgré tous nos progrès dans cette direction, on ne pouvait déjouer les habiletés de détection des utilisateurs de la Force et bien que je suspectais qu’ils ne détecteraient notre présence qu’une fois sur la planète elle-même, il était en général peu avisé de s’opposer à eux. J’espérais ne pas être forcée de livrer une opération sur deux fronts (remarquez qu’un blocage efficace des communications de Moenia empêcherait que l’on vienne renforcer leurs positions) mais les Jedis, surtout les Jedis, étaient des êtres retors et traitres. Oui, ils seraient bien capables de venir interférer dans mes petites affaires. Eux non plus ne seraient pas prêts à nous voir débarquer : qui seraient assez… Téméraire? Inconscient? Pour attaquer une planète sous leur protection? Enfin bon, seul l’avenir nous dirait comment tournerait les choses. Les troupes étaient en place : il me restait à lancer mon ultimatum.


« Habitants de Moenia, vous avez trente minutes pour me livrer Morvo le Hutt. Passé cette échéance, nous viendrons le chercher de force et toute résistance sera contrée par la force létale. Si vous tentez quelque chose de stupide, nous réduirons la ville en cendres. Toute résistance est inutile : nous ne voulons que le hutt et rien que le hutt. Morvo, je sais que tu es caché dans la cantina : sors ou je viens te chercher par la queue. »


"Tout le monde a un prix."


Dernière édition par Tyria Zann le Ven 10 Fév - 20:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Opération Érinyes ou la vengeance d'une Zann (PV Medlinya Linaewen) (Terminé) Mer 7 Déc - 12:01


Quel temps pourri… De la pollution, des raclures de la pire espèce qui continuaient à planer dans les caniveaux de Nar Shaddaa, des criminels à tous les coins de rues, à chaque ruelle étroite j'entendais des cris, des plaintes, des pleurs… Mais je n'étais pas là pour m'occuper du menu fretin. La Guilde m'attendait. Ma dernière mission avait été menée avec autant de brio que les précédentes. Ma cible avait eu la bonté d'âme de me donner ce que j'étais venue chercher. J'accorde aisément le fait que lorsque l'on se retrouve pendu par un pied au dessus du vide, à plusieurs kilomètres du sol, le cerveau est tellement bien irrigué qu'il offre une facilité déconcertante à la réflexion. Ce fut donc en tenant une boite par plus grosse d'une cellule d'énergie pour blaster que je passais les portes de la Guilde. Partout autour de moi je voyais les décorations qui faisaient office de caches pour les nombreuses, trop nombreuses même, caméra et autres systèmes de sécurités qui rendait la Guilde bien plus imprenable que n'importe quelle base dans la Galaxie. Plusieurs chasseurs de primes, croisés dans ces dits couloirs, s'écartèrent de mon chemin. Ma Beskar'gam ne laissant personne ignorant. Même si les couleurs n'indiquaient aucune hargne ou haine à leur encontre, j'étais et je resterais à jamais une Mando'ad. Arrivée face à celui, ou celle – je ne l'ai jamais su d'ailleurs – qui vérifia mon immatriculation en deux secondes, je tendis l'objet et le déposa délicatement sur le comptoir de métal qui nous séparait. Ses yeux globuleux de Calamari scrutèrent l'objet avant de le prendre. Mes crédits étaient versés sur un compte se trouvant sur Qiilura. Ma famille et mon Clan en avait nettement plus besoin que moi. Je n'avais rien à faire de l'argent. Ne dépensant que ce dont j'avais besoin pour entretenir mon matériel et mon vaisseau.

J'usais de la même habitude avant de quitter les lieux, faisant le tour des primes et surtout de leurs commanditaires. Nombreux étaient ceux qui préféraient rester dans l'ombre. Sénateurs, diplomates, riches marchands désireux de faire supprimer un concurrent bien trop envahissant… Rien que du beau monde en somme. Finalement je m'arrêtais sur une prime un peu particulière. Je poussais une insulte entre les dents, et la mâchoire serrée mes yeux s'arrêtèrent sur ce visage. Cette tenue, une Beskar'gam… D'un noir d'ébène aux pourtours rouges sang. Son visage anguleux et parcouru de cicatrices… Sale demagolka ! A croire que le fait d'avoir vu son chef se faire déchiqueter sur Qiilura n'avait pas suffit. Ce crevard s'était donc mit à la solde d'un Hutt et continuait son petit trafic d'esclaves. Mon caractère était… Des plus explosif, je dois bien l'avouer. Et ce fut très certainement pour cette raison que mon poing éclata l'holocom qui s'éteint dans un grésillement électrique. Peut m'importait la prime, je voulais sa tête et je l'aurais. Il pouvait bien se cacher quelque part dans la Galaxie, rien ne m'empêcherais de le retrouver et de lui apprendre que personne ne manque de respect au Resol'nare ! Le fait d'oublier ce qui arrivait aux irrespectueux du code était impardonnable. Semblait-il complètement fou ou juste inconscient ? Je n'en avais strictement rien à faire. La demande du commanditaire faisait office d'une base du Naboo. Des marais, des Gungans et des Républicains. Ni les uns, ni les autres n'avait intérêt à se mettre entre lui et moi… A moins qu'ils ne veuillent en savoir un peu plus sur ma manière de régler les problèmes !


* *
*

Voilà plusieurs jours que j'étais sur Naboo. Et je détestais déjà cette planète. Tout le monde semblait vouloir être agréable avec autrui ; l'hypocrisie latente dont je vis les prémices me rendait malade. Pourtant, je ne disais rien, ils ne connaissaient rien à mon peuple, à mon Clan, et je me contentais de glaner mes informations ça et là. Parfois sous couverts de quelques crédits bien placés, souvent d'une manière plus "physique". Mes phalanges commençant d'ailleurs à me faire souffrir. Plusieurs lunes passèrent avant que ne puisse savoir où se terrait ce lâche. D'après mes informations, ce demagolka prenait du bon temps en compagnie d'un Hutt dans une cantina. Le Clan dont il faisait partie était connue pour ses déviances tout autant que pour leur appétit sexuel immodéré. Toutes les races, tous les sexes y passaient… Sans limites, ni respect. L'un dans l'autre, si je passais outre des habitants de Naboo, cette planète possédait de nombreux points de vue qui me permirent d'observer la cantina à bonne distance. Allongée dans l'herbe grasse, couverte par d'épais branchages, mon fusil posé sur un tronc brisé, je gardais un œil alerte sur ma cible. Par un souci de facilité pour la visée, mon casque se trouvait posé à côté de moi. Il était plus que temps pour moi de récupérer ma prime. Même si pour cela, je devais le descendre… Etre chasseuse de prime et avoir en horreur le meurtre, pouvait sembler ironique aux premiers abords. Mais ce "boulot" était un choix pour moi. Et non pas une obligation. Travailler pour son Clan et non pour soi. Tel était mon adage principal. Un sourire en coin, je réglais ma visée. Deux cents mètres me séparait de ma cible, d'ici je pouvais lui loger un tir en pleine tête tout en évitant la Twi'lek qu'il était entrain de salir de son propre corps.

- Ib'tuur jatne tuur ash'ad kyr'amur.

Alors que mon index commença à presser la détente je fus stoppée par une voix. Mais qui était assez cinglé pour hurler de cette manière ? Aucune classe, aucun savoir-vivre. Une chasse, une traque, cela devait se faire avec parcimonie, après une étude du terrain… Mais certainement pas en débarquant comme une folle furieuse en menaçant tout le monde. Bien entendu, avec une pareille arrivée ma cible se déplaça et je le perdis de vue. La seule chose que je vis, fut la Twi'lek, violemment jetée sur le sol qui se releva avec peine. Peu importait qui avait ouvert sa grande gueule, il devrait le payer ! On n'empêche pas une Mando'ad de faire son boulot sans en subir les conséquences. Faisant pivoter mon arme, je cherchais ma nouvelle cible. Que le Hutt ne sorte ou pas, cela m'importait peu. Il se contenterait sans doute de se cantonner dans cette cantina, et enverrait ses sbires et autres mercenaires en première ligne… De la chair à canon. Comme un tir de sommation, le sol qui se trouvait devant l'entrée de la cantina explosa. Je devais me retenir de fusiller tout ce qui pouvait sortir. Mais merde ! Ils étaient combien ? Partout autour de moi les feuillages bougeaient et le ciel commença à s'assombrir.

Des vaisseaux, un nombreux assez important par ailleurs de bâtiments s'approchait de la cantina. Roulant sur le dos, je fixais le ciel avec dépit. Bonjour la discrétion. Toutefois, une idée émergea dans mon esprit. Même si le demagolka restait à proximité du Hutt, il devrait sortir tôt ou tard. Quand à mes nouveaux petits camarades, ils se trouvaient encore bien trop loin de moi pour me poser un quelconque soucis. Ni eux ni moi n'étions là pour l'autre. La "gueuleuse" voulait faire la peau à un Hutt, moi à un Mando'ad qui n'avait plus ni l'honneur, ni le respect dut à l'armure qu'il portait. Reprenant ma position initiale, l'œil appuyé sur la lunette de mon fusil j'attendais patiemment l'évolution des choses. Si ça se trouve, la tête du Hutt pourrait me valoir un supplément de prime à la Guilde… A cette idée je ne pus m'empêcher de sourire.


- Et puis bon… Haatyc or'arue jate'shya ori'sol aru'ike nuhaatyc, disait père...



