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Perdus dans l'espace... [PV Arken]

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Garde du corps Républicain
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MessageSujet: Perdus dans l'espace... [PV Arken] Jeu 6 Oct - 17:32


Mon nom est Elios Albireo. Je suis le Garde du Corps personnel de la Chancelière de la République. Mais dans l'état actuel des choses, j'ai plutôt l'impression d'être redevenu l'esclave de ces pourritures de Hutt. La salle dans laquelle je me suis réveillée est si petite que je peux toucher les côtés rien qu'en tendant les bras. Le plafond est percé d'une trappe de métal à travers laquelle une lumière blafarde éclaire ma cellule. Si je n'étais pas si fatigué, je transformerais cette trappe d'un coup de poing et m'enfuirais sans demander mon reste. Toutefois, mon corps me paraît lourd, trop pour que ce soit normal. L'air me manque et j'ai l'impression que je vais passer de vie à trépas d'ici peu… La trappe vient de s'ouvrir et la lumière m'aveugle avant que je ne puisse distinguer le visage de mes geôliers. Ils sont au moins cinq ; j'entends leurs voix, la manière dont ils marchent. Un humain, un Wookie, et… Je dirais un Rodien au vu de sa manière de parler. Leurs bras m'enserrent et je sens mes pieds traîner sur le sol.

Tout est froid, lugubre. Un tissu s'est retrouvé sur ma tête, et l'odeur de sang qui le rempli me donne envie de vomir. Depuis le jour où je me suis retrouvé dans les rangs des SpecForces, je me suis habitué à ce genre de choses. Il faut retenir ses appréhensions, ses sentiments, et ne rien laisser filtrer. Penser à son visage… La Chancelière m'attends, je me dois de la retrouver et la rejoindre. L'endroit ou même la planète où je me trouve me laissent dans la plus totale des obscurités. Finalement, mon corps achève ses déplacements après avoir percuté le sol. Un vol plané, et la douleur parcours mon cerveau. Mes doigts tentent de se replier, mais la souffrance est telle que je n'arrive à rien.

Qu'est-ce que ? Une seringue se plante dans ma nuque et mes sens reviennent presque immédiatement. Me relevant, j'attrape le droïde qui vient de me planter l'aiguille et le brise en deux. L'ensemble de ses circuits retombent sur le sol en crépitant, chaque câble qui le parcourait se brise et je fini par arracher sa tête avant de la lancer contre le mur. Ma rage est immense, et je peine à me maîtriser. Mes poings frappent les murs. Mais aucun ne bouge. Rien ne bouge, tout est silencieux si l'on oublie mes propres cris de rage. Plusieurs lumières planent au dessus de ma tête, l'une après l'autre elles s'allument, m'indiquant un potentiel chemin. Tout est noir, et seul cette route inconnue me semble être la solution à ma survie. L'instinct de l'animal reprend parfois le dessus sur les êtres vivants, ceux que l'on considère le plus souvent comme étant conscient des choses…

Soudainement, une ouverture apparaît dans un mur à quelques pas devant moi. A peine ais-je tenté de m'en approcher qu'une violente décharge me frappe. Mon corps se replie sur lui-même, et en position fœtale de spasmes parcourent le moindre de mes muscles. L'ouverture laisse sortir un droïde qui flotte à mi-hauteur. Rond, gris, la lentille par laquelle il me perçoit se mue alors en un projecteur holographique. Tandis que je me relève, un homme apparaît, son corps est drapé d'une bure qui cache entièrement son visage. Dans sa main se trouve un sceptre se trouvant être de la même taille que mon arme… Et il se met enfin à parler. Une voix lointaine, laconique.


- Je vous passerais les commodités d'usages. Si vous êtes ici, ce n'est pas pour un test, mais pour survivre. Les règles sont simples. Si vous tentez de fuir, vous mourrez. Si vous tentez de vous en prendre aux droïdes espions, vous souffrez. Remontez les couloirs en suivant les lumières et vous rencontrerez votre binôme. L'un et l'autre êtes liés. S'il meurt, vous mourrez. Sortez du labyrinthe, et vous serez libre. Pour le petit côté "amusant" de la chose, des Ysalamirs se trouvent un peu partout. Ces derniers ont l'étrange capacité d'empêcher nos amis Forceux de faire usage de leurs pouvoirs. Bien entendu, vous n'êtes pas seuls. D'autres groupes se trouvent déjà ici. La seule différence qui vous sépare d'eux… Ils n'ont rien à perdre. Acceptez ou mourrez. Vous n'avez pas d'autres choix.

L'hologramme disparaît et le droïde m'observe me relever avec peine. J'ignore ce que l'on m'a injecté dans le corps, mais je n'ai d'autre choix que d'avancer. Qui plus est, je n'ai guère envie de pourrir ici. J'ai un rôle à jouer et une dette à payer. Posant la paume de ma main contre le mur, j'avance pas à pas. La sonné qui m'a traversé le corps semble avoir laissé des séquelles… Maintenant, il faut que je reprenne du poil de la bête. Que dirait le Général s'il me voyait dans un état aussi pitoyable ? Et la Chancelière ? Alors comme ça mon binôme est au bout de ce couloir… Allons-y, même si avec ma chance je vais encore me retrouver avec une espèce d'incapable qui va nous faire tuer avant la fin de la journée.





Dernière édition par Elios Albireo le Lun 23 Jan - 15:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Perdus dans l'espace... [PV Arken] Ven 7 Oct - 11:43



Le son cyclique des gouttes d’eau sur le métal froid rempli mon esprit. Les jambes repliées, les bras autour des genoux et la tête baissée, je tente tant bien que mal de faire le vide au fond de moi. Perdue, seule et sans back-up, j’attends. Comment suis-je arrivée ici ? Je ne le sais. Pourquoi ? Non plus. La seule chose sûre est que, qui que ce soit, ils le payeront du prix fort. Jamais je ne mettais sentie aussi faible depuis mon départ d’Ord Pardon. Enfermée telle une chienne dans une cage, la faim me brulent l’estomac et chaque déglutition m’est une torture. Le temps s’est étiré, étiolé, mes repères ont chaviré pour me laisser dans un présent inconsistant. Des spasmes rebelles ébranlent mes muscles. La douleur m’envahit mais elle me fait tenir. Comme un tremplin de ma haine, je la garde au fond de mon cœur et dans mon esprit, la convoite et la cajole. Chaque élancement renforce ma colère et ma vengeance.

La porte de ma cellule s’ouvre dans un claquement. J’ouvre un œil et le referme aussitôt. La lumière extérieure est aveuglante et, tandis que mes paumes se portent à mes paupières, plusieurs mains poisseuses m’agrippent avant de me trainer en avant. Mes pieds ballottent dans le vide avant d’être lâchée de nouveau. La voix de mes geôliers diminue et je n’ai pas le temps d’ouvrir les yeux qu’une nouvelle douleur se plante dans mon cou. Une aiguille, un sérum froid entre dans mon corps et ce dernier retrouve ses forces, oublie la faim et la soif mais ma colère reste la même.

Je me retourne et tombe nez à nez avec un droïde de basse qualité, seringue à la main. Je tente de le repousser d’un mouvement de main mais rien ne se passe. J’essaye plusieurs fois, me concentrant de toutes mes forces et poussant un cri de rage mais le résultat reste identique. Il me regarde avant de s’éloigner pour se mettre en veille dans un coin de la salle. Je sens la Force planer autour de moi mais je ne peux m’en servir. Un frisson d’inquiétude parcourt mon corps et mon esprit. Quelle est donc cette sorcellerie ? Mes réflexions sont coupées nettes part les bipbip d’un autre robot. Il s’arrête à quelques centimètres de ma position, sa lentille s’agrandit tandis qu’un hologramme apparaît. Un homme, visage caché, sceptre à la main, entame un laïus d’une voix roque et modifiée :


- Bonjour apprentie Sith. Si vous êtes ici, ce n'est pas pour un test, mais pour survivre. Les règles sont simples. Si vous tentez de fuir, vous mourrez. Si vous tentez de vous en prendre aux droïdes espions, vous souffrez. Remontez les couloirs en suivant les lumières et vous rencontrerez votre binôme. L'un et l'autre êtes liés. S'il meurt, vous mourrez. Sortez du labyrinthe, et vous serez libre. Pour le petit côté "amusant" de la chose, des Ysalamirs se trouvent un peu partout. Ces derniers ont l'étrange capacité d'empêcher nos amis Forceux de faire usage de leurs pouvoirs. Bien entendu, vous …  

