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Une banale affaire de corsaires [ PV Elios ]

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MessageSujet: Une banale affaire de corsaires [ PV Elios ] Ven 14 Oct - 10:59




Espace sauvage – Secteur Elrood – Système Kydron – Croiseur républicain de classe consulaire – ODERON VII – carré des officiers – quartier du Sénateur Mandrell

Le croiseur filait à pleine vitesse, faisant route vers Denon le long de la voie commercial Elrood-Derilyn, laissant dans le sillage de chacun de ses trois moteurs Dyne 577, une trainée ionisée aux reflets dorés. Sur son flanc gauche, se dessinaient les contours incertains du gigantesque amas stellaire désigné par les navigateurs du coin sous le nom de Dérive. Les perturbations causées par le phénomène étaient telles que tout passage en FTL était rendu impossible au risque de finir encastrer dans un corps céleste. Le vaisseau filait donc, condamné à rester en vitesse subliminique durant deux bonnes heures encore, le temps pour son équipage de sortir de la zone.

Cela faisait cinq heures maintenant que nous avions quitté la planète Déga et le siège d’une des filiales de la Radell Mining Corporation. Il s’agissait d’une mission diplomatique, la R.M.C ayant sollicité l’aide de la République dans la gestion d’un conflit qui l’opposait à sa concurrente directe, la Mining Limited. C’est tout naturellement que mon nom avait été désigné pour mener les négociations – quoi de plus logique pour le Sénateur local que de régler ses petits problèmes intestinaux locaux …

Sur le coup, la nouvelle m’avait agacé … j’avais définitivement d’autres chats à fouetter : Dante m’ayant en effet chargé d’arranger une rencontre « des plus discrète » avec notre chancelière. Comprenez bien que ce genre d’évènement ne demande pas la même organisation qu’un bal de charité pour les petits orphelins de guerre. La république était une vieille Dame et bouleverser ainsi l’agenda de son représentant demandait un certain savoir-faire en matière de manipulation politique et autres pots-de-vin savamment distillés.  

Mais agacé ou pas, lorsque le cabinet de la chancelière vous sollicitait pour une mission diplomatique, il ne vous restait qu’à faire votre sac et embarquer dans le premier transport venu.
Me voilà donc deux jours plus tard, assis en tailleur sur un matelas sordide, dans une cabine tout aussi austère que le visage de l’Impératrice Skyna, les joues et le front couverts de sueur. Mes yeux restaient fixés sur une petite source de lumière bleutée, leurs pupilles serrées, signe d’une concentration extrême. Je bloquai volontairement ma respiration pour mieux maitriser les dix secondes à venir. Le temps semblait se figer malgré le tempo imposé par la VIII ème symphonie d’Ithor qui se répercutait – à ma demande – dans les coursives du vaisseau. Un petit peu de douceur dans ce monde de brute ne ferait certainement pas de mal. Par ailleurs, cela permettrait au détachement de sécurité diplomatique, présent à bord, d’appréhender la noblesse de ce morceau.

Plus que cinq secondes, quatre … trois … je pouvais percevoir chaque battement de mon cœur … j’étais en totale harmonie avec la Force … deux … je voulais fermer les yeux, ne pouvant en supporter plus … le scintillement bleuté s’accentuait dans la pièce … l’opéra gagnait en intensité … un …. Et … ;

«  - Ohhhhhhhhhhh ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!!!!!!! Victoire !!!!!!! » J’exultai littéralement, me relevant d’un bond et projetant la tablette holographique aux reflets bleutés contre la paroi de ma couchette. Bien que fêlé, l’écran continuait de projeter les derniers résultats de la course de pod racer qui venait de se dérouler sur Aquilus. J’étais en train de calculer mentalement les montants de mes gains lorsque le vaisseau vibra de manière ostensible. Une première fois … puis une seconde un peu plus violemment. Consultant la Force, je perçus immédiatement la tension grandissante du personnel navigant … l’instant suivant les alarmes de proximité hurlèrent dans le système audio du vaisseau, ajoutant à l’intensité de l’opéra qui montait crescendo.

Pestant quant à mon manque de vigilance, j’eus juste le temps de m’assurer que mon sabre laser se trouvait bien dans le compartiment amovible de la plaque de cuisse de mon armure or et rouge que la porte de ma cabine s’ouvrit à la volée, dévoilant le visage d’un jeune soldat républicain, les yeux écarquillés, le cheveux en bataille … ce ptit là avait un certain charme …

« - Que se passe t’il mon garçon ? »
« - Monsieur le Sénateur, je vous serais gré de bien vouloir rester dans votre cabine jusqu'à nouvel ordre. Le fait est que votre survie est plus importante que la mienne.»




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MessageSujet: Re: Une banale affaire de corsaires [ PV Elios ] Mar 18 Oct - 11:45


Il y avait parfois des missions que l'on ne souhaitait confier qu'à certains membres de la Garde Républicaine. J'entends par là, le fait de m'imposer, à moi, le Garde du Corps de la Chancelière le fait de devoir servir de laquais à un Sénateur de la Bordure Extérieure. Ce genre de petits voyages improvisés avait tout du moins une certaine gratitude pour mon honneur. Malgré tout l'intérêt que je pouvais porter à la protection d'un homme tel que lui, je ne doutais pas une minute du fait qu'il n'était pas simplement ce qu'il paraissait être aux premiers abords. Une sorte de drôle qui préférait le luxe et le stupre de Zeltros aux couloirs sombres et désabusés de la planète dont il était le Sénateur. Sans compter sur les paroles de la Chancelière lorsqu'elle me décrivit le personnage… Une ombre cachant la lumière. Elle ne parlait que très rarement de cette manière, les métaphores intimaient le plus souvent une chose que je prenais aisément au premier degré. Pourtant, avec cet homme, mon instinct me soufflais les véritables raisons. Quelles qu'elles furent, cela ne me regardait pas. Mon rôle dans ce bâtiment était simple. Protéger ses occupants et parvenir jusqu'à notre destination sans le moindre accro.

Assis dans la soute, un morceau de tissus en main, je frottais la lame de mon épée. Entretenir ses armes faisait partie intégrante de la formation des membres des SpecForces Républicaines. Mon blaster, posé à ma gauche, venait d'être vérifié, les capsules d'énergies changées, le canon nettoyé ; il était désormais prêt à l'emploi. Pourtant, l'idée même de tirer dans un espace aussi confiné ne me plaisait qu'assez peu. Faire un trou dans la coque du vaisseau signifiait la fin pour nous tous. Puis, ce n'était pas sans compter sur mes capacités propres au combat… Capacités qui se voyaient être revues à la baisse alors que des airs de musique classique glissaient dans les couloirs du vaisseau. Malgré la distance qui me séparait des quartiers des officiers, j'entendais bel et bien la moindre note, la plus petite croche, tout… Temps… Demi Temps… Je fermais les yeux et me mis à sourire. Quelque chose dans ce thème me plongeais dans mes souvenirs. Comme de bien entendu, que ce soit par un cruel manque de chance ou tout simplement pour une raison quelconque, mais le vaisseau fut frappé par un tir.