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MessageSujet: Re: Opération Érinyes ou la vengeance d'une Zann (PV Medlinya Linaewen) (Terminé) Mer 7 Déc - 14:45

J’adore la chasse au Hutt. Ces larves se pensent absolument intouchables jusqu’à ce qu’on débarque avec une armée pour venir les déloger. Après ça, ils tremblent comme des feuilles en espérant vainement que la menace va s’écarter d’elle-même. Eh non. Si je viens pour toi, espèce de pourriture, c’est que je ne repartirai qu’une fois que tu seras mort et enterré. Je me fiche d’être discrète. Je ne suis pas ici pour faire dans la dentelle. Si je dois raser cette ville, je le ferai. Je préfèrerais ne pas le faire mais je le ferai. Vous savez, les relations publiques, tout ça… Spike passe son temps à me casser les oreilles avec ça. « Boss, vous savez, on ne peut pas juste découper en tranches minces tout ce qui bouge, etc., etc. » De un, oui je peux, je suis Tyria Zann, chef du Consortium de Zann. De deux, je comprends sa logique mais ça m’énerve quand même.

De trois… Quand il s’agit des Hutts je n’ai pas envie de faire d’efforts. Ils me tombent sur les nerfs mais d’une force… Enfin bon. Je sais qu’il ne sortira pas de son trou. Il doit être en train de courir pour sa sortie secrète. Tout bon Hutt a une sortie secrète. Il va envoyer ses troupes se faire décimer pendant qu’il tente de fuir et il va faire une de ces têtes quand il va se rendre compte que sa sortie secrète est complètement bloquée. Vous pensez que je n’ai pas fait mes devoirs avant de venir ici? Bien sûr que j’ai fait mes devoirs. Je connais ce repaire d’avant mon retour dans le temps. Il n’a même pas fait l’effort de se creuser une deuxième sortie ou de vraiment renforcer la première. C’est typique des Hutts. Passé un certain temps sans se faire attaquer, ils finissent par se croire intouchables et ils abaissent leur garde. Et c’est là qu’il faut frapper. Fort.

Alors que je dirige tout ce petit monde, on m’informe qu’il y a une présence armée derrière nous. Les senseurs sont formels sur la question. Un tireur d’élite dans mon dos pour me prendre en traitre? Pas mal, Morvo, pas mal. Tu es plus malin que je ne le pensais. D’accord. Je veux qu’on appréhende cet assassin. Je veux dire : on commence notre déploiement de troupes et il pousse dans les hautes herbes une mandalorienne en armure avec une arme pointée vers la cantina? Il faudrait que ce soit une sacrée coïncidence. Je préfère ne pas prendre de chance. Je vais envoyer des troupes cueillir cette curieuse plante qui pousse quand on gueule sur les Hutts. On verra bien ce qu’on peut en faire. Si elle bosse pour Morvo comme indépendante, l’argent la convaincra. Si elle bosse pour les clans, certains n’ont pas digéré mon vol de plans de Mandalmotors.

Si elle bosse pour la Guilde… Alors je l’ai dans ma poche à coup sûr grâce au traité de non-agression que nous avons signé sous mon initiative. À moins de vouloir avoir le CDZ au complet plus la Guilde des chasseurs de primes aux fesses… Elle ne fera rien de stupide. Moi? J’attends qu’on me ramène cette curiosité. Je veux savoir pourquoi elle est là et si je fais partie de ses cibles. Une mandalorienne, voilà qui pourrait me conférer un avantage supplémentaire pour forcer le Hutt à faire quelque chose de désespéré. On dira ce qu’on veut de ces coincés fanatiques en armures, ils restent d’excellents combattants malgré tout. Ils n’ont aucun sens de l’humour, ils ont quelque chose de coincé dans le rectum et ils parlent une langue hideuse à entendre mais bon. Personne n’est parfait. Je sais exactement par quelle question je vais commencer ce mini interrogatoire.


« Qu’est-ce que tu viens faire ici, mandalorienne? »


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MessageSujet: Re: Opération Érinyes ou la vengeance d'une Zann (PV Medlinya Linaewen) (Terminé) Mer 7 Déc - 18:27


Et bien… Voilà une mission qui me paru des plus négligeable en termes de perte de temps et de crédits. Je n'avais qu'à attendre la sortie de ma cible, lui loger un tir en plein casque, et c'était terminé. Enfin, je tentais de me conforter dans cette idée, même si au demeurant je savais que rien ne se passerait aussi facilement. Rien ne se passait jamais facilement dans ce monde. Toutes les missions sur lesquelles on m'envoyait finissaient souvent de la même manière. Des jours, voir même des semaines de traque et de chasse pour quelques minutes de pur plaisir. La plupart de mes cibles se faisait dessus ou se mettait à pleurer comme des pucelles venant de voir pour la première fois le Wookie ! Pathétiques êtres qu'ils étaient. La plupart étaient bien plus vils et serviles que courageux. Ils suivaient les ordres ou en donnait sans même chercher plus loin que leur argent, et tout ce qu'ils possédaient. Ainsi, oubliant la réalité des choses, j'aimais leur faire perdre la plupart de leurs biens matériels. Que c'était grisant de jeter une grenade dans une demeure vide, où l'entièreté de la richesse bien mal acquise d'un criminel notoire partait en fumée après l'explosion. Tôt ou tard, je ferais de même avec lui… Il sentirait à quel point ses actes furent néfastes pour son Clan, et pour l'ensemble des Mando'ad. Sa vie sera une perte négligeable. Bien moins importante que toutes celles qu'il a osé prendre pour de prétendus actes de bonté.

Depuis quand l'esclavagisme est un acte de bon sens et de gentillesse ? Je ne me posais même pas la question… La réponse était déjà toute trouvée, jamais ! Qui plus est, mon cerveau commençait à être bien trop occupé par la quantité d'informations qui fluctuaient depuis mon casque. Après les grésillements, plusieurs informations me parvinrent. Le volume était au plus bas, mais je pouvais faire aisément usage de mon ouïe de Gurlanin pour entendre ce qui se disait. Tout autant que les pas qui se rapprochaient de moi de toutes part. Dix, onze, douze… Quinze… Très exactement quinze soldats armés et pas forcément ouverts au dialogue. J'étais seule pour cette mission. Avec plusieurs tirs bien placés, j'en aurais réduits près de la moitié à néant, même si pour cela, je risquais deux choses ; primo, dévoiler ma présence à cet aruetii de service, et secundo me faire descendre inutilement. Même si ma vie ne m'importait bien moins que celle de ma famille, cela ne faisait pourtant pas de moi une folle dénuée de bon sens. Me relevant, je pris mon casque et l'enfila. De cette manière, personne ne pouvait voir mon visage. Mes craintes allaient pourtant dans une tout autre direction. Si ma Beskar'gam était reconnue, ma cible ficherait le camp plus vite que quiconque dans la Galaxie n'aurait le temps de le penser. Ainsi, passant la lanière de mon fusil par-dessus mon épaule, j'attendais patiemment l'arrivée des soldats. Ou plutôt, des mercenaires. Faciès de tueurs et de criminels, le cliché par excellence… Balafres, cache œil, dents en moins… Joie éternelle !


- Ori'buyce, kih'kovid.

Fut la seule réponse que je leur fourni alors qu'on m'ordonnait de jeter mes armes au sol. Ils se prenaient pour de vrais durs ceux-là. Et bien… En plein de ne rien avoir dans le crâne, leur entrejambe devait elle aussi pâtir d'un vide sidéral pour oser manque de respect à une Mando'ad. Ce fut contre mon gré qu'ils me forcèrent à avancer, m'amenant vers ce qui devait être leur chef. Enfin, un chef… Tout ce qu'il y a de plus psychotique dans la Galaxie avait dut se rejoindre pour créer ce "truc". Une tête à faire rater une couvée de taun-taun, un œil qui disait merde à l'autre, et bien entendu, je faisais abstraction de l'ensemble du personnage. Seule sa voix me rappela quelque chose. C'était elle la gueuleuse de tout à l'heure ! En plus de ne pas être plus discrète qu'un Rancor furieux, elle était aussi moche ! Je sentis alors une main s'appuyer dans mon dos. Pour une fois, j'avais laissé mon Jetpack dans mon vaisseau, il ne m'aurait servit à rien de toutes façons, le fait est établi qu'un Mandalorien ne laisse rien au hasard, ma disparition aurait été rapide, propre, et sans traces. Comme toujours. Ma mâchoire se serra et je pestais à l'encontre de l'autre face décrépite dont l'audace dont il fit part pour me pousser se paierait un jour ou l'autre.

- Ne shab'rudu'ni… (Puis, un sourire amusé derrière le casque, je répondis à l'autre gueuleuse dans un basic des plus parfait.) De la pèche au Gungan pardi ! Il paraît qu'ils sont savoureux avec des épices de Coyn !

Il me fallait gagner du temps pour observer et étudier celle que j'avais en face de moi. Il ne m'aurait pas fallu beaucoup de temps pour l'attraper par le coup, passer derrière elle et m'en servir comme bouclier… Néanmoins, rien que l'idée me donna la nausée. J'étais une Mandalorienne, pas une lâche. Qui plus est, ce visage de dégénérée me semblait de plus en plus familier, où l'avais-je déjà vue ? Aucune idée. Pourtant, elle me disait quelque chose. Vu sa manière de se tenir et la grande gueule dont elle faisait part, je connaîtrais son nom avant que ma cible n'ait eu le temps de disparaître. Ensuite, sa cible comme la mienne semblaient être différentes. Nous pourrions peut-être arriver à nous entendre… Ou pas. Tout dépendrait d'elle en somme.