Un coup de pied retourné frappe le fameux espion dans son orbite, l’hologramme est instantanément remplacé par une violente décharge. Mes jambes ne tiennent pas le choc et je m’écroule de façon grotesque sur le sol. Les muscles tendus par la douleur, je serre les dents pour ne pas crier. Après plusieurs minutes à haleter et reprendre mes appuies, je me redresse et avance en tanguant dans la seule direction possible. Le couloir est étroit et obscur. Je suis obligée de m’appuyer pour ne pas perdre l’équilibre. Note à moi-même : ne plus frapper un de ces droïde espion. Après plusieurs dizaines de mètres, semblant être des centaines, je me retrouve dans une salle ronde plus grande cerclée par des spots de lumière au niveau des jointures. Personne. Ça commence bien. Les secondes passent ainsi que les minutes jusqu’au moment où une silhouette se dessine enfin dans le noir. Un homme, plus vieux, autour de la trentaine peut-être, blondinet et pas en forme… C’est avec lui qui je dois survivre ? Super, bonjour la poisse oui. D’autant que je n’ai ni la possibilité d’utiliser la force, ni même mon sabre. Si je dois survivre avec ça, ça ne va pas être de la tarte. Je me redresse et le fixe droit dans les yeux, ni sourire en coin, ni plissement du regard, rien, avant de parcourir son corps de haut en bas. Musclé certes, visage trop gentil, vêtements de…

*Oh ! Le petit fils de …*

Un républicain, manquait plus que ça. Mes doigts se resserrent une demi-seconde avant de se détendre. Un sourire forcé maquille mon visage et je me jette dans ses bras.

-La République merci, je suis sauvée ! Où sommes-nous ? Pou-pourquoi moi ! Que nous veulent-ils ?! J’ai… J’ai peur.

Ma voix est chevrotante comme si les larmes m’été montées aux yeux. Le visage enfouit dans ses abdos, une lueur sadique scintille au fond de mes pupilles… Ce « jeu » peut finalement être intéressant...
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MessageSujet: Re: Perdus dans l'espace... [PV Arken] Dim 9 Oct - 20:03


Tandis que les couloirs se suivent et se ressemble, je perçois le mal-être qui monte en moi. Cette sensation perpétuelle que je considère souvent comme étant l'instinct de survie. Ou plutôt, devrais-je parler de mon propre instinct. Je n'ai jamais eu de sixième sens à proprement parler. Autrement, j'aurais perçu depuis longtemps ce qui allait m'arriver et donc, l'aurais éviter au lieu de me retrouver ici, dans un lieu parfaitement inconnu, désarmé et cherchant une sortie depuis que j'ai réussi à me relever. Ma main continue de se poser contre les murs froids et j'arrive à peine à soutenir mon poids. Le choc que j'ai reçu m'a salement mit à mal et je peine encore à reprendre l'ensemble de mes forces. Chaque parcelle de mes muscles, de mon cerveau, ou même de mon esprit semble avoir été percutées par un Destroyer Impérial… Merde ! Rien que l'idée me donne envie de vomir. Reprends-toi Elios, tu es le Garde du Corps de la Chancelière, d'Eden… Tu ne peux décemment pas t'arrêter ainsi. Finalement je m'adosse à un mur, et tandis que ma respiration se remet lentement mais sûrement à reprendre une vitesse convenable, j'entends des bruits de pas non loin. Lents, faible… Au vu de la manière de marcher il doit s'agir d'une femme, et plus précisément d'une enfant. Une enfant ?

Sans que je ne comprenne le pourquoi du comment, mes forces reviennent soudainement. Je me remets alors en marche et venant d'arriver dans une salle circulaire, j'aperçois cette enfant – dont l'âge ne doit pas être plus que la moitié du mien – et alors que je m'arrête sous la lueur diaphane des éclairages flottant dans la pièce elle se met à courir dans ma direction. Mon instinct m'intime de me méfier. Pourquoi ? Ce n'est qu'une enfant… Pourtant… Percutant mon torse, elle se blotti contre moi, enfouissant son visage dans les plis de ma tenue. Ses sanglots montent alors jusqu'à mes oreilles. Jamais je n'ai eu à réconforter une enfant. Personne ne l'a jamais fait pour moi non plus. Comment dois-je réagir ? Perplexe, et particulièrement gêné, je pose mes mains dans son dos et commence à lui parler. Mais que dire à une enfant potentiellement traumatisée ? Quels sont les mots qu'elle attend ? Ceux dont elle a besoin pour se sentir mieux ?


- Ne pleure plus s'il te plaît. Nous sortirons d'ici vivant. Je t'en donne ma parole.

Pliant les genoux, je me mets à sa hauteur, et, un sourire aux lèvres, je tente de lui remonter le moral autant se faire que peut. Après m'être présenté sous mon prénom, je reste silencieux quelques minutes. Quelque chose en elle me dérange. Je ne saurais dire quoi mais la sensation qui émane d'elle est plus que dérangeante. Pourtant, le fait est qu'il soit s'agir de ce "binôme" dont l'homme avait fait part dans l'enregistrement laissé par le droïde. Ce "jeu" devient de plus en plus clair à mes yeux. Un tel sadisme n'est guère habituel dans la galaxie. Et même si je voulais mettre la plus petite parcelle de mes griefs à l'encontre de l'Empire de côté, il était clair comme de l'eau de roche que ces derniers y étaient pour quelque chose. Après m'être relevé j'observe la pièce dans son ensemble. Outre les deux entrées par lesquelles nous sommes arrivés, trois autres ouvertures s'offrent à nous. Ces dites embrasures, pareilles aux autres en tous points s'allument alors tour à tour. D'autres couloirs, dont la terminaison se fait dans les plus lointaines ténèbres, se distordent inlassablement.

- Tu vois, nous avons plusieurs chemins devant nous pour nous en sortir.

Une pointe d'humour dans un moment des plus lourd. Voilà la marque de fabrique d'Elios Albireo disait souvent mon mentor. Ainsi, je tentais de détendre un peu l'atmosphère, mais si, au demeurant, la présence même de la fillette en faisait bien autrement. Tour à tour, j'étudiais les ouvertures après m'en être approché. Si ma formation dans les rangs des SpecForces m'avait bien apprit une chose, c'était qu'il fallait toujours se méfier de ce qui était trop simple, trop proche, trop facile… Tandis que je m'étais accroupi pour étudier une ouverture, la pointe métallique d'une botte vint me percuter en plein menton, m'envoyant valser en arrière. La douleur physique n'était rien comparée au fait d'avoir été frappé en plein ego. Me frottant le menton, je me relevais et regardais le géant à la peau bleutée et aux yeux rouges qui me fixait, un air satisfait sur le visage.

- D'accord, tu veux jouer à savoir qui fait mal à l'autre. J'aime ça… Observe et apprend mon grand…

Mon rôle était simple, je devais protéger cette fillette quoi qu'il puisse m'en coûter. Si j'avais choisi de quitter à mon tour les SpecForces pour devenir un garde du corps ce n'était pas pour faire beau. J'avais une dette à rembourser, une vie pour une vie. La Chancelière m'avait sauvé la vie, je devais faire de même pour elle. Honneur mal placé ou excuse pour être à ses côtés ? Qu'importe… Mon choix était fait. Cette gamine n'était pas Eden, elle n'était pas non plus ma fille, ma sœur ou quelqu'un de proche, mais j'étais ainsi fait. Un parfait abruti qui faisait passer son honneur avant le reste. Je lui avais donné ma parole. Fin de la discussion. Pour en revenir à l'autre géant bleu, il frappait fort, mais je frappais encore plus violemment que lui. Un goût âcre de sang terreux dans la bouche et m'essuyant la commissure des lèvres avec mon pouce, je me retournais au bout de plusieurs minutes d'un combat à mains nues qui aurait valu la mort à de nombreux combattants inexpérimentés.

- Ca doit être le bon chemin, ou alors le coup du gardien de la porte n'est plus ce qu'il était… Quel est ton nom au fait ?