Calmement, je me levais ; et tout en me dirigeant vers la proue, les lumières se mirent à danser. A chacun de mes pas, je jonglais entre lumière et obscurité. Plusieurs membres d'équipage croisèrent mon chemin, me demandant quelles étaient les instructions. S'arrêter ici ne pouvait être envisageable. Pas dans l'immédiat. Nous devions déjà sortir de ce flot d'astéroïdes qui, vu leur taille et leur nombre, nous aurait transformés en une flaque uniforme et désagréablement ignoble. Une seconde secousse frappa le flanc droit du bâtiment. Je serrais les dents. Me tenant à une tenture qui décorait une des embrasures menant aux quartiers des officiers, je me rendis compte que, chose à notifier, j'étais désarmé. Merde… Les communicateurs se mirent à grésiller et une voix robotique se fit soudainement entendre. Des pirates ? Vraiment ? Ils croyaient être à la hauteur de notre bâtiment… Amusant. Attrapant un des soldats qui servaient de garde au vaisseau, je lui expliquais alors ce qu'il avait à faire.


- Envoyez les asto-mécaniciens dans les parties qui furent frappées par les tirs. Nous ne pouvons pas perdre ce bâtiment. Et encore moins le Sénateur.

Après l'avoir laissé partir, et toujours enveloppé dans ce calme qui me distinguait des autres membres de l'équipage qui, inlassablement, courraient dans tous les sens, épris – pour la plupart – d'une panique inutile ; j'appuyais sur un des holocommunicateur qui ferait entendre ma voix dans l'ensemble du bâtiment.

- A l'ensemble de l'équipage, écoutez-moi bien. Le principal est de sortir de ce guêpier. Que les artilleurs se mettent en place et ne me demandez pas l'autorisation pour tirer, faites-le à vue. Quand aux autres, protégez les pilotes et les quartiers d'équipage. Si quelqu'un tente de passer par la soute, tirez. N'oubliez pas que nous sommes ici pour protéger le Sénateur. Notre Liberté n'a pas de prix !

Relâchant le bouton, j'entendis au loin les répétitions de ma dernière phrase. Plus qu'un cri de ralliement, ces quelques mots en disait beaucoup plus que ce qu'ils paraissaient. Vaincre l'Empire, et survivre malgré les difficultés. Voilà quel était notre véritable espoir. Les plans du vaisseau, que j'avais pu étudier pendant des heures lorsque nous étions sur Odéron me permirent de savoir où exactement se trouvait le Sénateur. Sa cabine avait été renforcée de l'intérieure. Peut importait la proximité du tir, si les assaillants venait à vouloir pénétrer dans cette salle, ils devraient avant tout passer par ici… Chose qu'ils risqueraient de faire en y laissant la vie. Mon oreillette grésilla et j'entendis quelques mots. Ces enfoirés de pirates semblaient être bien plus nombreux que prévus, et avaient trop de connaissances sur le vaisseau pour que cela ne me paraisse pas étonnant… Nous avions un indésirable. Il serait jugé et puni pour ses crimes contre la République. Frappant à la porte du Sénateur, je me retrouvais face à cet homme que, jusqu'à lors, je n'avais vu que de loin. Il était monté dans le vaisseau avant moi, et s'était presque immédiatement rendu dans sa cabine.

- Monsieur le Sénateur, je vous serais gré de bien vouloir rester dans votre cabine jusqu'à nouvel ordre. Le fait est que votre survie est plus importante que la mienne.

D'un mouvement rapide, je refermais la porte et la scella de l'extérieur. Même s'il se plaignait de l'autre côté de la porte, il en allait de sa survie. Faisant craquer mes prothèses, je retournais en direction de la soute. Les tirs engendrés sur les flancs n'étaient là que pour nous occuper alors qu'ils monteraient dans le vaisseau en utilisant la soute… Mais à pareille vitesse, c'était de la pure folie. Venez mes gros… Elios va vous montrer ce qu'on nous apprend dans les SpecForces… Le Sénateur était en sécurité. L'équipage savait ce qu'il avait à faire. Maintenant, c'était à moi de faire le ménage.



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MessageSujet: Re: Une banale affaire de corsaires [ PV Elios ] Mar 18 Oct - 16:00


Espace sauvage – Secteur Elrood – Système Kydron – Croiseur républicain de classe consulaire – ODERON VII – carré des officiers – quartier du Sénateur Mandrell

Comment avais-je pu me faire avoir aussi bêtement … à presque 50 ans, se retrouver enfermé comme un jeune morveux dans sa chambre tandis que les grandes personnes s’amusaient à l’extérieur … Et dire que – l’espace d’un instant – je lui avais trouvé un côté plutôt mignon à ce jeune soldat … Mon shebs sur la tête d’un hutt oué … Ce môme m’avait tout simplement twilek … comme un bleu … et je me retrouvais assis-là, le cul sur une chaise, à observer le sas de ma cabine qui restait inexorablement scellé.

Sa voix résonnait encore dans mon esprit, passant et repassant comme un vieux jingle de propagande impériale : * Monsieur le Sénateur, je vous saurais gré de bien vouloir rester dans votre cabine jusqu'à nouvel ordre. Le fait est que votre survie est plus importante que la mienne * Je vous saurais gré de rien du tout oui … tu avais encore le nez dans les seins de ta mère que déjà je bataillais au milieu de séparatistes déterminés à foutre le bordel dans la galaxie …

BOUM – De nouveau la carlingue du croiseur vibra sous le tir nourri des vaisseaux pirates qui bourdonnaient comme de petits insectes autour du gros pachyderme dans lequel j’avais embarqué, esquivant aisément les canons lasers anti-aériens. Projetant la Force à travers les coursives, je distinguai des présences étrangères, dont l’excitation excessive ne pouvait être associée qu’à une prise conséquente de stupéfiants. Plusieurs petits groupes avaient donc réussi à aborder le navire … Les soldats s’étaient déployés en des nœuds stratégiques, empêchant l’ennemi d’accéder à la salle de navigation et de commandement …

Ces vauriens n’étaient motivés que par l’appât du gain et nos hangars remplis de minerais constituaient une prise pour le moins colossale. Nul doute que d’autres groupes seraient déployés d’ici peu dans cette direction … et compte tenu de l’importance qu’un des conteneurs avait pour moi – grimé de sorte qu’on ne puisse le distinguer des autres – je ne pouvais me résigner à rester assis … à jouer à pile ou face et à attendre que les mômes fassent le job.

Me relevant d’un geste vif, j’observai le sas … Il était scellé depuis l’extérieur … Je n’avais pas énormément d’opportunité d’agir et chacune d’elle était trop risquée pour compromettre ma couverture au sein de la république. J’imaginai en souriant l’air dépité de Dante, la bouche ouverte et les cheveux hirsutes, s’il apprenait dans l’holonews qu’un jedi se faisant passer pour un sénateur de la république avait pulvérisé au vue et au su de tout l’équipage, le sas d’un croiseur militaire d’une poussée de Force ou s’il l’avait découpé à coup de sabre laser comme une vulgaire motte de beurre … Bien que l’idée fût tentante, je me résignai à trouver une autre issue.

Crapahutant sur ma chaise, je m’accrochai dans un équilibre précaire à la gaine du système de ventilation. Je parvins à dévisser non sans mal les boulons qui maintenaient la grille en place et me hissai au travers du petit rectangle de métal.

Oh, je ne fis pas plus d’un mètre … les parties saillantes de mon armure de combat s’accrochant à tout et son contraire … On imagine pas le nombre de tuyaux inutiles qui se trouvent dans ce genre de gaine … rendant toute progression impossible dans l’état.