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MessageSujet: Re: Opération Érinyes ou la vengeance d'une Zann (PV Medlinya Linaewen) (Terminé) Mer 7 Déc - 20:02

Joie et bonheur. Une mandalorienne. Non je sais que je l’ai déjà dit. Je le redis pour être bien sûr que vous compreniez ô combien je faisais preuve de retenue en ce moment. Autant je peux respecter les mandaloriens, en un sens, autant je peux les détester. Ils se pensent toujours meilleurs que tout le monde alors que ça meure comme n’importe quoi d’autre dans la galaxie. Ça me fait toujours rire quand ils commencent à parler dans leur langue étrange, pensant que nous sommes trop ignorants pour la comprendre. Fait peu connu, je suis polyglotte et je parle non seulement leur langue mais également leurs dialectes et leurs régionalismes. Vous voulez faire monter un mandalorien aux rideaux? Parlez sa langue sans un poil d’accent. C’est marrant, si vous avez la gâchette rapide. J’ai failli me prendre un tir à pleine tête plus d’une fois…

Oh quoi. Ce n’est pas de l’arrogance si c’est utilisé contre la suffisance des autres. De la provocation? Assurément. Mais je suis Tyria Zann. Rien ni personne n’a d’autorité sur moi. Qu’est-ce que j’en ai à faire moi, des coutumes éculées et conservatrices de crétins dans des conserves plus solides que la normale? Absolument rien. Se cacher derrière un casque et une armure, n’importe quel abruti peut le faire. Je n’ai pas besoin de ça pour me pointer au front. Quand on amène devant moi cette nuisance sur pattes, je l’écoute déblatérer des conneries et je m’amuse du fait que si je n’avais pas été là, JAMAIS ces mercenaires n’auraient osé se comporter ainsi avec une mandalorienne. Ceci dit, ils me respectent ou me craignent plus qu’ils ne craignent… On va l’appeler Conserve. Je la regarde sans exprimer quoi que ce soit avant de répondre dans sa langue.


« Je préfère commencer avec un Hutt. Ce sont des limaces. Des vers. Les poissons adorent ce genre d’appât. Tu n’es clairement pas ici pour la pêche. Je parierais que ça a rapport avec l’autre conserve qui s’amuse à la cour de ma proie. La question c’est de savoir pour qui tu travailles. Vous autres, rendez-vous utiles et vérifiez avec les bases de données de la Guilde pour voir si elle en fait partie. »

Ah je suis fière de moi. C’est un don, les langues. On l’a ou on ne l’a pas. Ah les mandaloriens. Ils ont tellement de raisons de m’en vouloir. Vols de plans chez MandalMotors. Appropriation illégale d’artefacts. Crimes multiples sur et dans l’espace de Mandalore. La liste est longue. Le fait est, par contre, qu’une réalité demeure : malgré tous mes méfaits et malgré tout leur talent, aucun mandalorien n’a jusqu’à présent réussi à me butter. Et vous savez quoi? La situation n’est pas prête de changer. Mais je me demande : est-ce qu’elle va travailler avec moi ou contre moi. Une alliance de fortune pourrait être négociée, oui. Il reste à voir comment les choses vont se jouer parce que la première vague de soldats ennemis vient d’être déployée. Les imbéciles. De l’infanterie légère contre des véhicules blindés. Au palmarès des idées pourries, il fallait le faire.

Je suis Tyria Zann. La Corruption est mon arme. Ce Hutt va périr comme ses semblables et j’obtiendrai ma revanche. Et si au passage je dois travailler avec une mandalorienne se pensant comique, on fera avec. Je me farcis régulièrement les blagues pourris d’un de mes lieutenants. Il faudra plus qu’une conserve qui se pense maline pour me faire perdre de ma superbe. Mandalorienne ou pas, une réalité demeure : à moins de butter l’intégralité de mes troupes, je suis entre elle et sa proie. Elle gagne plus à collaborer qu’autre chose. Je suis ouverte au dialogue. Travaillez avec des sœurs noires, vous verrez ce que c’est des négociations difficiles. Elles sont capricieuses et dotées d’un fort orgueil. Tout se négocie et tout a un prix. Je suis loin d’être inquiète. Tout ce que j’attends, c’est qu’elle me montrer de quel matériel elle est fait. Je doute qu’elle attende simplement que je l’interroge pour parler.


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MessageSujet: Re: Opération Érinyes ou la vengeance d'une Zann (PV Medlinya Linaewen) (Terminé) Lun 16 Jan - 17:54


Certaines personnes méritaient quelque chose de bien pire que la mort. Bien plus long et douloureux aussi. Ce qui était le cas pour cet abruti qui jeta mon casque à terre. Mon visage était désormais dévoilé. Je suivais le déplacement de mon Buy'ce sur l'herbe verte de Naboo, il était là, à rouler sur le sol sa couleur violine tranchant amèrement avec celle qui était la plus habituelle dans nos rangs. Pouah ! Ils suivaient tous plus ou moins les bases, sans même chercher plus loin. J'avais remarqué une chose, en dehors de mon Clan, la majorité des Mando'ad croisés ne cherchaient qu'une seule et unique chose : leur vengeance. Aucun ne tentait à comprendre où pouvait se situer leur paix intérieur ou je ne sais trop quoi d'autre… Et puis bon, penser à ce genre d'inepties alors que je suis aux mains de deux guignols, ça me ressemble bien ça, tiens ! Une idée me parvint quand je l'entendis parler en Mando'a… Celle de lui arracher la tête et de m'en faire un trophée. Oh que oui ! Qui plus est, je m'occuperais personnellement de la laisser "vivante" alors qu'elle trônerait au centre de la salle principale de la Guilde. Histoire de faire comprendre à tous ces abrutis qui tentent de me mettre dans leur lit que je ne suis pas une mince affaire !

La Guilde… Si on apprenait qu'une fois encore je m'étais lancée dans une mission sans même en parler à personne, je risquais de perdre mes droits. Cette cible m'appartenait. Il était à moi, et à moi seule ! Jamais ô grand jamais je n'aurais laissé quiconque le descendre. Encore moins un chasseur de prime qui n'était ni Mando, ni même assez doué pour réussir à le faire. Moi, je le connaissais, sa manière de faire, d'agir, de penser, de tuer… Tous seraient tombés au sol, le plus souvent empoisonnés. Car oui, c'était ça son petit "plaisir innocent". Manquer de respect au Resol'nare en usant de stratagème d'une noblesse aussi basse que le rejet qu'il est. Pour éviter ça, je n'avais pas d'autres choix que parler, et de m'arranger pour "noyer de bantha". Il ne m'aurait très certainement servit à rien de continuer à parler dans ma langue ; je possédais d'autres capacités, génétiques je dirais… Cette voix un tant soit peu hypnotique, provenant directement de ma race pourrait potentiellement me servir en ce moment. Doucement, avec un sourire amusé, je m'adressais à un des camarades de l'autre espèce de robot qui me faisait face. Mercenaire, militaire ou quoique ce soit d'autre, il n'avait pas dut recevoir de formation pour résister aux paroles d'une Gurlanin. La Force c'était autre chose, quelque chose que je préférais éviter, mais que j'avais apprit à respecter pour ses capacités. Toutefois, en ce qui concerne ma voix… J'allais bien rire.


- Lâchez-moi. Je vous promets de ne pas vous tuer immédiatement. En plus, je dois parler avec vôtre patronne. Allez… Soyez gentil avec moi…

Je répétais plusieurs fois la dernière phrase. Puis je sentis la pression de sa main sur mes poignets se défaire avant de finir par complètement se relâcher. Bien, maintenant on pourrait parler plus clairement, et sans avoir à jouer le bon et le méchant trooper. D'un mouvement vif, je me retournais et enfonçais mon poing ganté dans le faciès – déjà bien mal en point – du type qui me tenais jusqu'à lors sous sa coupe. Ce que ça pouvait faire du bien parfois de réagir ainsi. Seconde étape : parler avec l'autre espèce de truc qui gueulait comme une folle. M'abaissant pour ramasser mon Buy'ce, je compris que personne ne chercherait à la protéger. Soit ils craignaient pour leur propre vie, soit elle était assez forte pour buter une Mando en moins de temps qu'il en faut pour le dire. Essuyant mon casque, je me mis à parler en basic. Elle savait parler le Mando'a, bien, mais elle allait finir par me faire friser le poil à le faire sans vergogne et devant moi.

- Ne perdez pas de temps à me chercher dans les bases de données de la Guilde. On m'appelle Nienor. Et pour cette fois, je n'ai pas de commanditaire. Je travaille pour moi, pas de crédit au bout de cette mission pour une fois. On va dire qu'aujourd'hui, je fais dans…"L'humanitaire !"

Mon humour de Gurlanin. Ou comment prétendre être une chose que l'on n'affectionne qu'au minimum de ses capacités. Le plus ironique dans l'idée, n'est autre que mon Clan est bien plus connu pour son pacifisme que pour ses guerriers, et une fois encore, je renverse la vapeur en faisant ce que tout le monde ignore de moi. L'ignorance est une force d'après certaines races de la Galaxie. Pour moi, je n'ai cure de leurs adages stupides. Je suis une Mando, et… Je sais devant qui je me trouve ! Mon cerveau vient de faire un tour complet dans mon crâne et je suis à deux doigts de tomber sur le sol, mais j'ai enfin mit un nom sur celle qui me fait face. Je n'en avais eu que de brèves descriptions par certains chasseurs de primes, mais ça ne faisait pas de doutes… Devant moi se tenait celle qui fut capable d'écraser l'entièreté du Cartel Hutt et qui n'hésitait pas une minute à se présenter comme la plus grande criminelle de la Galaxie. Sans jamais être une cible pour aucun d'entre nous. Cela me fit penser à une chose…

- Si mes souvenirs sont bons, il me semble que nous ne sommes pas censés nous marcher sur les pieds ma chère. De plus, un échange de "bons procédés" serait peut-être profitable à vous comme à moi. Je sais comment réagit ma cible en de telles circonstances, et cette "attaque" n'est qu'une diversion…

Je m'approchais d'elle sans même lever les bras. A quoi cela pouvait bien servir de toutes façons, une fois encore, j'avais été claire dans mes propositions et mes paroles. Ni elle ni moi ne tirerait quoique ce soit de bénéfique à descendre l'autre. En deçà du bruit des explosions qui retentissaient en contrebas, je prononçais son nom en Mando'a. Elle connaissait mon nom, moi le sien. Nous étions à "armes égales" à ce niveau. Peut-être pas en termes de force militaire, mais au moins, nous semblions être vivantes… Ellen beaucoup moins que moi en fait…



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MessageSujet: Re: Opération Érinyes ou la vengeance d'une Zann (PV Medlinya Linaewen) (Terminé) Lun 16 Jan - 20:16

Bon on commence à obtenir des réponses et certains abrutis un coup pour leur peine. Crétin. On ne lâche pas une prisonnière parce qu’elle te le demande. Je suspecte que si elle a répété plus qu’une fois, ce doit être une sorte de pouvoir. Est-ce si difficile de s’entourer de gens compétents? Le monde criminel regorge de gens de talent mais parfois, le même de formation dirons-nous officielle fait en sorte qu’il y a énormément de bonne volonté (surtout pour l’argent) mais pas autant de prudence. On fera avec et quand l’autre vient pour riposter, je m’interpose personnellement. Si tu as été assez con pour baisser ta garde, tu mérites de souffrir. Point. Il se plaint que « cette salope de mandalorienne » vient de lui péter le nez mais je m’en fous. Encore une fois, tu as fait le con, tu subis et c’est tout. Fin de la discussion.