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MessageSujet: Re: Perdus dans l'espace... [PV Arken] Mar 11 Oct - 23:31


Quel idiot ! Quel imbécile ! Le rôle de la jeune fille en pleurs fonctionne toujours. Particulièrement sur les personnes de sa trempe. Toujours à vouloir aider son prochain, tendre l’autre joue après avoir reçu une claque… Il m’exaspère déjà. Je le vois bien que plusieurs choix s’offrent à nous. Je n’suis pas aveugle si tu ne l’avais pas remarqué… Pauvre type.

Les mains jointes, et collées à ma poitrine, je fais mine de le suivre d’un pas hésitant. Tressaillant au moindre bruit, poussant des petits cris lorsque les lumières crépitent. Je rentre petit à petit dans mon jeu d’actrice et m’amuse comme une petite folle. Son sérieux et le rôle de protecteur qu’il s’est attribué ont un quelque chose de touchant presque d’apitoyant. Si seulement il savait… Mon cœur brûle d’envie de lui dire pour voir sa tête, mais mon esprit me dit de rester calme, d’attendre le bon moment. Que ferait Maïa ?... A tous les coups, elle réduirait tout en miette sur son passage sans l’aide de personne. Malheureusement, je ne suis pas encore assez forte pour ça. Un jour prochain. Pour le moment, je ne peux que duper mon monde et tirer les ficelles dans l’ombre.

Après plusieurs minutes de marche, les festivités s’entament. Elios se met à danser une valse de poings avec un inconnu. Mon reflexe se porte sur les alentours, aucun binôme en vue. Il attendait patiemment que Gueule d’Ange et moi passions notre trogne. On peut conclure qu’il connaissait notre trajectoire et donc que les chemins choisis ne sont là que pour nous désorienter. Information intéressante que je ne partagerais pas. Toujours avoir un coup d’avance, c’est la clef de toute réussite.


-Naya. Je… Je m’appelle Naya. C’est vraiment le bon… Le bon chemin ? Ça veut dire que la sortie est proche ?!

Un sourire factice illumine mon visage tandis que j’attrape Elios par la manche.

-Alleeeez on y est presque ! Vite !

Je me mets à courir en amont de sa position tout en tirant sur le tissu pour lui faire accélérer le pas. Concentrée sur la route, mes yeux scrutent le noir à la recherche du moindre indice, de la moindre fluctuation dans la Force. Même si inutilisable, son empreinte ne peut disparaître. Maîtresse du tout et du rien, on ne peut la soustraire à la vie. Ma bouille réjouis s’est muée en une concentration glaciale. Tout mon être est tendu dans cette accélération. Quitte à être les souris de ce jeu, nous mènerons la danse. Plusieurs couloirs plus tard, nous nous retrouvons devant une porte imposante. Face à nous, un duo à l’aspect louche. Oreilles pointues, piercings, tatouages sur le cou et, faute de mauvais goût, des marcels noirs.

*Ça commence à bien faire…*

Le jeu, même si aussi amusant qu’il est, commence à me titiller. Laisser quelqu’un se battre pour moi, certes, mais courir pour rien, non. S’en est trop.  

-Hey ! Vous ! Ouvrez la porte ! Dis-je tout en me cachant derrière mon coéquipier.
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MessageSujet: Re: Perdus dans l'espace... [PV Arken] Jeu 13 Oct - 11:56


Il y avait quelque chose qui n'allait pas chez cette gamine. Et ce qui m'agaçais le plus c'était ni plus ni moins que de ne pas savoir quoi ! Autant chercher des puces dans le dos d'un Wookie ! J'aurais eu plus de chance d'y arriver que de réussir à mettre le doigts sur ce qui me dérangeait chez elle. Plus encore après avoir étalé l'autre géant bleu. Ses yeux brillaient d'une lueur dérangeante. Elle prenait plaisir à le voir ainsi sur le sol ou quoi ? Même si mes connaissances en terme de sociabilité ne sont pas très avancées… S'extasier devant un corps réduit à l'état de pâtée difforme, ce n'est pas forcément le plaisir habituel des gamines de son âge. Mais bon, je peux tout à fait me tromper. Malgré que mon instinct me dise le contraire… Sa voix résonnait désormais comme un appel à la méfiance. Lors de mes entraînements, j'avais appris à comprendre une chose, chacun parlait d'une manière lui étant propre, et de cette dernière, nous pouvions en apprendre beaucoup plus sur eux. Pour cette "Naya", sa voix changeait d'une minute à l'autre, comme si… Elle essayait de me cacher quelque chose. Mais quoi ?

Lorsqu'elle me tira par la manche, m'obligeant à la suivre, je dus arrêter mes observations. Après avoir enjambé le corps de mon adversaire, elle se mit à courir à travers les couloirs sans relâcher le tissu de ma tenue. Mes craintes se faisaient grandissantes alors que le souvenir du choc électrique parcourait encore la moindre parcelle de mes muscles. Mes jambes habituées à la course et aux différentes missions des SpecForces me faisaient ressentir une douleur atroce. A croire que tout ici avait été fait pour nous empêcher de nous en sortir vivant. S'arrêtant d'un coup face à deux hommes Naya se mit à hurler à qui voulait l'entendre d'ouvrir la porte. Cette gamine était un vrai danger pour elle autant que pour les autres. Etre le Garde du Corps de la Chancelière me demandais bien plus de concentration, certes, mais devoir jouer les "garde-chiourme" pour une enfant aussi instable… Je passais mon tour.

Avec de pareilles têtes, ces deux types me disaient quelque chose. Un œil bionique vint se poser sur moi, s'extirpant de l'orbite de l'homme le long d'un câble de métal strié. Il m'étudia quelques secondes avant de revenir à son point de départ. Et l'homme sourit, ou plutôt, "me" sourit. Dévoilant des dents acérées et aussi pointues que des dards, je fini par le reconnaître. Un ancien membre des SpecForces devenu Chasseur de Primes, et bien entendu, à ses heures perdues, criminel de guerre et assassin à la charge du plus offrant. Un mec bien en somme… Ironiquement parlant j'entends. Sa question, supposant que désormais "je faisais dans la pucelle" manqua de me mettre hors de moi. Néanmoins, je gardais mon calme au maximum. Quelque chose ou quelqu'un se trouvait de l'autre côté de cette porte, et il n'attendait qu'un geste de ma part pour agir. Comment pouvais-je le savoir ? A l'ouïe… Sa respiration était forte et son cœur battait rapidement.


- On dirait que tu as fini par te retrouver enfermer dans une cage. C'est d'ailleurs la place des salopards dans ton genre.

Sourire aux lèvres, Naya se cachant dans mon dos, et le poing serré, le moindre de mes mouvements m'aurait valu une sévère correction. Pourtant il ne bougeait pas. Etrange. Un sifflement monta jusqu'à mes oreilles. Merde ! Je n'eu que le temps d'esquiver la lame qui venait de trancher mon ancien acolyte en deux, c'est alors que mon regard se porta vers Naya. La chaîne qui passait devant moi n'appartenait à personne, c'était un piège, et au vu de ce qui était arrivé aux deux criminels, je ne pouvais laisser Naya perdre la vie… Les règles étaient simples, elle mourrait, je mourrais. Ma vie m'importait qu'assez peu, mais pas celle de cette gamine, tout aussi dangereuse soit-elle. Et ce que je vis me glaça le sang… Mon instinct avait eu une nouvelle fois raison… Elle n'était pas simplement ce qu'elle paraissait être…



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MessageSujet: Re: Perdus dans l'espace... [PV Arken] Mer 26 Oct - 13:03


Cachée derrière Elios et à l’affût, je n’entends qu’un lointain sifflement approcher de notre position. Concentrée sur le proche combat à venir, je ne remarque que tardivement l’objet de ce bruit : une lame imposante tombant de tout son poids. Le républicain roule sur le côté pour esquiver le piège me laissant seule face à mon destin. Au lieu de me raidir et bondir pour échapper à la mort, mes muscles se détendent tandis que mes pieds tournent sur eux-mêmes. Deux petits cercles plus loin sur la gauche, je sens le métal passer dans mon dos.