Le jeune soldat devait avoir les oreilles qui sifflaient compte tenu du chapelet d’insultes salaces corelliennes qui venaient animer mes lèvres. Contraint de me troquer mon armure or et rouge contre un simple sous vêtement thermolactyl en synthé soie beige, je terminais la confection du sac qui me suivrait dans mon petit périple. Les pièces d’armures avaient été stockées dans le drap housse de mon matelas pour limiter les bruits parasites et une corde faite de draps noués entre eux servait à tirer l’ensemble derrière moi. Seul mon sabre laser au manche incurvé resterait caché dans mon caleçon … bien conscient que dans le pire des cas, de nouvelles rumeurs salaces pourraient être lancées à propos de la taille de mes bijoux de famille.  

Terminant de simuler la présence de mon corps assoupi grâce à mon traversin et à mes couvertures, je filai en gigotant comme aurait pu le faire jabba par la ventilation. Les sirènes d’alerte couvraient les bruits causés par la déformation des panneaux de la canalisation. Je veillai cependant à faire une pause à chaque fois qu’il y avait du passage en dessous. Pour l’heure, je n’avais pas croisé encore de pirates .. Tout juste quelques membres d’équipages un peu perdus …

Bifurquant sur ma gauche, je fus stoppé net par une feu croisé entre un petit groupe de gardes diplomatiques et trois pirates lourdement armés. Trop concentré à cacher ma présence dans la Force, je ne sus, à ce moment-là, si le jeune soldat qui m’avait condamné à ce moment de solitude en sous-vêtement faisait partie de l’escouade républicaine.

Je pouvais apercevoir à une dizaine de mètres sur ma droite, une grille de sortie donnant sur une pièce adjacente à la coursive … l’atteindre me permettrait de retrouver en toute discrétion une certaine décence en revêtant mon armure et reprendre plus sereinement mon trajet vers les soutes et le conteneur si important à mes yeux.

Il fallait néanmoins que je prenne le risque de traverser ce couloir en passant par-dessus l’échange de tirs … Augmentant ma concentration, j’avançais donc, centimètres par centimètres, trainant derrière moi le sac à dos de fortune. Je me trouvai à mi-distance lorsque je sentis que quelque chose pouvait mal tourner. Je m’immobilisai, coupant ma respiration et observant d’un œil en contrebas, les tirs de blasters qui fusaient de chaque angle de la coursive.  




[HRP : je m’en remets à toi Elios et au hasard. N’ayant pas trouvé d’option lancé de dès, si tu pouvais le faire à ma place ( 1D6 par exemple ). Un résultat pair entrainerait mon passage au travers d’un panneau de la ventilation au milieu de l’échange de tir pour l’action suivante, un résultat impair me permettrait de rester invisible à la scène qui se déroule en dessous et de poursuivre mon chemin - Résultat 1D6 : 5 - Réussite, le panneau ne cède pas.]


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MessageSujet: Re: Une banale affaire de corsaires [ PV Elios ] Mer 2 Nov - 15:39


Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas eu autant de soldats sous mes ordres. En fait, pour ainsi dire, jamais je n'avais eu de soldats sous mes ordres. Lorsque ma formation dans les SpecForces fut terminée, mon rôle là-bas s'arrêta presque immédiatement. Quittant les bases habituelles et le Général Unshra, la direction que j'avais alors prise fut celle de la protection de la Chancelière Républicaine. En tant que tel, et outre les quelques gardes républicains qui traînaient encore ici et là, je n'avais plus croisé quiconque pouvant être considéré comme étant mon subordonné. Mon rôle, quoique particulièrement bien placé dans la hiérarchie, pouvait tout autant être considéré comme une gêne. Personne sous mes ordres, une seule au dessus. Ca évitait les soucis inhérents à de potentiels mouvement anarchistes de ma part. A qui pouvais-je m'en prendre autrement qu'à moi-même si je venais à faire la moindre erreur de jugement ? Personne… C'est ainsi que je remontais les couloirs, espérant que le Sénateur ne vienne pas à tenter quoique ce soit qui puisse attenter à sa vie. Du peu que j'en savais sur ce dernier, le poste qu'il occupait était, pour beaucoup, de la poudre aux yeux, voir même une excuse pour rester planqué dans l'Espace Sauvage et vivre au calme et loin de tout. J'avais reçu mes ordres de la Chancelière en personne, pas du premier politicien qui passait par là. Et jamais, ô grand jamais ça ne serait le cas.

Croisant plusieurs membres d'équipage tout aussi désarmé que moi, je leur intimais de rester en arrière. Les pirates étaient tous les même, avant même de récupérer ce qu'ils étaient venus chercher, ils passaient inlassablement par l'armurerie du vaisseau. Une idée me frappa de plein fouet. Mes armes ! Ces sales enfoirés avaient du les trouver ! Me faire tirer dessus avec mon propre blaster me rendit tout aussi furieux qu'étrangement fier. Peu de monde n'était capable de l'utiliser. Encore moins si je faisais office de mon épée… Les voir se démener à soulever un tel objet me fit sourire. Bande d'incapables. Un des membres de l'équipage tentait désespérément de tenir une bonne douzaine de pirate à bonne distance. Dissimulé entre les embrasures des portes perpendiculaires au couloir, je manquais de me faire tirer dessus. Après l'avoir rejoint, et – bien entendu –, récupéré un blaster au passage, les tirs commencèrent à changer de sens.

Usant d'un stratagème dont je n'étais pas des plus fier, le tir dirigé vers le plafond coupa une partie de l'alimentation des lumières. Plongés dans l'obscurité, la seule lumière qui se distinguait encore dans les ténèbres fut celle des tirs de blaster des pirates. Nous croyant piégés, ces imbéciles tiraient dans tous les sens. Amusant… M'allongeant à plat ventre sur le sol, je me mis à ramper. Mes mains attrapèrent une cheville, puis une seconde et je tirais d'un coup sec. Le craquement tout aussi sinistre que significatif se fit entendre. Le tibia et son confrère venaient de quitter la rotule, poussant un hurlement assourdissant, le pirate chuta sur le sol. Si j'avais bien retenu une chose lors de ma formation, c'était bien celle-là. Ne jamais se laisser intimider par l'obscurité. Mais en faire son alliée la plus fidèle. Quelques coups de poings et plusieurs gerbes de sang plus tard, la majorité des pirates s'était retrouvé mit hors d'état de nuire. Enfin… Ceux qui venaient dans ma direction. Mais ils ne pouvaient pas être si peu. Il y avait autre chose. Les communicateurs avaient été mis hors service, et la lumière commençait à revenir.

Tout autour de moi, les tirs de blaster fusaient dans tous les sens. Les membres d'équipage tombaient les uns après les autres, et bientôt, nous finirions si peu que moi-même serais bon pour une caisse en duracier abandonnée dans l'espace. Assit à même le sol, le blaster en main, je devais me résoudre à rendre les armes. Merde ! Abandonner… Ca me rendait salement dingue ! Comment était-ce possible ? Laisser le pilote en vie pour mieux pouvoir reprendre le bâtiment par la suite ? Sans compter sur le fait qu'au vu du nombre de blessés, nous ne pourrions plus rien faire. J'enrageais de plus en plus. Au moins, j'étais rassuré sur un point, le Sénateur se trouvait encore dans sa cellule et ne pourrait en aucuns cas en sortir. Moi seul possédais le code de déverrouillage de la porte. Une voix puissante s'éleva dans le couloir. Elle était étouffée par le respirateur d'un casque si mon ouïe ne me trompait pas.