Donc cette conserve d’un autre âge avec une idéologie obsolète n’est pas ici pour le fric. Revanche, donc. Ils se disent nobles et tout mais ce sont de sales gosses gâtés avec trop d’orgueil, les mandaloriens. Je m’en fous, remarquez. La raison est toujours accessoire. C’est le résultat qui compte. Les histoires larmoyantes m’ennuient, les pseudos récits de justice me donnent envie de vomir et en fait… L’opinion de bien des gens et bien des êtres m’indiffère complètement. Elle veut buter l’autre mec en armure. Amuses toi ma grande. Moi je suis là pour la limace. Le reste je m’en fous un peu. J’étais prête à raser la ville alors… Elle peut bien y aller d’un petit plaisir personnel. Je fais signe à ceux qui m’accompagnent d’arrêter de braquer leurs armes sur la mandalorienne. Elle ne peut pas me tuer de toute façon. Ce serait plus d’emmerdes pour elle que de gains.

Après bon hein. Ne pas se tirer dans les pattes ne veut pas dire lui laisser champ libre et sa pleine mobilité. Tu vas rester proche de moi ma jolie, là où je peux te voir et là où je peux garder un œil sur toi. Que cela lui plaise, je m’en fous. Ce n’est pas comme si je lui donnais le choix de toute façon. Tant que je n’ai pas de confirmation de la Guilde des Chasseurs de Primes quant à son identité, je ne lui fais pas confiance, point final. Quand j’aurai la confirmation bien… On verra ce que je fais avec elle. Quoi que… Si je veux la garder sur une laisse courte, il faut que je lui donne un contrat. Un chasseur de primes sous contrat est tenu par les règles de la Guilde de faire ce que le commanditaire ordonne. Tyria Zann, tu es géniale. Tu le sais ça? Une mandalorienne ne se laissera pas commander sans protester mais si elle y est contrainte par « l’honneur »…


« Nienor hein? C’est ton jour de chance dans ce cas car je place là, maintenant, tout de suite un contrat sur la tête du type que tu veux descendre. Prime négociable. Comme c’est envoyé à la Guilde, tu as le choix : tu bosses pour moi pour ce contrat ou tu voles le pain de la bouche d’un de tes collègues et donc tu contreviens aux règles de la Guilde. Ce n’est rien de personnel, ce sont les affaires, tu vois?

Je veux garder un œil sur toi et aucun mandalorien digne de ce nom ne va accepter une autorité étrangère à moins d’y être forcé par contrat. Maintenant, si tu acceptes, ouvres la marche et mène moi à nos cibles. Le mandalorien et le Hutt vont se trouver au même endroit. Une pierre deux coups comme on dit. Et vous autres, si vous perdez votre temps à reluquer la mandalorienne au lieu de vous rendre utile, je vous promets des conséquences cataclysmiques. Au travail. »


Est-ce que je vais m’en faire une amie? Non. Mais maintenant je sais qu’elle existe et comment elle s’appelle. Spike va faire des recherches sur elle pour moi et moi… Je regarderai comment je peux l’employer dans un futur proche. Il faut toujours capitaliser sur les ressources, c’est idiot de ne pas le faire. Et puis bon, ce n’est pas moi qui ait écrit les règles de la Guilde des Chasseurs de Primes. Je fais juste les utiliser à mon avantage. C’est ce que les criminels font. Utiliser la loi à leur avantage. Enfreindre est tellement facile. Mais retourner la loi contre la justice? Voilà le travail d’un vrai professionnel. Prenez en de la graine les amateurs, vous en sortirez grandi. Moi? Je m’amuse. Moi visage reste plus ou moins impassible mais intérieurement, je jubile. Remettre les mandaloriens à leur place, c’est toujours… Comment dire… Jouissif.


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MessageSujet: Re: Opération Érinyes ou la vengeance d'une Zann (PV Medlinya Linaewen) (Terminé) Lun 30 Jan - 16:39


J'ignorais encore ce qu'elle avait en tête, ou pire encore, ce qu'elle comptait faire de moi. Me tuer ? Jamais de la vie, cela aurait des conséquences sans précédents dans les échanges entre le Consortium et la Guilde. Pire encore, si je prenais en compte le fait que mon Clan, quoique majoritairement pacifique, ne laisserait jamais passer le meurtre de l'une des leurs. Nous autres Mando'ad possédions cette notion qui manquait à la majorité de la Galaxie, l'honneur du Guerrier et le respect du Resol'nare. Qu'importe les excuses données, une parole restait une parole, et quiconque venait à aller à l'encontre de cette dernière s'exposait à une mort lente et douloureuse. Sans compter que je connaissais cette femme de réputation, elle n'avait rien de l'être stupide que beaucoup prenaient pour une folle alliée. Elle l'était peut-être – très certainement même –, mais stupide ? Jamais. Son regard me semblait être un savant mélange de folie et de lucidité ; et au détriment de mon visage impassible, mon cœur augmentait ses battements, elle avait cette capacité à me faire monter un sentiment étrange, un de ceux que, durant mes épreuves pour devenir une Mandalorienne, j'avais apprit à effacer de mon esprit… Cette femme me faisait peur. Une peur indicible et sournoise, qui se nourrissait de mon âme, vociférant des paroles inaudibles… Tandis que je contenais mes sentiments, elle sourit.

Ses paroles coulèrent sur moi à la manière d'une pluie glaciale, proche de cette neige qui tombait sur les hauteurs de certaines planètes, l'humidité qui vous rongeait les os et pénétrait vos chairs avant de vous faire frissonner dans la moindre parcelle de votre corps. Son intelligence ne manquerait pas de m'étonner, déjà, à en entendre ses propos, je me doutais qu'il n'y avait pas qu'une proposition de mission, de chasse, il y avait autre chose. Une fois encore j'avais vu juste, elle était sournoise, calculatrice, et ô combien maligne dans ses manières de réagir et de parler. Et moi, comme une idiote, je m'étais jeté dans la gueule de ce serpent aux prothèses cybernétiques… Malgré le fait qu'une seule et unique personne était en tort, moi en l'occurrence, il n'était pourtant pas impossible que je retourne cette affaire à mon avantage. La prime était négociable ? Très bien, alors elle saura de quoi il en coûte de se moquer de moi, et même, d'une certaine manière, des Mandaloriens après cette "mission" terminée. Pour une fois, je me passerais d'argent, tout ce que je souhaitais, était laver l'honneur de mon Clan, et de l'ensemble de mon peuple. Ce salopard s'était joué de nous trop souvent pour rester impuni.


- Je me fiche que ce soit personnel ou non. Les règles sont les règles, j'accepte ce contrat. Sa tête est pour moi. Descendez le Hutt, faites-en même de la chair à Rancor si ça vous chante, mais ne touchez pas à un seul de ses cheveux… Ni vous, ni eux !

Mon regard était passé de sa couleur habituelle à un jaune sombre, je ressentais dans l'ensemble de mon corps que l'animal qui m'habitait prenait lentement le pas sur mon humanité. Toute Mando'ad que j'étais, le sang qui coulait dans mes veines était celui des Gurlanins… Nous étions, des chasseurs, des animaux pour certains. Il fallait que je reprenne mon calme, de plus, si je ne me retenais pas, mes pupilles se mueraient en ces fins traits noirs qui me distinguaient du reste des peuples de la Galaxie. Je n'avais aucunement envie de finir sur une table de dissection pour que l'on étudie ma race plus en détail… Enfilant le Buy'ce aux couleurs violines et grises, ma voix changea quelque peu tandis qu'elle passait par les modulateurs de fréquences et autres correcteurs de son.

- Il n'est pas aussi stupide qu'il y paraît. Même s'il existe une seconde sortie, il ne l'utilisera pas. Pire encore, son plan est aussi simple qu'efficace, envoyer des cibles se faire tirer dessus pour vous occuper alors que lui disparaîtra par un quelconque autre moyen. Chacun sa cible comme convenu… Et le premier qui tente quoique ce soit contre moi, je le bute !