M’arrêtant quelques secondes pour observer la lame se planter dans le mur adjacent, mon regard est attiré vers le sol. A mes pieds, une mèche bleue repose en paix. Mes yeux s’agrandissent avant de se renfrogner tandis que je me mords la lèvre inferieur. Je tâte mon dos comme pour me persuader d’une illusion mais ce sont bien les miens. Je sens mon corps bouillir et ma respiration se saccade. Une dose de violence me monte à la tête et fait virer mes pupilles en un rouge violacé sans que je m’en rende compte. Je me retourne et croise, malheureusement, le regard de mon garde du corps qui reste béat. Une pincée de secondes s’agraine avant que je ne comprenne : mon jeu est fini... Tant pis, changeons de stratégie.


- Un soucis ? Viens m’aider à ouvrir cette porte au lieu de rester bloqué comme un idiot.

Je lève les yeux au ciel et expulse mon agacement d’une bruyante expiration. Arrivée à la porte, j’observe attentivement les détails de celle-ci. En ces temps d’incompréhension, le plus petit indice reste une pépite à ne pas louper. Je pose mes mains sur cette surface froide aux arabesques simples mais capricieuses. Mes doigts suivent ces motifs tandis que mes yeux observent les alentours de la porte. A gauche et à droite, nada - pas de levier, ni même d’énigme inscrite – au sol, un creux et, au-dessus, une forme attirant mon attention.

-Hey Blondinet. Fais-moi la courte échelle.

Prenant de l’élan, je sprinte en direction d’Elios et prend impulsion sur ses deux mains. Sa force et ma vitesse me permettent d’atteindre la sculpture d’où, maintenant j’en suis certaine, partent toutes les volutes. Ce bas-relief représente un homme, droit comme un I, à ses pieds, un corps d’où s’écoule les fioritures… J’esquisse un sourire avant de me laisser tomber en arrière. Une faible torsion du torse et du bassin, je retombe sur mes pattes. Sans même prendre le temps d’expliquer ma découverte au Républicain, ni même le regarder, je me dirige vers un des deux corps encore sanglant. Le prenant par le poignet, je le tire jusqu’à la base de la porte.

Son sang irradie le sol jusqu’à atteindre la dépression. Le liquide rouge rempli le motif avant de glisser à l’intérieur des fioritures et remonter la porte. La couleur rougeoyante qui s’en émane est magnifique. Je reste stoïque face à ce spectacle, ne comprenant rien à ce mécanisme, je le trouve encore plus beau… Arrivé au sommet, le cruor imprègne le motif qui s’illumine à son tour. Dans un bruit métallique, ce dernier disparaît dans la porte et, après une poignée de secondes, s’ouvre.


-Trop facile.

La nouvelle salle ressemble à l’ancienne mais en plus grande. En effet, non pas une mais deux portes nous font face. Une fois encore, des pécores nous attendent. Bordel ! Qu’est-ce que j’aimerais avoir mon sabre…

-Tu veux la jouer fine ou brutal Elios ?

*Et qu’on ne me dise pas que je fais pas d’effort d’intégration après…*
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MessageSujet: Re: Perdus dans l'espace... [PV Arken] Sam 5 Nov - 17:19


Alors voilà le véritable visage de cette enfant. Des traits recouvert d'un sang aussi vermeil que ses yeux. Elle n'était plus humaine, à moins que jamais elle ne le fût totalement. Je retenais ma respiration en tentant de comprendre ce qu'elle était. Le moindre de ses gestes était calculé, étudié, sa voix s'était pourtant muée plus d'une fois, et pourtant, pourtant je n'avais rien remarqué, ni même compris. Dans cette scène morbide où la lame, recouverte de ce liquide vital, passa à côté d'elle, cette enfant me parut bien plus dangereuse que quiconque jusqu'à lors. La haine qui émanait désormais de son corps irradiait de la même chaleur qu'un soleil sur Tatooine. Un sentiment me pris les tripes, serrant mes boyaux d'une main griffue me poussa à trembler de peur. Malsain. Mon instinct une fois de plus avait eu raison. La sauvagerie mêlée à ce visage d'ange et aux pleurs d'enfants… Comment avais-je pu me faire prendre à ce jeu ? Moi qui étais celui qui me devait de protéger la représentante de la République dans la Galaxie, je m'étais fait avoir comme un débutant !

Sa voix résonna tel un tremblement de terre. Bas les masques… Mon souffle reprit lentement une respiration normale et mon cœur se calma dans ma poitrine. Il était plus que temps pour moi, pour nous, de sortir d'ici. La porte, au vu de l'apparente épaisseur, aurait survécu à n'importe quelle arme conventionnelle ou connue. Le long des arabesques et des interstices de la pierre et des matériaux dont elle était faite, mes doigts ressentaient la plus petite parcelle qui aurait pu nous donner un signe de réponse. Une ouverture, une simple fissure dans le mur. Rien. Seule une forte odeur de fer embaumait le couloir. Enjambant les cadavres dont les corps gisaient béatement sur le sol, coupés en deux parties si distinctes qu'un fou aurait pu avoir l'indécence de vouloir les accrocher une nouvelle fois ensemble sans avoir le moindre soucis.

Liant mes mains, les doigts croisés, je la projette vers le plafond. La hauteur est telle que malgré la force utilisée, Naya ne le touche pas. Apparemment satisfaite de ce qu'elle voit, elle retombe, et enchaînant des mouvements acrobatiques se retrouve derrière moi. Un froissement de tissus suit les craquements d'os. Puis, alors que tirant un des cadavres par le poignet, elle s'approche de la porte, le sang commence à s'écouler jusqu'à mes bottes. Des souvenirs sinistres me reviennent. Des places, des villes entières sont dévorées par les flammes. Le sang coule le long des rues, faisant naître une rivière de souffrance et de ténèbres alors que les cris des femmes abusées mêlés à ceux d'hommes que l'ont massacre remonte à mes oreilles… Missions après missions. Jours après jours. L'Empire marque un peu plus la souffrance du peuple au fer rouge. Elle n'est pas eux… Cette enfant est pire ! Néanmoins, je ne peux pas fermer les yeux sur la porte qui s'ouvre alors devant nous. Le sang, catalyseur de toute vie, servait donc de "clef" pour la suite de notre avancée.

Non sans rester à l'affût du moindre de ses mouvements, j'emboîte le pas de Naya. Visualisant la nouvelle pièce par-dessus sa tête, je remarque qu'une fois encore, le choix est présent. Cela aurait été bien trop simple que de pouvoir s'en sortir aussi aisément. C'est étrange, mais lorsque je me retrouve à ses côtés, quelque chose en moi change. Sans lui répondre, je passe devant elle. Ils sont six. Des prothèses, des armes, ils me font face. Mon corps ne me répond plus et j'avance seul. J'ignore où je suis, et dans mon esprit j'entends le hurlement d'un animal qui s'adresse à la lune. Qui suis-je ? Où suis-je ? Attrapant un bras, je tire. Il craque et s'arrache. D'un hurlement puissant, les ordres fusent alors de l'homme à qui appartient ce membre. Mon poing se serre et, d'un mouvement, je traverse son plexus. Mes doigts s'ouvrent de l'autre côté de son corps, laissant retomber son cœur encore chaud et palpitant sur le sol. Que… Que suis-je ? Pourquoi fais-je cela ? Mes yeux ne comprennent pas, mon esprit est embrumé, mon cerveau est perdu… Les corps se brisent, prenant alors des angles distordus, certains allant jusqu'à pénétrer leurs propres organes d'une manière si étrange que le plus étonnant des arts ne l'aurait peut-être jamais pensé. Des larmes coulent le long des joues de celui qui me fait alors face. La peur se lit dans son visage. Une peur indicible. Aurait-il vu une créature si dangereuse qu'il ne pourrait le nommer ? Pourtant non. Il n'y a que moi. Moi… Et elle. Je me retourne. Mes mains se portent à mon regard, et, abasourdi, je lui saute à la gorge, la plaquant contre le mur. Malgré la haine qui m'assaille, je me contiens et fou de rage autant que des restes de ma fureur aveugle, je m'adresse à elle.


- Que m'as-tu fait ? Qui es-tu réellement ?