- Jetez vos armes. Si vous le faites, nous prendrons ce qui nous intéresse et vous laisserons en vie. Dans le cas contraire, vous me verrez obligé de tous vous descendre. S'il y a des héros, c'est le moment pour eux de le prouver. Quand aux autres, j'attends.

Faire contre mauvaise fortune, bon cœur m'avait un jour dit Elhy… Et merde… Bon cœur… Bon cœur… Serrant mes dents, je me relevais, leur tournant le dos, le blaster de fortune en main, je le leur jetait. D'abord penser à la survie de l'équipage encore en vie et des blessés. Ensuite, seulement voir pour la mienne. Lentement, je me retournais. Pas de gestes brusques, jamais de gestes brusques. J'avais été formé, pas lobotomisé… Faisant face à l'homme qui venait de parler, la première chose qui me surprit fut son armure. Elle n'avait rien de comparable à celles utilisées par les clones, et encore moins à celles des Mandaloriens. Prenant son casque à deux mains, il me dévoila son visage. Plutôt jeun, les cheveux en bataille, il avait tout du meneur d'hommes qu'il semblait être. D'un mouvement du menton, un des pirates marcha jusqu'à moi, et s'empressa de me plaquer le visage contre le mur adjacent. Ca mon grand, tu me le paiera cher je te l'assure… En quelques minutes à peine, plusieurs bâtiments vinrent à entourer le nôtre. Nous n'avions pas eu le temps de faire quoique ce soit. Mais je crois que ce qui me rendit le plus furieux ce n'était pas le fait d'être retenu par de simples menottes, mais plutôt le fait que l'autre tête de hareng qui m'avait éclaté la face contre le mur, possédait mon blaster ! Persiste et signe mon gars… Persiste et signe.


Le Chef des Pirates

- Il est rare de voir quelqu'un de votre trempe pour s'occuper du transfert de minéraux, tout aussi précieux soit-ils. Et si nous avions autre chose à récupérer finalement ?

Voilà donc ce qu'il se tramait réellement. Les minéraux n'étaient d'un leurre, une "excuse" pour tenter de capturer le Sénateur et en tirer une somme plus que convenable. Un plan tout aussi stupide qu'inutile. Je souriais. Que pouvaient-ils faire d'autre que me tuer ? Jamais je ne parlerais, et donc, le Sénateur resterait en vie tant qu'il ne ferait pas n'importe quoi. Derrière le chef des pirates, je distinguais de plus en plus clairement une silhouette. Voilà donc qui était leur informateur. Le pilote en personne. Pas bête, vraiment, ces crétins forçaient l'admiration. Après avoir été jeté dans une des cellules, je me retrouvais désormais désarmé, piégé, et incapable de faire quoique ce soit… Heureusement que mon instinct ne m'avait jamais trahi. Je n'étais pas tout à fait seul ici. Ou tout du moins, pas dans le sens global de la chose. Je me mit à siffler l'air entendu un peu plus tôt, si j'avais raison, je ne tarderais pas à avoir une réponse.



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MessageSujet: Re: Une banale affaire de corsaires [ PV Elios ] Lun 7 Nov - 16:16



Espace sauvage – Secteur Elrood – Système Kydron – Croiseur républicain de classe consulaire – ODERON VII

* Fierfiek, elle n’est pas passée loin celle-là … * Du coin de l’œil, j’observai, sur ma gauche, le trou d’une dizaine de centimètres de diamètres dont les bords surchauffés du métal terminaient de roussir dans une forte odeur d’ozone. Le trait de blaster m’était passé si prêt du visage qu’une de mes mèches de cheveux grésillait encore en se décomposant dans de petites étincelles aux senteurs de poulet grillé.

Je savais que le tir du soldat ne m’était pas destiné personnellement … l’état du coupleur électrique visé en était la preuve la plus directe … néanmoins, je ne pouvais faire taire cette petite voix à l’intérieur de mon crâne qui claironner à tue-tête à qui voulait l’entendre que ce jeune éphèbe aux cheveux en bataille avait décidé de m’emmerder jusqu’à mon dernier souffle. Mâchouillant quelques injures dans ma barbe, j’observai en silence l’arrivée de l’homme par qui tout était arrivé.
Le capitaine pirate avait fière allure dans son armure de combat. Sa voix ne cilla pas lorsqu’il intima aux soldats républicains de déposer leurs armes. Je me surpris à lui trouver un air de gladiateur … limite sexy. Je passai les minutes qui suivirent caché dans ma gaine de ventilation à observer les pirates conduire les soldats vers les blocs de détention. Puis lorsque la situation sembla se calmer, je repris ma progression.

Je ne pouvais résolument pas les laisser entrer en possession de ma cargaison personnelle … néanmoins, opérer en solo était trop risqué, surtout si je voulais garder le secret sur mon identité. Me laissant porter par les courants de la Force, je bifurquai sur ma gauche, laissant le sas de sortie qui s’ouvrait sur ma droite. Je pouvais sentir l’excitation des corsaires, la peur des membres d’équipage et le calme mêlé de colère des soldats qui s’étaient fait piéger.

Ma progression fut laborieuse et le poids du sac que je tirai depuis une bonne heure maintenant commençait à me porter sur les nerfs. Les liens s’étaient resserrés au fur et à mesure que je tirai dessus et un garrot avait commencé à se former autour de ma cheville dénudée.

Lorsque j’arrivai enfin à hauteur des geôles, j’aperçus une sentinelle en poste à hauteur du panneau de contrôle des blocs. Il s’agissait d’un zabrak au regard mauvais qui terminait de mâchouiller un morceau de tabac tout en se grattant les parties intimes d’un air désinvolte.

* Parfait *  Projetant la Force dans les coursives voisines, je m’assurai que personne ne viendrait perturber les évènements à venir dans les prochaines minutes. Je fixai ma concentration sur le zabrak, cherchant à visualiser sa propre énergie vitale. Les contours de son corps se firent de plus en plus minces à mesure que sa chaire se teintait d’une lueur brillante jusqu’à devenir un vague aura lumineux parcouru par des courants aux couleurs rouge-orangées.

Je devais déterminer quel nœud lumineux frapper pour pouvoir le neutraliser en toute discrétion. La technique du Malacia était puissante pour celui ou celle qui savait l’utiliser à bon escient. Je finis par trouver ce que je cherchai. Jouant avec la Force, je créai un point de contournement de l’énergie au niveau de la gorge. L’effet fut immédiat et le Zabrak manqua de s’étouffer avec sa chique. Il s’agrippa la gorge des deux mains alors qu’il suffoquait, cherchant par tout moyen un peu d’air – qu’il ne trouva jamais. Je maintins ma pression au niveau de son œsophage jusqu’à ce qu’il s’affaisse par manque d’oxygène.

M’engouffrant dans la coursive, quittant avec plaisir l’étroitesse de la gaine de ventilation, je marchai en direction du panneau de contrôle. Je pris quelques secondes pour m’assurer que le pirate était toujours en vie, avant de le délester de son blaster. D’un geste de la main, je désactivai le verrouillage des blocs puis pris la direction des cellules en traînant mon vaurien par une jambe.
Je n’eus pas à marcher longtemps avant de trouver ce que je cherchais. Son sifflement me conduisit jusqu’à lui. Il était assis dans sa cellule, m’attendant presque avec un air entendu.