Ma main passa dans mon dos alors que je tournais les talons. Mes doigts attrapèrent le manche de ma Beskad et d'un mouvement rapide, mon arme se déplia. La lame brilla dans la clarté du soleil et j'entendis le bruit caractéristique du pendentif qui y était accroché, ce dernier tintait de cette musique mélancolique et agréable. Aujourd'hui est un beau jour pour la chasse… Il avait Sali le Resol'nare, outragé ma famille, mon Clan, mon peuple… Il le paierait de sa vie. Mon communicateur réglé sur la fréquence de l'autre cinglée du Consortium, j'ouvrais donc le chemin comme convenu. Aucun Mando'ad n'aurait accepté de se laisser mener à la baguette, mais les règles de la Guilde étaient claires, et je ne pouvais y déroger sans devenir à mon tour ce que je chassais alors. Mes principes moraux, ceux qui faisaient de moi ce que j'étais devenue aujourd'hui… Rien ne serait jamais oublié ni foulé aux pieds. J'étais le dragon du Clan Kryze, l'enfant adoptif d'un des père les plus aimant, formée par une mère droite et forte. Il était donc de mon devoir de tenir mes engagements.

- Profitez du fait qu'ils me prennent pour cible pour en descendre un maximum. Et veillez à ce que vos copains pilotes nous dégagent un maximum le terrain.

L'appel du combat, cette sensation merveilleuse que l'on ressent au moment précis où ma Beskad transperce l'un des mercenaires qui s'approche de moi, vibroépée en main, et près à en découdre. Oui, c'en est grisant. Mais ce n'est pas sa tête que je désire, ni même celle qui roule alors à mes pieds, le corps repoussé par mon pied s'appuyant sur ton torse décapité. Les troupes qui se trouvent autour de moi font un véritable carnage… L'odeur du sang monte à mes narines, le goût terreux pénètre ma gorge et me fais frémir. Ce que je peux aimer cette tension, cette sensation. Nous nous trouvons désormais à quelques dizaines de mètres de ce qui se doit d'être la planque de l'autre enfoiré et de sa limace de compagnie… Personnellement, j'ai évité les dégâts collatéraux, concernant les soldats du Consortium… Ce n'est pas mon problème.

- Sort de ton trou Demagolka ! Affronte celle qui va rendre son honneur au Resol'nare, et à l'ensemble du peuple Mandalorien !

Une fureur incontrôlable s'empara de moi, mais une fois encore je me devais de la contenir. Si le contrat n'était pas respecté, je n'obtiendrais jamais réparation. Cette femme, cette Tyria Zann n'avait – semble t'il – qu'une parole. Et c'était un point sur lequel nous nous retrouvions… Je me fichais éperdument des raisons pour lesquelles elle voulait tant s'occuper elle-même du Hutt, mais je devais respecter ça. Qu'il tente de me tirer dessus, oui… Qu'il essaie seulement, et sa tête roulerait sur le sol avant même que son cerveau atrophié n'ait le temps de comprendre ce qu'il venait de se passer. Leur planque était cernée, que ce soit par la grande porte ou par une toute autre sortie, ils seraient piégés… Ca me démangeais, mes phalanges me faisaient un mal de chien, la colère grondait dans mon esprit, et l'envie de lui arracher la gorge à pleines dents augmentait de plus en plus… Il était plus que temps d'en finir.



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MessageSujet: Re: Opération Érinyes ou la vengeance d'une Zann (PV Medlinya Linaewen) (Terminé) Lun 30 Jan - 22:14

Bah voilà. Maintenant, la Mandalorienne travaille pour moi et je suis sûre et certaine qu’elle ne sera pas dans mes pattes. Parce que bon hein. Soyons sérieux. L’honneur, d’accord. Mais rien ne l’empêcherait de me priver de mes petits plaisirs. Donc… Autant s’assurer que les termes soient fixés par celle qui veut le plus profiter des choses, c’est-à-dire… Moi! Oh d’accord elle met ses propres conditions mais entre vous et moi, je m’en fiche éperdument de sa cible. Mais d’une force, vous n’avez même pas idée. Le truc, c’est que j’adore remettre les Mandaloriens à leur place. Utiliser leur honneur contre eux. Je n’aurai jamais la prétention de dire que je suis la personne la plus intelligente qui soit. Ce serait un mensonge et n’importe qui avec une tête sur les épaules vous dira la même chose. Mais je suis une experte dans la manipulation.

Ce que je ne dis pas car ce serait verbalement insulter la bouillante chasseresse de primes c’est que je l’ai engagée pour empêcher le Hutt de s’en servir contre moi. Certes, le traité entre la Guilde et le CDZ empêche tout contrat sur ma personne mais les Hutts sont presque aussi retors que moi. Il y a toujours moyen de nuire à autrui malgré un contrat. Ma future victime le sait et je le sais. Et je vais entrer seule, d’ailleurs. Je ne fais pas suffisamment confiance à la retenue des « gentlemen » qui m’accompagnent. Je n’ai qu’une parole et si je dis qu’on ne va pas toucher à sa cible (le contrat demande la capture du Mandalorien contre récompense et ensuite je l’offrirai au clan de la chasseresse de primes que j’ai engagé, ce qui fait que dans leur honneur étrange ils auront une dette envers moi), le CDZ et ses affiliés ne toucheront pas à la cible, point final. Voilà.

Autrement dit, je fais du profit sur du profit. Tout simplement. Comment tirer le meilleur d’une situation donnée, par Tyria Zann. Je dois avouer que je suis assez fière de moi pour le coup. Il n’y a pas de petits profits. Il n’y a que des gens qi manquent de vision. Et je ne suis pas encore prête à détruire cette ville, ne serait-ce que pour forcer la République à me donner de l’argent. Je suis en train de faire le ménage chez eux, ce qui contrebalance mon « invasion ». Je suis encore en train de travailler à un plan dans ma tête pour tirer encore plus profit de tout ceci. J’ai de la suite dans les idées depuis que je suis toute petite et ça ne va pas s’arrêter de sitôt. EN attendant, on forme un périmètre de sécurité et on attend. Moi j’entre, armée, dangereuse et avec des envies de meurtre. Je suis le sillage de cadavres et de blessés laissés par la Mandalorienne avant d’activer un petit gadget.

Plus spécifiquement, mon générateur d’invisibilité. Très rare. Très cher. Et d’autant que je sache, une technologie de chez nous, le CDZ. Je m’en sers pour me glisser dans la salle du trône du Hutt, profitant de la distraction offerte par mes troupes tirant sur les ennemis assez cons pour sortir et par le carnage de la mandalorienne. Du coup, la salle du trône est presque vide et le Hutt est en train de beugler des ordres. Trop gentil : les objets de valeurs ont été empaquetés dans des caisses devant son trône. Prévisible. Moi? Je me glisse derrière la limace, appuie le canon de mon arme contre sa nuque et avant qu’il ne puisse réagir, j’ai déjà tiré. Beaucoup de sang et de lambeaux de chair mais j’ai fait valoir mon point je crois. Ce qu’il reste de garde est rapidement éliminé. Le plus facile est fait. Tuer le Hutt et localiser ses richesses. Il reste un détail, une broutille à régler.

La seule chose qui fait que le personnel du Hutt est encore présent, c’est la paie. Imaginez le bonus à ramasser quand toutes les affaires du gros sont dans des caisses qui n’attendent que d’être collectées! Le positif, la mandalorienne va avoir beaucoup moins d’adversaires de son côté La mauvaise nouvelle c’est que moi je vais en voir arriver de partout. Alors qu’est-ce qu’on fait quand la mort nous guette? Simple. On s’allume un cigare, on s’installe et on se prépare à faire le carton du siècle. Après bah… J’irai voir ce qu’il se passe avec la cible de mon contrat. En partant du principe que l’autre ne se soit pas fait descendre. Ce serait étonnant mais quand on connait la paranoïa et la perfidie des Hutts… Il va y en avoir des pièges à éviter, ça je vous le garantis! D’ici là on va faire du tir au mercenaire d’argile. Ça défoule, ça fait rire les enfants et ça fait des parts moins grosses du butin à diviser…


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MessageSujet: Re: Opération Érinyes ou la vengeance d'une Zann (PV Medlinya Linaewen) (Terminé) Jeu 2 Fév - 17:38


BAM ! Mon pied enfonce la porte qui se trouve devant moi et la projette au loin dans la pièce qui se dévoile devant moi. Des tirs de blaster disparaissent sur mon armure face au Beskar dans laquelle elle est faite. Je suis furieuse, tellement furieuse que je fini par ranger ma Beskad et que je sors mes propres blaster. Sans dire un mot, ni même faire attention aux mercenaires de l'autre cinglées qui se font descendrent à ma place, je tir sur tout ce qui bouge, semble bouger, ou tente de rester immobile. Il faut que je le trouve, que je le bute et que je ressorte. Le contrat stipule de le ramener vivant… Ca risque de ne pas être très simple. La seule et unique fois où nous nous sommes vu, j'ai failli lui arracher la jugulaire avec les dents. Clan pacifique ou non, vœux de respecter la Guilde ou non… Le Resol'nare passe avant le reste. Plus les cadavres s'amoncèlent tout autour de moi, plus je monte en colère et en rage. Intérieurement, mon sang boue dans mes veines, mes pupilles se dilate et la Gurlanin que je suis commence très sérieusement à vouloir prendre le pas sur ma conscience de Mando'ad. Mon pied s'enfonce alors dans une dalle de pierre. Des lames chutent du plafond et je n'ai que le temps de me jeter sur le sol alors qu'elles se mettent à pendre, se balançant de gauche à droite, tranchant les quelques incapables qui n'ont pas été assez rapides. Des corps fendus en deux, des mercenaires hurlants comme des enfants en voyant la perte d'un de leur membre chéri… Le Consortium semble accueillir n'importe qui dans son entourage. A moins bien entendu que ce ne soit que de la chair à canon.