Des morceaux de chaire glissent alors le long du mur. Il y a eu autre chose. Ce ne peut pas être elle. J'ai été formé pour empêcher quiconque de pénétrer mon esprit. Elle n'y est pour rien. Mon instinct me le souffle. Lentement je relâche mon étreinte sur elle et m'excuse, penaud. M'adossant au mur, je me laisse choir sur le sol froid, entouré de ce qu'il reste de ces hommes. L'arrière de mon crâne frappe à plusieurs reprises le métal avant que je ne comprenne… L'injection, la puce… Agirait-elle comme un déclencheur de nos pulsions ? Mes sentiments les plus sombres sont enfouis au plus profond de moi. Si Naya ne fut par touchée par cela, c'est pour une seule et unique raison.

- Tu es une Sith c'est ça ?



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MessageSujet: Re: Perdus dans l'espace... [PV Arken] Lun 7 Nov - 0:35


Face à cet attroupement, Elios me dépasse sans mot dire. Ça démarche n’est plus là même, tout comme son aura. Je la ressens vivement, pleine de rage et de fureur. S approchant des misérables, des gerbes de sang fusent mêlées aux cris et à des ordres étouffés par la douleur et la peur. Cette vision égaye ma journée et me donne des frissons de plaisir. Leur visage se tord sous la douleur ainsi que leurs membres. Les craquements raisonnent à mes oreilles comme des feux d’artifices. Des étoiles dans les yeux, je me délecte de la scène. Rien ne passe inaperçu, pas même la flaque d’urine sous le dernier mécréant debout. Mon plaisir est tel que ma respiration se saccade. Carnage perpétré par un Républicain, cela n’en est que plus jouissif. Cette violence gratuite, cet hymne à la mort me réchauffe l’âme tandis que les cris sont comme une berceuse.

Je ferme les yeux pour incruster cet instant à jamais dans mon esprit. Mes mains tremblent de satisfaction et une sensation de délices inonde mon estomac. Et, tandis que je rêvasse dans cet extase, une force herculéenne me soulève et m’écrase la trachée. Portant mes doigts autour de l’objet, j’ouvre les yeux et découvre Elios face à moi. Son visage est celui d’une bête prise de rage. J’essaye de lui faire lâcher prise en tirant sur ses paluches, aucun résultat. Ses traits sont durs et ses lèvres serrées. Il me crie dessus mais je ne peux lui répondre. Ma bouche s’ouvre pour ne laisser qu’un fin filet d’air jouer au yo-yo. Mes jambes s’agitent, tentent de le frapper… la distance est trop courte. J’ai hâte de grandir.

Petit à petit, la pression retombe. Petit à petit, je respire à nouveau. Petit à petit, je retrouve le plancher des vaches. Tandis qu’Elios n’est plus que l’ombre de lui-même. Dommage, il commençait à me plaire. Il s’excuse, bafoue quelques mots… ridicule. Avec ses émotions, passant du coq à l’âne, ma joie précédente s’est muée en une exaspération sourde. Je me frotte la gorge tout en me dirigeant vers le dernier homme encore vivant mais me bloque à la question du gentil petit soldat :


-Tu es une Sith c’est ça ?

Pour toute réponse, je le fixe droit dans les yeux. Aucune émotion ne transparait. Je pourrais lui sourire, lui tirer la langue ou même lui faire un clin d’œil. Rien. Je reste de marbre. Je ne suis pas ici pour le conforter dans ses troubles ou moments de faiblesse. Rien à foutre, je veux simplement sortir d’ici. S’il faut pour cela qu’il perde la tête… Ainsi soit-il. Tout ce que je peux faire est de le pousser de la falaise. Et, pour cela, rien ne vaut une démonstration.

Arrivée au dernier clampin vivant, un frisson de dégoût me secoue l’échine. Assis dans sa propre pisse, les bras-robotique arrachés, recouvert de fluides en tout genre, ma première impression est celle d’un insecte auquel on viendrait de couper les ailes. Ses yeux globuleux me scrutent. Il bégaye quelques mots mais un doigt sur mes lèvres lui ordonne le silence. Je porte alors mon attention sur Elios. Mon expression glaciale laisse place à un sadisme qui me tord le visage.

L’instant suivant, mon talon frappe le bas de la mâchoire du pauvre homme. Quelques dents volent dans un râle de douleur. Il crache du sang. Allongé au sol, il ne peut se redresser. J’enchaine plusieurs frappes au même endroit. Sa bouche n’est plus qu’une bouillie difforme d’où s’écoule des filaments rouges. Enjambant cette masse immonde, je place un pied sur sa gorge.


-Dis-moi qui dirige ce lieu.
-'e 'eux 'as
-Quelle porte dois-je prendre ?
-'oite 'oite !
-C’est vrai ce mensonge ? Tu n’aurais pas l’audace de me mentir tout de même ? Veux-tu que j’appelle mon ami pour te rafraîchir la mémoire ?  
-'e 'ure !! 'e 'ure !!
-Gentil garçon. Tu as de la chance, je suis de bonne humeur…

Un faible espoir de survie badigeonne son visage que je me depêche de faire disparaître alors que j’exerce une pression crescendo sur sa trachée. Tandis que ma force augmente, ses pieds se tortillent l’un après l’autre. Son souffle se fait court, je peux sentir le sang lui obstruer la gorge et ses yeux sortent presque de leur orbite. Un petit rire m’échappe. Et, tandis que sa souffrance augmente, mon ricanement éclate pour envahir le couloir. Englobant l’air artificiel du lieu, je n’arrive pas à contenir mon aura qui cascade autour de moi. Ma moquerie s’intensifie et prend de la profondeur tandis que des spasmes secouent le détritus humain sous ma botte. Doucement, son corps arrête de bouger et mon rire redescend pour ne laisser qu’un silence mortel. Plusieurs heures s’écoulent pour une poignée de secondes.

-Bien !... Il a dit droite donc allons à gauche ! T’en dis quoi Blondinet... Elios ?
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MessageSujet: Re: Perdus dans l'espace... [PV Arken] Sam 12 Nov - 17:10


Mon corps me faisait un mal de chien. Bordel ! Cette enfant était donc bien une Sith… Il recrutaient au berceau maintenant ces enfoirés ? C'était impossible de posséder une telle puissance et une colère pareille dans un corps qui semblait si frêle. Et pourtant c'était le cas. Il fallait que je me relève, j'ignorais encore ce que l'on pouvait risquer si on restait trop longtemps dans la même pièce. Une mort bien plus désagréable que toutes celles que j'aurais pu imaginer très certainement. D'ailleurs, je commençais très sérieusement à me poser des questions concernant une potentielle chance de survie. Jusqu'à présent nous avions du affronter plusieurs prisonniers. Qui plus est, le fait est établi que plus que je resterai longtemps auprès d'elle, plus j'aurais de chances de devenir un monstre sanguinaire. Mon regard balaya alors la salle. Le charnier qui s'étendait du sol au plafond manqua de me faire vomir. Des odeurs de corps décharnés montèrent à mes narines… Comment avais-je pu faire cela ? Qu'en penserais la Chancelière si elle l'apprenait, et Elhy, sans compter le savon que me passerait Unshra s'il venait à apprendre ça. Je n'étais pas humain, mon cerveau fonctionnait bien différemment, je me dirigeais à l'instinct, et vivait en tant que tel. Pourtant… J'avais échoué ici.

M'appuyant sur le mur, la paume de ma main dégoulinait d'un sang qui se mettait de plus en plus à coaguler entre mes doigts, il me fallu plusieurs essais avant de réussir à me tenir debout sans appuis. Ce rire… Plus pure est la folie, plus dangereuse est la créature qui la possède. Mais cette Naya – si tant est que ce soit bien son nom – ne me dis pas tout. Je le sais, d'ailleurs, une chose m'échappe, si elle est une Sith… Où sont passés ses pouvoirs provenant de la Force ? Est-ce cette injection qui lui annulerait ses pouvoirs ou… Autre chose ? Voilà qu'elle termine sa besogne et s'adresse désormais à moi. A droite ou à gauche, qu'importe. Notre survie n'est finalement rien d'autre qu'un moyen de pression. Nous finirons fatalement par laisser la vie ici… Alors pourquoi se poser des questions toutes aussi inutiles qu'infondées ? Sans lui répondre, et boitant à demi, je passe à côté d'elle et j'emprunte le couloir de gauche.