Je n’avais pas fier allure : en sous-vêtements longs souillés de sueur et de crasse de graisse, les cheveux hirsutes et brûlés, traînant un sac de toile accroché à la cheville et un pirate inconscient à bout de bras. Ce n’était vraiment pas le moment de m’emmerder … et mon dieu que ce môme donnait l’impression d’être un emmerdeur.

«  - Vous … la prochaine fois que vous m’enfermez comme un vulgaire roba, je vous jure de vous faire muter comme vigile dans les mines de Kessel … »  Puis déverrouillant l’écran de sa cellule « -Maintenant aidez moi à enfermer ce vaurien à votre place et allons libérer vos amis »

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MessageSujet: Re: Une banale affaire de corsaires [ PV Elios ] Mar 15 Nov - 16:46


Me voilà donc enfermé dans une cage. Le plus ironique dans cette histoire de prise d'otage par une bande de pirates galactiques, est le fait que, sous un tout autre angle, j'aurais presque prit cette histoire pour de la rigolade entre poivrots dans une cantina de Denon. Pourtant, ce qui se passait actuellement n'était en rien une blague. Ou alors d'un humour vraiment particulier. Bon, pour passer le temps, rien ne servait de rester debout inutilement. Les cellules républicaines étaient pensées pour rendre un minimum de confort aux prisonniers. C'est ainsi que je m'assis sur la couchette murale et croisait les doigts devant mon visage tout en continuant de siffler. Il n'était pas loin, vraiment pas. Ce type n'était pas qui il paraissait être. Pourquoi fallait-il toujours que les Sénateurs mentent sur leur place, voir sur leur rôle au sein du Sénat ? A croire que la vérité et la droiture manquaient à leurs idées toutes plus saugrenues les unes que les autres. Tout en fixant le mur en face de moi, j'élaborais un plan pour nous débarrasser de ces pirates. Quelque chose ou quelqu'un devait les avoir attirer dans ce vaisseau. Le reste de la flotte avait du, elle aussi, être prise à parti et occupée. Un chef ne se déplace pas lui-même pour quelques caisses d'épices… Et si, au final, tout était lié ?

Un bruit sourd résonna dans la pièce. Ce son, je le connaissais que trop bien, un corps s'affalant sur le sol, inanimé. Quelle douce musique à mes oreilles que celle-ci. M'approchant de la plaque de transparacier qui permettait jusqu'à lors à mon geôlier de vérifier que je ne m'étais pas enfui, je distinguais le Sénateur. Il m'offrit un regard des plus noirs et se mit à pester à mon encontre. Ma réponse fut claire et nette, mon plus beau sourire et surtout, le plus amusé de tous. Toujours garder à l'esprit que le monde ne tourne pas toujours tel qu'on le souhaiterait mon bon Sénateur. Et qui que vous soyez, il ne m'aurait pas fallu plus d'un doigt pour vous faire passer de vie à trépas. Enfin, la porte s'ouvrit. Attrapant l'autre jambe du Zabrak inanimé, je m'aperçu que son pouls, quoique faible, était encore présent. Comment avait-il réussi à l'assommer sans se faire voir ? Ce ne pouvait être autrement possible qu'en usant de la Force… Mon instinct avait une nouvelle fois raison, il n'était pas le simple Sénateur qu'il paraissait être. En quelques secondes à peine, j'étais passé de prisonnier à geôlier.


- Donnez-moi cette arme, vous risqueriez de vous blesser Monsieur le Sénateur…

Lui tendant la main, attendant qu'il obtempère, je fixais le couloir non loin de nous. C'était de plus en plus étrange. Même si je n'avais été enfermé ici pas plus d'une demi-heure, j'avais pourtant calculé le temps entre deux passages de sentinelles. Si mes calculs étaient bons, le prochain aurait déjà du avoir lieu depuis deux bonnes minutes… Et pourtant rien. Lui prenant le blaster des mains, je tirais une salve dans la direction de la sentinelle qui apparue à l'angle du couloir. Même au minimum, un tir de blaster aurait pu traverser le corps du vigile, et faire un trou dans la coque du vaisseau… Heureusement pour nous, ce ne fut pas le cas, et le corps absorba le tir. Devais-je remercier l'épaisseur de peau que possédaient les Trandoshans, ou plutôt le fait que mon tir s'était vu ralenti par les plaques de son armure ? Je n'en savais rien, et tout ce qui comptait pour moi, au vu de ce qui m'entourait, était de tout faire pour que le Sénateur ne passe pas – au yeux des membres d'équipage – pour un exhibitionniste patenté. Dans les SpecForces, de nombreuses choses, bien pires que celle-ci se présentaient souvent à nous. Néanmoins, il en allait de la pérennité de l'honneur du Sénateur.

- Habillez-vous. Je vais m'occuper de la sentinelle. Il faut que nous arrivions au poste de commandement le plus rapidement possible. Détourner un vaisseau de la République n'est pas chose difficile en soi… Sauf quand je suis dedans. Si la Chancelière m'a demandé de vous protéger, ce n'est pas pour rien…

Attrapant les chevilles du Trandoshan, je le jetais sur mon épaule à la manière d'un sac et ouvrant une nouvelle fois la cellule, lui offrit sa dernière demeure. Nous étions deux, ou plutôt, un garde du corps désarmé, et un Sénateur qui mentait sur ce qu'il était… Sacré duo pour affronter des pirates armés jusqu'aux dents. Il y avait pire, il y a toujours pire. Mon instinct ne me trompait jamais. On s'en sortirait indemne. A moins que ce dernier me le fasse croire. Qu'importe, Eden m'avait confié la protection de cet homme, et je ne pouvais pas la décevoir. C'était parfaitement impossible. Mes poings se serrèrent et je sentis mes phalanges craquer sous la pression. Mon honneur, et bien plus d'ailleurs, était en jeu avec cette mission. D'abord remonter au poste de pilotage et prévenir Denon, ensuite… Apprendre à ces pirates comment on traite les enfoirés dans leur genre lorsqu'on sort des SpecForces Républicaines !



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MessageSujet: Re: Une banale affaire de corsaires [ PV Elios ] Jeu 8 Déc - 21:23


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Ce p’tit gars avait de la ressource … nul doute là-dessus … Il n’y avait qu’à voir avec quelle facilité il s’était occupé de neutraliser l’imposant brute reptilienne qui s’avançait vers notre position quelques instants plus tôt.

Du coin de l’œil, alors que je terminais d’enfiler la section terminale de mon avant-bras gauche, j’observai son petit air suffisant rehaussé par ce sourire qui semblait ne jamais le quitter.

*Oh que oui … toi mon gaillard … tu vas m’en causer des soucis …* Je bougonnai à l’écart du bloc cellulaire, le regard sévère, la mine grave, peinant à verrouiller la commande d’extraction automatique de mon sabre laser.