Rampant sous les lames, je fini par arriver à l'autre bout de la pièce. Mes doigts appuyant sur mon Buy'ce, activent les détecteurs de chaleur et de mouvements à la fois. Je balaie l'ensemble de la surface. Cadavres, cadavres, cadavres… Proie ! Mon sourire, quoique imperceptible derrière ma visière, se dessine en un rictus malsain qui ne va pas tarder à se mélanger à un cri de fureur lorsqu'il se trouvera devant moi. Ce Hutt sait comment recevoir ses invités. Pièges après pièges, tous faisant part d'une intelligence et d'un machiavélisme qui force le respect – néanmoins pas assez surprenant pour une Mandalorienne –, j'enfonce une dernière porte. Assise, voir même affalée sur ce que sont les reste d'un Hutt éclaté par un tir de blaster, je trouve l'autre détraquée de tout à l'heure, fumant un cigare, le blaster à la main et une multitude de corps étalés sur le sol. Un sourire à la fois ravageur et vainqueur sur le visage, elle se trouve là, fière comme ce n'est pas permis. Tout en faisant fi des caisses, je range mes blaster et m'approche d'elle.


- Vous avez eu votre cible. Maintenant, je dois trouver ma proie. Chacun son passe-temps n'est-ce pas ?

Ce sale Demagolka a eu la bonne idée de brouiller sa présence. Et même s'il n'ignore aucunement le fait que je suis capable de le poursuivre jusque par delà les derniers champs de batailles, il est bien capable de se cacher jusqu'au moment où il pourra fuir. Furieuse ! Oh oui je suis furieuse ! A tel point que, même si ce n'est pas dans mes habitudes, je sors une grenade à implosion et la jette contre un mur. S'y collant, elle se met à clignoter avant d'exploser. Le plus gros avantage avec ce genre de chose, est que le souffle se dirige vers l'explosion, renforçant sa puissance, ainsi, lorsque l'on se trouve derrière, seul un petit vent calme nous frôle. Le mur finit par s'écrouler et je commence à fouiller partout, aucune trace nul part. Quelques survivants du carnage extérieur finissent par se retrouver avec la tête plantée à divers endroits des pièces dans lesquelles je passe. Pathétique, tel est l'adjectif qui le qualifie le mieux alors que je le trouve enfin. Bien entendu il n'est pas seul, mais au lieu d'avoir de la chair à canon, il se sert d'un Gungan comme bouclier vivant.

- Tu fais honte à ton Clan et à l'ensemble des Mando'ad. (Mon communicateur se mets alors à grésiller et tout en m'adressant à Tyria, je ne quitte pas ma proie des yeux.) Si je vous l'amoche un peu est-ce que ça vous pose un problème ma chère commanditaire.

Sans même écouter sa réponse, je le vois qui dégaine un blaster et commence à me tirer dessus. La haine qui monte en moi fini par me dépasser. Bien plus animal que Mandalorienne, je me mets à courir dans sa direction, et passant à côté de lui, je lui assène un violent direct du droit dans le visage. Grossière erreur que de ne pas avoir mit son Buy'ce… Même s'il salit le Resol'nare rien qu'en portant le reste de l'armure. Allongée sur le sol, je lui plante mon pied dans le torse, et des coups de poings rageurs s'enchaînent sur son visage qui, petit à petit, se change en une bouillie rougeâtre dégoulinante de sang et de morceaux de chaire. La Gungan s'étant enfuie en hurlant, je fini par me retrouver seule avec ce lâche. Toute la haine et la colère que j'avais à son encontre avaient fini de se déverser dans l'ultime coup que je lui portais, lui brisant ainsi la mâchoire.

- Un contrat est un contrat, ma commanditaire te veut vivant. Et tu devras être jugé pour tes actes…

La Beskar'gam qu'il portait lui serait retirée en temps et en heure. Aussi, si Tyria tentait de la récupérer, elle ne le pourrait. Nous n'avions pas encore convenu des tenants de ma solde. Le ramener auprès des miens, le juger et le tuer de mes propres mains… Voilà ce que je désirais. Traînant ma proie sur le sol, je retraversais les différentes pièces dont la décoration sanguinolente faisait penser à un immense charnier. Les Gungans ne seraient guère tenté d'en faire autre chose d'un temple à la gloire d'un quelconque dieu vindicatif et courroucé. Pourquoi pas en hommage au Consortium par exemple ? Certains Chasseurs de Primes parlaient d'un lien entre Tyria et ces sorcières de Dathomir… Arrivée devant Tyria, je lui jetais ma proie à ses pieds. Croisant les bras devant ma poitrine, j'attendis quelques secondes avant de m'adresser à elle.

- Le contrat est désormais rempli. Comme convenu, il est en vie, dans un sale état, mais en vie. Maintenant parlons paiement. Ma demande sera simple, je récupère sa Beskar'gam après l'avoir tué, je ne veux rien de plus que sa tête. C'est un Demagolka. Il mérite de mourir.

Si elle acceptait j'aurais – malheureusement – une dette envers elle. Seule, et même si les mercenaires qu'elle avait engagé n'avait guère servit à grand-chose, jamais je n'aurais réussi à obtenir réparation pour ses actes. L'honneur de mon Clan, et même le mien me poussait à respecter certains points. Tyria Zann, Chef du Consortium du même nom était un être particulièrement vicieux et intelligent, elle n'avait, au final, rien à voir avec ce qu'on pensait d'elle. Elle ne serait jamais une Mandalorienne, c'était un fait établi, mais sa force de frappe pourrait être d'une aide non négligeable si un jour mon Clan venait à avoir besoin de se défendre. Alors autant tout faire pour garder des échanges relativement convenables entre elle et moi…



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MessageSujet: Re: Opération Érinyes ou la vengeance d'une Zann (PV Medlinya Linaewen) (Terminé) Jeu 2 Fév - 22:07

Ce qu’elle est fougueuse, cette petite. Je l’aime bien. Elle est chiante à crever par moments mais elle a un caractère bien trempé comme je les aime. On ne me la fait pas à moi, par contre. Il y a plus à la mandalorienne qu’elle ne veut bien le laisser paraitre. Je suis la grande patronne du crime. Je sais reconnaitre le talent quand j’en vois et je sais voir derrière les masques. Désolé les enfants mais si vous vous fiez à ce que vos yeux vous disent, vous allez finir avec un couteau dans le dos, du poison dans votre verre ou un trou fumant dans le front. Et il y a une constante invariable : quiconque cache son visage a quelque chose à dissimuler. Les mandaloriens disent que c’est parce que leur armure c’est une partie de leur identité et bla, bla, bla. L’Empire a compris la chose et en a fait un art. Je ne complimentes pas souvent les impériaux mais…

Les stormtroopers : vous en tuez un et un identique prend sa place, comme une marée sans fin de soldats tous pareils. Ils n’ont plus d’identité. Le fait est que dans le cas qui nous intéresse, cette mandalorienne, je sais que son casque cache beaucoup plus qu’un visage et une identité. Il cache un lourd secret. Quoi? Je l’ignore. Mais si je décidais de le savoir, croyez-moi. Je l’apprendrais. Pour le moment, je veux bien consentir à la laisser garder ses squelettes dans son placard. Je sais qu’elle cache quelque chose. Elle passe du calme à l’agressivité par sautes, comme si elle avait de la misère à se contenir. Et ça, ça ne cadre ni avec les enseignements mandaloriens ni avec la doctrine de la Guilde des chasseurs de prime. J’ai l’œil, je vous dis. Qui plus est, quand elle me demande si elle a le droit de l’amocher, car c’est à ça qu’on peut résumer son intervention, le doute n’est plus.

Ceci dit je ne lui donne pas le droit de l’amocher. Qui plus est, quand elle me le ramène, je l’écoute déballer des insipidités qui ne m’intéressent pas. Je me fous bien de ce type. Sa seule fonction aura été de forcer la mandalorienne à bosser pour moi. Et s’il doit mourir, ce ne sera pas ici et maintenant. Comme dit plus tôt, je l’offrirai en cadeau au clan mandalorien qu’il a offensé et je repartirai avec une dette qu’on me doit. J’en fais collection, déformation professionnelle. Que voulez-vous : quand on peut faire un profit intéressant, il ne faut surtout pas hésiter. De toute façon, ce n’est pas le genre de la maison. Je fais signe à un des mes gars (un des sous-contractant survivant) de s’occuper de soigner sommairement le colis avant de retourner mon attention sur la chasseresse et sur ses conditions. Je souris parce qu’elle a violé les termes du contrat.


« Alors là ma jolie ça m’étonnerait que tu aies ce que tu veux. Je ne t’ai pas donné la permission de l’amocher. De toute façon, amocher un mec, il se ramasse avec un œil au beurre noir. Une foulure, peut-être. Là il a la machoire pétée et il pisse le sang donc Je dois m’occuper des soins médicaux et de ce qui tourne autour. En plus, comme je comptais l’offrir à ton clan, il est tout sauf présentable. Regarde le.

Donc… Il faut calculer une pénalité sur ta prime et le coût moyen d’une telle armure dépasse largement ce que tu peux toucher avec ce que ton sale caractère t’a fait faire. Du boulot d’amateur. Article un du code des chasseurs de primes. Les gens n’ont pas de primes, seules les acquisitions en ont. Le reste de l’article stipule que la prime est de la marchandise qui doit être amenée en justice pour ses crimes.