A peine avons-nous quittés la salle que la porte se referme derrière nous. Comme je m'y attendais, la longueur du couloir ne pouvait signifier qu'une chose : des emmerdes ! Que croyaient-ils pouvoir faire avec nous ? Bon ou mauvais couloir, le résultat aurait été le même. Ventre à terre, je rampais dans la direction qui me faisait alors face. Entre les morsures de la chaleur perpétrée par les lance-flammes dont les gerbes léchaient avec avidité les murs parallèles à leurs canons noirs ébène, et le plafond qui descendait inlassablement, je n'avais aucune autre envie que celle de m'extirper de cette fosse aux morts. D'un mouvement rapide, j'attrapais la main de Naya et tira la gamine dans la nouvelle pièce. Une vie pour une vie… Ce fut avec une force renouvelée que je me levais. Ca commençait à bien faire. Ce petit jeu me tapait de plus en plus sur les nerfs. De salles en salles, de couloirs en couloirs, qui était cette espèce de cinglé qui prenait plaisir à jouer avec nos vies ? Mourir n'était pas dans mes plans du jour. Pas plus que dans ceux de demain. Attiré par quelque force invisible mes pas m'imposèrent d'avancer devant un tableau de commande. Plusieurs boutons de diverses couleurs s'y trouvaient, ainsi qu'un projecteur holographique. Hum… Un test d'intelligence peut-être. Après la force brute, l'intellect faisait partie des trois piliers du guerrier. Je craignais de voir ce qui allait être la dernière partie de ce test grandeur nature.

Sans que je n'eu le temps de réagir, des lianes préhensiles sortirent du plafond et attrapèrent mes extrémités. Retenant un juron tout autant qu'un cri de douleur, les lianes de métal prirent comme objectif de m'écarteler. Plus je tentais de m'en débarrasser plus la force qui m'enserrait se faisait imposante. Enroulé autour de ma gorge, je commençais à manquer d'oxygène. Naya ! Elle ne pouvait pas me laisser ainsi… A moins bien entendu qu'elle n'ai envie de mourir ici aussi. Les lianes me retournèrent et, le visage tourné vers le projecteur holographique, je vis le même homme qui s'était présenté à moi lors de mon réveil.


- Félicitations. Il est rare que quelqu'un arrive jusqu'ici. Votre dévotion force le respect. Mais arrêtons les simagrées. Vous voici dans la salle des épreuves. Répondez correctement à ces questions, et vous resterez en vie. Une seule erreur… Et vous le paierez… Le temps est compté pour tous les deux. N'oubliez pas, si l'un meurt, l'autre le suivra.

La salle des épreuves ? Il n'aurait pas pu trouver un autre nom pour cette pièce tout aussi ressemblante aux autres ? Merde ! Son hologramme disparu, et alors que deux images apparaissaient sur le tableau de commande, une liane m'enserra la bouche, me forçant au silence. Apparemment, je n'avais pas le droit d'aider la gamine. Mis à part attendre la mort avec patience, je ne pouvais plus rien faire… Fermant les yeux, le pensais à Eden. J'étais son garde du corps. J'aurais tellement aimé pouvoir être plus… Mais mon esprit reprit le pas sur mes craintes et je pus distinguer les images au dessus desquelles se trouvait, pour chacune d'entres elles, la question les concernant. Les réponses me sautèrent aux yeux. Mais qu'en était-il de Naya ?

Première question:
 

Deuxième question:
 



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MessageSujet: Re: Perdus dans l'espace... [PV Arken] Sam 26 Nov - 17:15


L’hologramme me fait face. Coudes posés sur le tableau de bord, menton dans les paumes, j’écoute amusée notre ennemi commun. Une épreuve de plus, un nouveau genre, j’aime son style. Ce jeu, quel panard ! Vraiment, je n’avais pas ressenti une telle excitation depuis longtemps -Quand était-ce déjà ? Ah oui, mon entrainement avec Maïa- Un shoot cristallin de sérotonine, du plaisir à l’état pur.

Cela étant dit, je lui crèverai les yeux. Lui arracherai la langue pour la donner aux chiens. Personne n’a le droit de se jouer de moi. Vautré dans sa suffisance, je le ferai chuter. Roi, il ne sera qu’esclave. S’en prendre à ces idiots de rebelles ? Cohérent. Aux Jedis ? Avec plaisir. A ces consanguins de l’Empire ? Raisonnable. Aux Siths ? Erreur fatale. En faisant de moi sa prisonnière, il se moque de ma maîtresse. Et cela… Cela n’est pardonnable qu’à travers les feux de l’enfer.

Tandis que l’enregistrement disparait, deux énigmes s’affichent sur les écrans. Coup d’œil sur celui de gauche, je lève les sourcils en secouant la tête de gauche à droite. Moniteur de droite, je soupire. Vraiment ? Est-ce le maximum de son intelligence. Déçue. Voilà mon sentiment à cet instant précis. Comment une personne, capable d’un tel labyrinthe, peut-être aussi inapte ? Je chasse aussi vite qu’il est arrivé ce sentiment de pitié. La pitié n’est autorisée qu’aux faibles.

Joignant mes mains dans le dos, je me retourne dans la direction d’Elios. Il semble être à son aise là-haut. Déambulant tranquillement dans cette pièce morne, je tourne autour de mon partenaire -tout en réfléchissant- dont la vie ne tient qu’à une liane.


-Tout va bien pour toi ?... Surtout ne te dérange pas, laisse-moi faire tout le travail... Allô ? Oui ? Non, je ne t’entends pas. Pas besoin de marmonner dans ta liane ahahah.
Retournant devant le terminal, je pianote sur plusieurs touches avant de trouver la fonction souhaitée.

-Aaaah ! Parfait. Dis-je tout en tapant mes mains de joie. - Hey débiloss... Tu m’entends ? Je tapote sur le réticule holographique. -Je sais que tu m’entends. Tu sembles aimer les paris, je t’en propose donc un… Rien, pas la moindre réponse. D’accord, tentons autre chose. Tout le monde a son côté sombre et je pense connaître le sien... A moins que tu n’aies peur de perdre, ce qui ne m’étonnerai pas vu la facilité avec laquelle on progresse dans ton labyrinthe.

Des secondes glissent avant d’entendre quelques grésillements. L’opercule s’ouvre pour laisser apparaître le metteur en scène. Parfait, il est tombé dans mon piège.

-C’est pas trop tôt ! Maintenant que j’ai capté votre attention, écoutez-bien : Pourquoi ne pas augmenter la mise ? Rajoutez-moi une énigme de votre meilleur cru. Si je résous vos trois « casse-tête » guillemets des indexes et majeurs vous libérez blondinet ET vous nous rendez nos armes. Dans l’autre cas… Nous mourrons. Alors ? Qu’en dîtes -vous ?

L’homme encapuchonné disparaît de l’écran pour laisser apparaître une nouvelle énigme. Parfait.

Troisième question:
 

Je tends les bras, fais craquer mes doigts ainsi que mon cou, avant de pianoter les différentes réponses.

Réponses :
 

Les écrans s’éteignent. Les lianes relâchent Elios qui tombe au sol. Rapidement, une porte, invisible jusqu’alors s’ouvre pour laisser entrer un droïde de maintenance. Ce dernier vient à notre rencontre avec politesse. Il ouvre son buste pour en sortir un petit cylindre noir métallisé. Je me jette sur le petit objet et lui arrache littéralement des mains. Je remarque à peine l’énorme masse d’acier dans son dos, trop occupée par le retour de mon bébé.
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MessageSujet: Re: Perdus dans l'espace... [PV Arken] Mer 30 Nov - 17:01


Nous étions déjà dans de sacrés sales draps, et elle tentait une nouvelle fois de prendre le commanditaire pour un imbécile ?! Les Sith étaient donc bien plus inconscients que ce que je n'aurais cru. Si j'avais eu les mains libres, je n'aurais pas attendu plus de cinq minutes avant de l'attraper par la tête et la lui exploser sur le tableau du "test" de cette salle. Mais je ne le pouvais pas, dans l'état actuel des choses, le moindre de mes mouvements se voyaient interdit par les immenses tentacules qui m'enserraient les membres un peu plus violemment à chaque tension de mes muscles. Ma mâchoire commençait à craquer quand je l'entendis me parler. Mais je vais lui faire la peau dès qu'on sera dehors à cette naine de Sith à la peau bleu ! Pour qui se prenait-elle ? Un héros pour enfants ? Je n'avais pas eu le temps d'en être un, j'avais grandit bien trop vite pour vivre comme tel. Fulminant, et dans l'incapacité de réagir, je ne pouvais qu'attendre patiemment que la Mort ne vienne me chercher. Voilà qui était ironique, j'allais mourir ici avec pour seul compagnon dans la mort, une Sith… Au revoir les combats sur les champs de bataille et les troupes Impériales tombant sous le poids de mon épée. Je fermais les yeux, passablement dépité.