Il m’avait fallu de longues années pour m’infiltrer dans les plus hautes sphères du sénat républicain, j’étais parvenu à duper les intelligences les plus tordues, les stratèges les plus retords … je n’allais certainement pas me faire démasquer par le premier trouffion venu. Et pourtant, je pouvais sentir au plus profond de la Force, la certitude qui s’était emparer de tout son être. Elle lui dégoulinait des pores tellement il s’était persuadé que j’étais un Jedi. A défaut d’un trait de blaster dans la tête – ce qui de vous à moi aurait rendu les choses beaucoup plus simple – il me faudrait faire preuve de persuasion pour lever tout doute dans son esprit.

Une fois l’armure totalement opérationnelle, je fis mine de fouiller les casiers métalliques qui se trouvaient à proximité de la console de commande. «  - J’ai besoin d’une arme moi aussi jeune homme. Mes faibles talents de tireur ne vous seront pas d’une grande aide contre ces pirates, mais au moins, je pourrais toujours leurs faire baisser la tête le temps pour vous de trouver une solution. »

Me relevant, les mains vides de toute arme, mon regard se heurta à la violence d’un reflet renvoyé par le métal poli d’une porte de casier. Je laissai échapper un petit cri d’orfraie suivi d’un juron à faire pâlir un Dugg. Il me fallut quelques secondes supplémentaires pour me rendre compte que l’affreuse vision défraichie et décoiffée qui me faisait face n’était que le reflet de mon propre visage. J’en eu le cœur serré. Comment un si bel homme pouvait en arriver à ressembler à cela ….

Tandis que je commençai à lécher mes paumes de main pour mieux aplatir les touffes de cheveux qui pointaient ici et là, je m’adressai à ce jeune soldat que je voyais s’impatienter à quelques pas de moi.

«  - Je suis désolé jeune homme mais nous n’irons pas au poste de commandement. Je laissais volontairement quelques précieuses secondes de silence avant de poursuivre, histoire que mes mots s’impriment bien dans son esprit. «  - J’ai une cargaison très importante à récupérer dans les soutes … c’est donc là que nous irons. » Damnation … ces cheveux refusaient de retrouver leur place sur mon crâne … Je notai mentalement la nécessité absolue d’un soin capillaire dès mon retour à la capitale. « - et il nous faut me trouver une arme … »



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MessageSujet: Re: Une banale affaire de corsaires [ PV Elios ] Mar 13 Déc - 16:04


Je manquais de patience, ce n'était une nouvelle pour personne. Outre le fait que je détestais par-dessus tout mon caractère et la faiblesse dont je pouvais faire part et que l'on nommait "colère", je devais me retenir de lui envoyer mon poing en pleine face. Ce type était le pire acolyte que l'on pouvait espérer avoir dans un moment pareil. Pire encore que de ce retrouver en armure dorée et enchaîné à un Hutt en chaleur ! Ce type était pire que l'ensemble du Cartel réuni. Son égocentrisme ne semblait pas avoir de limites… Je frottais mes paupières, tentant de garder mon calme et reprenant une respiration correcte. Son cri – ou son insulte plutôt – me fit me retourner dans sa direction, arme pointée vers son visage. Mais… Mais il fichait quoi encore ? Restez calme, ne pas prendre en compte ses pleurnicheries enfantines, ni même le fait que, apparemment, seule son apparence ne soit réellement importante à ses yeux. Les Sénateurs, diplomates, représentants de diverses planètes et secteurs étaient bien tous les même, leur orgueil dépassait la compréhension.

Nous avions perdu de précieuses minutes avec sa tenue qui ressemblait bien plus à une armure mobile qu'à une véritable tenue de diplomate. Encore un point qui me paraissait bien obscur. Certes, les dorures et autres couleurs vives qui éclataient sous la lumière des suspensions ne laissaient pas vraiment de doutes, mais quand même. Avec cette armure il ressemblait bien plus à Stormtrooper nouvelle génération qu'à un simple gratte-papier passant le plus clair de son temps à faire la fête et à boire comme un trou. J'avais moi aussi fait quelques recherches sur lui. Quoique le peu d'informations qui avaient filtrées n'étaient guères très utiles, j'en savais assez pour lui trouver une certaine manière de vivre des plus plaisantes. Pourquoi ne pas rejoindre Zeltros le jour de ma retraite ? Très certainement car je passerais l'arme à gauche avant… Hum… Etait-ce un mirage auditif ou la réalité ? Avais-je perdu la raison ou est-ce qu'il venait réellement de m'imposer le fait de l'accompagner dans la soute ?

Prenant bien son temps pour m'expliquer ses raisons, je manquais de plus en plus d'envie de le protéger. Sans ces ordres directs de la part d'Eden, je l'aurais jeté en pâture aux pirates sans états d'âme. Imbu de lui-même, inconscient, menteur… La liste commençait à devenir longue avec lui. Je fini par serrer les dents, et le cœur rempli d'un dépit que je n'essayais même pas de dissimuler je m'approchais de lui. Le canon du blaster passa d'une main à l'autre. Il voulait une arme, il en avait une désormais. Ce n'était pas comme si j'en avais besoin pour m'occuper d'eux. Si le Général Unshra m'avait prit sous son aile ce n'était pas pour rien. L'infiltration ça me connaissait. D'ici peu nous serions dans la soute, et il pourrait y récupérer ce qui semble être bien plus important que sa propre vie. Plantant mon regard dans le sien, mon sourire disparu. Jouer franc-jeu… Il n'y avait que ça à faire.


- Vous vouliez une arme, en voici une. N'oubliez jamais que même si vous mentez comme un Hutt, j'ai des ordres et jamais je n'y dérogerais. Vous restez derrière moi, on se rend à la soute, on récupère votre "joujou" et direction le poste de commandement. Ici, vous n'êtes pas celui qui ordonne, vous êtes celui qui obéi ! Compris ?

Les choses seraient claires maintenant. S'il voulait jouer les héros, libre à lui de se retrouver avec un tir de blaster en pleine tête, je n'en avais cure. Mes ordres étaient de le protéger, pas de l'empêcher d'être un sale gosse pourri gâté totalement dénué de bon sens. Silencieusement, je longeais les murs, faisant attention au moindre bruit qui pouvait me dévoiler la présence d'un des pirates. Mais rien… Tout était calme. Seules quelques sentinelles eurent pour dernière vision mon visage, dissimulé derrière un poing qui s'enfonçait avec violence dans leur propre faciès. Le plus gros problème dans de pareils cas, était les traces de sang qui jonchaient le sol. Tirant le corps d'un des pirates au détour d'un couloir, je vérifiais que mon compagnon ô combien narcissique m'avait bien suivit. Des cadavres et du sang, voilà qui devait le changer du faste et du stupre dont était fait sa semblant de vie… Celle dont ses mensonges faisait office lors des discussions. L'instinct aux aguets, nous continuions à avancer à l'aveuglette…



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MessageSujet: Re: Une banale affaire de corsaires [ PV Elios ] Lun 19 Déc - 11:26


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Le trajet qui nous avait conduit du bloc cellulaire à la soute du croiseur s’était fait au pas de course, dans un silence de plomb. Les pirates avaient réussi, en prenant le contrôle des systèmes internes du vaisseau, à faire taire les gueulements stridents des alarmes de proximité, et seuls les bruits de nos foulées essoufflées et du contact de nos bottes sur le sol, venaient briser la chape de silence qui s’était installée dans les coursives. Les plafonniers renvoyaient une lumière rougeoyante qui pulsait à la manière d’un coeur humain projetant nos ombres sur les parois dans des figures inquiétantes.