Et si on lit plus loin, selon la volonté de celui qui requiert les services de la Guilde. Quand exactement t’aies-je dit de lui refaire le portrait? Alors non ma jolie. Avec ton joli coup de sang, tu viens au contraire de me mettre dans mon droit de ne pas te payer tant qu’il n’y a pas eu d’arbitrage sur la question et dans mon cas, c’est le grand patron seul qui peut trancher. À moins bien sûr que tu ne veuilles passer un marché avec moi… »


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MessageSujet: Re: Opération Érinyes ou la vengeance d'une Zann (PV Medlinya Linaewen) (Terminé) Lun 6 Fév - 11:53


Voilà, ma proie avait été livrée en temps et en heure. J'aurais très bien pu le tuer immédiatement, déclarer qu'il avait réussi à fuir à mon grand dam, et que, bien entendu, je refusais d'être payée pour cette traque infructueuse. Néanmoins, faire une telle chose allait à l'encontre des principes même du Resol'nare et des miens d'ailleurs… Ne jamais laisser s'enfui une proie, et j'aurais même été capable de la poursuivre jusqu'aux confins de la Galaxie s'il le fallait. Chose qui fut le cas lors de certaines missions. Mon rôle n'était pas celui des hauts gradés de la Guilde. Je prenais les missions que l'on me confiait, et même si je possédais le droit d'en refuser, il n'était pas rare que je doive me taire et escorter untel ou untel d'un point à un autre. Outre le fait que ce genre de mission était particulièrement inintéressante, elles ne m'apportaient que très peu de crédits lors de leur réussite. Pire encore, elles s'avéraient être plus coûteuse moralement qu'une autre. Les mâles me débectaient, eux qui prenaient plaisir à considérer les femmes de leurs peuples comme de vulgaires bestiaux, les traitant parfois même comme tel… Mais bon, je ne pouvais nier que – trop souvent – mon caractère jouait contre moi face à ce genre d'imbéciles. Une fois encore ce fut le cas, d'une manière bien plus directe j'avais fait une erreur, une faute que la Guilde risquerait de me faire payer cher… Et Tyria Zann ne manqua pas de m'en faire part.

Avait-elle dit "amateur" en parlant de moi ou n'était-ce qu'un adjectif global ? Pour elle, comme pour moi, il valait mieux que ce ne soit qu'une manière de présenter les choses. M'insulter était une chose, manquer de respect à mon professionnalisme, une autre… Peu furent ceux qui réussirent à survivre après avoir osé parler ainsi en ma présence. Toutefois, elle avait raison, c'était un fait qu'une fois de plus je n'avais pas réfléchi. Voir son visage m'avait mise dans une telle colère que jamais, ô grand jamais, je n'aurais imaginé pouvoir laisser ma race prendre le dessus sur mon esprit. Elle est bien trop intelligente répétait mon père lorsqu'il parlait de moi, sa fougue n'a pas de limite lui répondait ma mère… Et sans l'intervention de ma tante, la chef du Clan Kryze, je n'aurais pu terminer ma formation. Nous étions des Mandaloriens, nous respections le Resol'nare, nous avions des principes, des règles, des préceptes, et une ligne de conduite à respecter. Etais-je devenu ce que je chassais depuis des années ? Une Demagolka ? Non… Plutôt me tuer que de devenir ce que je hais par-dessus tout.

Des règles, des droits et… Avait-elle sérieusement parlé de l'offrir à mon Clan ? Si tel aurait été le cas, nous lui aurions été redevable d'une aide non négligeable. Une dette envers le Consortium, voilà ce que, par ma faute, ma famille devrait porter sur ses épaules durant bien des années. Mon sang ne fit qu'un tour. Il fallait que j'agisse avec parcimonie et pragmatisme. Chacun de mes mots se devait d'être réfléchit et pouvant jouer pour moi. Non pas que mon désir premier était de récupérer une quelconque prime ou ce Demagolka, mais plutôt de m'arranger pour que cette dette ne soit pas aussi importante que je le craignais. Nous avions déjà bien assez d'ennemis, la Death Watch, les Vizsla, l'Empire… Mon Clan était connu pour ses liens avec les Jedi et la République, aussi, il n'était pas rare que des représentants de l'Empire ne se présentent à nos portes pour tenter de nous faire plier devant eux. Une Mandalorien ne courbe jamais l'échine. Jamais. Il en va de son honneur et de celui de son Clan, sa famille…


- Habituellement je ne fais pas de marché avec mes Commanditaires. Toutefois, j'irais à l'encontre des principes de mon Clan si je refusais de vous écouter.

Par respect pour elle, et pour lui faire comprendre qu'elle avait toute mon attention, je retirais mon Buy'ce. Cet acte, aux yeux de nombreuses personnes pouvait passer pour anodin, mais pour les Mando'ad, il s'agissait bel et bien d'un signe de respect des plus important. Le Resol'nare nous intimait de porter la Beskar'gam et de parler le Mando'a. Deux choses que je faisais jour après jour. Face à Tyria, je lui faisais part de mon attention. Elle voulait passer un marché avec moi, grand bien lui en fasse, de plus, un refus ne me coûterait rien. Dussé-je devoir passer devant le Chef de la Guilde en personne, je resterais droite et Mandalorienne. Ma vie importait si peu, une goutte d'eau dans l'océan que représentait mon Clan. On me pleurerait durant plusieurs jours, et autant de nuits ; mais je partirais avec l'honneur qui m'est dut. Mourir ne me faisait pas peur, pas plus que la femme qui se tenait devant moi. La peur était pour les faibles, le courage et le Resol'nare, pour les Mando'ad. J'avais choisi depuis longtemps le chemin que je voulais prendre. Maintenant, je n'aurais plus qu'à l'écouter...



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MessageSujet: Re: Opération Érinyes ou la vengeance d'une Zann (PV Medlinya Linaewen) (Terminé) Lun 6 Fév - 16:51

Et ça les enfants c’est comment on fait de superbes profits et des bénéfices en affaires. Ils font tous la même erreur. Bof, Tyria Zann est une criminelle. Les règles, tout ça, elle s’en fout. La violence, elle est habituée. On peut donc se comporter d’une certaine façon parce que c’est ce à quoi elle est habituée. Fort bien. Fort bien. Mais ces gens oublient un détail. Si j’avais une attitude aussi permissive, je ne serais pas la grande patronne du CDZ. Je ne serais guère mieux que les Hutts et mon organisation serait le même merdier que toutes les autres avant elle. Je suis une criminelle jusqu’au bout des ongles. La loi et l’ordre, la morale, tous ces trucs que les gens « civilisés » tiennent en apparence pour sacré, je m’en fous. J’ai mon propre code de l’honneur et ma fascination pour le chaos amène ironiquement à une forme de contrôle.

Cela ne m’empêche pas d’être une femme de principe et si je laisse croire par ma façon de paraitre et certains de mes actes que je ne suis « qu’une criminelle »… C’est pour mieux piéger les autres. La mandalorienne l’aura appris à ses dépens. Maintenant, on négocie. Car je m’en tiens à mon projet initial. Je vais offrir ce salopard au clan de « ma » mandalorienne et contracter une dette de leur part. Maintenant, si elle veut récupérer l’armure… Ça se négocie. Elle veut l’armure? D’accord. Mais aucune prime. Si on considère les pénalités pour bris des conditions, la valeur de revente de ce matériel sur le marché noir plus un ensemble complexe de frais divers… J’additionne cinq, je multiplie par deux… Je peux accepter cette petite perte de profit. À court terme, une perte. À long terme… Un investissement. Et c’est toujours le long terme qu’il faut viser.

Si vous manquez de vision, vous êtes condamné à échouer. De la vision, je n’en manque pas. Je la regarde retirer son casque et intérieurement je suis surprise. Je connais la culture mandalorienne. Je les ai longuement étudiés car ce sont de formidables guerriers et comme chasseurs de primes, ils excellent bien au-dessus de la moyenne. C’est un tort que de ne pas se renseigner sur ceux avec qui vous risquez de faire des affaires. Je sais que dans leur code moral et dans leurs traditions le port de l’armure au grand complet est pratiquement un point de loi. Pour qu’elle retire son casque, c’est que c’est sérieux. Très sérieux même. Considérez mon intérêt piqué. Là les choses sérieuses vont commencer. On sort de la négociation classique et c’est ce que j’aime. Quand ça devient plus personnel. Oh le beau cas. La chasseresse de primes contre la mandalorienne…

Avec le côté fille de clan qui domine sur membre de la Guilde. Ça promet d’être intéressant. Et je sais, je suis convaincue qu’il y a plus à cette femme. Là elle n’a pas de casque. Je peux donc regarder attentivement ce visage à la recherche de signes qui vont confirmer mes doutes. Car je sais que j’ai raison. J’en suis même convaincue. Et je peux vous garantir que je finirai par savoir. Je le dis, je le répète et je m’en vante. Quand je veux, j’obtiens. Et là… Nous sommes dans la bonne direction. Je le regarde et je laisse tomber une partie du masque. Mon regard calculateur est plongé dans le sien et elle peut mieux voir à qui elle a à faire. À l’intelligence parfois malveillante dont je dispose et à la femme que je suis derrière cette apparence que peu trouvent attirante. Tout est une question de se jouer de l’image et des perceptions d’autrui. Toujours.


« Tu sais quoi? Je t’aime bien toi. Tu crois en quelque chose et tu n’as pas peur de te battre pour. Voici ce que je te propose. C’est à prendre ou à laisser. Je prends en charge les frais médicaux de ce crétin si ça le rend plus intéressant pour te clan. Je leur en fais cadeau, ils contractent une dette raisonnable, car crois le ou non, je sais être raisonnable et toi, tu gardes son armure en échange de quoi tu renonces à la prime.