Mais… Mais… Mais ! Elle se prenait pour qui ? Jusqu'à présent Naya s'amusait à se moquer ouvertement de celui qui dirigeait toute cette mascarade, mais pour le coup, elle forçait le respect. Sa proposition était tout aussi fumeuse que magistrale. Nous avions peut-être une chance de nous en sortir finalement, fallait-il encore qu'elle soit plus intelligente qu'elle n'y paraissait. Ce fut au bout de plusieurs minutes d'attente qu'un hologramme apparu de nouveau. Seule une série de chiffres apparus devant nos yeux. Le Général s'amusait régulièrement avec ce genre de questions toutes plus saugrenues les unes que autres. Mais jamais encore il ne m'avait fait part de cette dernière. Mon instinct m'enserra l'esprit et j'écarquillais les yeux d'étonnement. Elle allait réussir, je le sentais au fond de moi. Non pas que je doutais d'elle, mais plutôt de ses capacités cérébrales, je ne pouvais le nier. Elle se mit à pianoter rapidement sur le clavier, les réponses apparurent les unes après les autres. Et ce fut avec un doigté triomphant qu'elle les valida.

Soudainement, les lianes m'enserrèrent avant de relâcher leur étreinte. Je tombais lourdement sur le sol, la respiration lente et souffreteuse. Un genou au sol, je fini par me relever. Bougeant la tête de gauche à droite, mes cervicales craquèrent dans un bruit ignoble – qui devait plaire à la Sith d'ailleurs – et je m'approchais du droïde. Son bras gauche me tendit la sangle qui maintenant mon épée dans le dos, et après l'avoir passé, je récupérais mon dû. Comment pouvait-on considérer une arme comme un être vivant ? Cette question resterait à jamais un mystère. Tandis que Naya semblait prête à embrasser à gorge déployée et dans une sorte de relation étrange, ce qui me paru être son sabre laser, je récupérais mon blaster. Il fallait que je fasse un minimum attention avec ce dernier. Si je venais à tirer sur un droïde… Le choc qui s'en suivrait ne serait pas le même que celui que l'on ressentait avec un simple coup de poing ! Sans rien ajouter, et libéré du poids de nos armes, le droïde quitta la pièce en utilisant la porte dérobée. Tenter de le suivre n'aurait servit à rien. Ou peut-être seulement à se retrouver au sol, le corps parcouru de spasmes.

Le temps était donc aux remerciements désormais ? Ou pas… Je n'étais pas du genre à féliciter les gens pour avoir tenté d'échanger des vies contre des armes. Sous un certain angle, les Sith ne valaient pas mieux que certains criminels et marchants d'esclaves. Elle, tout du moins. Par contre, je ne pouvais nier que ses réponses nous permirent d'avancer un peu plus vite. Plusieurs salles furent traversées sans le moindre souci. Quelques prisonniers par-ci par-là, mais aucune force de frappe assez importante pour nous tenir tête. Je constatais qu'elle était rapide, bien plus qu'elle ne le laissait paraître, et douée dans le maniement de son arme. Tandis que pour ma part j'éviter de faire passer de vie à trépas nos adversaires, elle, pour sa part, prenait un malin plaisir à leur faire ressentir la douleur que procurait la lame d'un sabre laser planté dans le ventre… Bien entendu, le sourire narquois aux lèvres et le regard psychotique en prime ! Une forme de folie pénétrait ma chaire une nouvelle fois lorsque nous passions une énième porte. De l'autre côté, une lueur sanguinolente éclaira les ténèbres. A nos pieds, un liquide bien trop connu s'écoulait alors jusqu'à nos pieds. L'un après l'autre, les suspensions qui flottaient dans les airs éclairèrent la pièce. Le plafond était parsemé de pieux de fer sur lesquels pendaient des corps transpercés de par en part. Des regards remplis d'effroi me fixèrent tandis que je scrutais ce plafond. En face de nous se tenaient deux êtres que je connaissait que trop bien. Nous-même. Se dédoublant les uns les autres, nous nous retrouvions désormais face à une bonne douzaine de clones. Et comme si ce n'était pas assez, les dalles sous nos pieds s'ouvraient et se refermaient de manière sporadique. Je préférais éviter de savoir ce qui nous attendait si nous venions à tomber…


- Même si je ne doute pas une minute que tu trouverais ça grisant de trancher en deux les clones qui me ressemblent… Je préfère m'occuper de… "Moi". (Dégainant mon épée, je serais alors le manche à deux mains et repris.) Honneur aux dames !



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MessageSujet: Re: Perdus dans l'espace... [PV Arken] Ven 20 Jan - 21:18

Depuis combien de temps était-il sur cette planète ? Des années certainement. Il avait perdu le compte, non, en réalité il n'avait même jamais compté. La société ne lui manquait pas, bien entendu elle offrait de vaste possibilités et de nombreux services qu'il aimait user sans modération, mais il n'en avait pas besoin, c'était simplement de la gourmandise et maintenant il en était certain. Plus il passait de temps ici, dans la nature sauvage et plus il voulait rester. Au départ il voulait s’entraîner seul simplement, mais maintenant c'était quelque chose de plus grand qui le faisait rester, bien entendu l’entraînement était toujours fait, chaque jours même, mais au final il ne s'en servirait peut-être jamais, après tout c'était lui le taulier ici maintenant. Si les premiers temps furent durs, depuis quelques années aucun animal ne l’embêtaient, les moins soumis d'entre eux le laissait simplement tranquille, d'autres étaient même sous sa coupe. Bien entendu ce n'était rien comparé à Kae, un vornskr qui le suivait partout maintenant et lui obéissait au doigt et à l’œil.


Bref la vie était belle pour Arken, il devenait plus puissant et surtout il se retrouver entourer des seuls êtres qu'il respectait réellement et qui le respectait totalement. Il n'avait jamais établit de campement, jugeant cela trop facile, un truc de tata comme il le dirait, au lieu de cela il faisait de toute la nature et surtout de toute la large forêt son habitat. Sa navette était toujours cachée dans un coin et ce depuis son arrivée, elle ne bougeait pas. Il gardait tout de même sur lui son fouet, ses gants de griffes laser, parce qu'au final c'était ses armes et que les hachettes en silex c'était sympathique cinq minutes.

Pourtant lorsqu'il ouvrit les yeux ce matin, il ne se sentait pas bien, le sol était plus dur que d'habitude, plus froid aussi, un truc sans âme, un truc... métallique. Arken était dans une boite de métal apparemment, les yeux ouverts, coucher sur le sol il regardait la trappe d'où venait la lumière. Il passa une main dans sa longue barbe, se grattant le menton en se demandant ce qu'il fichait ici. En retirant sa main il avait un insecte entre son index et son pouce, le début du petit déjeuner. Après avoir croquer la petite créature le Sith se demandait ce qu'il devait faire, il n'aimait pas être enfermé comme tout animal, mais contrairement à eux il n'allait pas perdre son temps à essayer de sortir en bourrant dans tous les coins. Si des hommes avaient été assez fous et doués pour venir sur Odessen, le choper sans le réveiller (en le droguant certainement) et l'avait amenés ici, tenter de péter les parois à coups de poing n'allait pas aider. En plus il ne portait que son pantalon de toile usé. Il referma les yeux essayant de se concentrer pour sentir quelque chose. Il était tellement out qu'il ne pourrait même pas essayer de s'enfuir quand on viendrait lui ouvrir, il devrait faire un truc qu'il sait très bien faire : suivre le mouvement.