Je me doutais bien que le jeune marines qui m’accompagnait n’avait pas encore digéré le changement de plan si soudain. Du coin de l’œil, je l’observais courir à quelques foulées sur ma droite. Il n’avait pas desserré les lèvres depuis qu’il m’avait remis son arme et son regard semblait perdu dans ses pensées. Il était fâché après moi – très bien … lorsqu’on a l’esprit embrumé par la colère, les détails nous apparaissent moins faciles à déceler –

Ce jeune homme donnait manifestement beaucoup d’importance à sa parole donnée à Ravenswood. Il s’agissait là d’un gage de loyauté – qualité assez rare chez les jeunes d’aujourd’hui – et, tandis que je notai mentalement devoir m’assurer personnellement qu’Eden ait vent des qualités de son champion, la Force m’alerta de l’imminence d’un danger au détour du prochain croisement. Feignant un point de côté douloureux, je forçai mon acolyte à s’arrêter, prenant appui d’un bras sur le montant d’un hublot. La bataille avait visiblement cessé à l’extérieur et le croiseur avait poursuivi sa trajectoire l’éloignant toujours un peu plus de la Dérive et de ses aberrations géomagnétiques.

Simulant des difficultés à respirer, je m’adressai à lui, hachant volontairement ma phrase par de petits souffles douloureux :
«  - Donnez moi quelques secondes pour récupérer mon ami … Vous avez la force et l’endurance de la jeunesse. Pardonnez celle d’un sénateur qui lui préfère la chaleur des salons privés et la courtoisie de ces dames. » J’accompagnai ma phrase d’un large sourire qui éclaira ma face défraîchie.

Fermant les yeux pour reprendre le contrôle de ma respiration, je projetai la Force dans la salle suivante. Nous étions arrivés à destination et comme nous l’avions craint, une petite escouade de pirate avait pris possession des lieux. Ils commençaient à forcer les caisses de marchandises pour en fouiller le contenu. J’en dénombrais cinq, tous vraisemblablement armés. Leurs voix étaient perceptibles depuis notre position – faible, mais néanmoins perceptible. Ils riaient à l’idée du montant de leur butin et aux vacances qu’ils pourraient se prendre sur le Point Nadir après ce raid.

Étendant un peu plus mes sens, je la trouvai enfin. Stockée à l’angle de la soute, cachée sous deux autres caisses de minerais. Je disposai d’une petite fenêtre de temps pour protéger la cargaison qui se trouvait à l’intérieur, mais il ne fallait pas tarder.

Reprenant mes esprits, ma respiration faussement apaisée, je me tournai vers le soldat qui semblait avoir enfin perçu la présence d’ennemis. Sa posture avait changée, et revoilà notre arme de destruction massive prête à l’emploi. Alors que j’allais lui dire que nous pouvions reprendre notre course, il ne m’en laissa pas le temps, m’intimant d’un geste vif de la main de la fermer. Il mima les bruits de voix qu’il entendait et comme seule réponse, je lui fis comprendre que je n’entendais absolument rien.

Il laissa échapper un soupir – que je pris pour de l’exaspération – puis nous nous avançâmes à pas de loup jusqu’à l’intersection suivante. La vision qui s’offrit alors à nous ne fut guère encourageante. Quatre des mercenaires discutaient au centre de la salle tandis qu’un cinquième était monté sur les caisses les plus hautes et tentait de les fracturer avec un cutter laser. A l’écart sur la gauche, un droide impériale modifié marqué des symboles pirates levait à lui seul les conteneurs pour les rapprocher du sas d’amarrage de leur propre vaisseau.

Nous nous collâmes alors, dos à une grosse caisse de minerais. Il fallait que je laisse le marines mener la manœuvre … j’avais réussi à faire baisser son estime pour moi et je ne pouvais risquer de me révéler maintenant. Je devais à tout prix protéger ma cargaison mais Dante m’avait confié une mission auprès de Ravenswood et je ne pouvais le décevoir. L’Ordre avait besoin de la République pour vaincre l’ennemi … et le secret devait rester intact.

Conscient de la dégradation que j’allais initier, je n’eus néanmoins pas d’autres choix. M’aidant de la Force pour accentuer le son produit, je simulai une maladresse en me retournant subitement et heurtait violemment de la pointe de mon coude le métal du conteneur. L’onde sonore se propagea dans toute la soute, alertant le groupe de pirate.

S’il avait été autorisé à le faire, nul doute que le marines m’aurait éliminé sur le champ de son seul regard mauvais. Comme unique réponse, je ne pus que m’excuser dans une moue gênée mimant un   «  - Je suis vraiment désolé. » avec les lèvres.

Le droide impérial reposa sa caisse et orienta ses scanners dans notre direction. Sa voix raisonna à son tour :
«  - Identifiez vous humains. » L’un des pirates braqua son blaster dans notre direction et pris à son tour la parole, tout en avançant :
«  - Mais qu’avons nous là ? Sortez de votre trou, vilaines petites souris curieuses. »

Je fis signe au marines que j’étais prêt à le couvrir avec mon blaster et attendis qu’il fasse montre de ce qu'il avait appris à l'académie.

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MessageSujet: Re: Une banale affaire de corsaires [ PV Elios ] Jeu 5 Jan - 17:34


En plus d'être un parfait menteur, ce type était doublé d'un abruti fini. Il faisait autant de bruit qu'un Rancor courrant dans les rues de Nar Shaddaa en poussant des hurlements sinistres… Je commençais à en avoir très sérieusement assez de ces gratte-papier qui ne servaient à rien d'autre qu'à poser de plus amples soucis au reste de la Galaxie. Ils disaient œuvrer pour le bien-être d'autrui, ou pire encore, pour le bien-être même de la Galaxie. Aussi, et malgré le respect que je portais à la Chancelière, je doutais de plus en plus du bien fondé de son entourage. Elle était comme moi, une militaire, une femme d'action, pas une de ces espèces de parodie de Sénatrice ventripotente et maladroite. Mais qui étais-je pour le juger ? Effectivement, il me mentait comme pas permis certes, il me prenait pour un bleu, un pleutre même… Néanmoins, je ne pouvais faire autrement que d'avouer le fait que si j'étais sorti de ma cellule indemne ce n'était pas sans son aide. Miséricorde… J'allais devoir le remercier tôt ou tard, et surtout… Bon gré mal gré… Eden ne me pardonnerait jamais de ne pas l'avoir fait. Le temps n'était pas aux remerciements sarcastiques, ni même à une tentative d'excuse minable pour éviter ça. Car nous venions d'arriver à destination…

Sa voix m'exaspérait de plus en plus. Il se plaignait d'une douleur aux côtes… Parler des femmes dont il appréciait la compagnie, voilà qui ressemblait bien au personnage, tiens. Mais avec si peu d'endurance, ce gros malin n'aurait pas eu le temps de dire le moindre mot s'il se serait retrouvé lâché sur Zeltros. L'idée même de le voir se faire assaillir par une demi-douzaine de Zeltronnes en chaleur me fit sourire comme un enfant. Si peu de choses me faisaient encore sourire désormais. Bien a lui le fait d'y arriver. C'en était tout à son honneur. Alors qu'il s'arrêtait, haletant comme un taun-taun après une course endiablée, mon instinct vibra, me faisant vaciller. La paume de ma main se posa contre le mur et je tendis l'oreille. Des voix. Graves, lointaines, couvertes par les déplacements d'un droïde apparemment. Cela ne pouvait être autrement. Leur plan était aussi simple qu'efficace. Il prenait d'assaut le vaisseau, vidait son chargement dans leur bâtiment et disparaissaient, ne laissant aucune trace de leur passage, si ce n'est des cadavres et un vaisseau fantôme à l'abandon.