Je perds de l’argent mais je gagne de meilleures relations avec ton clan. De ton côté, je ne ferai pas mention de ton coup de sang, tu gardes ta réputation intacte, la Guilde ne se retrouve dans aucun litige et on se quitte en bon terme. Tu auras aussi une dette raisonnable envers moi en contrecoup. Et puisque je t’ai sans casque, je suis curieuse. Qui es-tu réellement? J’ai vu trop de choses pour ne pas reconnaitre quelqu’un qui est plus que ce qu’elle prétend être. Et toi ma jolie, tu n’as pas juste humaine. »


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MessageSujet: Re: Opération Érinyes ou la vengeance d'une Zann (PV Medlinya Linaewen) (Terminé) Ven 10 Fév - 16:28


Des secondes, des minutes, des heures… Le temps me paraissait s'être arrêté au moment précis où ma bouche se ferma. Face à moi, les manières d'une duchesse en moins, Tyria Zann, Chef du Consortium du même nom me toisait de son regard rempli de cette folie furieuse qui semblait ne jamais vouloir la quitter. Je ne pouvais réellement pas la concevoir autrement que tel qu'elle se présentait. Physiquement repoussante, mais moralement intrigante, elle jouait avec le reste de la Galaxie comme s'il ne s'agissait que de pions à déplacer sur un plateau. Moi-même en ce moment, et je le percevais très clairement, je n'étais qu'une énième pièce à déplacer pour obtenir la victoire qu'elle aimait tant. Ses yeux brillaient d'une lueur maligne. Nombreuses étaient les raisons qui auraient pu me pousser à tourner les talons et à disparaître, laissant ma proie devant elle. Il n'y avait plus grand-chose à récupérer de lui de toutes façons. Ce Demagolka n'était plus qu'un infâme amas de chaires meurtries. Son sang avait fini par coaguler sur son visage, ses joues avaient étés rougies par ce liquide vermeil, et il fallait s'approcher pour réussir ne serait-ce qu'à distinguer ses yeux derrière des paupières gonflées. Effectivement, je l'avais salement amoché, bien plus que je ne l'aurais cru possible. C'était de bonne guerre, et encore, la ligne rouge n'avait pas été franchie. Pas encore tout du moins.

La froideur qui m'entourait devait étonner les subordonnés de ma commanditaire. Le surnom de "Dragon du Clan Kryze" que l'on m'avait donné n'était pas plus surfait que mon caractère. La plupart du temps, ces deux choses me précédaient. En bonne Mandalorienne je respectais le Resol'nare, ma famille et mes principes. Toutefois, j'avais mes propres préceptes de vie et de combat qui n'engageaient que moi. Ce devait être pour cela que Tyria se montrait tout aussi intéressée à mon égard. Sans nuls doutes par ailleurs que le nom que je lui avais donné n'avait rien donné en cas de recherches sur la base de données de la Guilde. Nous étions tous référencés, notés et une partie de nos gains partaient pour l'entretien de cette dernière. En y repensant, le Chef de la Guilde devait être un des hommes les plus riches de la Galaxie au vu du nombre de contrats que ses chasseurs acceptaient. Certes, nous n'étions plus beaucoup, ou tout du moins, je préférais éviter mes pairs, néanmoins bien assez pour que toutes les missions soient acceptées. De l'argent, des crédits, des bien incessibles parfois… Etrange manière de voir et de penser les choses. Mais bref…

Il était temps que les choses soient enfin misent en place. La mission venait d'arriver à son terme et le fait est que je détestais cette planète. Les Gungans, les Naboo… Trop de gentillesse déplacée pour presque autant d'hypocrisie. Une franchise à toutes épreuves, voilà ce qui importait. J'escomptais qu'elle le serait assez pour me dire les choses telles qu'elles sont et non pas différemment. Mentir… Voilà donc une idée bien saugrenue et irrespectueuse. Notre arrangement ne tiendrait pas si elle tentait pareille chose à mon encontre. Je jurais devant mes ancêtres que jamais je ne lèverais la main sur elle pour de telles raisons, pourtant, ça n'aurait pas été un mal… La Guilde m'imposait une règle inhérente aux relations avec le Consortium, aucunes attaques ne seraient tolérées. Traité de non-agression paraît-il.

Cette proposition me rendit perplexe. Allais-je réellement accepter que l'ensemble de mon Clan soit tenu par une dette, toute aussi désuète soit-elle ? La vie du Demagolka coûtait bien plus pour nous autres Mando'ad qu'une dette que je règlerais personnellement. Cela allait de soi que personne d'autre ne devrait être mit à mal. Je règlerais mes comptes avec Tyria Zann personnellement. Ma tante ou même mes parents n'auront pas à mettre la main sur la Beskad pour ce faire. Aussi, le fait qu'elle se considère comme "raisonnable" me fit sourire intérieurement. D'où se trouvait-elle raisonnable ? Ironie ou non, il en restait que sa dernière question n'aurait pas de réponse. Qui j'étais n'engageait que moi, et moi seule. Elle désirait savoir qui j'étais au fond de moi ? Nombreux furent ceux qui tentèrent de le savoir, en vain. Elle gardait la prime, je récupérais la Beskar'gam et nous repartions chacune de notre côté. Fin de la discussion.


- J'accepte cette proposition. Lorsqu'il sera en état, contactez la Guilde qui saura me retrouver. Qu'il porte sa Beskar'gam devant mon Clan, nous saurons le juger comme le méritent les Demagolka dans son genre. (Faisant une pause, je remis mon Buy'ce et ma voix se modifia alors qu'elle passait dans le modulateur de fréquences.) Je ne suis qu'une Mando'ad, le Dragon du Clan Kryze. Maintenant, j'ai à faire. Ce fut un réel plaisir que de vous rencontrer… Tyria Zann…

Tournant les talons, je fis quelques pas, m'arrêtais sur le pas de la porte et, tournant la tête pour voir par-dessus mon épaule, je jetais un regard dans le vide. Elle désirait savoir qui j'étais, c'était un fait. Mais avant cela, il fallait déjà qu'elle-même sache à qui elle avait à faire. Un sourire éclaira mon visage derrière la visière de mon Buy'ce, cette mission finissait par m'amuser, de plus, cette rencontre me permettrais de m'approcher un peu plus de mon but. Tôt ou tard je deviendrais la Chef du Clan Kryze, et je pourrais enfin faire payer à la Death Watch ce qu'elle a fait payer à nos ancêtres… A ma tante… Quittant la salle, je prononçais un seul et unique mot en Mando'a, elle le parlait, elle comprendrait. Elle voulait une réponse ? Si son intelligence n'était pas que pure folie, cette femme la trouverait à travers ce mot.

- Qiilura…

Il était temps de rentrer chez moi. Ma famille me manquait, et j'avais autre chose en tête. Comme l'impression que quelqu'un m'appelait quelque part. C'en était… Dérangeant…



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MessageSujet: Re: Opération Érinyes ou la vengeance d'une Zann (PV Medlinya Linaewen) (Terminé) Ven 10 Fév - 20:04

Je finis toujours par avoir ce que je veux. Que vous le vouliez ou non, c’est comme ça. Dans la situation qui nous intéresse, la dette d’un clan mandalorien est accessoire. Je veux dire… Oui. Oui ce pourrait être utile. Mais ça n’a jamais été ce que je voulais réellement. La dette de même UN mandalorien est utile à mes projets. Surtout qu’avec eux, on est toujours sûr de pouvoir collecter et empocher les gains. Et sincèrement, comment voulez-vous utiliser efficacement tout un clan? À part les envoyer au combat, ce qui serait peu utile à mes projets en cours. Bref. Je m’attendais à ce qu’elle tente de négocier davantage mais il semblerait que notre mystérieuse inconnue soit capable de déductions puisque d’elle-même elle mentionne que je collecterai ma dette vis-à-vis d’elle. Après tout, elle fait partie du clan également… Non? Donc c’est bon.

Il n’est de meilleur accord que celui qui fait plaisir aux deux partis tout en vous donnant un net avantage. Je particulièrement douée là-dedans. Des gens heureux sont des gens productifs. Des gens heureux sont moins portés à vous trahir. Et quand des gens d’honneur sont heureux, ça devient encore plus intéressant. Non je vous assure. Car en d’autres circonstances, jamais la mandalorienne n’aurait lâché cet indice. Elle a donné un nom. Ce n’est pas un mot c’est un nom. Le nom de quelque chose ou de quelqu’un. Intéressant. Sauf que je serais mauvaise joueuse si je faisais juste dire à mes subordonnés de faire la recherche à ma place. Que voulez-vous : je suis curieuse. Il y a de petites victoires dans la vie qui se font seules. Autrement le goût sucré devient amer. Et une vie amère n’est pas une vie. Pas le temps pour les regrets, pour les remords.


« Qui a dit que les mandaloriens n’étaient pas amusants? J’aime ton style. Tu as le sang chaud, ça me convient parfaitement. Je ne te ferai pas l’affront de proposer de travailler pour moi. Tu as un clan et ça vaut bien plus que tout ce que je pourrais t’offrir. Ceci dit, si jamais nos chemins se croisent à nouveau, fais-moi plaisir et essaie de t’en tenir au programme? Je ne serai pas toujours aussi… Raisonnable. Et…

Tout le plaisir est pour moi. Plus que tu ne le suspectes d’ailleurs. Et sois assurée que je viendrai collecter mon dû quand viendra le temps de régler les comptes. Je n’oublie jamais quand quelqu’un a une dette envers moi, aussi honorable puisse être cette personne. On va se revoir toutes les deux. Tu peux en être absolument certaine. D’ici là… Essaies de profiter de la vie je dirais… Si tant est que tu aimes t’amuser. »


Qiilura… J’ai déjà entendu ce nom. Où, je ne saurais dire mais ça va me revenir en temps et lieu. Chose certaine c’est de ce côté que je dois chercher pour en apprendre plus sur cette curieuse mandalorienne. Je doute fortement qu’elle mente. Ce ne semble pas être son style. Ça ne fonctionne pas avec le style mandalorien. Ce qui veut dire qu’elle me donne un indice pour que je prenne le risque de découvrir la vérité mais, comme tout ce qui concerne les mandaloriens, ce ne sera pas facile à acquérir. J’aime un défi. Un bon défi. Et quand je la reverrai, ce sera parce que je connais son secret. Pour le moment, mon travail ici est terminé. Que les mercenaires se chargent de dynamiter les lieux. Moi… Je rentre avec un nouveau projet en tête. J’obtiens toujours ce que je veux. Tôt ou tard. C’est pour cette raison que je suis… Tyria Zann.


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