Finalement, la trappe s'ouvrit et des mains vinrent le saisir. Encore allongé ils le prirent par les pieds et après lui avoir enfilé un sac sur le visage ils le traînèrent par les pieds jusqu'à une salle mystérieuse. Il sent soudain une piqûre au niveau de sa nuque et il se sent soudain beaucoup mieux. Arken se relève dans un geste martial et retire sa cagoule, il restait droit, ses yeux parcouraient toute la salle, il avait réfléchit et c'était dit qu'il s'agissait là d'un client important qui avait besoin de ses service. Il préféra ne rien faire pour le moment, ne rien dire. Un genre de droïde sortit du mur pour afficher une projection holographique qui débuta une tirade :


Je vous passerais les commodités d'usages. Si vous êtes ici, ce n'est pas pour un test, mais pour survivre. Les règles sont simples. Si vous tentez de fuir, vous mourrez. Si vous tentez de vous en prendre aux droïdes espions, vous souffrez. Remontez les couloirs en suivant les lumières et vous rencontrerez votre binôme. L'un et l'autre êtes liés. S'il meurt, vous mourrez. Sortez du labyrinthe, et vous serez libre. Pour le petit côté "amusant" de la chose, des Ysalamirs se trouvent un peu partout. Ces derniers ont l'étrange capacité d'empêcher vos pouvoirs de Force. Bien entendu, vous n'êtes pas seuls. D'autres groupes se trouvent déjà ici et tout comme vous ils n'ont rien à perdre. Acceptez ou mourrez. Vous n'avez pas d'autres choix.

Visiblement ce n'était donc pas un client qui voulait ses services. Peut importe ce qu'il se passait, visiblement il ne contrôlait rien de la situation, donc le seul moyen de sortir était de trouver la fin de ce labyrinthe et de le faire avec son binôme visiblement. Il rencontra donc l'homme qu'il allait devoir suivre, un vieil homme un peu paniqué, les boulots étaient donc donnés rapidement, le vieux s'occupait des différentes énigmes et Arken lui tuait tout ce qui les gênaient et cela marchait plutôt bien. Le vieillard arrêta définitivement de poser des question à un Arken qui restait silencieux et ne répondait que par des grognement. Il n'avait pas prévu de revoir des humains avant un moment, il lui fallait un temps d'adaptation et son look aidait à faire taire le vieux, long cheveux noir sales, longue barbe dans le même état, pantalon simple usé et un tatouage trônant sur toute une partie de son corps. A mesure qu'ils avançaient ils récupéraient des objets et le cultiste récupéra donc ses deux gants de griffes lasers, enfin... les choses allaient devenir plus aisées maintenant.

Ou pas... dans la dernière salle qu'il vit avec le vieux Arken se sentit aspiré et le sol se déroba sous lui. S'en suivit une longue glissade et un atterrissage pas en douceur sur un groupe de personne. Un groupe de plusieurs personne qui étaient deux... un groupe de clones ? Bizarre, certain était un blond les autres une petite fille. Il était tombé au milieu d'un groupe d'ennemis... parfait. Sortant ses lames, Arken se releva tant bien que mal en se débattant au milieu de cette cohue, grognant, criant et tranchant dans le tas. S'ils étaient un énigme et bien tant pis.
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MessageSujet: Re: Perdus dans l'espace... [PV Arken] Lun 23 Jan - 16:56


Que ce soit des clones ou même des droïdes, je n'en avais rien à faire. Mon seul désir était d'avancer et de réussir à sortir d'ici. La présence de Naya à mes côtés avait déjà eu pour effet de me faire perdre mon sang-froid. Il n'était pas possible que cela se fasse une nouvelle fois. Plus nous resterions enfermés, moins je ne serais capable de me retenir, ainsi, tôt ou tard, ça sera elle qui tomberait sous mes coups. Par ailleurs, en parlant de coups, mon épée tranchait de plus en plus dans les corps qui s'écroulaient devant moi. Naya n'était pas en reste, elle sautait, roulait et se perdait en des rires sinistres de plus en plus dérangeants. Le sol qui nous entourait sembla se modifier sous nos pieds. Quelque chose se passait, et ça ne pouvait rien signifier de bon. Les dalles se mirent à pivoter sur elle-même, le sol se dérobait alors sous nos pieds, emportant la plupart des clones dans une chute vers un lieu inconnu. D'un bon, je rejoignais un des murs, accroché à une des suspensions lumineuses je ne pu que constater que la chute était bel et bien fatale pour nos clones. Certains tentèrent de s'accrocher aux dalles, mais ces dernières n'eurent pour réponse que le passage d'un arc électrique.

Ce massacre dura plusieurs longues et dangereuses minutes. Mon cœur s'arrêta de battre alors que la présence de Naya semblait avoir disparue de ma vue. La salle reprit sa forme initiale et je pu poser à nouveau pied sur le sol. Avant même que je n'eu le temps de reprendre mon souffle, des clones firent leur apparition. C'en était particulièrement grisant que de se voir face à soi-même, de se dire que le corps qui nous faisait face n'était autre qu'une copie conforme de nous. Etonnement, les clones de Naya se trouvaient parmi les miens. J'étais seul, et je savais pertinemment ce que cela signifiait. La mort, tout simplement… Mais mon instinct m'insuffla un nouvel espoir, même si je devais mourir aujourd'hui, je le ferais l'épée en main, et me ruant sur mes adversaires, la lame tranchant leurs chairs, je me sentais bien plus vivant que de coutume. Etait-ce cela le dernier baiser de la vie ? Peut importe… Ils tomberaient tous avant que mon cœur n'arrête de battre…

Mes pieds s'enfonçaient dans ce charnier de corps démembrés, et tandis que le sang s'écoulait entre les dalles, un bruit attira mon attention. Ma garde fut baissée une fraction de seconde, et seuls mes réflexes me permirent d'esquiver la lame qui manqua de me trancher la tête. Le plafond s'affaissa, et un homme tomba lourdement sur une douzaine de clones. De ce que j'en voyais, il tenait bien plus de l'animal que de l'être humain. Ses cris, ses hurlements… Jamais encore je n'en avais entendu de tels. Quand à ses armes… Encore un Sith ? Tout portait à le croire, certes, ce qui ressemblait le plus à un sabre laser n'était autre que des griffes aux couleurs d'un rouge vermeil magnifique, néanmoins je ressentais la même sensation que lorsque Naya se trouvait à mes côtés. L'affrontement se termina en un contre de ma part. Doté d'une dextérité hors du commun, il devait me prendre pour un énième clone, et ce fut pour cette raison qu'il me prit pour cible. Ses griffes percutèrent mon épée, et je dis lui parler pour qu'il se calme. Ou tout du moins, qu'il prenne ses distances. Désormais, nous nous trouvions à moins d'une dizaine de mètre l'un de l'autre, nos regards plantés dans celui qui nous faisait face, prêt à nous affronter une ultime fois…


- Bienvenue dans la seconde étape de vos "aventure". Il était plus que temps de changer la donne… Les règles sont toujours les même. Si l'un meurt, l'autre suivra le mouvement. Les binômes ont été changés pour… Comment dire… Pimenter le jeu ! Il est donc temps pour vous de continuer à avancer, et d'ailleurs, je me dois de vous féliciter pour votre dextérité à tous les deux. Ce sera d'ailleurs la dernière chose dont on se souviendra de vous lorsque vous périrez dans la salle suivante ! Amusez-vous bien !

Les haut-parleurs se turent, nous laissant dans un silence pesant. Alors que celui qui nous avait enfermé ici se gaussait de nos pérégrinations, ni lui ni moi n'avions relâché nos attention sur le second. Pourtant, et je le savais, l'un de nous devait le faire, au risque d'être massacré. Finalement, et d'un commun accord invisible, nos armes se baissèrent au même moment. Une porte se dévoila dans le mur adjacent à celui auquel je m'étais accroché. Me dirigeant vers cette dernière, je compris rapidement qu'il devait connaître les règles du "jeu". Nous passions alors la porte ensemble, tous deux prêts à nous battre pour notre survie. Nouveau binôme, mais toujours les même règles… Voilà qui ne sentais pas bon… J'en avais plus qu'assez d'être considéré comme un animal de foire. Où pouvait bien se trouver la sortie ? Nous ne faisions qu'avancer encore et encore, affrontant tout ce qui se trouvait face à nous sans discontinuer. Que pouvait-on obtenir au demeurant ? Autre que la folie…

- Mon nom est Elios…



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Perdus dans l'espace... [PV Arken]
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