Se calmer, ne pas se laisser aller à la fureur du combat, rester maître de son corps et de son esprit. Unshra râlait toujours après moi lorsque, lors des missions d'entraînement, je tranchais dans le vif du sujet – en l'occurrence les hologrammes des Stormtroopers ennemis – sans discontinuer alors qu'il s'agissait d'une mission d'infiltration. La discrétion n'était pas mon point fort. Jamais je ne fus réellement formé pour ça, ou plutôt, jamais je n'avais accepté d'être formé pour cela. A contrecœur je dus le faire à plusieurs reprises… Et aujourd'hui encore il me fallait devenir ce que je n'étais pas. Une ombre. Quand à celui qui m'accompagnait, il était clair que sa seule qualité fut d'être le parfait boulet que l'on préfère éviter d'avoir à sa cheville. Mon soupir fendit l'âme d'un être à l'autre bout de la galaxie, et ce fut lentement que nous nous approchions de la porte de la soute. Ouverte et bloquée, l'embrasure qui laissait filtrer les sons et la lumière éclatante des lumières flottantes du plafond nous dévoila la scène.

Ils étaient peu nombreux, la majorité des pirates devaient être en plein pillage des cellules, ouvrant et vidant les cases et autres poches de rangement du vaisseau à la recherche d'un quelconque objet pouvant être revendu ultérieurement. Ils ne trouveraient pas grand-chose dans la mienne. Juste ce qu'il fallait pour un tel voyage. C'est-à-dire rien du tout. Adossés à un conteneur, j'écoutais et étudiais les allées et venues du droïde. Les pirates discutaient de tout et de rien, se félicitant la majorité du temps d'avoir pu prendre un tel vaisseau sans avoir la moindre perte… Pas encore… Non sans retenir un juron, je perçus presque instantanément le son qui éclata dans la soute. Assourdissant, il remplit la pièce, faisant presque vibrer les caisses environnantes. Abruti fini ! Sombre crétin ! Je dus me retenir et alors que je plantais un regard encore plus noir que l'ébène sur ce pâle type, deux voix s'élevèrent tour à tour.

C'était donc comme ça ? On me traitait de souris ? Tu vas me le payer espèce de Hutt… Non sans prendre en considération le fait que l'autre andouille tentait de me convaincre qu'il était prêt à me couvrir à l'aide de tirs de blaster, mon cerveau se mit à bouillir. Soudain, une idée me vint, elle était aussi saugrenue que possiblement réalisable. Mon ouïe avait été développée à tel point que je suis presque exactement où se situaient les deux voix. Le droïde d'abord, le pirate ensuite… Apposant mes deux mains sur le conteneur, mes prothèses se mirent à plier sous la pression. Même si mes bras n'étaient plus que de lointains souvenirs, leur présence, et surtout la douleur qu'ils m'imposaient était pourtant belle et bien présente. Mes gants craquèrent, la moindre parcelle de mon corps se mit à me faire souffrir, mon dos, mes cuisses, le plus petit muscle se vit être utilisé. Et, tout en poussant un râle, le conteneur se déplaça. Projeté contre le droïde qui se retrouverait écrasé entre ce dernier et la parois du vaisseau, je poussais l'autre imbécile derrière une caisse. S'il ne faisait rien de stupide, il resterait en vie. Inconsciemment, je comptais bien plus que je ne l'aurais cru sur ses tirs de couverture.

D'un bond, et profitant de l'effet de surprise, je me ruais sur le premier pirate et lui assena un violent coup de coude dans la mâchoire. Ah ! Ce craquement habituel, ce bruit délicat de l'os qui se brise lorsqu'on l'écrase avant que ne monte à nos narines cette délicieuse odeur de sang et de chaire déchirée. L'enfer du combat, la violence des actes de l'Empire… Oui… Ca me faisait vibrer. Son corps me servirait de protection le temps que je m'occupe de ses anciens coéquipiers. C'était ça le soucis chez les pirates, aucune cohésion de groupe. L'argent, encore et toujours l'argent. Sous le couvert de ce tireur d'opérette – qui pourtant en toucha un en plein torse –, je m'occupais des autres pirates. Ces fous furieux tiraient encore plus mal que le Sénateur. Encore un peu, et j'aurais presque eu de la pitié pour eux. Tout fut calmé en quelques secondes à peine. Mon regard balaya la soute. Un, deux, trois pirates étalés sur le sol, une caisse servant de "presse-droïde", un cadavre à mes pieds… Il en manquait encore un…

Abandonnée dans un coin de la soute, je retrouvais mon épée enroulée dans son tissus. Son poids avait dut être bien trop important pour leurs frêles bras de pirates. Voilà qui était remit en place. Elle était de nouveau entre mes mains. Seul, je l'aurais embrassé, bien trop content de retrouver la seule chose dans ce monde que je chéri autant que ma loyauté, mais pas maintenant. Cependant, il nous restait encore un point à éclaircir. Où était donc passé le dernier pirate. Au vu de notre position, et malgré mes déplacements incessants pour éviter de me faire descendre, il n'avait pas pu quitter la soute. Le Sénateur s'approcha de moi de son pas toujours aussi nonchalant. Inconscient et stupide… Voilà le rôle qu'il se donnait. Rejetant mon arme son mon épaule, je fis le tour des caisses par la gauche. Sautant sur l'une d'entre elle, je retrouvais notre nouvel ami étalé sur le sol, se vidant de son sang. Le cutter laser traînant non loin du cadavre. A ses côtés, les genoux remontés sous son menton, se trouvait un être tremblant de tout son corps. Il psalmodiait des prières envers un quelconque dieu… Une femme ?! Mignonne qui plus est ! M'approchant d'elle, je remarquais les marques sur son visage, la couleur de sa peau : laiteuse, et ce regard triste à en pleurer. A voix basse, je m'adressais à elle.


- Tu restes ici et tu te fais oublier. Dès qu'on se pose sur Denon, je t'aiderais à disparaître dans la nature. (Puis, à voix haute et m'adressant au Sénateur.) Notre dernier compagnon de bataille s'est suicidé… Récupérez ce que vous avez à prendre et fichons-le camp d'ici…

Sans que je ne sache pourquoi, elle m'avait touché. Même si le fait est que jamais je ne la reverrais, cette femme, cette Arkanienne, n'était pas mauvaise… Loin de là, mon instinct me fit comprendre qu'elle était même trop "pure" pour faire partie de leur équipage. Détournant le regard, une chose me fit serrer les dents… Une des caisses de métal était ouverte et laissait apparaître des couvertures, de la nourriture et de l'eau… Du trafic d'être vivant. Le coup que je ne pu retenir enfonça un des côtés de la caisse de métal. Alors comme ça on faisait dans l'esclavagisme maintenant, celui ou celle qui les avait aidés à pénétrer le vaisseau n'aura pas le temps d'être jugé. Je m'occuperais de lui personnellement. Passant à côté du Sénateur, je ne lui portai pas un regard, seul un mot échappa de mes lèvres alors que je quittais la soute.

- Merci…



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